Unity 7 arrive avec une recherche plus centralisée et ses problèmes

Apparemment, la version 13.04 d’Ubuntu sera bien propulsée avec le nouvel environnement Unity dans sa version 7. Le changement principal concerne avant tout le fameux Dash et son système intégré de recherches. Je vous en avais parlé en expliquant que c’est au final tout le web qui se retrouvera à portée de ses recherches, en consommant progressivement par l’utilisation d’une centaine de scopes reprenant les services les plus populaires du web. J’avais aussi pointé du doigt le fait que l’on centralise et déplace donc ses recherches chez Canonical (sur ses serveurs).

Dash Ubuntu NeoSting

Cette semaine, l’un des développeurs chez Canonical, Michael Hall est revenu sur le devant de la scène pour mieux nous expliquer le fonctionnement de la recherche centralisée par Canonical, via ce nouveau système de scopes. Les résultats seront donc désormais plus précis, et chercher le nom d’une application ne devrait plus afficher des résultats « insolites » pour adultes, comme je l’avais expliqué dans cet article en disant que Canonical se mordait la queue avec son système d’affiliation. Avec Unity 7, le système de recherche sera donc plus intelligent, et sera même capable d’analyser le retour du taux de clics pour mieux prendre en compte ce qui intéresse ou pas.

Sa vie privée sur le Web sur les serveurs Canonical…

>>> Source & suite sur : http://neosting.net/actualite/unity-7-recherches-centralisees-smart-scopes.html

Economie, Logiciels libres et Monnaie

Dans cet épisode Monnaie Libre reçoit Philippe Scoffoni qui tient le blog éponyme très dense en information et analyses du monde des logiciels libres. Philippe fait aussi partie du Planet-Libre et nous propose avec son expérience professionnelle de Directeur Informatique sa vision de l’économie liée au logiciel libre au sein d’un système monétaire privateur, qu’il dénonce dans un de ses posts « le don ç’a eut payé« . Il nous retrace l’évolution de l’économie liée aux logiciels libres et nous explique pourquoi elle ne peut se développer correctement au sein d’un système monétaire incompatible avec ses fondements.

scoffoni

Philippe Scoffoni

 

Monnaie Libre n°27 Economie, Logiciels libres et Monnaie [ 1:11:43 | 58.21 MB ] Play in Popup | Download

>>> Source :  http://monnaielibre.creationmonetaire.info/monnaie-libre-n27-economie-logiciels-libres-et-monnaie/

>>> Monnaie libre est diffusée sous Licence Creative Commons Attribution 3.0

   

L’édito du 21 février 2013

Dans cet édito, je voulais vous parler de 2 sujets parmis tant d’autres diffusés ces dernières semaines via mon « inséparable » SAM7SHAARLI dont vous trouvez les liens dans le bandeau supérieur & pour lequel vous pouvez bien-sur vous abonner si ça n’est pas déjà fait via http://liens.sam7blog42.fr/?do=rss.

Vous avez également constaté que je ne vais plus très souvent sur Google+ : c’est pour une double raison :

– C’est chronophage, et je n’ai pas beaucoup de temps disponible … alors le peu que j’ai, je  l’utilise pour ce qui est plus « prioritaires » à mes yeux … mon shaarli & mes blogs (actuels & à venir) 🙂 (entre autre)

–  je vous avait déjà avisé il y a quelque temps que mon shaarli remplacerait petit à petit Google+ … car via cet outil je peux :

— partager tout aussi facilement sur les différents sujets qui m’intéressent et qui sont susceptibles de vous intéresser également,

— conserve ces « marques pages » avec les possibilités de recherches via ou non les mots clés … et ainsi tout un chacun peux également y retrouver facilement une série de billets sur tel ou tel sujet ou thème donné (beaucoup plus facilement qu’avec Google+) 🙂

Voici donc les 2 sujets du jour : 

—***— 

1/ Courant janvier sont « tombées » de grandes (et bonnes) nouvelles pour Ubuntu :

Le cycle de développement de la distribution GNU/Linux Ubuntu est connu et bien rodé : une nouvelle version tout les 6 mois et une version majeure supportée sur le long terme  (LTS) tout les 2 ans. Cependant, cela devrait changer.

ubuntu-logo14.png

 

C’est du moins ce qu’on peut en déduire de la dernière bulle (système de vidéo conférence de chez Google) publique réalisée avec Leann Ogasawara, le patron de l’équipe de développement du kernel qui  a en effet indiqué que l’idée de faire d’Ubuntu une distribution en rolling release faisait son chemin et que cela pourrait intervenir d’ici la version 14.04. Rien n’a pour le moment été confirmé et bien que cette nouvelle pourrait faire beaucoup d’heureux, il y a quand même un bon nombre de questions qu’on peut dors et déjà se poser.

