L’actualité dans le dash Unity d’Ubuntu

Une nouvelle lentille vient de faire sont apparition dans le dash d’Ubuntu : l’actualité. Unity News Lens permet en effet d’avoir accès aux nouvelles locales, nationales et mondiales à partir du dash.

Bien entendu, comme pour la plupart des lens, vous pouvez affiner la lecture des nouvelles en fonction de vos centres d’intérêt, de votre géolocalisation ou de la langue de votre Ubuntu (pratique lorsque vous êtes à l’étranger).

Vous pouvez également faire des recherches sur des sujets précis.

Lorsque vous souhaitez en savoir plus sur un titre, cliquez dessus afin que le développement apparaisse dans votre navigateur internet de prédilection.

>>> Source & Suite sur : http://www.clapico.com/2012/07/06/unity-news-lens/

Et si on retournait (enfin) en démocratie (athénienne) ?

Et si on retournait (enfin) en démocratie (athénienne) ?

Avez-vous une heure et demi à perdre ? Aller, un petit effort, et puis ça changera du prime-time de la première chaîne de France. En plus, ici, il n’y a pas d’espace publicitaire pour soulager séduire le temps de cerveau disponible. Par contre, vous allez avoir intérêt à réserver dans le calme ce programme, si vous voulez être sûr de bien suivre. Oh, rien de bien compliqué, mais il faut être attentif. Croyez-moi, je vous assure que vous n’allez pas le regretter ; c’est très instructif.

J’imagine que vous connaissez plus ou moins la définition du mot « démocratie » ? C’est en fait un terme assez vague qui peut avoir plusieurs définitions, dans le sens où il est interprété différemment aujourd’hui par certains pays. Non, la France, ce n’est pas une démocratie ; enfin si, avec l’idée de liberté (hum…) et d’égalité (hum bis…) : bon bah, non. En ce moment, on est plus proche d’une Oligarchie qu’autre chose, et ça ne s’améliore pas au fil du temps. Bref, si vous voulez être dans une vraie démocratie, au sens étymologique du mot (le pouvoir au peuple), ce n’est pas en élisant un homme (ou une femme) tous les 5 ans capable de modifier la constitution comme bon lui semble que vous allez améliorer les choses.

Mais savez-vous que les démocraties modernes n’ont pas toujours eu ces nouvelles formes très autoritaires dans lesquels ce sont juste quelques élus qui détiennent le pouvoir ? Découvrons donc ladémocratie athénienne au travers de cette conférence de Étienne Chouard. dont vous découvrirez un CV très intéressant sur Wikipédia.

Vous allez voir, ça donne à réfléchir, et le professeur propose aussi de nombreuses références littéraires à suivre. Pour ma part, je découvre ce système, et j’ai juste hâte d’y revenir. Une utopie de plus car la difficile question qui n’a pas été traitée mais qui va avec le sujet, c’est : comment la monnaie pourrait rester « forte » face aux autres systèmes ? Ce serait intéressant que des spécialistes économiques expliquent ce qu’il se passerait avec un retour à ce type de régime au niveau mondial.

Mais surtout, la principale question que je me pose :

Quand est-ce qu’on commence ?

>>> Source : http://neosting.net/video/et-si-on-retournait-enfin-en-democratie-athenienne.html

 

Clipgrab : télécharger et convertir des vidéos Youtube, Vimeo, Dailymotion…

 

 

Clipgrab sur Ubuntu

Clipgrab, un logiciel gratuit et libre qui facilite le téléchargement et la conversion des vidéos sur des plates-formes de streaming connues

On trouve souvent des convertisseurs sous forme de service sur Internet pour enregistrer des vidéos en provenance de plates-formes de streaming connues, comme Dailymotion, Vimeo, Youtube, Clipfish et quelques autres… Mais, voici un logiciel à installer directement sur son ordinateur, pour faire la même chose.

