Dossier : les enjeux du cloud computing

Pour faire suite à mon billet d’il y a 2 semaines, je souhaitais vous apporter quelques éléments de précision complémentaire pour bien vous faire comprendre les enjeux & les risques du cloud computing.

Pour ce faire & pour mieux comprendre, je vous invite à visionner cette vidéo de Benjamin Bayart, président de FDN, qui a eu lieu lors des 8ème RMLL en 2007 : Cette conférence fait le parallèle, sur quelques aspects (politique, économique, technique, etc) entre les réseaux « ancien style », par exemple le Minitel en France, et Internet. Je vous invite également à consulter  cet article  & à télécharger ce document pour mieux vous informer sur ce sujet.

Une autre grande personnalité à fustigé le cloud computing lors d’une interview en 2008 car c’est une perte de contrôle, ce qui est toute aussi mauvais que d’utiliser des logiciels propriétaires, il s’agit du fondateur du Mouvement du Logiciel Libre, Richard Stallman 🙂

Gardez donc à l’esprit que :

« Le cloud computing est un moyen de retirer le contrôle de l’outil informatique des mains des utilisateurs en enlevant leurs logiciels et leurs données des ordinateurs personnels pour les mettre quelque part sur le réseau ».  

« Celui qui contrôle le contenu, contrôle le réseau, et pour contrer cela, la seule solution est de faire émerger un front de résistance significatif où chaque internaute reste propriétaire et fournisseur de son propre contenu »

Laurent Séguin, Président de l’AFUL

La solution existe (comme dirais une de mes connaissances)  : Total Information Outsourcing Libre Definition qui propose des « services en ligne loyaux » (intégrés aux statuts de l’AFUL)… … mais malheureusement, les utilisateurs de services en ligne se moquent totalement de la protection de leur vie privée, du secret commercial, et de la possibilité de se « libérer » facilement du service en ligne qu’ils utilisent. La seule chose qui prime à leur yeux n’est finalement que la gratuité du service et, pour avoir du gratuit, ces utilisateurs sont prêts à fermer les yeux sur ce qui doit être (est ?) vraiment important. 😦

Comment conserver les mêmes libertés avec un logiciel en ligne sur de l’informatique dans les nuages qu’avec un logiciel libre installé sur son propre ordinateur ?

Les questions pratiques à se poser se posent en ces termes : pérénité, résilience, confience et licence …

S’il existe déjà quelques services en ligne libres, les services loyaux sont peu nombreux, voici quelques exemple de projets prometteurs :

https://www.slapos.org/ & http://unhosted.org/ & http://www.ung-project.org/ …

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Il existe également des solutions de Cloud Desktop comme par exemple JoliCloud / JoliOS,  Chrome OS, OODesk, Glide & EyeOS …

Pour le  stockage en ligne, vous avez par exemple Ubuntu One , DropBox, Amazone Cloud Drive …

Il existe aussi quelques solutions de bureautique en ligne : la suite bureautique Google Docs, la gestion de pojets & de tâches avec Wedoist, l’outil collaboratif Framapad, la création de présentations en ligne avec SlideRocket, le gestionnaire d’agenda Tom’s Planner … ou encore la suite d’outils fournie par Zoho …

Il y a l’embarras du choix, mais comme toujours, je vous recommande de rester vigilant, en particulier aux CGU…

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Pour conclure, je vous invite à écouter ces podcast qui abordent également ce vaste sujet :

>>> http://wiki.chtinux.org/doku.php?id=echo_des_gnous:emission_53b

L'Echo des Gnous #0053 Face B

http://www.chtinux.org/podcast/?p=episode&name=2012-11-09_20121109_echodesgnous53b.ogg Thème : Les données personnelles
Téléchargez

>>> http://www.captainposix.net/?p=1375 Titre : Tux cloture 2012 dans le cloud !

Le format des capitalistes : ParoleDeTux09.mp3

Le format des défenseurs de la liberté : ParoleDeTux09.ogg

En difficulte Framasoft sollicite votre soutien

J’ai reçu aujourd’hui ce courriel que je tiens à partager avec vous, n’hésitez pas à le diffuser autours de vous :

 

Paradoxe : Framasoft va plutôt bien mais pourrait s’arrêter demain !

