OpenPGP

Pour rebondir sur mon billet de la semaine dernière, voici donc une petite présentation rapide d’OpenPGP :

OpenPGP est un format de cryptographie de l’Internet Engineering Task Force (IETF), normalisé dans la RFC 4880.

Ce standard décrit le format des messages, signatures ou certificats que peuvent s’envoyer des logiciels comme GNU Privacy Guard. Ce n’est donc pas un logiciel, mais un format pour l’échange sécurisé de données, qui doit son nom au programme historique Pretty Good Privacy (PGP).

Ce standard servait initialement au chiffrement et à l’authentification de courrier électronique, notamment décrits dans la RFC 3156.

Son utilisation a depuis été étendue à OpenSSH et au web sécurisé (TLS), grâce à des projets comme monkeysphere.

Il est aussi utilisé par des monnaies numériques à dividende universel.

Un peu d’histoire :

En 1991, Phil Zimmermann a développé un logiciel de chiffrement des courriels qui s’appelait PGP, destiné selon lui aux militants anti-nucléaires, pour qu’ils puissent organiser leurs manifestations.

Aujourd’hui, PGP est une entreprise qui vend un logiciel de chiffrement propriétaire du même nom. OpenPGP est le protocole ouvert qui définit comment fonctionne le chiffrement PGP, et GnuPGP (abrégé en GPG) est le logiciel libre, 100% compatible avec la version propriétaire. GPG est aujourd’hui beaucoup plus populaire que PGP parce que tout le monde peut le télécharger gratuitement, et les cyberphunks le trouvent plus fiable parce qu’il est open source. Les termes PGP et GPG sont fréquemment employés l’un pour l’autre.

Malheureusement, PGP est notoirement difficile à utiliser. Greenwald en a donné l’exemple quand il a expliqué qu’il ne pouvait pas dans un premier temps discuter avec Snowden parce que PGP était trop difficile à installer.

 

Comment l’utiliser ? Par exemple avec …

Enigmail : une extension pour Thunderbird pour sauver votre vie privée

Enigmail est une extension pour le client mail Mozilla Thunderbird qui vous assure la confidentialité de vos communications par courriel.

C’est une interface graphique pour l’utilisation du chiffrement GnuPG qui emploie la méthode cryptographique asymétrique, c’est un modèle basé sur l’utilisation d’une paire de clé.

La première est privée, protégée par un mot de passe dit complexe, ou passphrase, que vous devez garder absolument secrète, et ne jamais partager à quiconque.

La seconde, la clé publique, est à partager avec vos correspondants. Ainsi, les messages cryptés via cette clé vous étant envoyés par vos correspondants pourront n’être déchiffrés par vous, et seulement par vous, grâce à votre clé privée qui est le sceau nécessaire au déchiffrement du message.

Pour résumer, seul le détenteur de la clé privée peut décoder les messages encodés via la clé publique. Donc, pour vous écrire, votre interlocuteur utilisera votre clé publique, pour lui répondre, vous utiliserez la sienne.

 

Si pour vous le respect de la vie privée est important, je vous recommande donc d’utiliser cette extension & d’inviter vos contacts à en faire autant …

sam7

>>> Sources & plus d’infos sur :

 

Pourquoi le respect de la vie privée est important

… ou Le meilleur des mondes sera t’il pour demain ?

Pour débuter la nouvelle année, je vous invite à regarder cette vidéo très intéressante & instructive d’Alessandro Acquit, un économiste qui a réalisé une étude sur la vie privée et sur ses implications économiques dans le cadre des réseaux sociaux …

Dans une conférence TED, il explique pourquoi le respect de la vie privée est primordial et ce que l’on perd en la sacrifiant.

Je retranscrits ici sa conclusion & vous laisse méditer sur ces bonnes paroles :

« Il y a un auteur anglais qui a anticipé ce genre de futur dans lequel nous abandonnerions notre autonomie et notre liberté pour du confort. Plus encore que George Orwell, cet auteur est bien sûr, Aldous Huxley. Dans  » Le Meilleur des Mondes « , il imagine une société dans laquelle les technologies que nous avons créées à l’origine pour la liberté finissent par nous contraindre.

