Renault ZOE : une voiture avec DRM est-elle encore une voiture ?

Lorsque nos voitures ressembleront définitivement à des iPhones, nous ne pourrons les conduire que sur des autoroutes Apple…

Renault Zoé

Renault verrouillera à distance ses voitures électriques

Renault will remotely lock down electric cars

Gerloff – 31 octobre 2013 – FSFE Blog
(Traduction : Jeff_, Dimitri, chr, MFolschette, Catalaburro, Penguin, ttoine, P + anonymes)

Longtemps, les voitures ont été un symbole de liberté et d’indépendance. Plus maintenant. Dans sa voiture électrique Zoe, le fabricant automobile Renault a apparemment la possibilité d’empêcher à distance la batterie de se recharger. Et c’est plus inquiétant qu’il n’y paraît.

Lorsque vous achetez une Renault Zoe, la batterie n’est pas incluse. Au lieu de ça, vous signez avec le constructeur un contrat de location pour la batterie. Sur un forum de possesseurs de Zoe, l’utilisateur Franko30 dénonce le fait qu’une clause de ce contrat donne le droit à Renault d’interdire à la batterie de se recharger lorsque la durée de location contractuelle prend fin. D’après un article du journal Der Spiegel, le constructeur peut aussi le faire en cas de défaut de paiement de votre part.

Cela signifie que Renault a les moyens de contrôler à distance le processus de rechargement de la batterie. Selon le même article, la Zoe (et la plupart des autres voitures électriques) collecte une multitude de données concernant votre utilisation du véhicule, et les envoie au constructeur à votre insu. Ces données indiquent au constructeur où vous allez, quand et à quelle vitesse, où vous rechargez la batterie, et plein d’autres choses encore. Nous savions déjà que Tesla faisait cela depuis la prise de bec publique avec un journaliste qui avait publié une critique de leurs voitures dans leNew York Times. Voir un constructeur grand public comme Renault faire la même chose révèle à quel point cette pratique est dangereuse.

Ce genre de choses cadre bien avec le tableau dystopique que brossait Cory Doctorow dans son discours de 2011 « La guerre imminente contre nos libertés d’utilisateurs » (que vous devriez absolument regarder, si ce n’est pas déjà fait, d’autant que traduit en français par le Framablog NdT), au cours duquel il dit que « nous n’avons plus de voitures, mais des ordinateurs que l’on peut conduire ». La question est alors de savoir qui contrôle cet ordinateur. Vous, le constructeur, ou quelqu’un d’autre ?

S’il y a un mécanisme qui permet de contrôler à distance ce que fait votre voiture, certains feront usage de ce mécanisme à un moment donné. Il pourrait s’agir du constructeur qui verrouille votre voiture car vous ne pouvez pas poursuivre la location de la batterie parce que vous avez perdu votre emploi, ce qui signifie qu’il devient plus difficile pour vous de trouver du travail. Il pourrait s’agir du gouvernement, qui forcerait le constructeur à faire ce qu’il lui demande. Dans son post sur le forum, Franko30 prédit que les gouvernements pourraient simplement demander aux constructeurs de voitures de bloquer le rechargement des batteries à proximité d’événements politiques controversés (un sommet du G8 par exemple) afin d’empêcher la participation à des manifestations. Sans oublier la possibilité pour une personne malveillante d’obtenir l’accès à ce mécanisme en soudoyant un employé de chez Renault.

Le seul moyen de se prémunir de tout cela est de se tenir éloigné des voitures et autres ordinateurs que vous ne pouvez pas totalement contrôler, et de créer des systèmes qui responsabilisent les utilisateurs. À la Free Software Foundation Europe, nous soutenons les personnes qui créent des systèmes donnant le contrôle à l’utilisateur.

>>> Source sur : http://www.framablog.org/index.php/post/2013/11/28/renault-zoe

>>> Je vous invite également à lire ces autres articles :

Des jeux non libres avec DRM sur GNU/Linux : bon ou mauvais?

Une entreprise bien connue, Valve, qui distribue des jeux non libres pour ordinateur avec gestion numérique des restrictions (DRM), a annoncé récemment qu’elle distribuerait ces jeux pour GNU/Linux. Quels effets, bons ou mauvais, cela peut-il avoir ?