Il serait toujours question des versions LTS supportées sur 5 ans mais qu’entre celles-ci, plus de versions tout les 6 mois mais une rolling release. C’est à dire que votre distribution préférée serait constamment mise à jour entre deux LTS.

En clair : une LTS, 2 ans de rolling release, une nouvelle LTS, puis de nouveau 2 ans de rolling release et ainsi de suite.

Un tel changement me parait être une fichtrement bonne idée, pour trois raisons.

  • Premièrement, un ordinateur personnel est toujours plus agréable lorsque les outils utilisés sont toujours à jour, que ce soit l’éditeur de texte, d’image ou le lecteur de vidéos. Une rolling release est très intéressante dans ce genre d’utilisation. De plus, on n’entendrait plus parler des mises à jour ratées tout les 6 mois.
  • Deuxièmement, la stabilité ultime d’une distribution GNU/Linux est fort appréciée dans le domaine des serveurs. Dans un environnement critique, il vaut mieux ne pas jouer avec le feu et garder sous la main un système fiable, testé et re-testé. Il en va de même pour les postes professionnels : il faut du stable. Les versions LTS seraient donc plus qu’apprécié et cela ne changerait rien qu’Ubuntu passe en rolling release.
  • Troisièmement, Canonical, l’entreprise derrière Ubuntu, possède de moyens et d’une armada de développeurs et grand bien leur ferait de les mettre au service d’une distribution en rolling release : ils peuvent clairement se le permettre et s’en sortir comme des chefs.

Jusqu’à présent Canonical a toujours voulu respecter les dates de libérations et sans vouloir faire le chonchon de base, cette politique à souvent mené à se retrouver avec des versions dont la stabilité était un brin douteuse.

Si on ne prend qu’Unity en référence, avec le recul on se souviendra aisément que certains modules jetés en pâture un peu à la va vite, n’ont pas fait l’unanimité et étaient pour le moins bâclés.

On est en droit de se demander aussi si cela ne vas pas nuire encore un peu plus à la stabilité d’Ubuntu et si un processus de validation strict (un peu à l’image de celui d’Arch Linux), sera mis en place pour éviter ça.

Bon, restons pragmatiques quand même, pour le moment rien n’est fait et on n’en sait pas encore assez pour en parler objectivement. Dans l’absolu je suis quand même plutôt pour et je trouve l’idée sympa.

Alors en attendant plus d’infos, je vous propose d’écouter la discussion où LeAnn Ogasawara s’est exprimée à ce sujet :

Et vous, vous en pensez quoi ?… Personnellement, ça fait longtemps que j’attends celà avec impatience … mais malheureusement … ça ne sera pas pour tout de suite car …

Jono Bacon a expliqué que de faire une version de roulement pour Ubuntu maintenant serait une catastrophe et que cela ne se fera donc pas tout de suite, (d’autant plus que Canonical travaille sur de nouveaux projets).

Les choses ne devraient donc pas évoluer pour le moment et le rythme de publication devrait rester inchangé, même si Jono Bacon ne rejette pas totalement l’idée d’une version de roulement.

 

>>> Sources & plus d’infos sur :

 

2/ La privatisation du domaine public par la Bibliothèque nationale de France

L’association COMMUNIA, l’Open Knowledge Foundation FranceCreative Commons FranceLa Quadrature du Net et SavoirsCom1 publient ce jour un communiqué dénonçant la signature par la BNF, le Commissariat aux investissements d’avenir et le ministère de la Culture et de la communication d’accords qui privatisent l’accès numérique à une part importante de notre patrimoine culturel.

