La petite fille muette réduite au silence par Apple, les brevets, la loi et la concurrence

Maya est une petite fille de 4 ans qui ne peut pas parler.

Muette, jusqu’au jour où ses parents lui installent une application iPad qui lui permet pour la première fois d’entrer réellement en communication avec les autres.

Tout irait pour le mieux dans le meilleur de monde si cette application ne se trouvait pas attaquée par des concurrents pour viol de brevets et si Apple, sans même attendre la fin du procès, ne décida soudainement de retirer l’application de son store, avec toutes les terribles conséquences potentielles pour Maya et les autres enfants dans son cas.

Une histoire racontée par la mère de Maya. Une histoire nécessairement subjective et dans l’émotion, mais qui révèle une situation contemporaine où des logiques contradictoires finissent par mettre l’humain entre parenthèses…

PS : On vous épargnera le couplet affirmant péremptoirement qu’avec un logiciel libre sur plateforme libre cela ne se serait pas produit 🙂

Katie Tegtmeyer - CC by

Maya, réduite au silence

>>> Source & Suite sur : http://www.framablog.org/index.php/post/2012/06/14/silence-maya

Une distribution Linux spéciale auto-hébergement

Une distribution Linux spéciale auto-hébergement

Il ne s’agit pas d’un test car je n’ai pas l’intention de le faire mais de vous indiquer un projet à suivre, yunohost qui démarre sur de bonnes bases. Yunohost est une distribution Linux dédiée à l’auto-hébergement basée sur une debian ce qui est une bonne base, même une preuve de bon goût. Le fait de choisir une distribution debian c’est conserver la possibilité d’avoir la liberté de la bricoler à volonté, et par le fait ne pas rester enfermé dans des fonctionnalités limitées comme c’est parfois le cas avec des distributions très spécifiques type Ipfire par exemple. Ensuite, une interface web pour réaliser les opérations de base comme la création des comptes, enfin une intégration de logiciels dont le choix n’a pas l’air trop mauvais, roundcube et owncloud ou jappix pour faire son serveur jabber.

Même si, en France, les débits en upload sont tellement scandaleux, l’auto-hébergement reste quand même une solution à moindre coût pour mettre en ligne son petit coin d’Internet, loin de toute contrainte de censure ou de dépendance avec une société tierce (et probablement américaine).

Mais se lancer dans l’administration serveur, ce n’est malheureusement pas la tasse de thé de tout le monde. Alors comment faire pour (je cite):

  • S’émanciper de plates-formes privées.
  • Devenir le propriétaire et le responsable de vos données.
  • Lutter contre la restriction de vos libertés d’échange et d’expression.
  • Contribuer à l’indépendance et à la neutralité d’Internet.

Et bien c’est à ça qu’on tenté de répondre les petits gars de la distribution Linux YunoHost (Why you no host ?), qui ont modifié une distribution Debian pour en faire une distribution destinée à l’autohébergement. Plus besoin de Gmail quand on a Roundcube. Plus besoin de Facebook quand on a Jappix ou plus besoin de Dropbox quand on a Owncloud… YunoHost est encore à l’état de beta, et les possibilités de customisation encore un peu jeune, mais la distribution intègre d’ores et déjà de nombreux composants …

… Et le paramétrage se fait très simplement via une interface graphique au poil. Espérons que cette bonne idée voit ses rangs de testeurs et de développeurs grossir et que les gens commencent à l’adopter en masse pour se sortir des contraintes liées à l’utilisation de « trop » nombreux services tiers.

Si l’on ne peut que se réjouir de voir émerger des solutions pour s’affranchir de la foison des sites propriétaires qui font leur apparition et qui invitent les gens à disperser leurs données à travers l’internet, les auteurs de ces solutions doivent réfléchir en terme d’offre globale et ne pas se limiter qu’à l’hébergement pour proposer un vrai tout en un, car la moralité c’est que pour moi l’auto-hébergement n’a de sens que si ce que vous diffusez peut être planté pendant 1 mois sans vous créer de véritable problème.

Besoin d’une démo ? C’est par ici… Et pour tout le reste, c’est par là.

>>> Sources & plus d’infos sur :

Copier, coller, respirer !

