Les réseaux, Internet, simplement

Je vous invite à lire le livre Les réseaux, Internet, simplement publié par inlibroveritas dont voici l’introduction :

Tout d’abord, définissions clairement ce que nous appelons « communication » dans le présent document :
Communiquer, c’est transmettre une information à un (ou des) destinataire(s). Cela implique que le destinataire ait reçu l’information.
Si l’utilisation d’internet est entrée dans le quotidien d’une grande majorité d’entre nous, peu en revanche prennent vraiment la peine de comprendre comment ce formidable réseau fonctionne.
Pour commencer, il faut savoir que tout ce que nous faisons sur internet, ou sur les réseaux en général : consulter ses mails, surfer sur un site web, télécharger la mise à jour d’un programme… Tout cela se résume à une seule et même chose : Nous faisons communiquer des ordinateurs entre eux.
Et comme le hasard fait bien les choses, le présent document a justement pour but de vous faire comprendre comment cette communication se produit. Pour illustrer le fonctionnement de la communication entre machines, il est une analogie particulièrement adaptée, celle de la carte postale. Nous nous efforcerons au cours de cette présentation de maintenir le parallèle entre ces deux modes de communication tant il me semble que celui-ci aide à la compréhension du problème. Cela en nous appuyant sur des exemples choisis et, je l’espère, pertinents.
Une première étape consistera à décomposer le problème de la communication en deux sous ensembles : l’abstraction et le transport.
L’abstraction constitue sans nul doute la partie la moins digeste de cette étude, mais sa découverte est un pré-requis nécessaire à la bonne compréhension des mécanismes du transport dans le cadre de la communication entre machines.

Aussi, rassurez vous si la lecture des premiers chapitres vous semble fastidieuse, cela ne peut aller qu’en s’arrangeant.
Mais attaquons nous sans plus attendre à cette vaste problématique qu’est la communication entre machines.

 

>>> Source sur : http://www.inlibroveritas.net

JCFrog nous offre l’intégrale de ses « massacres »

« Les massacres »:

l’intégrale de mes crimes contre la musicalité est en ligne!

J’ai enfin mis en ligne la totalité de mes bétises.

Quelques uns me les avaient demandés depuis longtemps, je pensais avoir transpiré pour 3 ou 4 downloads, je suis très heureux et surpris de voir que ça a déjà beaucoup circulé, même Manu a fait un post. Etonnant 🙂

Presque 20 Gigas de download, dont 6 rien que pour l' »Effet Korben » qui porte donc bien son nom 😉

Et comme certains continuent de me demander si « ON PEUT AIDER L’ARTISTE », je rappelle que:

– je ne suis pas un artiste, je suis un imposteur 🙂

– SI TU AS UN EURO OU 2 EN TROP MERCI DE LES DONNER DE MA PART ICI:

Richard Stallman s’exprime sur l’escroquerie des Ayants-Droit d’HADOPI

Richard Stallman, RMS pour les intimes, qui est l’inventeur de GNU – logiciel libre, s’exprime à propos de la HADOPI en France et du système actuel des ayants-droit comme d’une escroquerie. « Les Ayants-droit sont une entreprise et pas des artistes ». Pascal Nègre, si tu nous écoutes… Difficile, en tout cas, de ne pas lui donner raison, tant le modèle économique des éditeurs de contenus « artistiques » n’est plus adapté à l’heure d’Internet. Alors, lorsqu’un militant duCopyleft s’exprime, c’est tout le poids du monde citoyen qui le suit.

Mais, là où je suis impressionné, c’est sur la solution de légalisation du partage qu’il préconise pour rémunérer les créateurs – plus que les ayants-droits. Une solution quasi identique à celle que j’avais aussi émise, il y a quelques années, et que visiblement je n’étais pas le seul à avoir. une solution à n’en pas douter une seule seconde qui ne trouvera jamais sa concrétisation, même avec François Hollande, l’actuel président de la République Française. Les lobbies sont bien trop puissants pour se laisser faire, et le courage Politique n’est pas de ce monde – à sa charge de me faire mentir.

Personnellement, et je peux me tromper ; la seule chose que je vois pour remplacer la HADOPI, c’est une taxe – sans aucune contrepartie – sur les FAI pour soi-disant financer la création.