Les organisations FramasoftRegards Citoyens,Veni Vidi Librile Parti PirateLibre Accès,Wikimedia FranceVecamLiberTIC PiNGFloss Manuals francophone  et le Front de Gauche du numérique libre ont souhaité apporter leur soutien à cette déclaration suite à sa publication.

Dans des communiqués propres, l’Association des Bibliothécaires de France (ABF)l’Interassociation Archives Bibliothèques Documentalistes (IABD) et l’ADBU (Association des Directeurs de Bibliothèques Universitaires) ont elles aussi exprimé son opposition à ces accords.

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La valeur du domaine public réside dans la diffusion de la connaissance qu’il permet et dans la capacité à créer de nouvelles œuvres à partir de notre héritage culturel. Sa privatisation constitue une atteinte même à la notion de domaine public qui porte atteinte aux droits de chacun. Ces pratiques ont été condamnées sans ambiguïté par le Manifeste du domaine
public
, rédigé et publié par le réseau européen COMMUNIA financé par la Commission européenne :

    • Toute tentative infondée ou trompeuse de s’approprier des œuvres du domaine public doit être punie légalement. De façon à préserver l’intégrité du domaine public et protéger ses usagers de prétentions infondées ou trompeuses, les tentatives d’appropriation exclusive des œuvres du domaine public doivent être déclarées illégales.
    • Les institutions patrimoniales doivent assumer un rôle spécifique dans l’identification efficace et la préservation des œuvres du domaine public. […] Dans le cadre de ce rôle, elles doivent garantir que les œuvres du domaine public sont accessibles à toute la société en les étiquetant, en les préservant et en les rendant librement accessibles.

 

« Nous, associations et collectifs signataires de cette déclaration, attachés à la valeur du domaine public et à sa préservation comme bien commun, exprimons notre plus profond désaccord à propos de la conclusion de ces partenariats et en demandons le retrait sans délai. Nous appelons toutes les structures et personnes partageant ces valeurs à nous rejoindre dans cette opposition et à manifester leur désapprobation auprès des autorités responsables : BnF, Commissariat général à l’investissement et ministère de la Culture. Nous demandons également la publication immédiate du texte intégral des accords. « 

Voici quelques précisions sur ce sujet ô combien sensible :

Qu’est ce que la numérisation de documents du domaine public ?

La numérisation consiste à scanner des documents, à y joindre une description (métadonnées) et à les mettre à disposition sur un site Internet, de manière pérenne. Pour des raisons de droit, elle concerne souvent les documents du domaine public et présente un double intérêt : d’un point de vue de la conservation des dits documents et de celui de leur diffusion et réutilisation. En effet, ces documents vieux de plusieurs siècles sont souvent extrêmement fragiles, rares et précieux. Consulter une copie numérique permet de ne pas avoir à manipuler physiquement ces documents et de les protéger. Cela permet aussi de réutiliser plus facilement leur contenu voire même de l’augmenter, par exemple avec l’ajout de paratextes, d’annotations et de permettre au lecteur de zoomer.

Jusque là, rien de bien méchant, c’est plutôt même le contraire ! … Mais c’est là que le bas blesse :

Les termes du partenariat BnF/prestataire privé

Les budgets des organisations culturelles ont tendance à diminuer et les financements publics sont extrêmement difficiles à trouver, notamment lorsqu’il s’agit de fonds anciens, difficiles à mettre sous les feux de l’actualité. Avec cet accord public / privé, la BnF a choisi de se tourner vers des sources de financement et prestataires externes.
Ce partenariat aura pour résultat la mise à disposition payante des œuvres dans un format numérique. La consultation de ces documents sera gratuite depuis les espaces de la BnF, à Paris. La diffusion et l’exploitation en ligne des copies numériques fait en effet l’objet d’une clause d’exclusivité en faveur des partenaires chargés de la numérisation, afin que ceux-ci puissent les mettre à disposition sur Internet. L’accès sera alors payant.

Privatisation, expropriation, concession, commercialisation du domaine public : les mots ont un sens

A mesure que la polémique autour des accords de numérisation de la BnF prend de l’ampleur et rebondit dans la presse générale, on voit apparaître un faisceau de positions révélant des différentes notables d’approches. Si la condamnation de ces partenariats public-privé est large, elle n’est pas non plus unanime. Cette gradation des points de vues est saine et légitime, mais il paraît important de bien cerner la nature exacte de ces nuances pour comprendre ce qu’elles signifient.