Bonjour,

Nous nous permettons de vous contacter aujourd’hui car vous avez participé un jour au contenu du réseau Framasoft (qu’il s’agisse de laisser un message, un commentaire, rédiger un article, créer un framadate, etc.).
Nous tenions tout d’abord à vous en remercier puisque cela signifie que vous faites vous aussi partie de notre communauté 😉

Il n’est pas dans nos habitudes d’envoyer un tel courrier non sollicité et nous nous en excusons. Mais Framasoft est en difficulté et relance dans un contexte délicat sa campagne de dons.

Créé il y a plus de 10 ans, le réseau Framasoft fait la promotion du logiciel libre auprès du grand public et se décline aujourd’hui en une vingtaine de services et de projets (dépassant au total le million de visiteurs mensuels).

Pour faire face à la montée en charge, nous avons dû nous structurer en association pour mieux organiser la croissance de l’activité collaborative et bénévole. En septembre dernier nous avons ainsi accueilli notre deuxième permanent, le fondateur Alexis Kauffmann.

C’était une décision nécessaire, et cette arrivée coïncide avec la sortie de nombreux nouveaux projets depuis la rentrée, mais c’était également un pari : celui d’espérer continuer à être soutenu par la communauté.

Dans le cas contraire, nous n’avons que quelques mois de visibilité car cette indispensable arrivée a également fortement fragilisé notre budget.
Nous voici donc devant un apparent paradoxe : celui d’être en meilleure situation que par le passé mais avec le risque réel de mettre bientôt la clé sous la porte.

Ne bénéficiant ni de subventions publiques, ni de fonds privés, nous vivons essentiellement de vos dons individuels collectés sur Internet. Si vous le pouvez et si vous pensez que nous le méritons, merci de nous soutenir en suivant le lien ci-dessous.

Plus que jamais nous pensons que le « Libre » est source d’espoir et de progrès dans un monde qui se cherche et a bien besoin de ses valeurs. Permettez-nous de poursuivre notre action et de continuer à y croire avec vous.

http://soutenir.framasoft.org/

 

La route est longue mais la voie est libre,
L’équipe Framasoft

PS : Nous privilégions les dons récurrents qui nous assurent stabilité et
pérennité. Nous vous rappelons que notre association à but non lucratif
bénéficie de la déduction fiscale liée à son caractère d’intérêt général.
Ainsi, par exemple, pour un don récurrent de 120 € (soit 10 € par mois
pendant un an), la réduction est de 79,20 € et donc le coût réel de votre
don est de 40,80 €.

—***—

>>> Liens connexes :

Une sélection de témoignages de nos donateurs :
http://www.framablog.org/index.php/post/2012/11/04/merci-framasoft-merci-logiciel-libre

6 bonnes raisons de soutenir Framasoft
http://www.framasoft.net/_home/

Le rapport moral 2011 de l’association Framasoft permettant de vous faire
une idée plus précise de nos multiples activités :
http://soutenir.framasoft.org/sites/default/files/rapport_moral_framasoft_2011-v3.pdf

Framalab, Framazic, Framakey Wikipédia, nouveaux Framabooks… toutes les
nouveautés parues depuis la rentrée de septembre :
http://www.framablog.org/index.php/category/framasoft

Nos 10 ans :
– Sur France Culture :
http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile-la-place-de-la-toile-de-framasoft-2011-11-19
– Le site créé à cette occasion :
http://10ans.framasoft.org/

Dossier : Qu’est-ce que le cloud computing ?

Le cloud computing est un concept qui consiste à déporter sur des serveurs distants des stockages et des traitements informatiques traditionnellement localisés sur des serveurs locaux ou sur le poste de l’utilisateur.

Ces 3 composantes sont : le Saas (software as a service), le Paas (platform as a service) et le Iaas (infrastructure as a service).