Je ne savais pas qu’il avait un aussi bel accent français ; quel Grand Homme.

http://www.dailymotion.com/swf/xrtt4z_richard-stallman-le-pape-du-logiciel-libre-conseille-hollande-sur-hadopi_news

>>> Source sur : http://neosting.net/video/richard-stallman-sexprime-sur-le-systeme-hadopi.html

Pourquoi les pirates doivent défendre le revenu de base

Pourquoi les pirates doivent défendre le revenu de base

Le revenu de base est une solution économique qui va de pair avec la philosophie de la culture libre, et constitue une solide réponse face au contexte économique. S’ils veulent être crédibles et cohérents, les pirates ont donc tout intérêt à défendre haut et fort cette proposition.

parti-pirate-france

Les pirates le savent mieux quiconque: le monde est en train de changer, et l’économie n’en sortira pas indemne. Plus que d’une « nouvelle économie », nous assistons à l’émergence d’une « deuxième économie » dont les règles semblent échapper totalement au cadre fixés par l’économie officielle.

Si le numérique pouvait vraiment créer la croissance de demain et l’emploi, depuis vingt ans que le secteur émerge, cela se serait vu. Si vraiment l’open-source était compatible avec l’économie classique, alors les monopoles de facebook, google and co ne seraient pas un problème pour nos libertés. Mais ce n’est pas le cas, dont acte.

Tandis que les économistes officiels sont incapables de sauver l’économie, et si c’était au tour des pirates de faire valoir leurs arguments ?

C’est un peu l’avis de Rick Falkvinge (fondateur du parti pirate suédois) à propos de la « Swarm economy » (l’économie de l’essaim) :

Parce que les pirates sont ceux qui ont le plus d’expérience de participation au changement de notre civilisation industrielle, les partis pirates sont dans une position unique pour prendre en main l’adaptation de nos politiques à cette nouvelle réalité.

Et comme par hasard, Falkvinge cite plus loin le revenu de base inconditionnel comme l’une des solutions (je traduis aussi le passage précédent, pour le plaisir des yeux) :

il est important que cela ne soit pas un débat gauche-droite : cela n’a rien à voir avec le socialisme ou les politiques libérales. Il s’agit plutôt d’une observation que la société industrielle qui a définit ces idéologies est en train de cesser d’exister, et que quelque chose d’autre les remplacent.

Un des modèles pour l’économie de l’essaim (« swarm economy ») pourrait être de verser un revenu de base inconditionnel à chaque citoyen. Cela résoudrait de nombreux problèmes comme celui de la loi d’Airain des salaires et encouragerait le travail non payé et pourtant fondamental pour l’industrie.

Il y a de nombreux autres arguments conduisant à la nécessité du revenu de base comme socle d’un nouveau pacte social. Citons par exemple :

  • Simplification, transparence et meilleure lisibilité du modèle fiscalo-social
  • Désamorçage du problème de la trappe à pauvreté (manque d’incitation à travailler à cause des aides existantes)
  • Subvention des productions culturelles et non-marchandes
  • Sécurisation des parcours personnels
  • Abolition de l’extrème misère
  • [pour plus de détails : clic clic clic clic clic]

Précisons d’ailleurs que l’idée fait déjà partie des “mesures compatibles” du parti pirate, et que certains équipages régionaux l’ont officiellement intégré dans leur programme officiel. Le flibustier allemand, lui aussi, a officiellement adopté cette mesure (même s’il faut relativiser cette décision, qui est loin d’avoir fait l’unanimité parmi les corsaires teutons…).

Mais au delà de tous les arguments “de bon sens », il y a peut être quelque chose de plus puissant encore dans l’idée du revenu de base : le fait que cette idée est en parfaite cohérence avec la philosophie de la culture libre. Et c’est bien pourquoi cette idée mériterait de retenir tout particulièrement l’attention des pirates.

Des creative commons à l’économie

Le fondement philosophique qui justifie l’idée que les oeuvres devraient être réutilisables et partageables, c’est entre autre que la création même de ces oeuvres repose sur d’autres créations antérieures relevant souvent du domaine public ou simplement d’influences d’autres artistes. De fait, les protections actuelles que confèrent la propriété intellectuelle constituent en réalité un droit illimité d’exploitation mercantile de toute un champ de ressources relevant du domaine public et d’autres oeuvres non rémunérées. Le système profite ainsi à une minorité tandis que la majorité des auteurs sont oubliés.

