Qu’est-ce qu’une œuvre libre ?

Sceau pour œuvres culturelles libres

Il est possible de télécharger beaucoup de sons et musiques légalement et gratuitement sur Internet. Mais, de même qu’un logiciel gratuit n’est pas nécessairement un logiciel libre, une œuvre gratuitement téléchargeable n’est pas nécessairement une œuvre libre…

Imaginons que vous prépariez un film et que vous cherchiez une musique pour l’agrémenter. Il va falloir vérifier non seulement que cette musique peut être intégrée à votre création, mais aussi qu’elle ne vous empêchera pas ultérieurement de diffuser votre film comme bon vous semble.

Pour cela, vous allez vous poser deux questions :

  • ai-je le droit seulement d’écouter ce morceau, ou puis-je le modifier (par exemple en l’intégrant à mon film pour le sonoriser) ?
  • pourrai-je ensuite le diffuser en même temps que mon film, y compris (qui sait ?) à des fins commerciales ?

Les quatre libertés

Ces questions sonnent sans doute familièrement à vos oreilles…

Revenons, en effet, à la définition du logiciel libre. Un logiciel est dit libre s’il offre les quatre libertés suivantes :

  1. la liberté d’utiliser le programme
  2. la liberté d’étudier le programme
  3. la liberté de faire et de redistribuer des copies du programme
  4. la liberté de modifier et de distribuer les versions modifiées du programme

Eh bien, de la même façon, une œuvre sera libre si elle offre ces quatre mêmes libertés (remplacez « le programme » par « l’œuvre » au paragraphe précédent).

>>> Source & Suite sur : http://libre-ouvert.toile-libre.org/index.php?article100/qu-est-ce-qu-une-oeuvre-libre

Brevet unitaire, une politique de l’autruche européenne

Le 30 mai 2012, le conseil Compétitivité de l’Union Européenne devait débattre du projet de brevet unitaire. Si le contenu des débats n’est pas connu, le résultat de cette discussion – l’absence de toute prise de décision commune – souligne à quel point ce dossier, mal ficelé, reste problématique. L’April renouvelle donc son appel au gouvernement et à Fleur Pellerin à rejeter le texte actuel. Elle demande également que le contenu des débats soit publié pour que toute la lumière soit faite sur les dangers du dossier.

Le brevet unitaire est un projet de la Commission européenne de création d’un titre de brevet unique pour 25 pays membres de l’UE, avec une juridiction unifiée qui serait seule responsable des litiges sur les questions de brevets. Si le principe d’un titre de brevet unique n’est pas problématique en lui-même, les conditions de sa mise en place sont source d’inquiétude pour l’April : le projet confie la gestion des brevets à l’Office européen des brevets, dont le lobbying en faveur des brevets logiciels est bien connu. De plus, la juridiction des brevets prévue serait composée exclusivement de juges « spécialisés » c’est-à-dire non pas des juges de métier mais à des acteurs du monde des brevets, donc issu du même microcosme, et sans qu’il puisse être fait appel à un tribunal judiciaire indépendant. En d’autres termes, une telle organisation reviendrait à faire qu’un petit groupe d’acteurs soit seul maître du droit des brevets, sans contrôle démocratique.

De très nombreux acteurs se sont positionnés contre ce projet, dangereux tant pour l’innovation, les entreprises, que pour le respect des équilibres démocratiques et des droits fondamentaux : entreprises, juristes, représentants de la société civile ont exprimé leurs inquiétudes. Au Danemark, une coalition rassemblant des partis de gauche comme de droite a annoncé qu’elle refuserait un éventuel accord sur le brevet unitaire, ce qui exigerait du gouvernement danois qu’il organise un référendum avant toute adoption du texte.

Concernant la position française, l’April a échangé sur le brevet unitaire avec des membres du cabinet de Fleur Pellerin, qui a confirmé les engagements pris dans sa réponse au questionnaire Candidats.fr contre les dangers du texte actuel. Suite à une note que nous leur avions envoyée, ils ont notamment garanti que la Ministre s’assurerait du respect de l’équilibre actuel et que le gouvernement continuerait de s’opposer aux pratiques actuelles de l’Office européen des brevets.