On distingue 3 formes de cloud computing : les clouds privés internes, les clouds privés externes et les clouds public 🙂

Fichier:Cloud-computing-1.gif

Le cloud computing est une révolution dans notre manière de nous servir de l’informatique : nous pouvons accéder aussi bien à des données qu’à des applications. Celà se traduit par quelques avantages, comme s’affranchir d’un certain nombre de contraintes … tout étant accessible d’un simple navigateur web ! l’utilisateur est un « consommateur » qui ne se préoccupe plus vraiment du « comment » … mais tout ceci a aussi des risques : il existe un vrai fossé entre le cloud computing & la philosophie du logiciel libre car l’utilisateur est dépendant du prestataire … et ne porte pas toujours une grande attention aux condition générales d’utilisation & à la politique de confidentialité des données de celui-ci.

D’autres problématiques sont également soulevées dans l’usage de cloud computing : pannes, virus, piratage … mas aussi interopérabilité pour la récupération de ses données.

La grande crainte est donc celle de se sentir captif du cloud … marché en pleine évolution proposant des offres qui peuvent sembler très intéressantes … mais il faut savoir rester prudent : plusieurs acteurs se sont réunis derrière l’open cloud manifesto pour soutenir un cloud plus libre ou du moins plus ouvert 🙂

 

Lancement de SavoirsCom1

Lancement d’un collectif afin de protéger, mettre en valeur et promouvoir les biens communs de la connaissance.

En voici le manifeste :

L’approche par les biens communs s’inscrit dans la continuité de l’appel pour la constitution d’un réseau francophone autour des Biens Communs :

Par Biens Communs, nous entendons plusieurs choses : il s’agit d’abord de ressources que nous voulons partager et promouvoir, que celles-ci soient naturelles – une forêt, une rivière, la biosphère -, matérielles – une machine-outil, une imprimante – ou immatérielles – une connaissance, un logiciel, l’ADN d’une plante ou d’un animal –. Il s’agit aussi des formes de gouvernance associées à ces ressources, qui vont permettre leur partage, le cas échéant leur circulation, leur valorisation sans destruction, leur protection contre ceux qui pourraient atteindre à leur intégrité. Les Biens Communs sont donc à la fois une approche alternative de la gestion de biens et de services, qui bouscule le modèle économique dominant basé sur la propriété, et un imaginaire politique renouvelé.

Les politiques publiques de l’accès à l’information se sont construites sur l’accès et la diffusion de biens rares et rivaux, c’est-à-dire que la jouissance des objets tangibles qu’elles mettent à disposition prive d’autres personnes de cette même jouissance. Or le propre du numérique est la faculté de reproduire des biens non rivaux à l’identique et sans perte d’information, à l’infini, et pour un coût quasi nul. Le contexte est  radicalement nouveau car il permet la création et la diffusion à grande échelle de Biens communs informationnels. En voici une définition:

Biens communs qui peuvent être créés, échangés et manipulés sous forme d’information, et dont les outils de création et le traitement sont souvent eux-mêmes informationnels (logiciels). Il peut s’agir de données, de connaissances, de créations dans tous les médias, d’idées, de logiciels. Les biens communs informationnels sont des biens publics parfaits au sens économique, contrairement aux biens communs physiques, qui gardent toujours une part de rivalité ou d’excluabilité.

Ni mouvement politique, ni opposition frontale entre secteur public et secteur privé, il s’agit de considérer l’information dans une triple dynamique :

  • L’information elle-même

  • la communauté qui lui est associée (les commoners)

  • les règles de fonctionnement qu’elle se propose de suivre.

Cette triade est essentielle parce qu’elle prend en compte des usages et des règles, et parce qu’elle touche aux aux conditions d’appropriabilité de l’information. De la liberté autorégulée des logiciels libres (licence GNU/GPL) à l’encyclopédie collaborative Wikipédia, en passant par les licences Creative Commons et les fonds numérisés du domaine public librement mis à disposition, l’ensemble des communs représentent pour Yochaï Benkler “une valeur créée socialement et une force macro-économique et culturelle”. C’est à partir de ces biens communs informationnels que se construisent des modèles d’affaires, des réseaux citoyens d’accès à l’information, des communautés régulées (La Richesse des Réseaux).