Vous le connaissez peut-être, surtout qu’il est extrêmement simple et ne ressemble en rien à un logiciel de type usine à gaz. Ça s’appelle ClipGrab, et il a été développé par l’allemand Philipp Schmieder. ClipGrab est en plus open-source, et mieux encore, il est multi-plateformes (OS-X, Windows et Linux) et traduit en français. Comme expliqué, il va permettre à la fois de télécharger les vidéos en saisissant leur URL, pour pouvoir les voir hors-ligne, mais il pourra aussi les convertir dans différents formats (mp4, ogg theora, wmv… ou même mp3). Enfin, on peut aussi choisir la définition si on veut se contenter du simple Full-HD (quand disponible)

>>> Source & Suite sur : http://neosting.net/logiciels/clipgrab-telecharger-et-convertir-des-videos-youtube-vimeo-dailymotion.html

 

 

Option Libre : Du bon usage des licences libres

Je vous invite à lire le livre Option Libre : Du bon usage … publié par Framabook et dont voici l’introduction :

Comme toutes les formes d’engagements contractuels, les licences libres ne sont que des artefacts, des outils construits à la plume de l’homme afin d’organiser un cadre de coopération. Aussi, au même titre que tout autre artefact, elles nous façonnent autant qu’on les a façonnées et risquent d’empêcher — ou favoriser — l’apparition de nouveaux usages. Il semble donc indispensable d’identifier leurs origines, les enjeux qu’elles soulèvent ainsi que les déclinaisons possibles du phénomène afin de mesurer leur portée actuelle et future sur notre société.
Ces licences libres fondent le support juridique d’un mouvement qu’on appelle « le Libre ». Le dynamisme et l’accumulation des succès de ce modèle forcent l’admiration et attirent les investisseurs qui, au-delà des arguments de coût et de souplesse, y associent une garantie de performance, de fiabilité et d’innovation. Mais, encore plus remarquable, le cadre de cette collaboration a été imaginé et construit par ses utilisateurs, « par le bas », grâce à la mobilisation de centaines — voire de milliers — de contributeurs, personnes physiques et morales, qui ont composé leurs propres règles d’organisation et de participation.

Ainsi, l’observation du phénomène, sujet de recherche pour de nombreuses disciplines de sciences humaines et sociales, ne saurait être complète sans que soit laissée une place importante à l’analyse introspective qui permet d’assimiler l’esprit, les motivations et les mécanismes d’(auto)défense.

S’appuyant sur Internet et le numérique, cette vision a l’effet d’une lame de fond qui submerge tous les fronts et altère l’ensemble des branches de la propriété intellectuelle. Ces bâtisseurs prirent en effet très tôt conscience de l’importance d’attacher ce mouvement au système classique — il fallait penser aux solutions plutôt qu’aux problèmes et il était donc plus efficace de modifier son comportement pour faire évoluer un système en place plutôt que de s’opposer frontalement à ce dernier. Ils affermirent leur relation d’échanges, préexistante et assise sur une éthique commune, par la construction d’un cadre juridique au travers duquel les auteurs partageraient leurs droits : ce fut l’apparition des licences libres.

Par ces licences libres, le public devient auteur et les utilisateurs contributeurs, brisant ainsi la dichotomie classique entre l’auteur (intouchable) et son public (anonyme et passif). Pour reprendre les propos d’Antoine Moreau, « nous sommes tous des artistes. » Mettant de côté l’aspect philanthrope et social qui justifierait l’implication dans une démarche commune, il est légitime de se demander pourquoi tant d’individus et de sociétés — commerciales ! — s’orientent en faveur de cette logique de partage, réduisant le bénéfice lié au monopole induit
par le droit, l’avantage économique, que leur confère la loi. Altruisme ou stratégie pour certains, politique ou pragmatisme pour d’autres, il existe en réalité une abondance de situations et de réponses. À ce stade, il est possible d’affirmer que la consécration de ce nouveau type de relations s’explique dans l’émergence d’un système différent où chacun (acteurs nouveaux ou traditionnels) trouve son compte. En effet, la constitution d’un fonds commun, dans lequel chacun est libre de puiser, bénéficie à tous, quelles que soient les motivations ! Tirant les mêmes bénéfices de l’accroissement du pot commun, chacun est incité à y apporter sa contribution. Il n’y a donc pas une communauté du Libre, mais des communautés, composées de personnes — physiques ou morales (association de droit ou de fait, sociétés, fondations, etc.) — aux intérêts multiples, mais convergents, et gouvernées par des règles qui leur sont propres : cette hétérogénéité expliquant, pour partie, le nombre de licences libres utilisées — au moins une centaine ! — et la diversité des pratiques qui les entourent. Certaines normes se sont néanmoins imposées grâce à des organisations telles que la Free Software Foundation, la fondation Creative Commons ou l’Open Source Initiative.