Les mots de la déclaration "Non à la privatisation du domaine public en France !"

Les mots de la déclaration « Non à la privatisation du domaine public en France ! »

 Privatisation du domaine public = expropriation d’un bien commun

>>> Sources & plus d’infos sur :

 

Neutralité des réseaux : Neelie Kroes s’affiche dans le camp des agresseurs

Le 16 janvier dernier, Neelie Kroes, commissaire européenne chargée de la société numérique, publiait dans Libération une tribune intitulée Internet et applications de filtrage : une histoire de choix et de recettes.

Une tribune jugée assez révélatrice et dangeureuse pour que notre ami François Pellegrini décide d’y répondre point par point ci-dessous.

Et de conclure ainsi : « Mme Kroes est entrée en guerre ouverte contre la neutralité des réseaux et contre Internet. En tant que Commissaire chargée de la stratégie numérique, elle a perdu toute légitimité, et son remplacement s’avère nécessaire. »

 

Thomas Belknap - CC by-sa

 

Neutralité des réseaux : Neelie Kroes s’affiche dans le camp des agresseurs

URL d’origine du document : François Pellegrini – 23 janvier 2013 – Blog personnel

>>> Source & suite sur : http://www.framablog.org/index.php/post/2013/01/23/neutralite-du-net-kroes-pellegrini

Logiciel libre et analyse de la valeur

Le concept d’analyse de la valeur date d’après guerre. Appliqué au développement d’un logiciel, il offre une façon pertinente d’analyser les évolutions que l’on souhaite apporter à ce dernier. Mais son utilisation reste souvent marginale en informatique. Pourtant, c’est une bonne façon d’éviter les “faux besoins” et d’optimiser les coûts d’un projet. Une méthode qui appliquée aux logiciels libres permettrait peut-être de limiter les tentations de fork, développement de logiciels déjà existants, etc…

Analyse de la valeur

Née à la fin de la seconde guerre mondiale et formalisée par Lawrence Delos Miles, ingénieur à la General Electric, l’analyse de la valeur selon l’AFNOR se définit comme :

Une méthode de compétitivité, organisée et créative, visant à la satisfaction du besoin de l’utilisateur, par une démarche spécifique de conception, à la fois fonctionnelle, économique et pluridisciplinaire. La valeur d’un produit est une grandeur qui croit lorsque la satisfaction du besoin augmente et/ou que le coût du produit diminue. La valeur peut donc être considérée comme le rapport entre l’aptitude aux fonctions divisée par le coût des solutions.

Appliqué à l’informatique, cela nous donne une méthode de conception qui met en balance les services rendus par un produit, une application ou une prestation, avec ses coûts initiaux : la valeur étant mesurée au regard du niveau de satisfaction client ou en fonction de la réduction de l’investissement.

Il s’agit donc d’aller au-delà de la simple spécification des fonctionnalités et d’analyser pour chacune la valeur qu’elle apporte au projet au regard de son coût. Il ne s’agit d’ailleurs pas que de réduction de coût, mais bien aussi d’une logique d’amélioration des services fournis aux utilisateurs.

Application au domaine du logiciel libre

>>> Source & Suite sur : http://philippe.scoffoni.net/logiciel-libre-et-analyse-de-la-valeur/

Hommage à Aaron Swartz

Le mois dernier Aaron Swartz est décédé tragiquement à l’âge de 26 ans …

… sa biographie est impressionnante, et dès l’âge de 13 ans !

Je vous invite à lire les différents billets lui rendant hommage publiés suite à son décès :

http://scinfolex.wordpress.com/2013/01/12/aaron-swartz-qui-avait-defie-jstor-en-liberant-des-articles-du-domaine-public-sest-suicide/

http://www.framablog.org/index.php/post/2013/01/13/rip-aaron-swartz

http://scinfolex.wordpress.com/2013/01/14/apres-le-deces-daaron-swartz-le-site-de-gale-cengage-hacke-a-son-tour-pour-liberer-le-domaine-public/

http://www.framablog.org/index.php/post/2013/01/14/manifeste-guerilla-libre-acces-aaron-swartz

http://www.framablog.org/index.php/post/2013/01/15/manifeste-du-hacker-aaron-swartz