Les biens communs informationnels représentent un nouveau paradigme. SelonDavid Bollier, des principes généraux sont applicables à la plupart des biens communs :

  • Maintenance d’une ressource sur le long terme
  • Accès équitable et bénéfique pour un usage individuel (et non marchand) des commoners
  • Transparence et responsabilité au sein des commoners
  • Capacité à identifier et à punir les usages abusifs, le vandalisme et les appropriations
  • Capacité à déterminer si la ressource doit être aliénée en vue d’un usage marchand ou non.

Ces principes n’ont pas valeur de lois mais peuvent et doivent s’adapter à des contextes historiques et des circonstances locales. L’inscription et la reconnaissance des vertus potentielles d’espaces communs de biens informationnels gérés par des commoners doit être au cœur de l’activité des politiques publiques.

Replacer les politiques publiques sous le signe des biens communs signifie garantir l’interopérabilité, la lisibilité, l’appropriabilité et la citabilité des biens informationnels, et contribuer au développement d’une culture de l’information de nature à favoriser le développement des connaissances et des apprentissages.

Dès lors, l’objectif est le suivant : protéger à travers le temps une ressource informationnelle et les règles établies par la communauté qui la partage. Les communs sont sans cesse menacés par des logiques d’enclosures, c’est à dire d’appropriation indue, hors de la communauté d’origine. Créer une enclosure, c’est refermer par des moyens économiques (ex. : modèles verticaux intégrés), juridiques (déséquilibre du droit de la propriété intellectuelle), ou techniques (ex.: DRM) ce qui a été créé selon un principe d’ouverture. C’est aussi couper un bien informationnel de la communauté qui en a défini les règles de gestion. C’est contre ces enclosures qu’il nous faut nous élever, en ayant à l’esprit que les enclosures peuvent aussi bien être le fait du monde marchand que du monde non marchand. Le principe est le suivant : ce qui est issu des communs doit demeurer dans les communs à moins que les commoners n’en décident autrement.

Les politiques publiques, en particulier celles liées à l’information et à la documentation, doivent garantir le respect des principes suivants pour permettre l’existence et le développement des biens communs informationnels.

1. La neutralité de l’Internet est vitale pour garantir le transport de l’information par des opérateurs qui ne discriminent pas ce qu’ils transportent en fonction de la nature ou du volume d’information. La neutralité du net est une condition nécessaire de l’innovation propice à la naissance, au développement et à la pérennité des biens communs informationnels.

2. La protection des données personnelles doit être un élément de lutte contre des enclosures qui dépossèdent les utilisateurs de leurs propres données. Il faut garantir la manipulabilité des données personnelles, leur contrôle citoyen et la régulation de leur usage.

3. Dans la perspective d’une science ouverte au-delà du cercle académique, l’accès libre aux publications scientifiques doit primer face aux phénomènes d’appropriation de la recherche publique. Il s’agit de favoriser un modèle économiquement soutenable de l’accès libre aux données scientifiques, notamment pour favoriser un dialogue science-société. Ce n’est pas seulement d’accès, mais d’appropriation de nouvelles approches et de nouveaux paradigmes amenés par le numérique et rendus possibles par un accès libre aux données et aux métadonnées de la recherche qu’il s’agit, en toute cohérence avec le Manifeste des Humanités numériques.

4. Les ressources éducatives libres sont autant de biens communs informationnels dont il faut encourager le développement. Il s’agit de données, de métadonnées, de savoirs, mais aussi de savoir-faire, et de savoir-être. La création, la mise en circulation de l’information doivent être pleinement intégrés dans les cursus scolaires et universitaires et dans les formations tout au long de la vie. Il s’agit là d’enjeux forts favorisant la citoyenneté et des apprentissages en réseaux, socles de l’existence des biens communs.

5. L’ouverture des données publiques dans des conditions qui évitent les enclosures doit favoriser des cercles vertueux. Quand il s’agit de favoriser le développement de nouveaux modèles d’affaires, cela doit se faire dans des conditions de “partage à l’identique” où ce qui est créé et vendu de manière exclusive ne doit pas être la ressource mais les services qui lui sont associés.