Le revenu de base part du même principe : aucun entrepreneur ne peut prétendre créer de valeur tout seul dans son coin. En vérité, tout ce qu’une entreprise ou un individu crée, il le fait en se reposant sur des productions antécédentes ou parallèles qu’il exploite souvent gratuitement.

Par exemple, toutes les entreprises qui utilisent internet aujourd’hui (c’est à dire quasi toutes) ne sont pour la plupart pas spécialement redevable de l’existence même de ce réseau. Elles exploitent ainsi des technologies et des infrastructures qui appartiennent à la collectivité sans rémunérer ceux qui ont oeuvré à les construire.

Certes, il est impossible de rémunérer à leur juste valeur les contributions de la communauté open-source, qui n’en demandent d’ailleurs pas tant. D’autant que la contribution du logiciel libre est très difficilement mesurable dans le PIB. Cette situation est donc compréhensible, mais elle n’est pas juste pour autant : du travail gratuit des richesses collectives sont abondamment exploité pour créer des richesses privées.

Le revenu de base permet de régler le problème en rémunérant par défaut chaque citoyen pour sa part de création de valeur libre ainsi que pour la part d’héritage qui lui revient de la richesse commune qui n’appartient à personne – si ce n’est un peu à tout le monde.

C’est donc une mesure qui force d’une certaine manière les citoyens à se reconnaitre mutuellement comme créateurs de valeur.  Par analogie, défendre le revenu de base, c’est (un peu) comme défendre le logiciel libre : c’est donner l’opportunité à l’autre de créer de la valeur (= accepter que quelqu’un modifie son code), et c’est reconnaitre que la contribution libre d’autrui constitue une vraie valeur économique même si l’on est incapable de la mesurer.

Hackons l’économie !

Quelles sont les mesures du parti pirate contre le chômage ? Comment les pirates comptent-ils relancer l’économie ? Quelle réforme fiscale les pirates mettraient-ils en oeuvre s’ils étaient élus ? Comment faire face à la crise de la dette ?

C’est face à ces questions que le parti pirate a aujourd’hui un problème. Ses revendications majeures concernent la propriété intellectuelle et les libertés fondamentales, qui sont des thématiques importantes et justes. Néanmoins, les pirates ne peuvent pas faire l’impasse sur l’économie. Il leur faut des réponses crédibles et cohérentes sur tous ces sujets s’ils veulent dépasser leur image de « petit groupe de sympathiques geeks qui s’amusent dans des garages ».

Evidemment, je vois le revenu de base comme une pierre de voute d’une telle démarche. Car le revenu de base n’est pas une mesure de plus, mais un levier de changement vers un nouveau projet de société. Si les pirates l’adoptaient officiellement dans leurs revendications majeures, cela leur permettrait ainsi d’écarter d’entrée de jeu toutes les mesurettes économiques et faux débats économiques sur lesquels les pirates n’ont pas grand chose à dire (mais beaucoup de temps et de crédibilité à perdre). Et d’y opposer une réponse radicale, juste, et cohérente.

N’est-ce pas d’ailleurs cela que l’on attend de nous ? Alors à l’abordage !?


>>> Illustration CC Paternité zigazou76 PaternitéPas d'utilisation commercialePartage selon les Conditions Initiales ani!

>>> Source sur : http://www.tetedequenelle.fr/2012/06/parti-pirate-revenu-de-base/

 

La fin de Mozzilla Thunderbird ?

La nouvelle vient de tomber il y a quelques jours : mon flux RSS a vu passer quelques articles qui m’ont font sursauter. D’abord, j’ai vu ce post de Mike Conley, développeur chez Mozilla, No, that’s not it for Thunderbird. Apparemment des gens auraient mal compris une annonce au sujet de Thunderbird, je n’y prête pas plus attention que ça… Puis je vois un article chez Crowd42 Mozilla va arrêter le développement de Thunderbird. Woholaa manneke ! Article repris par m0le Thunderbird ne sera plus (retiré, a publié un erratum après discussion). Et puis le coup de grâce fut l’article de Denis Szalkowski L’arrêt de Thunderbird enfonce la crédibilité de l’Open Source ! (nuancé au conditionnel après discussion également) qui dit carrément que, je cite, « Linux n’est pas adapté pour la station de travail ». Bam !

