MICROSOFT PROGRAMME L’ÉCOLE

La semaine du 27 au 30 août, se déroula la 9e édition de Ludovia, semaine de l’université d’été de l’e-éducation. Un évènement majeur pour le lobbying de Microsoft, qui cible depuis plusieurs années l’Éducation nationale.

Ci-après voici donc « Enquête et infographie » pour tout savoir des campagnes d’influence du marchand de logiciels en direction des écoles de la République.

Bonne rentrée.

Cette 9e édition de Ludovia a réunit professeurs, chercheurs mais aussi politiques, jusqu’au ministre de l’Éducation nationale Vincent Peillon, qui participera à une conférence. Parmi les partenaires de l’événement, Microsoft, le géant américain du logiciel.

En France, la firme de Redmond mène une intense campagne d’influence en direction des acteurs de l’éducation nationale, que nous avons reconstituée dans une [infographie à découvrir au bas de cet article].

La présence de Microsoft à Ludovia résume parfaitement sa stratégie qui consiste à se construire une légitimité pédagogique pour vendre des produits pour le moins controversés – prix élevé, logique propriétaire, volonté hégémonique, qualité contestable.

>>> Source & plus d’infos  sur : http://owni.fr/2012/08/27/microsoft-programme-lecole/

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Jeux vidéo contre logiciels libres

À l’occasion de la confirmation de la sortie « prochaine » d’une version GNU/Linux de la célèbre plateforme de distribution de jeux vidéo Steam, je me suis retrouvé face à une de mes contradictions.
En tant que libriste, comment puis-je me réjouir de l’arrivée de programmes privateurs sur nos distributions préférées ?

Après réflexion, je me suis rendu compte que le problème était plus compliqué qu’il n’y parait.

À la frontière du logiciel et de l’œuvre d’art

Certains lecteurs trouveront peut-être ce titre exagéré. Et pourtant…
Les jeux vidéo ne sont définitivement pas des programmes informatiques comme les autres.

Plutôt que d’essayer d’écrire un énorme pavé pour convaincre les indécis, je préfère vous renvoyer sur cet article sur le blog de Laurent Checola et, plus particulièrement, sur le débat très intéressant dans les commentaires.

Il en ressort grosso-modo ceci :
Si on considère que « certains films », « certains livres » ou « certaines musiques » sont des œuvres d’art, alors il en est logiquement de même pour « certains jeux vidéo ».
Or, comme l’appréciation d’une œuvre est toujours subjective, on peut considérer que le Jeu-vidéo, dans son ensemble, est un art. Au même titre que le Cinéma, la Musique, l’Architecture et autres.

Ce fait étant établi, on en arrive à un point intéressant.
Car si on peut raisonnablement exiger que tous les logiciels soient libres, il n’en est pas de même pour les œuvres d’art.

Richard Stallman lui-même fait cette distinction entre les « œuvres pratiques » (incluant donc les logiciels) et les « œuvre artistiques et de divertissement » (ce qui inclue également les jeux vidéos).
Toujours d’après Richard Stallman, il serait acceptable de ne permettre que la redistribution non commerciale de copies non modifiées de telles œuvres, au moins pendant un certain temps (il propose une durée de 10 ans avant le passage dans le domaine public).
Source (en anglais)

Comme vous le voyez, dans ce système, la classification des jeux vidéo est assez floue.

Mais ne suffirait-il pas de séparer la partie « logicielle » du jeu ?

En effet, pourquoi ne pas publier les briques logicielles (moteurs graphique/physique…) sous une licence libre et le reste (scénario, textures, musiques…) sous une licence plus restrictive ? C’est, par exemple, la politique de projets comme 0ad ou Lugaru.

À titre personnel, je trouve cette façon de faire intéressante et profitable, mais je ne pense pas qu’elle soit exigible pour autant.

En tant qu’œuvre, un jeu-vidéo a une intégrité propre. Modifier le comportement d’un de ses composants logiciels peut avoir des conséquences sur les émotions que ressentent les joueurs à l’arrivée. De par ce fait, il me parait légitime que les réalisateurs d’un jeu puissent vouloir garder la main sur ce processus, au moins pendant un certain temps.

Quelles concessions peut-on accepter de faire ?