6. L’usage des logiciels libres est de nature à garantir aux utilisateurs la possibilité d’expérimenter, d’innover, de créer du code informatique ouvert et de qualité. L’approche par les biens communs ne favorise pas seulement l’ouverture du code, mais repose sur l’usage de protocoles et de standards ouverts. Elle valorise ainsi les dynamiques de leur appropriation, et, par conséquent, la réappropriation des enjeux et des données qui leur sont relatifs.

7. Le partage non marchand d’œuvres protégées doit être possible, et des mécanismes de rémunération alternatifs pour les auteurs doivent être explorés. De la même manière, la possibilité d’effectuer des usages non commerciaux des œuvres est essentielle au développement personnel des individus. La situation de l’auteur doit être prise en compte lors de la mise en place de nouvelles exceptions ou limitations au droit d’auteur, ou lors de la révision des anciennes.

8. Le domaine public et les savoirs partagés doivent être encouragés, préservés et soutenus par les politiques publiques. Le collectif soutient les 10 recommandations issues du Manifeste pour le domaine public dont il reprend le périmètre exprimé comme suit : En complément aux œuvres qui appartiennent au domaine public au sens strict, il existe de très nombreuses œuvres de valeur partagées volontairement par leurs auteurs par le biais de licences libres. Ces auteurs les ont placées sous des termes d’usage généreux, créant ainsi des biens communs construits par les contrats qui fonctionnent sous de nombreux aspects comme le domaine public. Enfin, les individus peuvent également utiliser des œuvres protégées du fait des exceptions et limitations au droit d’auteur, du fair use ou du fair dealing. Toutes ces composantes du domaine public qui permettent un accès accru à notre culture et à notre patrimoine sont essentielles.

9. Placer les biens communs au cœur des modèles économiques de l’information. Le collectif promeut une approche complexe des écosystèmes informationnels. Le numérique a fait éclater les chaînes de valeur linéaires au profit du développement d’écosystèmes. Prendre acte de cette évolution signifie refuser une stricte défense d’acteurs économiques au nom de la défense d’un secteur, d’un acteur ou d’une chaîne économique (la chaîne du livre par exemple). Les droits des utilisateurs, notamment l’accès facilité, la citabilité et la réappropriabilité des biens communs ainsi que la juste rémunération des auteurs doivent guider tout modèle économique lié à l’information. Le collectif déclare encourager des modèles qui valorisent économiquement des services, à la différence de ceux qui vendent des données. Il refuse catégoriquement tous les dispositifs techniques (DRM) qui limitent les usages de l’information et, par conséquent, entravent le développement de biens communs informationnels

10. Favoriser la création et le développement des biens communs informationnels sur les territoires. Les biens communs informationnels sont intimement liés à des communautés dont les politiques publiques doivent faciliter les conditions d’existence. Les points d’accès publics à Internet doivent ainsi garantir une très large variété d’usages collectifs, sans discrimination technique ou juridique qui irait au-delà du cadre légal en vigueur. Plus que d’accès, c’est l’enjeu de l’accompagnement à l’acquisition d’une culture informationnelle qui est important. Le collectif soutient la création et le développement de (tiers) lieux (bibliothèques, centres culturels, fablab, etc.) comme espaces communs largement ouverts et modulables dans lesquels peuvent se déployer des usages collectifs. Il s’agit de croiser les approches des acteurs comme des usagers, et de décloisonner les services publics au bénéfice des politiques publiques de l’éducation, de la culture ou du développement économique.

Le numérique est un processus qui transforme l’ensemble de la société en modifiant l’appropriation et le partage des connaissances.

Il est essentiel que les politiques publiques en tiennent compte et préservent tout autant que promeuvent ce qui en est le coeur : la création et le partage des biens communs informationnels.

>>> Source : http://alatoisondor.wordpress.com/2012/09/18/lancement-de-savoirscom1/

>>> Licence : http://alatoisondor.wordpress.com/licence/

>>> Plus d’infos sur : http://www.savoirscom1.info/

Annonce initiale

Il y a tout juste 1 semaine a eu lieu un anniversaire bien particulier :

Voici l’annonce originale du projet GNU, publiée par Richard Stallman le 27 septembre 1983.

