Synchroniser vos dossiers locaux/distants

Technologie

Avec un ami nous cherchions quelques logiciels pour garder certaines de nos informations synchronisées entre notre NAS et nos ordinateurs portables. Nous connaissions rsync, souvent utilisé par la ligne de commande, en vieux rootard que nous sommes. Nous nous demandions ce qui existait pour les utilisateurs moins avertis, ceux qui aspirent à la simplicité d’un clickodrome.

Voici un petit état de ce que nous avons testé, parfois rapidement, en puisant dans le lot des logiciels référencés par Framasoft.

Capivara / http://capivara.sourceforge.net/

Permet de synchroniser 2 dossiers locaux ou local/ssh/ftp.

DVCS-Autosync / http://www.mayrhofer.eu.org/dvcs-autosync

Tout comme Sparkleshare dvcs-autosync est basé sur git. La synchronisation est en fait un script en python qui vérifie les modifications sur le dossier à synchroniser

Fullsync / http://sourceforge.net/projects/fullsync/files/fullsync/

Le projet est un peu vieux (2005) mais étant en Java, il est logiquement multi-plate-forme.

Owncloud /  http://owncloud.org/

Owncloud propose un site en PHP qui offre un accès webdav aux données et un client pour synchroniser ces données avec les postes locaux. Il peut aussi stocker des contacts (via Carddav) et des calendriers (via Caldav) séparément et offre une interface web pour consulter le tout. On peut enregistrer plusieurs utilisateurs via le site web et il est possible de partager des fichiers (en lecture ou en lecture/écriture) via les autres utilisateurs de l’instance ou de rendre un fichier public (en lecture uniquement).

L’interface Web permet aussi de consulter directement les PDF, d’écouter les fichiers musicaux (via le greffon Flash) en créant des listes d’écoute et de faire des galeries de photos.

Sparkleshare /  http://sparkleshare.org/

Sparkleshare est basé sur Git pour synchroniser les dossiers et gérer l’historique des versions. Il suffit de Git et d’OpenSSH installés sur le serveur pour que cela fonctionne.

Syncany / http://www.syncany.org/

Syncany permet de chiffrer ses données avant l’envoi sur le serveur mais sa particularité réside dans les multiples possibilités de backend pour stocker les données sur le serveur. Il est en effet possible d’utiliser un autre fichier local, de l’IMAP, du FTP, du SSH/sFTP, du CIFS, différentes offres de stockage en ligne…

Synkron /  http://synkron.sourceforge.net/category/screenshots/

Interface élégante, semble pouvoir synchroniser plusieurs dossiers à partir d’une même source (un site web, un site de backup, et le NAS à partir de la zone de dév ?).

Unison /  http://www.cis.upenn.edu/~bcpierce/unison/download.html

Unison permet de synchroniser 2 dossiers locaux ou local/ssh. Pour ce dernier cas, il y a besoin d’une version d’Unison identique des deux côtés. Cela ne l’empêche pas de synchroniser avec des dossiers distants FTP/SMB via les lecteurs réseaux (sous windows) ou les points de montages (Linux/OSX).

>>> Source & plus d’infos sur : http://linuxfr.org/news/synchroniser-vos-dossiers-locaux-distants

Quels droits d’auteur lorsqu’un robot compose une musique ?

Faut-il accorder un droit d’auteur aux robots qui composent eux-mêmes leur propre musique ? Une question pas si idiote que cela…

Pourra-t-on encore dire que la création artistique est ce qui sépare l’humain de l’animal, et ce qui séparera l’humain du robot ? La société allemande Festo a fait la démonstration d’un ensemble symphonique entièrement robotisé, qui joue une mélodie (ou plutôt un thème dérivé) composée par ordinateur.