 

>>> Source & Suite sur : http://blog.malizor.org/Jeux_vid_o_contre_logiciels_libres.html

Richard Stallman et la révolution du logiciel libre – Une biographie autorisée

Je vous invite à lire le livre Richard Stallman et la révolution du logiciel libre – Une biographie autorisée publié par les éditions Eyrolles sur une initiative de Framasoft et dont voici la préface de RMS lui-même :

J’ai tenté d’apporter à cette édition revue et augmentée mes connaissances, sans pour autant sacrifier le point de vue externe et les interviews de Sam Williams. Le lecteur sera juge du succès de mon entreprise.
J’ai lu pour la première fois le texte de l’édition anglaise en 2009 lorsque j’ai été sollicité pour aider à l’adaptation française de Free as in Freedom. Il lui fallait plus que des modifications
mineures.
Outre que des faits étaient rapportés de façon erronée, il fallait des changements plus profonds. Sam Williams n’étant pas un programmeur, il a brouillé certaines frontières techniques et juridiques fondamentales. Ainsi ne faisait-il pas de distinction claire entre, d’une part, modifier le code d’un programme existant et, d’autre part, implémenter certaines des idées de ce code dans un nouveau programme. Par exemple, il était dit dans la première édition qu’à la fois Gosmacs et GNU Emacs avaient été développés en modifiant le programme original PDP-10 Emacs, ce qui n’était le cas ni pour l’un, ni pour l’autre. De même, le texte désignait à tort Linux comme une « version de Minix » — SCO a d’ailleurs

prétendu la même chose dans leur tristement célèbre procès contre IBM, et tant Torvalds que Tanenbaum ont dû réfuter l’affirmation.
La première édition dramatisait exagérément de nombreux événements en y projetant des émotions. Par exemple, il y était dit qu’en 1992 je « fuyais Linux » avant de faire en 1993 « une spectaculaire volte-face » en décidant de financer Debian GNU/Linux.
Tant mon intérêt en 1993 que mon désintérêt en 1992 n’étaient que des actions au service d’un même but : achever le système GNU. Il en allait de même du lancement du noyau GNU Hurd en 1990.
Pour toutes ces raisons, de nombreuses affirmations dans l’édition originale étaient erronées ou incohérentes. Il était nécessaire de les rectifier, mais le faire honnêtement était délicat sans une récriture totale qui n’était pas désirable. L’utilisation de notes explicites rectificatives a été suggérée, mais l’ampleur des modifications l’aurait rendue impossible dans la plupart des chapitres.
Certaines erreurs étaient trop profondément ancrées dans le texte pour être corrigées par des notes. Quant aux autres, des notes au fil ou en bas de page auraient alourdi considérablement et rendu l’ensemble illisible — les notes de bas de page étant évidemment
ignorées par un lecteur lassé. C’est pourquoi j’ai directement corrigé le texte.

Je précise que je n’ai pas vérifié tous les faits et citations inconnus de moi ; je les ai laissés pour la plupart en m’en remettant à l’autorité de Sam Williams.
Par ailleurs, la version de Sam Williams contenait de nombreuses citations critiques envers moi. Je les ai laissées intactes, me contentant d’y répondre lorsque cela était approprié. Aucune citation n’a été supprimée, excepté certaines au chapitre 11, qui traitaient d’open source et n’avaient pas de rapport avec ma vie ou mon action. De même, j’ai conservé certaines interprétations personnelles de Sam Williams qui étaient critiques envers moi,
lorsqu’elles ne présentaient pas de malentendus factuels ni techniques, mais j’ai librement corrigé des affirmations fausses concernant mon œuvre, mes pensées ou mes sentiments. J’ai préservé toutes ses impressions personnelles lorsqu’elles étaient présentées comme telles, et « je » désigne toujours Sam Williams, sauf dans les notes précédées de mon nom, ou dans celles en italique qui ponctuent certains chapitres et l’épilogue sous forme d’encarts.
Dans cette édition, le système complet qui combine GNU et Linux est appelé « GNU/Linux », tandis que « Linux » seul désigne toujours le noyau de Torvalds, excepté dans les citations où l’autre acception est signalée par [sic]. (Pour comprendre en quoi il est erroné et abusif de désigner l’ensemble par « Linux », voir http://www.gnu.org/gnu/gnu-linux-faq.html).
Je tiens à remercier John Sullivan pour ses nombreuses critiques et suggestions utiles.

 

>>> Source sur :

>>> Licence : GNU Free Documentation Licence

Ocenaudio – Un éditeur audio gratuit pour Linux, OSX et Windows

Ocenaudio – Un éditeur audio gratuit pour Linux, OSX et Windows

Si parmi vous, certains recherchent un petit éditeur audio qui soit cross-plateform (Linux, Windows, OSX) et simple à utiliser, je vous invite à jeter un œil du côté de Ocenaudio. Ocenaudio vous permettra en quelques clics d’analyser et de retravailler un fichier son pour par exemple pratiquer du découpage, visualiser le spectrogramme de celui-ci ou faire de l’égalisation en live.

Ocenaudio permet aussi de faire de la sélection multiple de passages, supporte les plugins VST (virtual studio technology) qui permettent d’appliquer des effets sonores directement et sait parfaitement gérer les gros fichiers sans exploser la mémoire de votre ordinateur.