Toutefois, dans ce livre, il nous offre aussi une porte de sortie de cette société, semblable au chemin qu’Adam & Ève ont eu à suivre pour quitter le jardin. Selon les termes du Sauvage, retrouver l’autonomie et la liberté est possible, bien que le prix à payer soit élevé.

Je crois fermement que l’un des combats décisifs de notre époque sera le combat pour le contrôle des informations personnelles, le combat pour savoir si les Big Data peuvent devenir un vecteur de liberté plutôt qu’un moyen de nous manipuler à notre insu.

À l’heure actuelle, bon nombre d’entre nous ne savent même pas que le combat a commencé, mais c’est le cas, que ça vous plaise ou non. Et au risque de jouer les serpents, je vous dirais que les outils pour ce combat sont là, la conscience de ce qui est en train de se passer, et dans vos mains, à quelques clics seulement. »

***

Les technologies d’aujourd’hui permettent facilement de protéger sa vie privée (sur internet en particulier, puisque c’est le sujet) et un très grand nombre sont des logiciels libres dont vous avez sans doute déjà entendu parlé dans ce blog, dans mon shaarli, ou ailleurs …

Tout ceci me fait pensé à cette citation de François Rabelais dans Pantagruel :

« Sapience n’entre point en âme malivole, et

science sans conscience n’est que ruine de l’âme »

sam7

>>> Voici à toutes fins utile quelques liens « bonus » :

>>> Sources & vidéo sur :

>>> Plus d’infos sur :

La bureautique libre peine à séduire les entreprises

 

Une récente étude montre un recul de l’utilisation des suites bureautiques libres dans les entreprises. Un recul très marqué avec le passage de 13% à 5% seulement en l’espace de deux ans. Que s’est-il passé ces deux dernières années qui ait pu provoquer un tel recul ? La faute aux suites bureautiques ou la montée en puissance d’autres formes de bureautique plus adaptées aux besoins des utilisateurs ?

Panorama de la bureautique en entreprise

C’est le groupe Forrester qui publie quelques résultats issus de son étude sur l’adoption de la suite bureautique Microsoft Office 2013 et des alternatives existantes chez 148 de ses clients. Le panel est restreint et ne représente pas totalement le marché de l’aveu même de Forrester. Cependant, il permet de comparer l’évolution dans l’usage des suites bureautiques au sein du panel ce qui n’est pas dénué d’intérêts.

(…)

Sans grande surprise, c’est Office 2010 qui se taille la part du lion. Office 2013 la version qui lui succède a déjà pris une place significative et 36% des répondants ont prévu de migrer vers cette version. Cependant le rythme d’adoption est plus lent que pour Office 2010, car bien souvent le déploiement d’Office 2013 est concomitant à celui de Window 8. Une version que les entreprises ne sont pas pressées d’adopter.
Les suites bureautiques en ligne, Office 365 et Google Apps sont également bien représentées avec une préférence pour celle de Google. Ce dernier profite de la prime au premier. En la matière Microsoft a eu du mal à prendre le virage du web.

Quant aux suites bureautiques libres, elles pointent en quasi fin de classement à un petit 5%. OpenOffice devance légèrement LibreOffice, mais pour des raisons historiques je pense.  On constate globalement un passage à LibreOffice. Une transition qui ne s’est d’ailleurs pas toujours faite sans douleur. Les premières versions de la série 3 de LibreOffice ayant laissé aux utilisateurs une impression de régression en terme de stabilité par rapport à OpenOffice .

Si l’étude s’arrête là, je dirais que cette présentation du paysage informatique de la bureautique est cohérente avec ce que je croise dans les entreprises. Mais l’étude Forrester signale qu’en 2011 les suites bureautiques libres représentaient 13% des réponses. Soit un recul plus que significatif en deux ans. Comment interpréter ce chiffre ?

Le recul des suites bureautiques libres

Si dans le secteur public, les suites bureautiques libres semblent progresser malgré quelques revers, les entreprises restent plus réfractaires au passage vers les suites bureautiques libres. Les freins y sont tout aussi puissants, surtout les habitudes des salariés à changer. Un changement perçu par beaucoup de dirigeants comme n’apportant pas une plus-value significative pour l’entreprise. Mais les choix d’ordre politique ou éthique ont bien moins de prises dans le secteur privé.