http://www.framablog.org/index.php/post/2013/01/15/si-je-me-fais-renverser-par-un-camion-aaron-swartz

http://linuxfr.org/news/hommage-a-aaron-swartz

http://www.numerama.com/magazine/24762-suicide-aaron-swartz-devient-martyr-de-la-libre-diffusion-du-savoir.html

http://www.framablog.org/index.php/post/2013/01/18/geektionnerd-histoire-aaron-swartz

http://www.framablog.org/index.php/post/2013/02/11/aaron-swartz-armee

… et tant d’autres …

Pour conclure, je vous laisse ci-après la traduction réalisée par Framablog de son

Manifeste de la guérilla pour le libre accès

L’information, c’est le pouvoir. Mais comme pour tout pouvoir, il y a ceux qui veulent le garder pour eux. Le patrimoine culturel et scientifique mondial, publié depuis plusieurs siècles dans les livres et les revues, est de plus en plus souvent numérisé puis verrouillé par une poignée d’entreprises privées. Vous voulez lire les articles présentant les plus célèbres résultats scientifiques ? Il vous faudra payer de grosses sommes à des éditeurs comme Reed Elsevier.

Et il y a ceux qui luttent pour que cela change. Le mouvement pour le libre accès s’est vaillamment battu pour s’assurer que les scientifiques ne mettent pas toutes leurs publications sous copyright et s’assurer plutôt que leurs travaux seront publiés sur Internet sous des conditions qui en permettent l’accès à tous. Mais, même dans le scénario le plus optimiste, la politique de libre accès ne concerne que les publications futures. Tout ce qui a été fait jusqu’à présent est perdu.

C’est trop cher payé. Contraindre les universitaires à débourser de l’argent pour lire le travail de leurs collègues ? Numériser des bibliothèques entières mais ne permettre qu’aux gens de chez Google de les lire ? Fournir des articles scientifiques aux chercheurs des plus grandes universités des pays riches, mais pas aux enfants des pays du Sud ? C’est scandaleux et inacceptable.

Nombreux sont ceux qui disent : « Je suis d’accord mais que peut-on y faire ? Les entreprises possèdent les droits de reproduction de ces documents, elles gagnent énormément d’argent en faisant payer l’accès, et c’est parfaitement légal, il n’y a rien que l’on puisse faire pour les en empêcher. » Mais si, on peut faire quelque chose, ce qu’on est déjà en train de faire : riposter.

Vous qui avez accès à ces ressources, étudiants, bibliothécaires, scientifiques, on vous a donné un privilège. Vous pouvez vous nourrir au banquet de la connaissance pendant que le reste du monde en est exclu. Mais vous n’êtes pas obligés — moralement, vous n’en avez même pas le droit — de conserver ce privilège pour vous seuls. Il est de votre devoir de le partager avec le monde. Et c’est ce que vous avez fait : en échangeant vos mots de passe avec vos collègues, en remplissant des formulaires de téléchargement pour vos amis.

Pendant ce temps, ceux qui ont été écartés de ce festin n’attendent pas sans rien faire. Vous vous êtes faufilés dans les brèches et avez escaladé les barrières, libérant l’information verrouillée par les éditeurs pour la partager avec vos amis.

Mais toutes ces actions se déroulent dans l’ombre, de façon souterraine. On les qualifie de « vol » ou bien de « piratage », comme si partager une abondance de connaissances était moralement équivalent à l’abordage d’un vaisseau et au meurtre de son équipage. Mais le partage n’est pas immoral, c’est un impératif moral. Seuls ceux qu’aveugle la cupidité refusent une copie à leurs amis.

Les grandes multinationales, bien sûr, sont aveuglées par la cupidité. Les lois qui les gouvernent l’exigent, leurs actionnaires se révolteraient à la moindre occasion. Et les politiciens qu’elles ont achetés les soutiennent en votant des lois qui leur donnent le pouvoir exclusif de décider qui est en droit de faire des copies.

La justice ne consiste pas à se soumettre à des lois injustes. Il est temps de sortir de l’ombre et, dans la grande tradition de la désobéissance civile, d’affirmer notre opposition à la confiscation criminelle de la culture publique.