Du point de vue du droit d’auteur, l’interprétation pose le même genre de questions que la photographie réalisée par un singe dont nous avions parlé. Les oeuvres composées par des animaux ou des être humains sont-elles automatiquement dans le domaine public, faute d’avoir un auteur investi d’une « personnalité juridique« , ou peuvent-elles faire l’objet d’une appropriation par la personne qui possède l’animal ou la machine ?

>>> Source & Suite + vidéo sur : http://www.numerama.com/magazine/22526-quels-droits-d-auteur-lorsqu-un-robot-compose-une-musique.html

DuckDuck Go mise sur la collaboration pour améliorer ses réponses

Non content d’être l’une des meilleures alternatives à Google, DuckDuck Go offre désormais la possibilité aux développeurs d’améliorer son moteur de recherche. Ils peuvent créer des « goodies » répondant directement aux questions des internautes.

Lors de notre comparatif de 5 alternatives à Google, DuckDuck Go nous avait semblé être le moteur protégeant le mieux la vie privée, tout en offrant des résultats de recherche et des outils pertinents. Mais Google innove sans cesse, proposant régulièrement de nouvelles possibilités à ses utilisateurs. Pour rester dans la course, DuckDuck Go et les autres concurrents doivent donc en faire de même.

Le moteur au canard vient justement d’annoncer l’ouverture de sa plateforme permettant aux développeurs d’étendre ses capacités.

>>> Source & Suite sur : http://www.numerama.com/magazine/22510-duckduck-go-mise-sur-la-collaboration-pour-ameliorer-ses-reponses.html

Manuel sur les fontes libres enfin publié

Culture

L’association FlossManuals francophone vient de faire paraître en version papier son livre sur les fontes libres, jusqu’ici seulement accessible en ligne sur sa plate-forme.

Ce manuel est le premier du genre à documenter la création de fontes à l’aide de divers outils dont FontForge et Inkscape ainsi que le droit de la publication de logiciels de fontes. Il a été conçu dans les murs de l’école de graphisme libre ActivDesign par Elisa de Castro Guerra, présidente de l’association, dans le cadre d’un libérathon qui a rassemblé 6 spécialistes financés par l’Organisation International de la Francophonie (liste des auteurs), dont 3 membres de l’Association Francophone des graphistes libres.

>>> Source & Suite sur : http://linuxfr.org/news/manuel-sur-les-fontes-libres-enfin-publie

The MagPi, le premier Mag de la communauté pour le Raspberry Pi

Le petit ordinateur, récemment mis en vente au prix plancher de 25 ou 35 dollars, le Raspberry Pi au format carte de crédit et « toutes voiles dehors », se voit déjà doté de son premier magazine au format numérique grâce à sa communauté déjà grandissante et heureuse de pouvoir soutenir des projets libres comme celui-ci.

The MagPiprésenté sur le blog officiel du Raspberry Pi, est un petit magazine gratuit de quelques pages à intégrer ou à télécharger ; et c’est donc toujours bon à prendre ou à faire connaître. En plus, derrière ces quelques lignes éditoriales, certes, en anglais, ce magazine remplit déjà totalement la mission première de l’ordinateur qu’il vente, à savoir l’éducation, puisqu’un apprentissage sur les premières notions en python y est proposé. Voilà de quoi s’investir un peu pour patauger quelques lignes de codes. The MagPi refait un peu l’histoire aussi de cette merveilleuse aventure, et ajoute quelques tutoriels pour apprendre à créer un boot USB, en présentant les distributions RacyPy ou Debian. Du joli travail.

http://static.issuu.com/webembed/viewers/style1/v2/IssuuReader.swf

Le danger des brevets logiciels par Richard Stallman

Parmi les nombreux front où est engagé le Libre il y a celui complexe, épineux et crucial des brevets logiciels (dossier suivi notamment chez nous par l’April).

Voici la position de Richard Stallman, donnée lors d’une conférence en Nouvelle-Zélande.