La montée en puissance de la demande d’applications en ligne est aussi un frein à la progression de la bureautique libre. Pourtant l’annonce de l’arrivée d’une version web de LibreOffice court depuis 2011 et a été réaffirmée il y a encore une an, mais depuis plus la moindre information sur l’avancée de ce projet. Il est probable qu’il s’agisse d’un important chantier qui nécessite beaucoup de développements et donc de moyens financiers.

Cependant au vu des usages et attentes des utilisateurs surtout en entreprise, c’est un manque important qui ne peut que freiner davantage l’adoption d’une bureautique libre surtout dans les petites structures. Il existe néanmoins des solutions comme les services proposés par DotRiver par exemple.

Fin de vie d’Office 2003

Il faut alors des contextes bien particuliers pour arriver à rendre acceptable une migration. A ce jour c’est le contexte de fin de vie d’Office 2003 qui est le plus favorable à une adoption des suites bureautiques libres. Le passage à Office 2013 implique un changement à la fois dans les habitudes de travail des utilisateurs à cause de l’évolution de l’interface, mais aussi dans les formats de documents.

Ce dernier point est en revanche moins générateur de freins que le premier. LibreOffice et son interface “traditionnelle” déroutent moins les utilisateurs qu’Office 2013. Mais c’est une opportunité de migration qui se referme à la vitesse “Grand V”.

Montée en puissance d’Office 365

L’offre Office 365 intègre à la fois une messagerie et les licences de tous les logiciels Microsoft. C’est une arme redoutable. Plusieurs de mes clients m’ont déjà sollicité pour étudier son utilisation. Il est vrai qu’à 12,30€HT par utilisateur et par mois, le pack est plus qu’intéressant : une boîte mail Exchange de 25Go, la possibilité d’installer la suite Office complète sur cinq postes différents pour un même utilisateur (celui de l’entreprise et de la maison par exemple) et l’accès aux autres outils de Microsoft comme Lync, Sharepoint ou encore Skydrive.

Une solution de bureautique collaborative très complète et qui répond en très grande partie aux besoins des petites structures en matière d’informatique collaborative. Il n’existe aucune offre équivalente à base de logiciel libre à ce jour.

Bien entendu, que se passe-t-il le jour où l’on ne peut plus payer son abonnement ? Probablement, une fin précipitée pour l’entreprise en question privée d’outil de travail. On opposera que le jour où l’entreprise ne peut plus payer ces 12,30€, la fin est de toute façon inéluctable.

Le secteur public, planche de salut ?

Dans ce contexte, le développement des suites bureautiques libres risque de demander encore pas mal d’efforts et de stagner dans le domaine des entreprises. Peut-être le salut viendra-t-il du secteur public et d’un investissement financier et humain significatif de ce dernier que ce soit en France ou à l’étranger.

On notera l’arrivée du groupement interministériel MIMO (Mutualisation interministérielle pour une bureautique ouverte) dans le comité consultatif de The Document Foundation. Ce groupement représente environ 500 000 utilisateurs de bureautique libre dans notre administration.

L’autre planche de salut passe aussi par l’innovation et la proposition de fonctionnalités “originales”. Si l’on pouvait disposer de fonction d’édition collaborative en mode pair à pair simple à mettre en œuvre, voilà qui apporterait une potentielle “killer feature”. Il existe déjà une fonctionnalité de ce type dans Calc du moment que les deux utilisateurs ont accès au même document sur un système de fichier partagé. Ce qui limite l’usage au travers d’internet qui reste le support universel pour le travail collaboratif.

 

>>> Source & plus d’infos sur : http://philippe.scoffoni.net/bureautique-libre-seduire-entreprises/

Quand on teste des distributions…

Il y a ceux qui ont trouvé la distribution qui comble tous leurs désirs et au mieux ne font que les mises à jour…
… et d’autres, qui changent de distributions comme de chemise en quête du Graal ultime (en attendant le suivant).