Ainsi, une simple étude des différentes licences libres n’est pas complète sans la compréhension des systèmes — anciens et nouveaux — sur lesquels elles s’appuient, afin de saisir globalement leur utilité et leurs effets. Un détour sur les fondements des droits de Propriété Littéraire et Artistique et de Propriété Industrielle ainsi que sur les pratiques actuelles (principales causes des critiques visant à supprimer ces différents droits) s’impose donc. Il faut ensuite prendre bonne note des modifications structurelles du mouvement afin de dépasser le simple instrumentum des licences libres et caractériser l’impact de l’évolution des pratiques (le numérique amenant notamment à envisager la création par son caractère plural, et faire du monopole l’exception dans un paradigme de partage).
L’objectif de cet ouvrage n’est pas de transformer le lecteur en juriste (qu’il n’ait crainte), ni même en expert ès Licences Libres (ce qui ne saurait pas être une fin en soi), mais d’élargir son horizon et de l’aider à acquérir les bases nécessaires à l’intégration de ces pratiques dans son quotidien.

Pour ce faire, quelques développements inspirés de problématiques bien réelles 2 agrémenteront un plan linéaire assez simple s’appuyant sur un parallèle entre le cadre légal associé aux créations de l’esprit, qui mettra en évidence l’équilibre respectif à chaque droit (partie 1), et le système construit par les licences libres (partie 2). Enfin, la dernière partie sera dédiée à l’analyse d’une série de licences libres importantes (partie 3).

>>> Source sur : http://framabook.org/

>>> Publié sous licences LAL 1.3, GNU FDL 1.3 et CC By-SA 3.0

 

 

L’open data favorise-t-il nécessairement l’open source ?

Voici une question simple posée, excusez du peu, sur un des blogs du site de la Commission européenne.

On vous la pose donc à notre tour et vous attend dans les commentaires 🙂

A priori la réponse semble évidemment positive mais c’est peut-être plus compliqué que cela sur le terrain…

OpenSourceWay - CC by-sa

« Les gouvernements qui adoptent l’open data vont également adopter l’open source »

>>> Source & Suite sur : http://www.framablog.org/index.php/post/2012/07/05/open-data-logiciel-libre

Lockbox | Chiffrez facilement vos fichiers sensibles dans un conteneur virtuel sur Ubuntu

Il existe pas mal de solutions pour protéger vos fichiers sensibles, comme Truecrypt ou divers services en ligne. Lockbox 0.1.3 est un petit nouveau qui vient s’ajouter à la liste de ces outils et à première vue, il n’est pas mal du tout.

Son utilisation est d’une simplicité enfantine.

Au lacement du programme Lockbox vous demande d’entrer une clé de chiffrement, il faut choisir ensuite le système de fichier du conteneur, EXT 2,3 ou 4, sa taille et le tour est joué.

Vous pouvez activer / désactiver le conteneur via un bouton ou directement depuis l’applet du panel et il se montera comme un disque normal (après avoir entré le mot de passe bien entendu).

Il suffira dès lors d’y glisser vos fichiers sensibles pour les mettre à l’abri des yeux indiscrets.

>>> Source & Suite sur : http://la-vache-libre.blogspot.fr/2012/07/lockbox-chiffrez-facilement-vos.html

L’avenir de la médecine en open source

Les raisons économiques qui ont conduit les fabricants d’appareils médicaux à opter pour des logiciels propriétaires peuvent avoir des conséquences dramatiques, comme l’explique un article de The Economist traduit par Framasoft. Certains chercheurs prônent donc les techniques et modèles open source. Quitte à inquiéter quelques industriels.

La technologie a fait faire à la santé d’extraordinaires progrès. Mais libre ou propriétaire ? Dans le domaine des appareils médicaux pilotés par des logiciels ce choix peut avoir de très lourdes conséquences.

>>> Source & Suite sur : http://owni.fr/2012/07/03/lavenir-de-la-medecine-en-open-source/

 

Signez la déclaration de l’Internet libre et ouvert

Plusieurs organisations, sites et sociétés de poids comme l’EFFAccessFree Press, Mozilla, le réseau Cheezburger et Reddit, viennent de publier et signer la première « Declaration of Internet Freedom » (Déclaration de la liberté sur Internet) à laquelle chaque acteur du net peut se rallier.