Déformer, détourner, transformer, partager : le remix et le mashup nous enrichissent, à l’image de ces festivals consacrés à ces pratiques amateurs. Jusqu’aux frontières du légal aussi, vu que le droit d’auteur n’a pas été inventé pour amuser la galerie. Entre « droit moral » et « liberté d’expression », choisis ton camp !

Avec un festival qui s’ouvre ce week-end à Paris et une disposition législative innovante en cours d’adoption au Canada, cette semaine va être placée sous le signe du mashup et du remix.

Ces pratiques amateurs emblématiques ont également été à l’honneur lors de la campagne présidentielle, avec les remix d’affiches électoralesde débats télévisés ou de photographies d’hommes politiques. Mais malgré leur développement, elles continuent pourtant à se heurter aux rigidités d’un droit d’auteur mal adapté pour les accueillir.

Petit tour d’horizon des tensions et innovations juridiques en matière de mashup et de remix !

Partage + images = partimages

Ce week-end à partir de vendredi, vous pourrez participer à la seconde édition du MashUp Festival Film, organisée par le Forum des Images. La première édition s’était déjà avérée particulièrement stimulante, avec une exposition vidéo consacrée au phénomène, un marathon de mashup opposant plusieurs équipes pendant deux jours et plusieurs tables rondes, dont l’une avait porté sur les difficultés juridiques soulevées par ces pratiques amateurs.

Car combiner des sons, des images et des extraits de vidéos pour créer une nouvelle oeuvre se heurte en principe aux limites du droit d’auteur, qui interdit que l’on reproduise ou que l’on modifie une oeuvre protégée sans l’autorisation du titulaire des droits, hormis dans le cas d’exceptions limitées comme la parodie ou le pastiche, qui ne sont souvent pas adaptées aux pratiques numériques actuelles.

Cette année pour contourner cette difficulté et organiser un concours de mashup dans un cadre juridique sécurisé, le Forum des Images a eu l’idée de mettre en place un dispositif original, en utilisant les licences Creative Commons.

>>> Source & Suite sur : http://owni.fr/2012/06/20/copier-coller-respirer/

ACTA song #fetedelamusique

 

Si tu peux la refaire mieux que dans cette triste performance, ne te gêne pas, personne ne viendra te faire un procès :)

C#m / / / F#m C#m A G#
G#m / E A

Viens donc ici petit canaillon
que je te tire les oreilles, que je te fasse frire
tu mets en danger la création
crois-tu vraiment qu’on puisse en rire.

Très chère Madame c’est un peu triste
votre enfant est un dangereux terroriste
qui colorie sans la moindre licence
les personnages de son enfance

Monsieur le juge je vous en supplie
un peu de clémence un sursis
Nous ferons amende honorable
Soyez grand et charitable
C’est un enfant innocent
En un tweet comme en cent
Comment peut il refaire sa vie
Si on l’assassine aujourd’hui?

Très chère Madame il est un peu tard
pour se soucier du sort du moutard
Que n’avez vous point acheté
tous ces albums et dvd

Nous travaillons dur pour vous fournir
de quoi le divertir et l’abrutir
tout ceci madame a un prix
bien plus important que votre vie

Monsieur le juge c’était en classe
qu’ils apprenaient à colorier
La maîtresse a même mis en place
des outils pour collaborer
Partager leurs oeuvres leur travail
Et ensemble progresser
Personne ne pensait à mal
et surtout pas à un procès

C’est bien Madame de collaborer
Je note que vous aurez dénoncé
L’instigatrice du complot
J’envoie la brigade aussitot

Le blog de l’école est fermé
ordinateurs saisis maîtresse écrouée
la société est rassurée
les ayants droits sont protégés

 

>>> Source sur : http://jeromechoain.wordpress.com/2012/06/21/acta-song-fetedelamusique/

Culture – Musiques Libres : échange avec Rico Da Halvarez

Rico da Halvarez est le fondateur de Dogmazic Musique-Libre, il a participé ou participe au groupe Loubia Dobb System et Tsunami Wazahari. Biographie partielle.

Jérémie Nestel est membre du collectif Libre Accès, il a été rédacteur en chef du livre La bataille Hadopi, il a fondé différentes radios web sociales, il mène différentes collaborations avec Joseph Paris, Bituur Esztreym, Michele Magema, Hervé Breuil…

Jérémie Nestel : Comment en es-tu venu à faire de la musique libre ?