Nous avons besoin de récolter l’information où qu’elle soit stockée, d’en faire des copies et de la partager avec le monde. Nous devons nous emparer du domaine public et l’ajouter aux archives. Nous devons acheter des bases de données secrètes et les mettre sur le Web. Nous devons télécharger des revues scientifiques et les poster sur des réseaux de partage de fichiers. Nous devons mener le combat de la guérilla pour le libre accès.

Lorsque nous serons assez nombreux de par le monde, nous n’enverrons pas seulement un puissant message d’opposition à la privatisation de la connaissance : nous ferons en sorte que cette privatisation appartienne au passé. Serez-vous des nôtres ?

Aaron Swartz

« Le logiciel libre peut redonner sens à nos vies »

Cette citation en titre est du philosophe français Bernard Stiegler. Une vidéo de Simon Lincelles intitulée « Introduction à l’économie contributive » et co-écrit par Bernard Stiegler vient nous montrer comment l’esprit du libre peut transformer la société tout entière.

Il est impératif que vous preniez le temps de visionner cette vidéo. Après ce visionnement, vous ne serez plus jamais le même.

Remarque: Cette vidéo est le troisième épisode d’une série initiée ici.


Vidéo de Simon Lincelles (Ars Industrialis)

Malgré quelques inexactitudes, nous partageons l’hypothèse que le logiciel libre (et Wikipédia) représentent un espoir et un modèle pour l’avenir de notre économie.

Remarque: Cette vidéo est le troisième épisode d’une série initiée ici.

>>> Sources :

L’identification des personnes par la HADOPI

Un petit post inspiré de la news de {niKo[piK]} où l’on peut lire entre autre que Hadopi va étendre sa surveillance à d’autres sources, genre téléchargement direct, forum, moteur de recherche etc…

A chaque fois que je lis un article relatant les frasques de l’Hadopi je suis toujours interpellé par le principe d’identification des suspects.

Laissons de côté l’aspect “obstruction à la liberté”, “vol de données privées” etc… Je me doute que c’est LE sujet le plus critique et sujet à débat, mais regardons uniquement le processus qui permet à Hadopi d’identifier un coupable en comparaison au système bancaire.

D’abord un petit extrait d’un document de la CNIL (document complet ici)

Le monde du Paiement Bancaire

Dans le monde bancaire on applique à la lettre ce principe puisque que l’identification d’une personne est prouvée par la possession d’une carte bancaire (ce que l’on a) et un code secret (ce que l’on sait).

Le processus de livraison de ces deux informations ne peut être identique. Donc une carte est livrée par un canal de distribution et le code secret original doit être livré par un autre canal de distribution.

Lors d’un paiement bancaire sur internet, vous devez manipulez deux paramètres de l’authentification forte, j’ai donné ici la combinaison “Carte / Code Secret”, mais ça peut être autre chose comme une grille unique composée de nombres qui vous est donnée par votre banque. Lors de la confirmation du paiement, il vous est demandé le 4ème chiffre de la 22ème colonne de cette fameuse grille que vous êtes le seul à posséder.

En plus de tout ça, la banque doit vous offrir l’intégrité de votre message. Hors de question donc qu’un hacker qui se trouve au milieu puisse modifier le message pour envoyer le paiement vers un numéro de compte que lui seul maîtrise.

Pour l’intégrité du message, soit on fait appel à la signature (on se met au niveau des données), ou alors on fait appel au SSL qui est un tunnel qui garantit l’intégrité du message depuis le browser jusqu’au serveur. C’est un peu moins puissant mais c’est souvent accepté et acceptable.

Cette manière de procéder (les deux paramètres pour l’authentification forte + l’intégrité du message) va engendrer la “non-répudiation“ des données, c’est-à-dire l’impossibilité pour l’émetteur du message (ici du paiement bancaire) de nier qu’il est responsable de ce message.

Le monde Hadopi

En gros, Hadopi vous espionne pour savoir si vous téléchargez de manière illégale de la musique, des films, ou autres matériel protégé par le droit d’auteur.

Hadopi devrait être capable, comme dans le monde bancaire, de lever le bouclier “non-répudiation en cas de contestation de la part de l’accusé.

Hadopi peut-elle le faire ?