>>> Source & Suite sur : http://korben.info/ocenaudio-un-editeur-audio-gratuit-pour-linux-osx-et-windows.html

Interopérabilité : la justice européenne adoucit la peine contre Microsoft

La justice européenne a condamné Microsoft à payer une amende historique, 860 millions d’euros, pour avoir entravé la concurrence entre octobre 1998 et octobre 2007. Le montant a été légèrement revu à la baisse, mais l’essentiel de la décision de la Commission européenne a été confirmé.

Le verdict est tombé. Microsoft devra payer une amende de 860 millions d’euros pour avoir enfreint pendant des années le droit communautaire en matière de concurrence. Le Tribunal de l’Union européenne a en effet confirmé (.pdf) ce mercredi, pour l’essentiel, la décision prise il y a huit ans par la Commission. Seule satisfaction pour Microsoft, le montant de l’amende a été diminué.

>>> Source & Suite sur : http://www.numerama.com/magazine/23027-interoperabilite-la-justice-europeenne-adoucit-la-peine-contre-microsoft.html

 

Comprendre Boot to Gecko

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La Fondation Mozilla est connue pour Firefox, son navigateur internet libre et respectant les standards ouverts. Mais aussi pour Thunderbird, le gestionnaire de courriels libre trop souvent oublié du fait de l’importance des webmails,

Avec Firefox, l’organisation a participé, avec succès, au renouveau des navigateurs et à l’essor des standards libres. Il se trouve qu’elle a maintenant une nouvelle cible : les téléphones portables.

Les dérives d’Apple et de Google

Les smartphones d’Apple et de Google ont tout les deux les mêmes problèmes selon Mozilla : ils tracent l’utilisateur et l’enferme dans un écosystème verrouillé. Il n’y a qu’à voir les soucis éthiques de la firme Cupertino avec son Apple Store. Elle se réserve le droit d’accepter ce qu’elle souhaite sans prendre en compte les besoins et les libertés des utilisateurs. Quant à Android de Google, il se spécialise dans l’analyse, ou espionnage, du comportement des utilisateurs pour en tirer du sous.

Si on fait le parallèle avec le premier combat de la fondation lors de sa création : Mozilla voulait libérer les utilisateurs et améliorer le web, c’est maintenant les smartphones qu’elle veut libérer.

Tristan Nitot, ancien président de la Mozilla Europe et actuel évangéliste Mozilla, était à Pas Sage en Seine. Il nous a fait part de ses inquiétudes liées à l’utilisation des smartphones et des futurs intentions de sa fondation.

La réflexion

Tristan Nitot fait le parallèle entre les ordinateurs, le web et les smartphones.

Note : Faut s’accrocher, je vous explique ce que j’ai compris de son intervention. Si tout n’est pas clair, voyez les liens en bas de l’article, il y a la vidéo

Lors de l’acquisition d’un ordinateur, nous avons le choix entre Microsoft Windows, MacOS, GNU/Linux voire même BSD. C’est au choix de l’utilisateur même s’il est difficile de trouver des ordinateurs non soumis à la vente liée.

A l’utilisation, il y a toujours un choix : celui d’acheter un logiciel, de créer un logiciel ou de se servir d’un logiciel libre. En cas de mécontentement, l’utilisateur peut, au choix, attendre et acheter la future version du logiciel qui répondrait mieux à ses attentes, ou changer de crèmerie, ou participer à l’amélioration du logiciel. Il y a toujours cette importante notion de choix et de contrôle :

Il est est possible de prendre en main son destin numérique.

>>> Source & Suite sur : http://www.dadall.info/blog/index.php?post/2012/06/18/Mozilla-et-le-Mobile-:-Boot-to-Gecko

Shumway : Firefox et Flash divorcent

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Les utilisateurs avertis savent qu’il faut se méfier de Flash, que cette technologie privatrice véhicule non seulement du code privateur dans son ordinateur mais aussi des failles de sécurité.

Flash et Firefox

La fondation Mozilla a fait le choix du HTML5 face à Flash pour la lecture des vidéos sur la toile, mais il reste possible pour l’utilisateur d’installer l’extension malsaine d’Adobe.

Dans un souci de sécurité maximum, si l’on veut, le navigateur libre s’occupe déjà de vérifier les mises à jour des modules installés, et donc de Flash, dans le but, noble, de garder l’extension aussi à jour que possible. Ce n’est cependant pas assez.

La version 14 de Firefox apportera une nouveauté sympathique : les animations/vidéo/cochonnerie en Flashseront nativement désactivées. L’utilisateur devra autoriser, ou non, le lancement du monstre lors de sa navigation. Ne serait-ce que pour les utilisateurs de système libre ou d’une vielle machine, cela devrait apporter un confort de navigation sans nom. Flash est un sacré gouffre en ressources. En attendant la version 14,Flashblock est votre meilleur ami.