Rico Da Halvarez : C’est pas si simple…
En 1993, nous fondâmes avec quelques potes le collectif v.n.a.t.r.c.?. À cette époque, musicien (bassiste), plasticien, étudiant en philo révolté par la prolifération d’une certaine forme d’art conceptuel pour le moins inepte et hermétique, je sympathisai avec des étudiants aux beaux arts de Bordeaux, ma ville natale, motivés comme moi pour réagir, mais « narquoisement » à ce fléau muséal, et le bouter hors des froments (sic).

Ce que je retiens surtout de cette époque, c’est la pratique d’un art en liberté, manifestement collaboratif, soucieux de la pierraille (sic), décomplexé, très prolixe et un zeste ironique.

>>> Source & Suite sur : http://linuxfr.org/news/musiques-libres-echange-avec-rico-da-halvarez

Fête de la musique (libre)

En ce jour de la Fête de la musique, il me paraissait important de vous rappeler les principaux sites de musique « libre » (cités dans le bandeau latéral de ce blog) … Il en existe quelques autres, mais avec ça, il y a déjà de quoi écouter et passer de bons moments 🙂

auboutdufil.com permet de découvrir des groupes de musiqueencore peu connus. Chaque morceau est passé en revue, une critique est rédigée, l’univers musical est défini. Vous pouvez voter chaque titre en écoute, partager vos découvertes à vos connaissances et permettre aux artistes talentueux de se faire connaître.

Pour ce faire, vous pouvez écouter et télécharger de la musique légalement et gratuitement. C’est possible grâce aux licences de libre diffusion creative commons ou art libre appliquées à chaque titre.
La musique est donc libre de droits mais soumise à certaines conditions d’utilisations qui sont indiquées par un lien vers le contrat creative commons.

La Fédération Boxson France vous souhaite la bienvenue et vous invite à :

boxson

L’esprit propre à l’art est celui de l’échange et du partage, loin des concepts mercantiles si répandus autour de nous et entretenus par les industriels de la culture. Le copyleft, c’est enrichir ses créations, c’est offrir sa créativité, c’est valoriser ce qui n’a pas de prix.
Les acteurs du milieu commercial et économique essaient de nous faire oublier la motivation originale de la musique, le plaisir, pour le remplacer par l’argent. Mais aussi longtemps que nous aimerons la musique, nous n’oublierons pas !
Z’etes pas d’accord ? Alors vous aussi, libérez la culture ! Ca commence tout de suite avec la musique…

MUSIQUE LIBRE, POURQUOI ? COMMENT ?

Chaque jour sur Dogmazic.net des artistes et des labels vous proposent de découvrir leur musique.

Ces musiques, vous pouvez sans aucune contrainte les écouter, les télécharger, et surtout les partager, que ce soit avec vos amis, ou via des réseaux peer to peer…

Ainsi, vous découvrez et faites découvrir à votre entourage de nombreux artistes indépendants.

MAIS, EST-CE LÉGAL ? ON ENTEND PARTOUT QUE C’EST INTERDIT DE TÉLÉCHARGER DE LA MUSIQUE…

Tout à fait légal ! Les auteurs et compositeurs des musiques que vous découvrirez sur Dogmazic.net vous donnent le droit de partager et rediffuser leurs œuvres. Cette autorisation est tout ce qu’il y a de plus légal : c’est du droit d’auteur.

COMMENT EST-CE POSSIBLE ?

Tout est écrit dans la licence ! Une licence, c’est un texte juridique qui vous renseigne sur la nature des autorisations que vous accorde l’auteur.

Sur Dogmazic.net, les morceaux sont tous accompagnés d’une licence, comme la Licence Art Libre ou les licences Creative Commons.

Jamendo est un site web qui propose des albums de musique en téléchargement gratuit. Les musiciens, qui autorisent cette gratuité pour les internautes grâce aux licences ouvertes, peuvent, s’ils le souhaitent, être rémunérés grâce aux dons des utilisateurs, au partage de 50 % des revenus publicitaires de Jamendo, ou encore grâce à la vente de licences d’utilisation commerciales de leur musique.

Le site Internet Jamendo est l’un des principaux acteurs du mouvement des musiques libres en France, avec un positionnement annoncé comme « le Red Hat de la musique libre »…