Mozilla prévoit de missionner les développeurs de sa fondation, en activité sur son logiciel phare Thunderbird, sur d’autres projets. On imagine aisément que sa branche mobile avec Firefox OS risque de faire bouger d’autres lignes.

Ainsi, le client email mondialement connu et utilisé notamment par défaut dans Ubuntu ne sera plus une priorité pour la fondation, qui se contentera tout de même de s’occuper de sa stabilité et de sa sécurité. Le développement n’est donc pas totalement arrêté, mais les nouvelles fonctionnalités risquent bien de se faire attendre longtemps.

J’étais convaincu que Canonical et Gnome avaient le monopole des décisions incompréhensibles. Et bien non, apparemment, Mozilla tient aussi à avoir sa place dans le podium. En effet cette dernière vient d’annoncer que la prochaine version de son client de messagerie Thunderbird sera la dernière, après il arrêtera son développement.

Seules les mises à jour de sécurité continueront à être publié. Le développement ne sera pas arrêté mais va se focaliser sur la sécurité et stabilité. Pas encore clair mais le staff risque de diminuer un peu après réattributions à d’autres projets.

Quand j’ai lu la nouvelle la première fois, j’ai cru que c’était une mauvaise blague, il m’aura fallu chercher plusieurs sources pour le croire. La raison derrière cette décision ? Pour Mozilla, la majorité des utilisateurs se contentent des fonctionnalités basiques de Thunderbird (envoyer/recevoir des mails), et que les interfaces Web (gmail & co) ont tué les clients desktop.

Une fois la consternation passée, c’est maintenant la colère qui me submerge !

Pendant des années, j’ai amené de nombreuses personnes à préférer Thunderbird à Outlook et Outlook Express devenu Windows Mail sous Vista et Windows Live Mail sous Seven.

La décision de l’arrêt stupide du développement de Thunderbird ne doit pas vous dégoûter du logiciel libre et de l’Open Source pour autant. Les alternatives Open Source à Thunderbird existent … et la communauté peut reprendre le flambeau pour le côté innovant, en le forkant  (un terme qui signifie reprendre le code d’un logiciel libre à un certain stade, pour créer une nouvelle branche).

En réaction aux rumeurs qui grossissaient, Mitchell Baker, la chair de Mozilla Foundation, publie un article Thunderbird: Stability and Community Innovation. Dans cet article, elle explique que les utilisateurs de thunderbird sont globalement content de l’état actuel du logiciel. Et c’est vrai, il fonctionne bien, il gère bien les mails, il peut être étendu facilement par des addons, quoi de plus ? Son point est donc que la priorité n’est plus d’ajouter des nouvelles fonctionnalités mais de maintenir, stabiliser et sécuriser le client mail. Et c’est très bien, si Thunderbird devient un logiciel sans bug, qui fait très bien son boulot (gérer les emails, pas plus), je signe. La course aux nouvelles fonctionnalités c’est très gadget, juste histoire de montrer qu’on existe toujours et pas forcément essentiel. Les dernières en date ? La création de compte emails depuis l’interface et l’intégration de services tiers pour les grosses pièces jointes. Mouai pas mal mais pas forcement les choses qui vont changer la vie des utilisateurs. Sans doute que le client mail n’est pas, comme le navigateur, un logiciel qui a besoin sans cesse de nouvelles fonctionnalités et de grappiller des microsecondes de vitesse.

C’est une question de point de vue, ou bien on dit que les fonctionnalités ne sont plus une priorité ou bien on dit que la stabilité est la nouvelle priorité. Verre à moitié vide ou à moitié plein ?

Dans l’article, elle donne également le lien vers une page du wiki MozillaThunderbird/Proposal: New Release and Governance Model. Dans cette page on note que Thunderbird est utilisé par 20 millions de personnes (on arrête pas le développement d’un logiciel utilisé par 20 millions de personnes, sont pas con non plus), que les deux versions ESR (pour entreprises) et « normale » vont continuer leur rythme de release habituel (20 novembre pour la première, toutes les six semaines pour la deuxième) et que le modèle de fonctionnement actuel ne va pas changer globalement.

Pour en rajouter une couche, on a le témoignage de deux développeurs de Thunderbird (des gens qui savent ce qu’ils disent en gros). Mike Conley avec No, that’s not it for Thunderbird et Ludovic Hirlimann avec Thunderbird’s future from the inside qui disent que ça ne risque pas de changer grand chose pour l’utilisateur avant au moins la version 17.

