Internet Cozy 1.0 « Snowden » Release, pour un meilleur web !

Nous rêvions d’un internet où nous n’aurions pas peur de compromettre notre vie privée à chaque fois que nous profitions d’un service, où nous n’aurions pas besoin de gérer ving-cinq comptes et mots de passe et où nous pourrions faire une recherche sur l’ensemble de nos données en une seule requête. Nous rêvions d’un web où il serait facile de créer nos applications et ou celles-ci collaboreraient. En bref nous rêvions de web services … à notre service !

Internet

Aujourd’hui, nous avons le grand honneur de poser la première brique de cet idéal ! Nous publions la première version de Cozy, un cloud personnel réunissant sur votre matériel vos web applications et vos données. D’un clic vous déployez vos services sur votre PC dans le salon, sur une machine louée à un hébergeur ou même sur une mini carte-mère comme le Raspberry Pi.

Home de Cozy Cloud

Cette première version se nomme « Snowden » en hommage à celui que la NSA déteste. Il a apporté les preuves de ce que l’on craignait: le cloud n’est pas le paradis annoncé. Cela nous a beaucoup aidé à expliquer les avantages de Cozy, nous ne pouvons lui en être que reconnaissants !

>>> Source & plus d’infos sur : http://linuxfr.org/news/cozy-1-0-snowden-release-pour-un-meilleur-web

 

Dossier : les enjeux du cloud computing

Pour faire suite à mon billet d’il y a 2 semaines, je souhaitais vous apporter quelques éléments de précision complémentaire pour bien vous faire comprendre les enjeux & les risques du cloud computing.

Pour ce faire & pour mieux comprendre, je vous invite à visionner cette vidéo de Benjamin Bayart, président de FDN, qui a eu lieu lors des 8ème RMLL en 2007 : Cette conférence fait le parallèle, sur quelques aspects (politique, économique, technique, etc) entre les réseaux « ancien style », par exemple le Minitel en France, et Internet. Je vous invite également à consulter  cet article  & à télécharger ce document pour mieux vous informer sur ce sujet.

Une autre grande personnalité à fustigé le cloud computing lors d’une interview en 2008 car c’est une perte de contrôle, ce qui est toute aussi mauvais que d’utiliser des logiciels propriétaires, il s’agit du fondateur du Mouvement du Logiciel Libre, Richard Stallman 🙂

Gardez donc à l’esprit que :

« Le cloud computing est un moyen de retirer le contrôle de l’outil informatique des mains des utilisateurs en enlevant leurs logiciels et leurs données des ordinateurs personnels pour les mettre quelque part sur le réseau ».  

« Celui qui contrôle le contenu, contrôle le réseau, et pour contrer cela, la seule solution est de faire émerger un front de résistance significatif où chaque internaute reste propriétaire et fournisseur de son propre contenu »

Laurent Séguin, Président de l’AFUL

La solution existe (comme dirais une de mes connaissances)  : Total Information Outsourcing Libre Definition qui propose des « services en ligne loyaux » (intégrés aux statuts de l’AFUL)… … mais malheureusement, les utilisateurs de services en ligne se moquent totalement de la protection de leur vie privée, du secret commercial, et de la possibilité de se « libérer » facilement du service en ligne qu’ils utilisent. La seule chose qui prime à leur yeux n’est finalement que la gratuité du service et, pour avoir du gratuit, ces utilisateurs sont prêts à fermer les yeux sur ce qui doit être (est ?) vraiment important. 😦

Comment conserver les mêmes libertés avec un logiciel en ligne sur de l’informatique dans les nuages qu’avec un logiciel libre installé sur son propre ordinateur ?

Les questions pratiques à se poser se posent en ces termes : pérénité, résilience, confience et licence …

S’il existe déjà quelques services en ligne libres, les services loyaux sont peu nombreux, voici quelques exemple de projets prometteurs :

https://www.slapos.org/ & http://unhosted.org/ & http://www.ung-project.org/ …

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Il existe également des solutions de Cloud Desktop comme par exemple JoliCloud / JoliOS,  Chrome OS, OODesk, Glide & EyeOS …

Pour le  stockage en ligne, vous avez par exemple Ubuntu One , DropBox, Amazone Cloud Drive …

Il existe aussi quelques solutions de bureautique en ligne : la suite bureautique Google Docs, la gestion de pojets & de tâches avec Wedoist, l’outil collaboratif Framapad, la création de présentations en ligne avec SlideRocket, le gestionnaire d’agenda Tom’s Planner … ou encore la suite d’outils fournie par Zoho …