Entre les deux, il y a l’utilisateur moyen qui ne se satisfait à peu près de ce qu’il a ou hésite lors d’un passage à une nouvelle version parce que mine de rien tout migrer prend quand même du temps mais au bout de deux ans, il faut quand même penser à se mettre à la page.

Enfin, il y a aussi les contraintes techniques (tels périphérique/composant un peu capricieux ou mal reconnu) et les difficultés à changer ses habitudes de travail avec des environnements de bureaux qui ne cessent de changer.

Pour autant, aller voir ailleurs permet parfois de trouver de bonnes idées (un utilitaire sympa ou un logiciel mieux adapté à nos besoins, des thèmes d’icône ou de fenêtres alléchants)…
… ou de se conforter dans l’idée que l’on a déjà ce qu’il faut à la maison.

Maintenant, pour tester, il y a plusieurs solutions et je dirais surtout plusieurs niveaux : du simple aperçu à l’utilisation pour de vrai.

La première méthode et la plus simple est de télécharger un live de la distribution qui a piqué notre curiosité.
Depuis que j’ai découvert l’utilitaire multisystem, je m’en donne à coeur joie ; il suffit d’une clé USB (fini les CD/DVD à graver et lents à charger) et on peut y mettre autant de distribution que la clé nous permet d’en mettre, un grub est généré automatiquement, ensuite, il n’y a plus qu’à configurer le BIOS pour démarrer dessus et c’est parti pour une petite exploration sans rien avoir à toucher à son système. Cela permet de se faire une petite idée et de voir les éventuels problèmes et plantages.

Une autre façon de tester est d’utiliser une machine virtuelle, mais je n’ai jamais testé, je vous invite par contre à suivre les test de Fred Bezies qui se mange pas mal de distributions et donne son avis sans concessions.

Cependant, je trouve que se limiter à l’installation et un rapide tour d’horizon pour dire que telle distribution n’est pas terrible parce que son installateur est comme ceci, les icônes comme cela et la version de tel logiciel pas très récente, c’est un peu léger. Pas inutile, mais pas fondé sur les critères qui sont les miens. Car l’installation, ce n’est qu’une minime partie de l’utilisation et ce n’est pas fondamental pour autant que ça marche, ensuite, il y a toujours moyen de personnaliser l’apparence et d’installer des versions plus récentes des logiciels.
Pour moi, le plus important, c’est la prise en compte des contraintes matérielles (composants, cartes et périphériques qui fonctionnent), la stabilité du système à l’utilisation (sans trop de plantage et de messages d’erreurs dans tous les sens) dès qu’on a commencé à bidouiller pour adapter la distribution à ses besoins et enfin la praticité d’utilisation qui dépend en fait des habitudes prises sur les précédents systèmes utilisés.
Vous allez peut-être me dire qu’aller trifouiller le système, ce n’est pas tout le monde qui le fait, mais si on a choisi les logiciels libres c’est quand même bien parce qu’on en a envie et la preuve, c’est que vous êtes en train de lire ces lignes.

Alors pour aller à ce niveau de test, c’est un peu plus compliqué. Enfin, disons que ça prend plus de temps et que cela demande une utilisation réelle du système jusqu’au moment où l’on se rend compte qu’il n’est pas adapté à ses besoins ou qu’on l’a cassé parce qu’il nous faut absolument telle version de paquet mais qu’avec les dépendances et tout le machin, on a fini par tout casser ; mais ce n’est pas grave, ce n’était que du test.
Donc, ce que je fais, c’est que sur toutes mes machines, j’ai au moins 3 ou 4 partitions réservées à différentes distributions (ou versions) : celle qui fonctionne et celles que j’essaye de faire fonctionner selon mes souhaits avant de basculer définitivement. Cette bascule finale se traduit par le système par défaut lancé par grub (je ne suis pas tout seul à utiliser les ordinateurs à la maison) donc lorsque j’installe une distribution, dans la mesure du possible, je n’installe pas grub mais je me contente d’un update-grub depuis mon système courant.

Voilà ma façon de procéder, j’espère que cela vous aura donné des idées si vous voulez aussi vous y mettre ou si changer de distribution vous fait un peu peur.