C’est une déclaration internationale un peu dans le même esprit que celle des droits de l’Homme donc l’objectif est d’initier un mouvement de ralliement qui permettra d’imposer 5 principes de bases afin de protéger notre Internet qui est depuis quelques années la victime de gouvernements voyous et de sociétés privées peu fréquentables.

net declaration Signez la déclaration de lInternet libre et ouvert

Évidemment, je la signe et j’invite tous les acteurs du net à le faire. N’hésitez pas à écrire à vos sites, sociétés et politiques préférés pour qu’ils rejoignent le mouvement.

>>> Source sur : http://korben.info/signez-la-declaration-de-linternet-libre-et-ouvert.html

Produire du logiciel libre

Je vous invite à lire le livre Produire du logiciel libre publié par Framabook et dont voici l’introduction :

La plupart des projets de logiciels libres échouent.
Nous avons tendance à ne pas trop remarquer les échecs. Seuls les succès attirent notre attention, et le nombre total de projets de logiciels libres est si important que leur visibilité reste forte malgré un taux de réussite relativement faible. De même, nous n’entendons pas
parler des échecs car l’insuccès est un non-évènement. Le moment précis où un projet cesse d’être viable n’existe pas : les gens s’en écartent et finissent par l’abandonner. Il se peut qu’à un moment donné un dernier changement soit apporté au projet mais l’auteur, à cet instant, ne sait pas qu’il s’agit du dernier. Comment déterminer la mort d’un projet ? Quand on n’y a plus travaillé activement depuis six mois ? Quand le nombre de ses utilisateurs cesse de croître, sans avoir dépassé celui des développeurs ? Et que dire d’un projet abandonné parce que ses développeurs, se rendant compte qu’ils reproduisaient un travail existant, se décident à rejoindre un autre projet pour l’améliorer en y intégrant une grande partie de leurs travaux précédents ? Le premier projet est-il mort ou a-t-il simplement changé d’adresse ?

En raison de cette complexité, il est impossible de déterminer précisément le taux d’échec. Mais le constat qui ressort de plus d’une décennie dans l’Open Source, de quelques participations à SourceForge.net et d’un peu de « googlage » est le suivant : ce taux est extrêmement élevé, probablement de l’ordre de 90% à 95%. Il l’est encore plus si l’on y inclut les projets survivants mais qui fonctionnent mal : certes ils produisent des applications utilisables, mais il est pénible d’y travailler, ou bien il est impossible d’y progresser comme on pourrait le souhaiter.
L’objectif de cet ouvrage est d’éviter l’échec. Il passe en revue non seulement les bonnes pratiques, mais aussi les mauvaises, afin que chacun puisse détecter et corriger les problèmes rapidement.
Mon plus grand souhait est qu’après sa lecture, on puisse disposer d’un répertoire de techniques pour, d’une part, éviter les pièges les plus courants du développement Open Source, et d’autre part, gérer la croissance et la maintenance d’un projet réussi. Le succès n’est pas un jeu à somme nulle et il ne s’agit pas ici de victoire ni de domination de la concurrence. En réalité, une part importante du développement d’un projet Open Source consiste à travailler sans heurt avec les autres projets apparentés. À long terme, chaque réussite contribue au bien-être du « logiciel libre », dans son ensemble et partout dans le monde. Il serait tentant de dire que les projets de logiciels libres et les projets à caractère propriétaire échouent pour les mêmes raisons.
Le libre n’a pas le monopole des agendas farfelus, des spécifications floues, de la mauvaise gestion des ressources humaines, des phases de conception insuffisantes et autres nuisances bien connues de l’industrie du logiciel. La somme d’écrits traitant de ce sujet est déjà considérable, je ne m’étendrai donc pas davantage. J’essaierai plutôt de décrire les problèmes spécifiques au logiciel libre. Quand un projet s’écroule c’est souvent parce que les développeurs (ou les directeurs) n’ont pas su évaluer les problèmes propres au développement d’un logiciel Open Source, alors même qu’ils étaient rodés aux difficultés mieux connues du développement à code fermé. 