Je ne sais pas vous, mais je pense qu’il n’y a aucune raison de s’inquiéter pour notre client mail favori. Le seul point qui m’ennuie est que j’aurais bien aimé voir Lightning (agenda) intégré officiellement et Mike Conley avait comme projet de retravailler le carnet d’adresse. Bon c’est pas la fin du monde et les addons existent toujours et ne risquent pas de disparaître, même si Mozilla ne touchait plus à une ligne de code de Thunderbird (ce qui, je le répète, n’est pas prêt d’être le cas).

Rater deux jours de web c’est comme rater six mois d’actualité, il se passe des choses abracadabrantesques, l’arrêt du développement de Thunderbird en fait partie. Sauf qu’après décryptage de l’information, on se rend compte que Thunderbird n’est pas mort mais qu’on lève le pied sur les nouveautés, pour se focaliser sur la stabilité et la sécurité, car en fait pour un peu grossir le trait, Thunderbird est tellement formidable qu’après 600 réunions de brainstorming on ne sait plus quoi ajouter.

Cette annonce pour moi c’est tout simplement la prémisse de la mort à plus ou moins long terme : L’argument de la qualité de Thunderbird, d’un Thunderbird au top me fait doucement sourire, il faut un sacré culot pour annoncer que son logiciel est terminé, sauf peut être pour une technologie dépassée et encore.

A l’heure actuelle en 2012, si Mozilla venait à se désengager de sa solution de messagerie, il jetterait en pâture des millions de personnes aux services propriétaires, on serait alors en droit de se demander si la fondation Mozilla reste une institution libre ou si elle devient une entreprise à la Google qui tranche dans les services quand ils ne sont plus assez rentables.

Le future nous en dira plus.

>>> Sources & plus d’infos sur :

Signez la déclaration de l’Internet libre et ouvert

Plusieurs organisations, sites et sociétés de poids comme l’EFFAccessFree Press, Mozilla, le réseau Cheezburger et Reddit, viennent de publier et signer la première « Declaration of Internet Freedom » (Déclaration de la liberté sur Internet) à laquelle chaque acteur du net peut se rallier.

C’est une déclaration internationale un peu dans le même esprit que celle des droits de l’Homme donc l’objectif est d’initier un mouvement de ralliement qui permettra d’imposer 5 principes de bases afin de protéger notre Internet qui est depuis quelques années la victime de gouvernements voyous et de sociétés privées peu fréquentables.

net declaration Signez la déclaration de lInternet libre et ouvert

Évidemment, je la signe et j’invite tous les acteurs du net à le faire. N’hésitez pas à écrire à vos sites, sociétés et politiques préférés pour qu’ils rejoignent le mouvement.

>>> Source sur : http://korben.info/signez-la-declaration-de-linternet-libre-et-ouvert.html

Yunohost, une distribution debian qui automatise l’installation de votre serveur personnel

Vous qui lisez ce blog, vous devez certainement être à l’affût de ce qui se fait en matière de serveur personnel. Et bien conaissez-vous Yunohost?

Yunohost, soit Y U no Host (why you no host) est une distribution toute jeune et pourtant fortement prometteuse qui automatise l’installation de votre serveur personnel. Un pas énorme (à mon avis) vers la démocratisation de l’auto-hebergement. Distribution toute jeune disais-je, mais qui permet déjà l’installation d’un serveur Web, mail et de messagerie instantanée.

La philosophie de la distribution se résume en ces mots, copier sur le site :

Internet est un réseau conçu pour être décentralisé. Néanmoins on observe depuis plus de 10 ans sa métamorphose, car des plates-formes privées telles que Google, Facebook, Microsoft ou Apple se développent, recentrant progressivement les échanges vers d’immenses centres de données. Et ce sont vos données. En les offrants à ces géants, vous leur octroyer le droit de les exploiter, de les analyser, de les censurer ou de les vendre. Mais vous avez la possibilité d’être en dehors de ces centres, car Internet vous le permet.

S’auto-héberger, c’est donc :

  • S’émanciper de plate-formes privées.
  • Devenir le propriétaire et le responsable de vos données.
  • Devenir le propriétaire et le responsable de vos données.
  • Lutter contre la restriction de vos libertés d’échange et d’expression.
  • Contribuer à l’indépendance et à la neutralité d’Internet.