L’histoire du projet GNU diffère en beaucoup de points de ce plan initial. Par exemple, le début a été reporté jusqu’en janvier 1984. Plusieurs des concepts philosophiques du logiciel libre n’ont été clarifiés qu’après plusieurs années.

Libérez Unix !

À partir de Thanksgiving je vais écrire un système logiciel complet compatible avec Unix appelé GNU (pour Gnu’s Not Unix – Gnu N’est pas Unix), et le distribuer librement (ou gratuitement ?) [free]1 à quiconque voudra l’utiliser.a Il y a grand besoin de contributions sous forme de temps, d’argent, de programmes et d’équipement.

Pour commencer, GNU comprendra un noyau ainsi que tous les utilitaires requis pour écrire et faire tourner des programmes C : éditeur, interpréteur de commandes, compilateur C, éditeur de liens, assembleur et quelques autres encore. Par la suite, nous ajouterons un formateur de texte, un YACC, un jeu Empire, un tableur et des centaines d’autres choses. À terme, nous espérons fournir tous les composants utiles venant normalement avec un système Unix, ainsi que tout autre composant utile, y compris de la documentation en ligne et imprimée.

GNU sera capable de faire tourner des programmes Unix mais ne sera pas identique à Unix. Nous en améliorerons le côté pratique de toutes les manières possibles, en nous basant sur notre expérience d’autres systèmes d’exploitation. En particulier, nous avons l’intention d’implémenter des noms de fichiers plus longs, des numéros de version sur les fichiers, un système de fichiers résistant aux plantages, peut-être la terminaison automatique des noms de fichiers, l’affichage indépendant du terminal et éventuellement un système de fenêtrage basé sur le Lisp grâce auquel plusieurs programmes Lisp ou programmes Unix ordinaires pourront se partager l’écran. Le C et le Lisp seront tous les deux disponibles comme langages de programmation système. Nous aurons des logiciels réseau basés sur le protocole chaosnet du MIT, bien supérieur à UUCP. Nous pourrions aussi avoir quelque chose de compatible avec UUCP.

Qui suis-je ?

Je suis Richard Stallman, inventeur de la version originale de l’éditeur très imité Emacs, actuellement au Labo d’Intelligence Artificielle du MIT. J’ai beaucoup travaillé sur des compilateurs, des éditeurs, des débogueurs, des interpréteurs de commandes, sur l’Incompatible Timesharing System (système à temps partagé incompatible) ainsi que sur le système d’exploitation de la machine Lisp. J’ai été l’un des premiers à faire un système d’affichage indépendant du terminal pour l’ITS. De plus, j’ai mis en œuvre un système de fichiers robuste et deux systèmes de fenêtrage pour machines Lisp.

Pourquoi je dois écrire GNU

Je considère comme une règle d’or que si j’apprécie un programme je doive le partager avec d’autres personnes qui l’apprécient. Je ne peux pas en bonne conscience signer un accord de non-divulgation ni un accord de licence de logiciel.

Afin de pouvoir continuer à utiliser les ordinateurs sans violer mes principes, j’ai décidé de rassembler une quantité suffisante de logiciels libres, de manière à pouvoir m’en tirer sans aucun logiciel qui ne soit pas libre.

Comment vous pouvez participer

Je demande aux constructeurs d’ordinateurs des dons sous forme de machines et d’argent. Je demande aux gens une participation sous forme de programmes et de travail.

Un constructeur d’ordinateurs a déjà offert de nous fournir une machine. Mais il nous en manque encore. Ce à quoi vous pouvez vous attendre si vous faites don de machines est que GNU tournera dessus dans un avenir proche. La machine devrait pouvoir fonctionner dans une zone résidentielle sans requérir d’installation électrique ni de système de refroidissement sophistiqués.