Je suppose que la disponibilité sur GNU/Linux de programmes non libres populaires peut accélérer l’adoption de ce système. Pourtant, en faire un « succès » n’est qu’une partie de nos objectifs ; la raison d’être de ce système est d’apporter la liberté aux utilisateurs. Il faut donc se demander comment ce développement affecte la liberté des utilisateurs.

 

Les jeux non libres ne sont pas éthiques!

>>> Source & Suite sur : http://clublinuxatomic.org/2012/08/07/des-jeux-non-libres-avec-drm-sur-gnulinux-bon-ou-mauvais/

Videolan (VLC) dépasse le milliard de téléchargements et saisit l’HADOPI

Audiovisuel

Les statistiques de téléchargement du lecteur audio/vidéo multiformat VLC le montrent : toutes versions confondues, le logiciel a été téléchargé plus d’un milliard de fois.

Malgré cette popularité (essentiellement sur des systèmes propriétaires), VLC rencontre encore des problèmes légaux de taille, notamment en ce qui concerne les DRM et le Blu-Ray. Une saisine a été déposée par VLC auprès de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (HADOPI) ; cette dernière issue de la loi éponyme a succédé à l’Autorité de régulation des mesures techniques (ARMT) mise en place par la loi DADVSI.

L’objectif du projet Videolan est d’éclaircir la position légale de VLC concernant le droit de lire des Blu-Ray verrouillés par DRM…

>>> Source & plus d’infos sur : http://linuxfr.org/news/videolan-vlc-depasse-le-milliard-de-telechargements-et-saisit-l-hadopi

Des e-books sans DRM ? C’est possible même chez les grands éditeurs !

L’écrivain Cory Doctorow, l’un des auteurs les plus traduits sur le Framablog, se félicite ici qu’un grand éditeur de livres numériques ose enfin faire sauter le verrou des DRMJohn Blyberg - CC by.

En espérant que d’autres suivent, ce qui va, à priori, dans le sens de l’Histoire mais qui peut prendre un certain temps tant sont grandes les résistances du vieux monde économique…


Aux éditions Tor, les livres se délivrent complètement des DRM

>>> Source & Suite sur : http://www.framablog.org/index.php/post/2012/04/27/tor-no-drm-doctorow

DRM et e-book : la preuve par l’absurde

La gestion des droits numériques ou (DRM) a pour objectif de contrôler par des mesures techniques de protection, l’utilisation qui est faite des œuvres numériques, nous dit Wikipédia. Dans la pratique il s’agit surtout ici de rendre artificiellement sa rareté à un produit culturel qui se diffusait auparavant sur support physique (disque, dvd, livre…) afin, pense-t-on, de lui conférer ainsi une plus grande valeur commerciale.

Le problème c’est que le contrôle finit toujours par compliquer la tâche de l’utilisateur qui avant même de songer à partager souhaite juste jouir de son bien sur le périphérique de son choix (ordinateur, lecteur, baladeur, smartphone…). On ne sait plus trop alors ce qu’on achète finalement car on est plus dans la location temporaire fortement balisée que dans la propriété sans entrave[1].

Et d’aboutir à ce témoignage absurde et révélateur où ce sont ceux-là mêmes qui placent les DRM qui décident de tenter illégalement de s’en débarrasser une fois passés de l’autre côté de la barrière, c’est-à-dire simple client.

La mémoire étant courte, et les mêmes causes produisant les mêmes effets on attend avec impatience le Napster ou le Megaupload du livre numérique

PS : Chez Framabook non seulement il n’y a pas de DRM mais la version électronique des livres est librement téléchargeable sur le site du projet 🙂

Daniel Sancho - CC by

« Pourquoi je casse les DRM sur mes e-books » : un cadre du monde de l’édition s’exprime

>>> Source & Suite sur : http://www.framablog.org/index.php/post/2012/04/27/ebook-drm

Journée internationale contre les DRM – édition 2012

Dans son combat contre les DRM, l’April soutient la Journée internationale contre les DRM de la Free Software Foundation (Fondation du Logiciel Libre) le 4 mai 2012.

Cette journée est l’occasion de rappeler à quel point ces menottes numériques sont dangereuses pour les utilisateurs comme pour les développeurs de logiciels libres, et empêchent des usages légitimes sur les contenus numériques.