 

>>> Source & Suite sur : http://www.crowd42.info/yunohost-une-distribution-debian-qui-automatise-linstallation-de-votre-serveur-personnel

 

Défaite humiliante et définitive d’ACTA au Parlement européen !

ACTA : Victoire totale pour les citoyens et la démocratie ! nous annonce La Quadrature du Net qui n’est pas pour rien dans ce résultat (et qui mérite notre plein soutien).

Ce n’est qu’un début… mais en attendant, nous nous associons à la joie du moment avec cette traduction du pirate Rick Falkvinge.

ACTA 4th July

VICTOIRE ! ACTA subit une défaite humiliante et définitive au Parlement européen

 

>>> Source & Suite sur : http://www.framablog.org/index.php/post/2012/07/04/europe-stops-acta

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Défaite humiliante et définitive d’ACTA au Parlement européen !

Défaite humiliante et définitive d’ACTA au Parlement européen !

ACTA : Victoire totale pour les citoyens et la démocratie ! nous annonce La Quadrature du Net qui n’est pas pour rien dans ce résultat (et qui mérite notre plein soutien).

Ce n’est qu’un début… mais en attendant, nous nous associons à la joie du moment avec cette traduction du pirate Rick Falkvinge.

ACTA 4th July

VICTOIRE ! ACTA subit une défaite humiliante et définitive au Parlement européen

VICTORY! ACTA Suffers Final, Humiliating Defeat In European Parliament

Rick Falkvinge – 4 juillet 2012 – Site personnel
(Traduction Framalang : Ypll, Goofy, Martin)

Aujourd’hui à 12h56, le Parlement européen avait le choix entre le rejet final d’ACTA et la poursuite de l’incertitude. Par un vote écrasant, 478 à 39, le Parlement a décidé de rejeter ACTA une bonne fois pour toutes. Cela signifie que ce traité trompeur est maintenant mort au niveau mondial.

C’est un jour de fête. C’est le jour où les citoyens d’Europe et du monde ont vaincu les bureaucrates non élus, qui étaient courtisés par le lobby des plus riches entreprises de la planète. Le champ de bataille n’était pas un quelconque bureau dans une administration mais les représentants du peuple – le Parlement européen – qui ont finalement décidé de faire leur travail en beauté, et de représenter le peuple contre les intérêts particuliers.

La route vers cette victoire fut sombre, difficile, et en aucun cas sûre.

ACTA 4th July

Illustration : Le vote final sur ACTA au Parlement européen : 39 pour, 478 contre.

Comment en sommes-nous arrivés là ?

Il y a six mois la situation semblait très sombre. Il semblait certain qu’ACTA passerait en silence et dans l’indifférence totale. Les forces défendant les droits des citoyens ont essayé de le faire passer devant la Cour européenne de justice pour tester sa légalité et pour gagner un peu de temps. Et là, quelque chose s’est produit.

Un monstre du nom de SOPA est apparu aux États-Unis. Des milliers de sites web se sont couverts de noir le 18 janvier et des millions de protestations se sont exprimées, laissant le Congrès en état de choc devant l’ampleur de la colère populaire contre certains intérêts privés. SOPA en est mort.

Dans ce sillage, comme les citoyens s’étaient rendus compte qu’ils n’avaient pas besoin d’accepter de tels abus d’entreprises sans broncher et en tendant l’autre joue, la communauté a braqué ses projecteurs sur ACTA. La lutte a continué en beauté pour vaincre ce monstre. Début février, il y a eu des manifestations dans toute l’Europe, laissant le Parlement européen tout aussi choqué.

Les partis politiques ont changé d’avis et proclamé leur opposition à ACTA en solidarité avec les manifestions citoyennes sur tout le continent, après avoir compris à quel point cette législation étaient commandée sans aucune honte par des entreprises complices qui pensaient que c’était déjà fait. Ils ont essayé, retenté, et forcé jusqu’à aujourd’hui, de reporter le vote d’ACTA pour qu’il se passe dans la plus grande indifférence du public et des activistes.

Hélas, ils ne comprennent pas le Net. Et il y a un point clé ici : le Net n’oublie jamais.