Les programmeurs individuels peuvent apporter leur contribution en écrivant des clones de certains utilitaires d’Unix et en me les donnant. Pour la plupart des projets, un tel travail distribué à temps partiel serait très difficile à coordonner ; les parties écrites indépendamment ne pourraient pas fonctionner ensemble. Mais pour la tâche particulière de remplacer Unix, ce problème n’existe pas. La plupart des spécifications d’interface sont déterminées par la compatibilité avec Unix. Si chacune des contributions peut fonctionner avec le reste d’Unix, elle a de fortes chances de fonctionner avec le reste de GNU.

Si je reçois des dons en argent, je pourrai peut-être engager quelques personnes à temps complet ou à temps partiel. Le salaire ne sera pas élevé mais je recherche des gens pour qui aider l’humanité est aussi important que l’argent. Je vois cela comme un moyen de permettre aux personnes dévouées de mettre toute leur énergie à travailler sur GNU en leur épargnant le besoin de gagner leur vie d’une autre manière.

Pour plus ample information, contactez-moi.

>>> Source & plus d’infos sur : http://www.gnu.org/gnu/initial-announcement.html

CYBERGEDDON : la WebSérie !

Cybergeddon

Anthony E. Zuiker, vous connaissez forcément ce nom. Mais si, vous savez, vous le voyez à chaque fois que vous regardez un épisode de CSI (Les experts). Le créateur de la célèbre franchise s’est lancé dans un nouveau projet un peu particulier, puisque sa nouvelle création n’est autre qu’un blockbuster diffusé exclusivement sur le web.
Au total, ce sont donc 9 épisodes qui ont été diffusés gratuitement sur 3 jours dans 25 pays, en 10 langues les 25, 26 et 27 septembre 2012 (3 épisodes par jour) sur Yahoo! Cinéma. En plus de la mini série Cybergeddon, Monsieur Zuiker vous proposera des scènes inédites développant les personnages, et également quelques making of. La série se veut le plus réaliste possible, et le réalisateur insiste sur le fait qu’elle a été réalisé avec l’aide d’experts en cybercriminalité, notamment de Norton by Symantec, vous savez,  la société qui découvre les virus et protège le monde entier des cybermenaces sur les ordinateurs Windows vérolés 🙂
Il s’agit d’un long métrage qui a pour thème principal la cybercriminalité et qui raconte l’histoire de Chloe Jocelyn, un agent chargé d’enquêter sur une série de cyber-attaques apparemment sans lien, et de son coéquipier Frank Parker.

Nos 2 héros sont aidé par Chase Rosen, dit « Rabbit », un virtuose du hacking placé derrière les barreaux. Chloe et son équipe ont pour mission de démanteler, avant qu’il ne soit trop tard, le réseau mondial de cybercriminels dirigé par Gustov Dobreff.

Concernant le scénario, c’est du très grand classique avec du cyber-terrorisme 2.0 que le FBI, et des Hackers surdoués vont tenter de déjouer. Mention spéciale pour l’éternelle cliché russe. On notera quand même la bonne performance de la charmante héroïne Missy Peregrym, plutôt convaincante et dotée d’attributs empêchant le spectateur de la regarder dans les yeux. C’est l’une des séries qui exploite le mieux le milieu du hacking et de la cybercriminalité, elle n’en reste pas moins souvent risible et surtout bourrée de clichés en tout genre… et il est difficile de ne pas croire qu’il n’y aura pas une suite à cette websérie …

À voir donc, ne serait-ce que pour le côté « culturel » et le fait que les séries traitant de façon aussi pointue ce genre de sujet sont « rares ».

Voici la bande-annonce  (qui ne reflète pas trop le résultat final):

http://fr.cinema.yahoo.com/cybergeddon/

Vous l’aurez compris, c’est un bon petit film d’action qui est assez « réaliste » …. Dans un monde où nous sommes tous connectés par le Web, tout le monde court un risque … Espérons tout de même que le film ne fera pas trop flipper Monsieur Michu … et  que madame Michu, en voyant cette série, se rassure, ça ne se passe jamais pas toujours comme ça, et il faut bien mélanger le spectaculaire et la science-fiction pseudo-réaliste pour divertir.