Le 4 mai 2012, la Free Software Foundation organise la Journée internationale contre les DRM, une journée d’information sur les dangers des DRM, des systèmes de gestion de contrôle d’usage des fichiers numériques. Ces DRM sont présents sur de nombreux fichiers comme une partie de la musique en ligne, certains livres numériques mais aussi sur les supports physiques comme les DVD et les BlueRays pour la vidéo. Ils encodent le contenu de manière à le rendre illisible pour qui n’a pas la clé numérique pour le décoder. Les DRM ont pour principal objectif d’établir un contrôle de l’usage dans le cercle privé, jusqu’ici impossible à mettre en œuvre.

Bannière

Dans le but d’informer du danger que présentent ces systèmes pour les utilisateurs et les développeurs de logiciels libres, l’April soutient la Journée internationale contre les DRM et encourage chacun à mettre sur son site une bannière (source SVG) et à transmettre notre synthèse sur le sujet « DRM – dispositifs de contrôle d’usage » (disponible en ligne, au format PDF, au format OpenDocument et au format LaTeX) ainsi que le Cahiers Candidats.fr : DRM et élection présidentielle 2012.

Bandeau pour la journée contre les DRM

>>> Source & Suite sur : http://www.april.org/journee-internationale-contre-les-drm-edition-2012

Cahiers Candidats.fr : DRM et élection présidentielle 2012

Image illustrant la campagne Candidats.fr

Menottes numériques, les DRM (pour Digital Rights Management, gestion des droits numériques) sont ces dispositifs de contrôle qui restreignent les usages d’œuvres numériques, qu’il s’agisse de les lire sur un certain support, d’en faire des copies, de maîtriser la lecture, de bloquer le nombre de lectures par exemple. Elles concernent de nombreux types d’œuvres : films et musiques, mais aussi eBooks, jeux vidéos, …

Concrètement, les DRM exigent souvent l’utilisation d’un logiciel de lecture précis (et souvent propriétaire) pour pouvoir consulter une œuvre. Ils enferment donc les utilisateurs dans le petit monde d’un fournisseur unique, qui maîtrise l’ensemble de la chaîne, au détriment de la liberté de choix de ses logiciels. Cela pose donc de nombreux problèmes en termes d’interopérabilité mais aussi en terme de concurrence, car les autres logiciels se trouvent indûment exclus.

En effet, si techniquement les DRM peuvent être contournés pour pouvoir lire l’œuvre, cela est interdit par la loi DADVSI en 2006, qui a donc mis en place une forme de sacralisation juridique de ces mesures techniques. Et si la possibilité de contourner les DRM a été rétablie par le Conseil d’État en 2008, ce contournement est soumis à de nombreuses conditions, qui sont source d’insécurité juridique importante pour les auteurs, éditeurs, utilisateurs de logiciels libres.

C’est pourquoi l’April a interrogé les candidats à l’élection présidentielle sur ces questions dans le cahier MTP/DRM du questionnaire Candidats.fr, que nous vous invitons à consulter.

>>> Source sur : http://www.april.org/cahiers-candidatsfr-drm-et-election-presidentielle-2012

Censure du Net et DRM ne seront jamais la solution répond ESR à Hollywood

Bas les pattes !

Ancien homme politique démocrate, Chris Dodd est aujourd’hui le chef de la très puissante et influente Motion Picture Association of America, association qui défend les intérêts des grands studios américains (Paramount, Fox, Universal, Warner, Walt Disney…).

Il a récemment déclaré qu’Hollywood était en faveur des technologies et de l’Internet (Hollywood is pro-technology and pro-Internet), ce qui ne va pas de soi quand on a soutenu dur comme fer SOPA/PIPA et qu’on milite pour toujours plus de DRM.

C’est ce qui lui rappelle ici le technologue et pionnier du logiciel libre Eric S. Raymond[1] (ou ESR pour les intimes) dans cette lettre ouverte qui lui est directement adressée.

Opter pour la censure d’Internet et l’introduction massive de DRM pour résoudre un problème, quel qu’il soit, sont des solutions inacceptables et perdues d’avance.

Des solutions perdues d’avance qui, à choisir, nous feront toujours pencher du côté des pirates, parce que eux au moins ne mettent pas en péril cet extraordinaire mais fragile édifice que nous avons construit pour le bénéfice de tous.

>>> Source & Suite sur : http://www.framablog.org/index.php/post/2012/02/29/eric-raymond-hollywood-internet-drm-acta