Mais le message à retenir ici, c’est que nous, les activistes, avons fait ça. Tout le monde au Parlement européen se relaie pour rendre hommage à tous les activistes partout en Europe et dans le monde, qui ont attiré leur attention sur le fait que c’était une vraie saleté, que ce n’était pas une proposition à approuver comme les autres, mais en fait une proposition de législation réellement dangereuse. Tout le monde remercie les activistes pour cela. Oui, vous. Vous devriez vous pencher en arrière, sourire et vous filer des tapes dans le dos. Chacun d’entre nous a de très bonnes raisons d’être fier aujourd’hui.

Et maintenant ?

En théorie, ACTA pourrait toujours s’appliquer entre les États-Unis et plusieurs États de plus petite taille. Dix États étaient en négociation, et six d’entre eux doivent le ratifier pour qu’il entre en vigueur. En théorie, cela pourrait devenir un traité entre les États-Unis, le Maroc, le Mexique, la Nouvelle Zélande, l’Australie et la Suisse. (Mais attendez, le Sénat mexicain a déjàrejeté ACTA. Tout comme l’Australie et la Suisse, en pratique. Eh bien… alors un traité entre les États-Unis et le Maroc, dans l’éventualité peu probable que les États-Unis le ratifient réellement et formellement. Vous voyez l’issue qui se dessine.)

Comme il était expliqué précédemment sur TorrentFreak, sans le soutien de l’Union européenne, ACTA est mort. Il n’existe pas.

Le Commissaire européen responsable du traité, Karel de Gucht, a déclaré qu’il n’allait tenir compte d’aucun rejet et le re-soumettre au Parlement européen jusqu’à son adoption. Cela n’arrivera pas. Le Parlement fait très attention à sa dignité et ne tolère pas ce genre de mépris, heureusement. C’est quelque chose d’assez nouveau dans l’histoire démocratique de l’Union européenne – la première fois où j’ai vu le Parlement se battre pour sa dignité était pour le Paquet Télécom, quand la Commission a pareillement tenté de faire adopter de force la riposte graduée (au contraire, le Parlement a rendu cette riposte graduée illégale dans toute l’Union européenne).

Une bonne partie des dangers d’ACTA reviendra sous d’autres noms. Pour les lobbyistes, c’est le travail de sape ordinaire contre les pouvoirs, jusqu’à ce qu’ils cèdent. Juste un jour de boulot comme un autre. Nous devons rester vigilants contre les intérêts particuliers qui reviendront encore et encore à la charge, jusqu’à ce que nous nous assurions que la route législative leur soit complètement bloquée. Nous devons rester vigilants.

Mais pas aujourd’hui.

Aujourd’hui, nous fêtons un travail extraordinairement bien mené.

Aujourd’hui, le 4 juillet, l’Europe célèbre une journée d’indépendance vis-à-vis des intérêts particuliers américains.

Aujourd’hui, nous avons défendu nos droits les plus fondamentaux contre les géants de l’industrie, et nous avons gagné.

Félicitations à nous tous, et merci à tous les frères et les sœurs sur les barricades, partout dans le monde, qui ont rendu cela possible.

Geektionnerd - Simon Gee Giraudot - CC by-sa

 

>>> Source sur : http://www.framablog.org/index.php/post/2012/07/04/europe-stops-acta

L’Arcep se condamne à l’inefficacité sur la Neutralité du Net. Il faut une loi !

Dans le cadre de ses commentaires sur le projet de rapport de l’Arcep relatif à la neutralité du Net, La Quadrature du Net publie aujourd’hui un aperçu des restrictions d’accès au Net imposées par les opérateurs français. Recueillies sur la plate-forme RespectMyNet, ces dernières montrent la banalisation des discriminations (filtrage, blocage, priorisation) des communications, et l’urgente nécessité d’une loi venant protéger Internet des immixtions illégitimes des opérateurs.

La semaine dernière s’achevait une consultation de l’Arcep sur le projet d’un rapport sur la neutralité du Net, qui sera prochainement soumis au Parlement et au gouvernement. Dans ce document, l’Autorité fait le point sur les différents travaux engagés sur ce sujet, et estime avoir entre les mains tous les outils nécessaires pour protéger la neutralité, alors même que l’an dernier, un rapport parlementaire appelait à une loi en la matière.

>>> Source & Suite sur : http://www.laquadrature.net/fr/larcep-se-condamne-a-linefficacite-sur-la-neutralite-du-net-il-faut-une-loi