>>> Source sur : http://alterlibriste.free.fr/index.php?post/2013/10/21/Quand-on-teste-des-distributions…

Le chiffrement, c’est maintenant

Internet est dans un sale état. Tout cassé, fragmenté, explosé en parcelles de territoires dont des géants prédateurs se disputent âprement les lambeaux : Google, Apple, Facebook, Amazon, et tous ceux qui sont prêts à tout pour ravir leur monopole ne voient en nous que des profils rentables et dans nos usages que des consommations. La captation par ces entreprises de nos données personnelles a atteint un degré de sophistication auquel il devient difficile d’échapper.

Mais désormais une autre menace pèse sur tous les usagers du net, celle de la surveillance généralisée. Sans remonter aux années où était révélé et contesté le réseau Echelon, depuis longtemps on savait que les services secrets (et pas seulement ceux des pays de l’Ouest) mettaient des moyens technologiques puissants au service de ce qu’on appelait alors des « écoutes ». Ce qui est nouveau et dévastateur, c’est que nous savons maintenant quelle ampleur inouïe atteint cette surveillance de tous les comportements de notre vie privée. Notre vie en ligne nous permet tout : lire, écrire, compter, apprendre, acheter et vendre, travailler et se détendre, communiquer et s’informer… Mais aucune de nos pratiques numériques ne peut échapper à la surveillance. et gare à ceux qui cherchent à faire d’Internet un outil citoyen de contestation ou de dévoilement : censure politique du net en Chine et dans plusieurs autres pays déjà sous prétexte de lutte contre la pédopornographie, condamnation à des peines disproportionnées pour Manning, exil contraint pour Assange et Snowden, avec la complicité des gouvernements les systèmes de surveillance piétinent sans scrupules les droits fondamentaux inscrits dans les constitutions de pays plus ou moins démocratiques.

Faut-il se résigner à n’être que des consommateurs-suspects ? Comment le simple utilisateur d’Internet, qui ne dispose pas de compétences techniques sophistiquées pour installer des contre-mesures, peut-il préserver sa « bulle » privée, le secret de sa vie intime, sa liberté de communiquer librement sur Internet — qui n’est rien d’autre que la forme contemporaine de la liberté d’expression ?

Oui, il est difficile au citoyen du net de s’installer un réseau virtuel privé, un serveur personnel de courrier, d’utiliser TOR, de chiffrer ses messages de façon sûre, et autres dispositifs que les geeks s’enorgueillissent de maîtriser (avec, n’est-ce pas, un soupçon de condescendance pour les autres… Souvenez-vous des réactions du type : « — Hadopi ? M’en fous… je me fais un tunnel VPN et c’est réglé »).

Aujourd’hui que tout le monde a compris à quelle double surveillance nous sommes soumis, c’est tout le monde qui devrait pouvoir accéder à des outils simples qui, à défaut de protéger intégralement la confidentialité, la préservent pour l’essentiel.

Voilà pourquoi une initiative récente de la Fondation pour la liberté de la presse (Freedom of the Press Foundation) nous a paru utile à relayer. Encryption works (« le chiffrement, ça marche ») est un petit guide rédigé par Micah Lee (membre actif de l’EFF et développeur de l’excellente extension HTTPS Everywhere) qui propose une initiation à quelques techniques destinées à permettre à chacun de protéger sa vie privée.

Nous (FRAMABLOGvous en traduisons aujourd’hui le préambule et publierons chaque semaine un petit chapitre. Répétons-le, il s’agit d’une première approche, et un ouvrage plus conséquent dont la traduction est en cours sera probablement disponible dans quelques mois grâce à Framalang. Mais faisons ensemble ce premier pas vers la maîtrise de notre vie en ligne.

>>> Source & suites & plus d’infos sur :

Soutenez la Quadrature du Net – Message de Jérémie Zimmermann à Framasoft

« Framasoftienne, framasoftien… » Dans ce court message vidéo, Jérémie Zimmermann s’adresse ici directement à notre communauté (c’est-à-dire à vous) pour nous expliquer en quoi il crucial de soutenirl’action et le développement actuel de la Quadrature du Net.