Mesurez vos attentes vis-à-vis de l’Open Source, ne tombez pas dans le piège d’une trop grande ambition. Une licence ouverte ne met pas immédiatement des légions de développeurs au service de votre projet, et ouvrir le code d’un projet en difficulté n’est pas un remède à tous les maux. En fait, c’est plutôt le contraire : ouvrir un projet peut ajouter une nouvelle série de complications et coûte plus cher à court terme que le garder fermé. Ouvrir veut dire remanier le code pour le rendre compréhensible par quelqu’un de complètement étranger au projet, mettre en place un espace Web de développement, des listes de diffusion et, souvent, écrire pour la première fois la documentation. Tout ceci représente beaucoup de travail. Bien sûr, si des développeurs intéressés se présentent, il faudra les intégrer, répondre à leurs questions, tout cela peut prendre un certain temps avant que vous ne perceviez les bénéfices de leur présence. Comme l’a dit Jamie Zawinski en parlant des périodes troubles du début du projet Mozilla :


« L’Open Source fonctionne, mais ce n’est vraiment pas la panacée.

La morale de cette histoire c’est qu’on ne peut pas prendre un projet moribond

et le traiter à la poudre de perlimpinpin « Open Source »

 pour que tout se mette à marcher comme par magie. 

Le développement logiciel c’est difficile.

Les solutions ne sont pas si simples. » 


Lésiner sur la présentation et la création de paquets en remettant cela à plus tard, une fois le projet sur les rails, est une erreur. La présentation et la création de paquets comportent un nombre important de tâches visant à en faciliter l’approche. Pour rendre le projet accueillant aux néophytes, il faut écrire la documentation développeur et utilisateur, créer pour le projet un site Web informant les curieux, automatiser autant que possible la compilation et l’installation du logiciel, etc. Beaucoup de programmeurs considèrent malheureusement ce travail comme secondaire par rapport au code lui-même. Et ceci pour plusieurs raisons. Premièrement, c’est à leurs yeux une perte de temps car ils n’en tirent pas directement les bénéfices contrairement aux personnes moins familières avec le projet. Après tout, les gens qui développent le projet n’ont pas vraiment besoin qu’on leur prépare des paquets. Ils savent déjà comment installer, administrer et utiliser le logiciel qu’ils ont écrit. Deuxièmement, les compétences requises pour la présentation et la création de paquets sont souvent complètement différentes de celles nécessaires à l’écriture du code. Les gens ont tendance à se concentrer sur ce qu’ils connaissent le mieux, même s’ils peuvent rendre un meilleur service au projet en consacrant un peu de temps aux choses qui leur conviennent moins. Le chapitre 2 examine en détail les questions de présentation et de création de paquets. Il explique pourquoi il est essentiel d’en faire une priorité dès le lancement du projet.

Vient ensuite l’idée fausse que l’Open Source n’a guère besoin de gestion de projet et qu’inversement les techniques de direction utilisées pour les développements en interne fonctionneront également pour le projet Open Source. Le management dans un projet Open
Source n’est pas toujours très visible, mais dans les projets réussis il est toujours présent en coulisse d’une manière ou d’une autre. Inutile de pousser la réflexion très loin pour s’en rendre compte. Un projet Open Source consiste en un assemblage fortuit de programmeurs, catégorie déjà réputée pour son indépendance d’esprit, qui ne se sont très probablement jamais rencontrés et qui peuvent participer en ayant chacun des objectifs personnels différents. Il est facile d’imaginer ce que deviendrait un tel groupe sans management. À moins d’un miracle, il s’écroulerait ou éclaterait très vite. Les choses ne vont pas marcher d’elles-mêmes, que nous le voulions ou non. Mais le management, aussi actif soit-il, est le plus souvent informel, subtil et voilé. La seule chose qui maintienne un groupe de développeurs ensemble est la croyance commune qu’ils peuvent faire plus collectivement qu’individuellement. Dans ce cadre, le management a pour but principal de faire en sorte qu’ils continuent à le croire, en établissant des formes de communication, en s’assurant que des développeurs utiles ne sont pas marginalisés en raisons de caractéristiques personnelles et, de manière générale, en faisant en sorte que le projet reste un espace où les développeurs ont envie de revenir. Les techniques spécifiques pour réussir cela sont abordées dans le reste de l’ouvrage.
Enfin, il y a une catégorie générique de problèmes qu’on pourrait appeler « échecs de navigation culturelle ». Il y a dix ou même cinq ans, il aurait été prématuré de parler d’une culture mondiale du logiciel libre : plus maintenant. Une culture reconnaissable a émergé lentement et bien qu’elle ne soit pas monolithique (elle est autant sujette à la dissidence et aux factions que n’importe quelle culture géographiquement définie), elle est basée sur un noyau fondamentalement solide. La plupart des projets Open Source réussis affichent quelques-unes sinon toutes les caractéristiques de ce noyau. Ils récompensent certains types de comportements et en punissent d’autres, ils créent une atmosphère qui encourage la participation non planifiée (parfois au détriment de la coordination centralisée), ils possèdent leur propre conception de la politesse et de la brutalité pouvant différer foncièrement de celle qui prévaut par ailleurs. Et, chose primordiale, les participants de longue date ont généralement intériorisé ces critères au point d’être plus ou moins unanimes sur les comportements attendus. Les projets qui échouent généralement s’écartent de manière significative de ce noyau, même involontairement, et n’ont pas de définition commune du comportement raisonnable par défaut. Ainsi, quand les problèmes surgissent, la situation peut se détériorer rapidement, les participants ne disposant pas d’un stock de réflexes culturels établis auxquels recourir pour résoudre les différends.