Non car Hadopi surveille des noeuds de réseau, et même si ces noeuds se trouvent chez le fournisseur d’accès internet :

  1. Une personne ne peut être liée à une IP, il n’y a pas moyen de faire ça tant que le fournisseur lui même ne fournit pas une méthode d’authentifation forte entre l’utilisateur et lui. Pour l’instant seul un code est demandé et les box sont interchangeables.
  2. En supposant que le point 1 est rempli (ça sous-entend que votre box est personnalisée, qu’elle vous a été donnée en main propre par une personne qui vous a demandé confirmation sur votre identité et que ce n’est pas la même personne qui vous a remis le code secret par défaut), il n’y a aucune intégrité sur les paquets qui sortent de votre machine, ça veut dire que tout ce que vous pensez envoyer comme info peut-être modifié avant d’arriver chez votre FAI.
  3. En supposant que le point 2 est rempli (ça sous-entend que TOUS vos paquets envoyés de votre machine sont soit signés, soit encryptés, histoire d’avoir l’intégrité des paquets), ça ne vous protège pas contre les virus, qui eux vont bénéficier de la position de man-in-the-browser.

Conclusion

Hadopi ne peut prouver une quelconque culpabilité tant qu’ils utilisent cette manière d’authentifier les personnes. Ils tentent malgré tout de lier un abonnement avec une personne physique, l’utilisation de cet abonnement rend responsable la personne physique abonnée de tout ce qui sort de la machine…Mais c’est de la grosse connerie. On ne PEUT PAS faire un lien entre une personne qui paye un abonnement et des trames TCP/IP qui arrivent chez le FAI, ce n’est pas fiable. C’est encore pire en tenant compte du fait que la Hadopi capture des paquets n’importe ou et ensuite contacte le FAI pour identifier le possesseur de l’IP.

En supposant que vous êtes infectés par un virus et que votre machine est contrôlée par un pirate, le pirate vous fait télécharger des chansons de manière illégales en clair et il récupère le tout depuis votre machine vers la sienne de manière cryptée. Que va déduire Hadopi avec ce qu’il peut voir ?

On peut même imaginer que le pirate ne souhaite pas profiter de votre téléchargement mais juste de vous nuire, ça le rendrait intraçable une fois le virus installé, et vous seriez seul coupable. Si la Hadopi va au procès, il vous sera impossible de prouver votre innocence car vous n’êtes peut-être pas au courant qu’un virus télécharge quelque chose.

A cela la Hadopi peut contre-attaquer en disant que chaque personne physique payant un abonnement est responsable de la “bonne santé” de la machine qui se connecte à l’internet. A cela je réponds une fois de plus que ce n’est pas recevable. Si vous allez sur des sites fiables, ces même sites ont peut-être été hackés et vous avez été victime via XSS ou SQL injection. Il ne faut pas oublier non plus que Comodo a été hacké (j’en parle ici) et ses certificats ont été corrompus, n’importe quel site équipé de ces certificats à cette époque (avant la révocation des certificats) était vulnérable et surtout pouvait être un “faux site” contrôlé par un hacker et donc susceptible de vous infecter, donc même avec la meilleure volonté du monde on ne peut pas garantir que sa machine est sans virus.

Les banques connaissent la problématique et remboursent le client en cas de problème car pour l’instant elles acceptent de vivre avec le risque. Quelle est la réponse de la Hadopi face aux personnes infectées et coupables selon elles de téléchargement ?

>>> Source : http://www.captainposix.net/?p=1398

>>> Licence : Creative Commons CC BY-SA

 

Dossier : Le « Green Computing », qu’est-ce donc ?

Afin (entre autre) de réduite la fracture numérique, avez-vous pensé au matériels de seconde main ? (mais attention, ces appareils de seconde main sont souvent énergivores).

Green IT, informatique verte, informatique durable, éco-TIC, informatique éco-responsable ou encore green computing sont des dénominations désignant toutes des initiatives & des actions réalisées dans le but d’améliorer l’impact écologique du secteur informatique sur l’environnement, en prenant en compte leur empreinte environnementale :

  • la conception des équipements
  • leur consommation énergétique
  • leur traitement en fin de vie

C’est un challenge où les enjeux sont nombreux … quels sont les outils & bonnes pratiques pour économiser de l’énergie ?