Il y a l’embarras du choix, mais comme toujours, je vous recommande de rester vigilant, en particulier aux CGU…

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Pour conclure, je vous invite à écouter ces podcast qui abordent également ce vaste sujet :

>>> http://wiki.chtinux.org/doku.php?id=echo_des_gnous:emission_53b

L'Echo des Gnous #0053 Face B

http://www.chtinux.org/podcast/?p=episode&name=2012-11-09_20121109_echodesgnous53b.ogg Thème : Les données personnelles
Téléchargez

>>> http://www.captainposix.net/?p=1375 Titre : Tux cloture 2012 dans le cloud !

Le format des capitalistes : ParoleDeTux09.mp3

Le format des défenseurs de la liberté : ParoleDeTux09.ogg

Dossier : Qu’est-ce que le cloud computing ?

Le cloud computing est un concept qui consiste à déporter sur des serveurs distants des stockages et des traitements informatiques traditionnellement localisés sur des serveurs locaux ou sur le poste de l’utilisateur.

Ces 3 composantes sont : le Saas (software as a service), le Paas (platform as a service) et le Iaas (infrastructure as a service).

On distingue 3 formes de cloud computing : les clouds privés internes, les clouds privés externes et les clouds public 🙂

Fichier:Cloud-computing-1.gif

Le cloud computing est une révolution dans notre manière de nous servir de l’informatique : nous pouvons accéder aussi bien à des données qu’à des applications. Celà se traduit par quelques avantages, comme s’affranchir d’un certain nombre de contraintes … tout étant accessible d’un simple navigateur web ! l’utilisateur est un « consommateur » qui ne se préoccupe plus vraiment du « comment » … mais tout ceci a aussi des risques : il existe un vrai fossé entre le cloud computing & la philosophie du logiciel libre car l’utilisateur est dépendant du prestataire … et ne porte pas toujours une grande attention aux condition générales d’utilisation & à la politique de confidentialité des données de celui-ci.

D’autres problématiques sont également soulevées dans l’usage de cloud computing : pannes, virus, piratage … mas aussi interopérabilité pour la récupération de ses données.

La grande crainte est donc celle de se sentir captif du cloud … marché en pleine évolution proposant des offres qui peuvent sembler très intéressantes … mais il faut savoir rester prudent : plusieurs acteurs se sont réunis derrière l’open cloud manifesto pour soutenir un cloud plus libre ou du moins plus ouvert 🙂

 

Microsoft propose Linux sur son service de cloud Windows Azure

Les temps changent. Alors que Microsoft a longtemps combattu Linux, avec succès sur les ordinateurs personnels, la firme de Redmond admet son échec sur le marché des serveurs et propose lui-même d’installer Linux sur son service de cloud, Windows Azure.

Alors que l’entreprise fondée par Bill Gates a construit toute sa fortune sur la défense du monopole de MS-DOS puis de Windows, et qu’elle a très longtemps combattu Linux et le mouvement open-source, Microsoft semble prêt à changer de direction. L’entreprise de Redmond prend acte de son incapacité à imposer Windows sur le marché des serveurs, et change donc de stratégie en devenant lui-même fournisseur de solutions Linux pour l’hébergement de données et de services.

>>> Source & Suite sur : http://www.numerama.com/magazine/22817-microsoft-propose-linux-sur-son-service-de-cloud-windows-azure.html

L’indépendance informatique

RJ45

Dans la plus grande indifférence, nous confions nos mails à de grosses entreprises. J’ai déjà abordé ce sujet, mais je n’ai pas cette fois la sensation que l’auto-hébergement soit accessible.

Stocker ses données hors-ligne

Pour commencer, tous les Clouds ont obligatoirement des Conditions d’Utilisation. Vous acceptez donc en ces termes que vos données soient soumises à conditions. C’est un non-sens de vous dire comment vous devez utiliser vos propres données.

Le Cloud est souvent compris comme une solution infaillible (et à moindre coût) de sauvegarde de données. C’est faux.

D’abord la sauvegarde sur disque dur externe étant moins complexe, vous aurez la possibilité d’effectuer des sauvegardes plus régulières.

Ensuite, les données étant stockées en ligne, vous n’y accéderez par définition pas si votre connexion internet est inopérante ou si votre système d’exploitation est hors service.