On compte sur vous (et n’hésitez pas à faire passer à votre voisin(e)).

 

(Téléchargement : MP4WebMOgg et Torrent)

Soutenir la Quadrature du Net

En remerciement de votre don, vous obtiendrez un « Pi-xel » de la couleur de votre choix 🙂

Utiliser Startpage en mode personnalisé avec firefox

Pour le plaisir de ne pas partager avec les entreprises PRISMatiques américaines toutes ses recherches sur le web, voici une petite astuce simple à connaître et facile à mettre en place, qui va vous permettre de changer votre moteur de recherche par défaut pour celui deStartpage, nettement plus efficace pour protéger votre vie privée. Startpage est propulsé par ixquick, et la différence entre les deux provient du fait que Startpage fait une requête vers Google et l »anonymise avant d’afficher les résultats. Ixquick est un moteur de recherche plus indépendant.

Image de NeoSting sous licence CC-By

Rappelons-le, Les Profilers du Web enregistrent toutes vos requêtes, et établissent des profils « génétiques » très précis. Ces profils peuvent servir à vous identifier pour définir si vous êtes un un terroriste en puissance. Ils peuvent aussi servir à connaître, entre autres, tous vos détails intimes (religion, sexualité, santé…) afin de mieux cibler les annonces publicitaires que vous voyez.

Pour éviter ça, rendez-vous sur cette page, dédiée à la configuration de vos préférences de Startpage. Une fois les réglages établis, cliquez sur le bouton « Generate URL » pour obtenir une URL de base, propre à vos préférences. Voir aussi la FAQ.

Ensuite, ouvrez Firefox, et écrivez dans la barre d’adresse :

about:config

Cherchez le terme « Keyword URL« , et double-cliquez sur la ligne clé. Qu’importe que le champ soit vide ou pas, remplacez-le par votre nouvelle URL obtenue juste avant. Cliquez ensuite sur « enregistrer les préférences » sur Startpage. Vous pouvez aussi et sinon utiliser le bouton pour « installer le module personnalisé », ce qui aura pour effet d’ajouter Startpage à la liste des moteurs de recherche en haut à droite de Firefox, avec vos préférences. Vous pouvez même cumuler deux type recherche en gardant la personnalisée dans la liste des moteurs de recherche et en mettant dans about:config l’URL de base en HTTPS et en français, à savoir celle-ci :

https://startpage.com/do/search?language=francais&cat=web&query=

Pour rappel, je vous avais aussi expliqué une méthode similaire avec DuckDuckGo.

>>> Source sur : http://neosting.net/aide-tutoriel/startpage-utiliser-par-defaut.html

Quelle distribution choisir ?

Il y a tellement de distribution GNU/Linux que le choix est parfois difficile à faire … La première distribution à voir le jour fut (sans doute) Yggdrasil Linux en 1993 & ce fut en 1993 que Debian vit le jour … Nota :  Slackware, la plus ancienne distribution encore en activité aujourd’hui, est dérivée de cette distribution. Elle est aussi la première, longtemps avant les autres, à permettre un usage direct depuis le CD-ROM, sans installation préalable.

Selon l’usage que l’on souhaite faire de son ordinateur, le choix se portera sur l’une ou l’autre des très nombreuses distributions … et selon aussi les caractéristiques & l’âge de la machine sur laquelle vous compter l’installer, bien sûr 😉

Pour monsieur et/ou madame MICHU, utilisateur lambda, les distributions Ubuntu & Linux Mint sont vraisemblablement les plus recommandées en raison de leur simplicité & de leur offre logicielle, de leur documentation importante en français & de leur communauté.

Pour les geeks, les distributions Fedora, Archlinux, Slakware ou encore Gentoo sont vraisemblablement les plus indiquées en raison de leurs avancées technologiques, de leur technicité & complexité … à la pointe des dernières nouveautées … certaines même sont en rolling release.

Pour les administrateurs systèmes, les distributions CentOS, Ubuntu server & Debian sont les références en raison de leurs robustesse & fiabilité, même si les versions des logiciels utilisés ne sont pas les dernières.