>>> Sources sur :

>>> Plus d’infos sur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybergeddon

« Chanter sans autorisation » : introduction aux enjeux du libre

This Machine Kills Fascists…

Woody Guthrie (Commons PD)

Quand, dans le Monde diplomatique il est question du numérique en général et du Libre en particulier il y a de bonnes chances pour que l’article soit signé Philippe Rivière (alias Fil) et ce depuis près de quatorze ans.

Il faut dire qu’être l’un des papas de SPIP lui donne une certaine expérience, pour ne pas dire une expérience certaine.

Il a publié en juillet dernier, dans le magazine culturel en ligne Rictus.info, un papier qui synthétise bien la situation et que nous aimerions plus encore faire connaître, d’où cette reproduction.

« Il faut inventer un autre modèle, et pour cela, personne ne sait encore s’il faudra casser l’ancien, ou s’il saura s’adapter. »

« Chanter sans autorisation » : introduction aux enjeux du libre

>>> Source & Suite sur : http://www.framablog.org/index.php/post/2012/09/07/chanter-sans-autorisation-philippe-riviere

Pourquoi la presse devrait soutenir la légalisation du partage non-marchand

On a appris la semaine dernière qu’une loi est en cours d’adoption en Allemagne destinée à taxer les moteurs de recherche et les agrégateurs de contenus qui indexent les articles de la presse en ligne et pointent par des liens vers leurs sites. Ce texte a été surnommé Lex Google, car c’est principalement la firme de Mountain View qui est visée, à travers son service Google Actualités. Cette loi va contribuer à modifier en profondeur l’équilibre du web tel que nous le connaissons, en faisant payer pour de simples liens hypertextes, pour des titres et pour de courts extraits.

Le bateau presse prend l’eau et souffle à l’oreille du législateur des projets de lois inquiétants (Newspaper Boat. Par R. Mahmood.CC-BY-NC-SA. Source : Flickr)

Aussitôt, le Syndicat de la Presse Quotidienne Nationale (SPQN) a interpellé les pouvoirs  publics français afin qu’un dispositif similaire soit instauré dans notre pays. Les éditeurs de presse proposent deux solutions juridiques pour atteindre cet objectif : soit la création d’un nouveau type de droits voisins à leur profit, à l’image de ce qui existe depuis 1985 pour les producteurs de phonogrammes et les artistes-interprètes, soit la mise en place d’une taxe sur les appareils connectés (ordinateurs, smartphones, tablettes). La Ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, a déjà répondu favorablement à cette sollicitation, en se prononçant en faveur d’une “taxe Google”.

Des solutions alternatives existent pour la presse en ligne

>>> Source & Suite sur : http://scinfolex.wordpress.com/2012/09/07/pourquoi-la-presse-devrait-soutenir-la-legalisation-du-partage-non-marchand/

Documentaire: Nom de code Linux

« Hacker : personne qui pratique la programmation informatique comme une sorte de passion artistique. » Cette définition du programmeur Eric S. Raymond s’applique aux développeurs de Linux, le fameux système d’exploitation gratuit créé par le Finlandais Linus Torvald. Incursion dans la communauté Linux, de Helsinki à la Silicon Valley en passant par Pékin. Linux est un système d’exploitation ouvert : son code source est publié sur Internet. Ainsi, le travail collectif d’une communauté de programmeurs permet-il de le faire évoluer et, grâce à cette progression perpétuelle, de le rendre meilleur techniquement que les systèmes d’exploitation dits « fermés », comme Windows de Microsoft. De plus, on peut le télécharger gratuitement sur Internet. Le Finlandais Linus Torvald, principal créateur de Linux, animé d’un esprit communautaire, a choisi de mettre son système à la disposition de tous.

>>> Source & vidéo sur : http://clublinuxatomic.org/2012/09/05/documentaire-nom-de-code-linux/

Documentaire: Copier n’est pas voler

Le présent documentaire intitulé « Copier n’est pas voler ! », réalisé par l’association Coagul, s’attache à démontrer que le partage à l’ère du numérique participe à l’enrichissement culturel de chacun. Tout au long du documentaire, différentes personnalités se succèdent pour partager leurs opinions sur le partage, la copie, le droit d’auteur ou encore les licences libres.