Difficile donc de prendre pour argent comptant les annoncées répétées de la Commission et de la présidence danoise du Conseil annonçant que le seul problème à régler reste la question du siège de la juridiction unifiée, ignorant donc tous les questionnements et mis en garde de nombreux acteurs. Malheureusement, l’absence de transparence sur le projet empêche d’en savoir plus : ni les positions officielles des différents pays, ni les débats, ni les documents de travail ne sont publics, ce qui empêche toute analyse plus approfondies. L’April a donc demandé communication de ces différents documents et appelle à plus de transparence afin que chacun puisse être réellement informé sur le projet en vigueur.

L’April rappelle donc les dangers soulevés par le brevet unitaire, et appelle le gouvernement français ainsi que les institutions européennes à publier les documents afin que toute la lumière soit faite sur ce dossier, mais aussi à rejeter le projet dans l’état actuel, car il représente un danger pour l’innovation et plus particulièrement pour les logiciels libres. Les prochaines discussions devraient avoir lieu dans le cadre du sommet européen du 28 et 29 juin 2012, il est donc encore temps d’agir.

>>> Source sur : http://www.april.org/brevet-unitaire-une-politique-de-lautruche-europeenne

Trouver des ressources sonores libres

Sceau des œuvres culturelles libres

Dans ce billet nous avons vu ce qu’était une œuvre libre.

Voici à présent une liste de sites proposant des ressources sonores libres (bruitages, boucles, échantillons, musiques). Celles-ci vous seront utiles pour sonoriser vos films par exemple.

Sans ordre particulier …

>>> Source & Suite sur : http://libre-ouvert.toile-libre.org/index.php?article101/trouver-des-ressources-sonores-libres

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Les gouvernements de l’UE poussent une alliance globale pour la censure du Net

Dans une décision adoptée à l’unanimité, les États membres de l’Union européenne ont décidé d’encourager l’usage généralisé de la censure de sites Internet, au prétexte de lutter contre la représentation d’abus sexuels sur mineurs. Cette initiative dangereuse doit être dénoncée, tant par les législateurs que par les citoyens : l’Europe ne peut pas abandonner son engagement à défendre l’État de droit en légitimant la censure d’Internet au niveau international.

Le Conseil de l’UE vient d’adopter ses conclusions sur une « alliance globale contre les abus sexuels sur mineur en ligne. » Dans un ajout de dernière minute, ce dernier appelle à :

« faciliter les mesures de suppression ou, lorsqu’approprié, le blocage de sites Internetdiffusant de la pédopornographie. » (traduction par nos soins)

À ce jour, grâce au Parlement européen, l’Union européenne a réussi à éviter de faire l’apologie du blocage de sites Internet dans la lutte contre les abus sur mineur, ces mesures étant inefficaces et même contre-productives. Le Parlement européen a même imposé d’importants garde-fous aux États membres qui avaient choisi d’employer ces mesures nationalement.

Cette nouvelle initiative marque une régression dangereuse : quels que soient les objectifs visés, le blocage de sites est extrêmement dangereux pour les libertés en ligne, conduit à la censure de contenus par ailleurs parfaitement légitimes, et viole les principes les plus élémentaires de l’État de droit.

« Il est stupéfiant de voir qu’aucun gouvernement de l’Union européenne ne s’est opposé à l’adoption de ces conclusions, qui légitiment la censure d’Internet partout dans le monde, et auront de ce fait des conséquences désastreuses pour les libertés en ligne. En dépit des fortes réserves exprimées par le Parlement européen, les gouvernements ont choisi d’imposer le blocage de sites en adoptant ce document. Une telle censure est inefficace pour résoudre ces problèmes, et ouvre la voie à d’autres attaques préjudiciables pour un Internet libre. Seule une mobilisation citoyenne permettra de mettre nos gouvernements devant leurs responsabilités et de protéger l’universalité d’Internet » déclare Jérémie Zimmermann, cofondateur et porte-parole de l’organisation citoyenne La Quadrature du Net.

>>> Source sur : http://www.laquadrature.net/fr/les-gouvernements-de-lue-poussent-une-alliance-globale-pour-la-censure-du-net