Maintenant, c’est Shumway

La fondation se lance sur une piste différentes des autres butineurs : quand ces derniers préfèrent isoler le faiblard dans une sandboxFirefox va essayer de l’émuler dans une machine virtuelle, vraisemblablement en javascript, loin de son navigateur.

>>> Source & Suite sur : http://www.dadall.info/blog/index.php?post/2012/06/12/Shumway-:-Firefox-et-flash-divorcent

La petite fille muette réduite au silence par Apple, les brevets, la loi et la concurrence

Maya est une petite fille de 4 ans qui ne peut pas parler.

Muette, jusqu’au jour où ses parents lui installent une application iPad qui lui permet pour la première fois d’entrer réellement en communication avec les autres.

Tout irait pour le mieux dans le meilleur de monde si cette application ne se trouvait pas attaquée par des concurrents pour viol de brevets et si Apple, sans même attendre la fin du procès, ne décida soudainement de retirer l’application de son store, avec toutes les terribles conséquences potentielles pour Maya et les autres enfants dans son cas.

Une histoire racontée par la mère de Maya. Une histoire nécessairement subjective et dans l’émotion, mais qui révèle une situation contemporaine où des logiques contradictoires finissent par mettre l’humain entre parenthèses…

PS : On vous épargnera le couplet affirmant péremptoirement qu’avec un logiciel libre sur plateforme libre cela ne se serait pas produit 🙂

Katie Tegtmeyer - CC by

Maya, réduite au silence

>>> Source & Suite sur : http://www.framablog.org/index.php/post/2012/06/14/silence-maya

UEFI en question

UEFI logo

L’UEFI, «interface micrologicielle extensible unifiée», est un sujet sur lequel LinuxFr.org vous informe régulièrement. Un nouvel épisode dans la mise en place progressive sur certains matériels de cette solution, accompagné de son «secure boot», mérite qu’on s’y attarde à nouveau un peu. Et ceci de manière factuelle.

UEFI et secure boot

UEFI et secure boot ne seront pas désactivables sur les matériels de type ARM pré-installés avec Microsoft Windows. Bien que posant des problèmes éthiques aux consommateurs, cela restera probablement anecdotique, dans la mesure où cela ne concerne que les smartphones et les tablettes Windows: soit une part de marché faible, et même avec un essor potentiel des tablettes Windows, cela ne concernera au final des matériels qui ont été spécifiquement prévus pour ce système. Faire booter un autre système dessus, même sans UEFI, ne constituera probablement pas un intérêt majeur, ni pour les industriels, ni pour les hackeurs, ni pour le consommateur. Néanmoins, il faudra rester vigilants, car si la situation sur ce marché évoluait, celle concernant l’UEFI évoluerait aussi.

>>> Source & Suite sur : http://clublinuxatomic.org/2012/06/12/uefi-en-question/

Red Hat va payer pour que Fedora puisse démarrer sur les ordinateurs “Secure Boot”

Red Hat va mettre la main à la poche pour acheter le certificat nécessaire au fonctionnement de la distribution GNU/Linux Fedora sur les matériels équipés du Secure Boot, qui est associé au BIOS UEFI. Un compromis technique en l’absence de mobilisation juridique pour contrer cette nouvelle tentative de Microsoft de verrouiller le marché des ordinateurs.

Windows 8 UEFI Red Hat BIOS

C’est par la voix de Matthew Garrett, développeur chez Red Hat, que l’on apprend que Red hat va payer l’achat d’un certificat auprès de Microsoft pour que la version 18 de Fedora puisse démarrer sur un ordinateur équipé d’un BIOS UEFI sur lequel le “Secure Boot” serait activé.

Mais ce n’est pas suffisant. Il faut également modifier le gestionnaire de démarrage pour que celui-ci soit conforme aux attentes d’un BIOS UEFI. Dans Fedora 18, ce travail sera assuré par la version 2 de GRUB. Pour éviter d’avoir à signer ce dernier et donc chaque mise à jour, Matthew Garrett évoque la possibilité d’ajouter une “couche” devant GRUB qui sera signée.

Cette solution reste peu satisfaisante et n’est qu’un pis-aller ; un compromis comme le reconnaît Matthew Garrett. Il s’agit de la réponse technique à un blocage technique. Il est évident que c’est juridiquement que le combat devrait être porté, car il ne s’agit ni plus ni moins que d’un retour en force de la vente liée entre un matériel et un logiciel. Le sujet n’est pas nouveau, je l’avais déjà évoqué il y a presque un an, et l’initiative lancée à l’époque n’avait pas motivé grand monde

>>> Source & Suite sur : http://philippe.scoffoni.net/red-hat-fedora-demarrer-ordinateurs-secure-boot/