Amine Ghrabi - CC by-nc

>>> Source & Suite sur : http://www.framablog.org/index.php/post/2012/05/02/danger-brevets-logiciels-stallman

Le rapporteur en charge des droits fondamentaux juge l’ACTA contraire aux valeurs démocratiques

Paris, 8 mai 2012 – Ce matin, l’eurodéputé Dimitrios Droutsas a présenté son projet de rapport relatif à l’impact de l’ACTA sur les droits fondamentaux devant ses collègues de la commission « Libertés publiques, justice et affaires intérieures » (LIBE) du Parlement européen. Ce projet de rapport, qui met clairement en exergue le danger que représente l’ACTA pour les droits fondamentaux et la démocratie, constitue un élément de plus qui doit conduire le Parlement européen à rejeter l’ACTA.

Le 26 avril, le Contrôleur européen des données personnelles (CEDP) présentait son second avis contre l’ACTA à la commission « Libertés publiques » (LIBE). Cet avis, qui démolit à nouveau l’accord, avait reçu un accueil très favorable de la part des membres de la commission.

Aujourd’hui, durant la présentation de son projet de rapport à la commission LIBE, le rapporteur Dimitrios Droutsas a à son tour démontré que l’ACTA représentait une menace pour les libertés fondamentales, et qu’il empêcherait tout débat démocratique sur la politique du droit d’auteur en Europe. Durant la réunion, alors qu’un grand nombre de membres de la commission insistaient pour que le rapport appelle fermement au rejet de l’ACTA, le rapporteur a consenti à y inclure une phrase affirmant l’incompatibilité d’ACTA avec la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, afin de préciser sa position.

>>> Source & Suite sur : https://www.laquadrature.net/node/5729

Cour de justice européenne : les fonctionnalités d’un programme d’ordinateur ne sont pas soumises au droit d’auteur

Le 2 mai 2012, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rappelé le mode d’application du droit d’auteur aux programmes d’ordinateur, dans un arrêt très clair SAS contre WPL. Elle rappelle notamment qu’un ayant-droit ne peut empêcher que d’autres entreprises proposent d’autres programmes avec les mêmes fonctionnalités et que chacun peut observer, étudier, tester le fonctionnement d’un programme dont il a légalement acquis la licence.

Cet arrêt a été rendu dans le cadre d’une question préjudicielle qui portait notamment sur l’applicabilité du droit d’auteur aux fonctionnalités des programmes d’ordinateur et sur le droit de l’acquéreur légitime d’une licence d’observer, étudier, tester le fonctionnement du programme d’ordinateur. La CJUE y explique que le droit d’auteur s’applique aux expressions du programme d’ordinateur, et non à une fonctionnalité, ni à un langage de programmation ou à un format de fichier de données pour exploiter certaines fonctions. En d’autres termes, elle rappelle que les idées sont de libre parcours, et qu’on ne peut donc prétendre appliquer un quelconque droit d’auteur à une idée : c’est seulement son expression qui est protégée. Elle souligne d’ailleurs que toute autre application du droit reviendrait à accorder un monopole sur les idées, ce qui, selon les termes mêmes de la CJUE, « reviendrait à offrir la possibilité de monopoliser les idées, au détriment du progrès technique et du développement industriel ».

Sur la deuxième question posée, le droit de l’acquéreur d’une licence d’observer, d’étudier, de tester le fonctionnement du programme d’ordinateur, la CJUE souligne que le droit européen interdit que les contrats de licence entraînent la monopolisation des idées et principes à la base d’un programme d’ordinateur. Elle en déduit donc que lorsque la société WPL a acquis des licences du programme, elle pouvait donc en observer, étudier, tester le fonctionnement, y compris sans l’accord de SAS. Par cet arrêt, la CJUE rappelle donc la possibilité d’étudier un programme dont on possède légalement une copie, y compris sans accord de l’auteur.