Pour les utilisateurs de vielles machines, il existe des distributions comme Lubuntu, Dann Small Linux, Toutoulinux et bien d’autres recommandées en raison de leur légèreté …

Il existe tellement de distributions que vous trouverez vraisemblablement celle qui vous convient en fonction de l’usage que vous en ferez & du matériel sur lequel vous l’installerez.

Quel environnement de bureau choisir ?

Il y a tellement d’interfaces graphiques sous Linux que le choix est parfois difficile à faire … Le premier environnement de bureau à voir le jour fut KDE en octobre 1996 & ce fut en août 1997 que Gnome vit le jour … La liste est longue des gestionnaires de fenêtres & d’environnements de bureaux qui ont fait leur chemin depuis … d’ailleurs, j’en ai déjà présentés certains il y a quelques semaines si vous vous souvenez bien.

Certains sont légers, d’autres demandent plus de ressources mémoire … d’autres encore sont des forks des deux premiers …

Certains sont simples d’utilisation, d’autres demandent quelques connaissances pour les maîtriser … en fait, il y en a pour tous les goûts, c’est ça qui est bien …

C’est ce qui fait la richesse & la force du libre : la liberté de choix parmi les nombreuses possibilités proposées, mais c’est aussi un inconvénient car les cohabitations sont parfois difficiles en raison de problèmes de compatibilité car les API utilisées par ces différents environnements sont différentes. Et il en est de même avec les différents gestionnaires de logiciels & les différents formats de paquets (.deb & .rpm par exemple).

Il y a même des problèmes de rétrocompatibilité … parfois on pourrait se demander s’il n’aurait pas mieux valu « tout miser » dès le début sur un seul environnement & une seule distribution … mais il est trop tard !

Peut-être l’arrivée des jeux sous Linux avec Steam sous Ubuntu & le bureau Unity permettra de « favoriser/répendre » cette distribution & ce bureau ?

Quelques enseignements à tirer de la disparition de Google Reader

Scénario d’horreur il y a quelques semaines dans le monde du web : Google va stopper tout net son lecteur de flux RSS vedette, Reader.

Sans traîner d’ailleurs, puisque tout ça doit s’achever au 1er juillet.

Des milliers de blogueurs / journalistes / veilleurs se trouveront alors orphelins de leur outil de travail quotidien. On ne compte plus les articles sur le sujet, partagés souvent entre la rage, l’incompréhension, ou encore l’annonce de sa plus grande méfiance envers le géant Google (avant de se jeter sur Keep à peine quelques jours plus tard, mais c’est une autre histoire).

Sans compter les innombrables articles proposant déjà les meilleures alternatives à Google Reader.

Si je ne me suis pas encore exprimé sur le sujet, c’est parce que comme tu peux t’en douter, le secteur risque de fortement bouger dans les mois à venir.

Entre les annonces respectives de Feedly que j’aime beaucoup en version mobile, Digg qui a apparemment décider de se jeter dans l’arène, un éventuel retour à mes premiers amours avec Netvibes, ou le passage à une alternative libre,  il me semble encore bien trop tôt pour prendre une décision.

En revanche, à présent que la douleur du coup de massue s’estompe, il est sans doute temps de tirer quelques enseignements de cet événement.

Voici ce que j’en pense…

  • Les fournisseurs de services font ce qu’ils veulent
  • Restons toujours informés des portes de sortie
  • Soyons toujours au courant des alternatives… et soutenons les !
  • Apprenons a avoir une certaine souplesse avec les outils que nous utilisons
  • Un argument de poids pour les logiciels libres ?

 

***

Personnellement, sans jouer un numéro d’équilibriste entre un extrême et un autre, je pense que je continuerai à utiliser indifféremment des logiciels libres ou des logiciels propriétaires, en choisissant simplement l’outil correspondant le mieux à mes besoins. Sans m’interdire pour autant de regarder avec intérêt ce qui se passe ailleurs.

Mais je peux t’assurer que je serais d’autant plus vigilant sur tous les aspects que je viens de te citer.

La même chose pour toi ?

>>> Source & plus d’infos sur : http://coreight.com/content/enseignements-disparition-google-reader