Cet ouvrage est un guide pratique et non une étude anthropologique ou historique. Cependant, une réelle connaissance de la culture du logiciel libre est une base essentielle pour profiter de tout conseil pratique. Une personne qui appréhende cette culture peut parcourir, en long et en large, le monde de l’Open Source, rencontrer maintes variantes locales des coutumes et des dialectes, tout en étant capable de participer partout avec aisance et efficacité. En revanche, pour qui ne la comprend pas, le processus d’organisation ou de participation à un projet sera difficile et plein de surprises. Le nombre de personnes qui développent des logiciels libres ne cessant de croître rapidement, cette dernière catégorie ne désemplit pas. C’est en grande partie une culture de nouveaux migrants, et ça continuera à l’être pendant un certain temps. Si vous pensez être l’un d’eux, la section suivante vous fournira l’arrière-plan des discussions que vous entendrez plus tard, aussi bien dans ce livre que sur Internet (d’autre part, si vous travaillez dans le monde du libre depuis un moment, vous en savez peut-être déjà pas mal sur son histoire. Dans ce cas, n’hésitez pas à sauter la prochaine section).

 

>>> Source sur : http://framabook.org/

Yunohost, une distribution debian qui automatise l’installation de votre serveur personnel

Vous qui lisez ce blog, vous devez certainement être à l’affût de ce qui se fait en matière de serveur personnel. Et bien conaissez-vous Yunohost?

Yunohost, soit Y U no Host (why you no host) est une distribution toute jeune et pourtant fortement prometteuse qui automatise l’installation de votre serveur personnel. Un pas énorme (à mon avis) vers la démocratisation de l’auto-hebergement. Distribution toute jeune disais-je, mais qui permet déjà l’installation d’un serveur Web, mail et de messagerie instantanée.

La philosophie de la distribution se résume en ces mots, copier sur le site :

Internet est un réseau conçu pour être décentralisé. Néanmoins on observe depuis plus de 10 ans sa métamorphose, car des plates-formes privées telles que Google, Facebook, Microsoft ou Apple se développent, recentrant progressivement les échanges vers d’immenses centres de données. Et ce sont vos données. En les offrants à ces géants, vous leur octroyer le droit de les exploiter, de les analyser, de les censurer ou de les vendre. Mais vous avez la possibilité d’être en dehors de ces centres, car Internet vous le permet.

S’auto-héberger, c’est donc :

  • S’émanciper de plate-formes privées.
  • Devenir le propriétaire et le responsable de vos données.
  • Devenir le propriétaire et le responsable de vos données.
  • Lutter contre la restriction de vos libertés d’échange et d’expression.
  • Contribuer à l’indépendance et à la neutralité d’Internet.

 

>>> Source & Suite sur : http://www.crowd42.info/yunohost-une-distribution-debian-qui-automatise-linstallation-de-votre-serveur-personnel