Autre point important, si automatisation il y a, l’automatisation des sauvegardes peut impliquer que vous ne maîtrisiez plus vous même quelles données sont sauvegardées.

Ne pas confier ses mails à des inconnus

Je sais qu’il est difficile de mettre en place un serveur mail chez soit pour plusieurs raisons.

Si vous êtes un client Orange, vous n’avez pas accès à l’Internet Mondial mais une définition d’Internet « by Orange », c’est à dire entre-autre sans la possibilité d’envoyer vos propres mails (et quoi d’autre ?) depuis le port 25 de votre connexion. Vous serez obligé de tenter une utilisation du SMTPS.

La disponibilité de la connexion Internet est un autre facteur de frilosité de l’auto-hébergement. Là encore les clients Orange seront souvent pénalisés, l’accès à Internet by Orange étant l’un des moins fiables du marché (cf. les études de SVM ces dernières années). Les plus geeks peuvent cependant faire appel à des serveurs dédiés loués sur Internet, mais la période de rétention des serveurs mails est dans la plupart des cas une sécurité déjà effective. Dans un second temps, une solution de redondance entre amis reste à inventer.

La difficulté de mettre en place un ordinateur dédié à la maison pour gérer ses e-mails n’est toujours pas résolue. Des solutions existent, telles que Zimbra (américain) ou Blue-Mind (français), mais ne répondent pas à UN utilisateur souhaitant faire recourt à un ordinateur équipé d’un ou deux Go de Ram.

Les projets de solution tout-en-un (mail, apache, etc) comme Beedbox ou FreedomBox n’aboutissent toujours pas après des années d’attente.

Vient également le tri du courrier, c’est à dire une solution efficace de détection du spam. Certains logiciels s’en sortent particulièrement bien, mais ces derniers sont rarement inclus dans les solutions clés en main précédemment citées.

Enfin le matériel, j’ai déjà longuement argumenté sur le bruit, le prix et la consommation, quelque chose de très correct en tout point s’obtient très facilement.

Le résultat de tout cela, c’est la mise en balance avec la réalité :
– vos mails sont en libre accès dans les entreprises qui les détiennent,
– la présence de publicité dans les e-mails que vous écrivez devrait vous alerter sur le fait que vos messages sont manipulés avant l’envoi (parfois également le fait de votre client tel qu’Incredimail),
– l’observation des communications des particuliers est autant le fait des entreprises que des organes de sécurité des pays. Hélas elle se fait sans le consentement des usagers, et cela me pose problème car la plupart des services en ligne ne sont pas français mais sous l’égide du gouvernement américain.

>>> Source & Suite sur : http://influence-pc.fr/17-05-2012-lindependance-informatique

Les services en ligne ne sont ni libres ni privateurs ; ils posent d’autres problèmes

Facebook est-il « libre » ? Gmail est-il « libre » ? Le nébuleux « cloud computing » est-il « libre » ?

Lorsqu’il s’agit de services en ligne la question est mal posée et mérite d’être précisée, nous affirme ici Richard Stallman en passant en revue les différents et complexes cas de figure.

Maurizio Scorianz - CC by-nc

Les programmes et les services sont deux choses différentes. Un programme est une œuvre que vous pouvez exécuter, un service est une activité avec laquelle vous pouvez interagir.

Les services en ligne ne sont ni libres ni privateurs ; ils posent d’autres problèmes.

Linux, leader incontournable dans le cloud

Les systèmes d’exploitation basés sur Linux sont désormais incontournables dés que l’on envisage de mettre en oeuvre une offre de cloud computing. Un succès basé sur le principe de “la prime au premier” et à la capacité d’adaptation offerte par ces derniers.

Environ 90% de part de marché

C’est le chiffre que l’on peut estimer à partir de récentes études. Des chiffres difficiles à obtenir, car les grandes infrastrutures de cloud computing sont bien moins visibles que les postes de travail. Cela sans compter aussi sur la culture du secret des grand acteurs de ce domaine.

Si l’on se base sur les chiffres de The Cloud market qui analyse les instances en fonctionnement sur le service d’infrastructure à la demande d’Amazon, c’est 90% des machines virtuelles qui font tourner un système d’exploitation utilisant le noyau Linux.

Vous pouvez d’ailleurs jouer avec les graphes fournis pour voir quels sont ceux qui sont les plus utilisés. Ubuntu est largement en tête avec prés de 45%, Windows représente quant à lui un peu plus de 10%.

>>> Source & Suite sur : http://www.planet-libre.org/index.php?post_id=11464