Si la Cour ne se prononce pas sur les questions de décompilation et d’ingénierie inverse (qui n’étaient pas applicables au cas d’espèce), elle vient cependant de mettre un coup d’arrêt aux tentatives d’étendre le champ du droit d’auteur pour obtenir un monopole sur des idées. Elle souligne l’importance du droit d’étudier, qui fait d’ailleurs partie des libertés du logiciel libre, et rappelle que cette possibilité est assurée pour l’ensemble des logiciels.

« Si les principes qu’ils énoncent ne sont pas nouveaux, cet arrêt est particulièrement important aujourd’hui, alors qu’on assiste à des tentatives de monopolisation des idées via les brevets logiciels », conclut Lionel Allorge, président de l’April. « Alors que le projet actuel de brevet unitaire tente de court-circuiter la CJUE, cet arrêt rappelle qu’une juridiction indépendante est essentielle pour assurer l’équilibre des droits ».

>>> Source sur : http://www.april.org/CJUE-fonctionnalites-dun-programme-dordinateur-se-sont-pas-soumises-au-droit-dauteur

Et si Twitter avait la même nature juridique que Wikipédia ?

Un article paru ce mois sur le site Forbes avance une hypothèse intéressante concernant la nature juridique de Twitter, qu’il rapproche de celle de Wikipédia.

L’auteur, Benoît Raphaël, prend comme point de départ les difficultés rencontrées par Twitter pour développer un modèle économique viable. Même si le réseau social est parvenu à dégager davantage de revenus cette année et si les analystes estiment qu’il pourrait devenir rentable en 2014, Benoît Raphaël pose la question qui fâche (je traduis) :

Mais à quel coût ? Jusqu’à quel point Twitter devra-t-il tordre son modèle pour devenir rentable ?

En effet, comme j’avais essayé de le montrer à partir d’une analyse de l’évolution de ses CGU, Twitter qui se présentait à l’origine comme un réseau ouvert et respectueux des droits de ses utilisateurs, s’est graduellement écarté de ce modèle, pour en finir en mars dernier par vendre deux années de ses archives à des sociétés anglaises de data mining spécialisées dans le marketing, en soulevant au passage un tollé.

Mais à côté de ces dérives, il faut bien reconnaître que Twitter a contribué à remodeler en profondeur les pratiques en ligne et qu’il contient une mine d’informations importantes pour rendre compte de l’histoire de ces dernières années. Et c’est là que Benoît Raphaël en vient à faire un parallèle intéressant avec Wikipédia

>>> Source & Suite sur : http://scinfolex.wordpress.com/2012/05/02/et-si-twitter-avait-la-meme-nature-juridique-que-wikipedia-eclats-de-s-i-lex/

Pourquoi la Culture est devenue le mouton noir de l’Open Data en France

La semaine dernière, un atelier Open GLAM s’est tenu au centre Pompidou, organisé par Wikimédia France et l’Open Knowledge Foundation, autour des questions de réutilisation des données et contenus culturels.

Constatant en France un certain nombre de blocages vis à vis de ces sujets, notamment sur le plan juridique“, ces deux organisations proposaient de rassembler des participants, issus à la fois d’institutions culturelles et d’associations œuvrant pour la libération des contenus, afin d’identifier les obstacles à la réutilisation des données dans ce secteur.

Black Sheep 1. Par Ionics. CC-BY. Source : Flickr

Dans ce cadre, il m’a été demandé de faire une présentation introductive, pour essayer de répondre à la question “Pour ou Contre l’ouverture des contenus et données culturels ?“, que je poste ci-dessous.

Je me suis attaché à essayer de montrer en quoi les données culturelles disposent en France d’un statut particulier au sein des informations produites par les administrations. Ce régime d’exception découle de la loi du 17 juillet 1978, qui aménage une “exception culturelle”, bénéficiant à un certain nombre d’établissements.

>>> Source & Suite sur : http://scinfolex.wordpress.com/2012/05/03/pourquoi-la-culture-est-devenue-le-mouton-noir-de-lopen-data-en-france/