Commencez-donc par estimer la consommation de votre équipement informatique (écran + unité centrale + périphériques …) … mais il faut savoir que l’empreinte écologique d’un matériel informatique se concentre essentiellement dans ses phases de fabrication et de fin de vie.

Les distributions GNU/Linux sont-elles moins énergivores que windows (car nécessitant des machines moins puissantes) ? Tout reste à relativiser, car celà dépend aussi des habitudes de tout un chacun … (hibernation ou mise en veille, désactivation de services inutilisés, etc…).

« Oui, certaines distributions GNU/Linux & autres logiciels libres facilitent l’allongement de la durée de vie du matériel grâce à leur faible empreinte ressource nécessaire » Frédéric Bordage

Nombreuses sont les bonnes habitudes qu’il faudrait prendre…

1/ L’écran :

  • choisir un écran adapté à son utilisation
  • réduire si possible la luminosité
  • régler la mise en veille automatique

2/ Matériels :

  • Optez pour des équipements écolabélisés (matériels « vert » : Energy Star, 80plus, EPEAT, TCO, Blue Angel)
  • choisir les composants si possible les moins consommateurs
  • choisir microprocesseur & carte graphique en fonction de l’utilisation
  • opter si possible pour un disque SSD
  • activer la mise en veille du disque dur
  • opter pour un disque ne nécessitant si possible pas de refroidissement ou un refroidissement passif

3/ Périphériques :

  • ne pas les laisser brancher s’ils sont inutilisés
  • comparer leurs consommation lors de l’achat

4/ Ordinateurs portables :

  • choisir un ordinateur adapté à l’usage que vous en aurez (généralement, plus l’écran est grand, plus il consomme)
  • choisir une batterie de plus forte capacité
  • utiliser pleinement votre batterie

5/ Logiciels & services :

6/ Distributions :

Que faire des équipements en fin de vie ?

Lors de l’achat d’un nouveau matériel, vous payez l’éco-contribution pour les Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques … le vendeur est donc dans l’obligation de reprendre votre vieux matériel en échange … à moins que vous ne préfériez le donner par exemple à certaines associations qui lui redonneront une seconde vie (en contribuant au programme ordi 2.0 … il y a aussi la collecte sélective ou le recyclage « maison » …

Dossier : l’économie sociale et solidaire, qu’est ce que c’est ?

L’économie sociale ou économie sociale et solidaire regroupe un ensemble de coopérativesmutuellesassociationssyndicats et fondations, fonctionnant sur des principes d’égalité des personnes (1 personne 1 voix), de solidarité entre membres et d’indépendance économique. Toutefois le premier terme de l’expression se réfère plutôt à des organisations identifiées par leur statut et occupant une place importante dans la vie économique (banques, mutuelles, etc.). La notion d’économie sociale qui est née à la fin du xixe siècle et s’est progressivement structurée sous l’impulsion du socialisme utopique, du mouvement ouvrier et du catholicisme social. Le deuxième terme, la notion d’économie solidaire, se rapporte à des activités visant à expérimenter de nouveaux « modèles » de fonctionnement de l’économie, tels le commerce équitable ou l’insertion par l’activité économique.

C’est par analogie avec le Tiers état ou le Tiers monde, que ce secteur est désigné comme le tiers secteur, le premier secteur étant ici le commercial, et le deuxième le secteur public et para-public.

Le mois de novembre était le mois de l’ESS … et de nombreuses opérations ont eu lieu à travers la France…

Pour conclure, je vous invite également à écouter sur ce sujet l’excellent podcast :

>>> http://wiki.chtinux.org/doku.php?id=echo_des_gnous:emission_54b

L’Écho des Gnous #0054 Face B

  • L'Écho des Gnous #0054 Face B
  • Thème : Libre et intégration sociale.

  • Invités : Julie Bailleul, Thierry M’Baye, Charles Vinchon et Emmanuel Duvette.
  • Téléchargez L'Écho des Gnous #0054 Face B 22-11-2012 (70.04 MB) Durée: 60:41 min. – Type de fichier: ogg Téléchargez

>>> Quelques liens utiles :

>>> http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_sociale

>>> http://www.economie.gouv.fr/economie-sociale-solidaire

>>> http://www.lemois-ess.org/accueil

>>> http://www.roumics.com/