Les 3 L : Logiciel Libre & Liberté

À l’occasion des fêtes de fin d’année, voici (pour conclure & boucler la boucle de ma petite série de vidéos de décembre) deux vidéos de RMS :

Qu’est ce que le logiciel libre ?

Le logiciel libre et ta liberté

 

Bon visionnages … & joyeuses fêtes.

 

Cordialement,

sam7 

ReactOS : Système d’exploitation libre

Il y a encore peu de temps, je n’avais jamais entendu parlé de ReactOS, un projet de système d’exploitation libre se voulant compatible avec les programmes et pilotes Microsoft Windows.

Il est important de préciser que ce système d’exploitation, « écrit à partir de zéro, n’est pas un système à base Linux et n’est pas conçu sur l’architecture UNIX. »

Logo ReactOS

ReactOS est un projet d’implémentation libre de l’environnement Windows, il s’agit de réimplémenter les API officielles (ainsi que celles non documentées) afin de permettre l’installation d’applications pensées et conçues pour Windows.

Les développeurs justifient leur développement en expliquant que s’il existe d’excellentes alternatives libres (comme GNU/Linux), elles ne pourront jamais se substituer totalement à Windows et à ses technologies, d’une part à cause de son poids historique et du poids des nombreux outils pensés pour Windows, et d’autre part certains apprécient cet écosystème, tout simplement. ReactOS permet donc de conserver une méthodologie Windows, mais librement.

La communication est d’ordinaire assez confidentielle, et un éventuel visiteur du site web avait de grandes chances de ne retenir que les avertissements (légitimes) mettant en garde sur l’utilisation du logiciel actuellement non stabilisé. Mais pour sa prochaine version 0.4, ReactOS met en avant son travail et lance une grande campagne de communication.

Comme écrit sur leur nouveau site communautaire, ReactOS permet de rester en sécurité en utilisant un système d’exploitation compatible Windows, mais sans contrat caché avec la NSA ni de de porte dérobée…

ReactOS est aussi une opportunité très intéressante à l’heure où Microsoft abandonne le support de Windows XP. Ceux qui souhaitent maintenir un environnement de travail compatible (pour cause de logiciel ou de matériel spécifique par exemple) et supporté, seront intéressés par le projet ReactOS.

***

Je trouve cette initiative intéressante, en particulier pour les entreprises, même si elle n’est malheureusement pas encore prête … C’est dommage, car ce projet est pourtant très anciens (semble t’il, initié dans les années 1990 (ou 2000?))

Libre à vous de soutenir, car en effet, ReactOS lance une campagne de levée de fonds collaborative permettant de voter pour des priorités de développement, en fonction de la somme investie.

 

>>> Sources & plus d’infos sur :

 

La bureautique libre peine à séduire les entreprises

 

Une récente étude montre un recul de l’utilisation des suites bureautiques libres dans les entreprises. Un recul très marqué avec le passage de 13% à 5% seulement en l’espace de deux ans. Que s’est-il passé ces deux dernières années qui ait pu provoquer un tel recul ? La faute aux suites bureautiques ou la montée en puissance d’autres formes de bureautique plus adaptées aux besoins des utilisateurs ?

Panorama de la bureautique en entreprise

C’est le groupe Forrester qui publie quelques résultats issus de son étude sur l’adoption de la suite bureautique Microsoft Office 2013 et des alternatives existantes chez 148 de ses clients. Le panel est restreint et ne représente pas totalement le marché de l’aveu même de Forrester. Cependant, il permet de comparer l’évolution dans l’usage des suites bureautiques au sein du panel ce qui n’est pas dénué d’intérêts.

(…)

Sans grande surprise, c’est Office 2010 qui se taille la part du lion. Office 2013 la version qui lui succède a déjà pris une place significative et 36% des répondants ont prévu de migrer vers cette version. Cependant le rythme d’adoption est plus lent que pour Office 2010, car bien souvent le déploiement d’Office 2013 est concomitant à celui de Window 8. Une version que les entreprises ne sont pas pressées d’adopter.
Les suites bureautiques en ligne, Office 365 et Google Apps sont également bien représentées avec une préférence pour celle de Google. Ce dernier profite de la prime au premier. En la matière Microsoft a eu du mal à prendre le virage du web.

Quant aux suites bureautiques libres, elles pointent en quasi fin de classement à un petit 5%. OpenOffice devance légèrement LibreOffice, mais pour des raisons historiques je pense.  On constate globalement un passage à LibreOffice. Une transition qui ne s’est d’ailleurs pas toujours faite sans douleur. Les premières versions de la série 3 de LibreOffice ayant laissé aux utilisateurs une impression de régression en terme de stabilité par rapport à OpenOffice .

Si l’étude s’arrête là, je dirais que cette présentation du paysage informatique de la bureautique est cohérente avec ce que je croise dans les entreprises. Mais l’étude Forrester signale qu’en 2011 les suites bureautiques libres représentaient 13% des réponses. Soit un recul plus que significatif en deux ans. Comment interpréter ce chiffre ?

Le recul des suites bureautiques libres

Si dans le secteur public, les suites bureautiques libres semblent progresser malgré quelques revers, les entreprises restent plus réfractaires au passage vers les suites bureautiques libres. Les freins y sont tout aussi puissants, surtout les habitudes des salariés à changer. Un changement perçu par beaucoup de dirigeants comme n’apportant pas une plus-value significative pour l’entreprise. Mais les choix d’ordre politique ou éthique ont bien moins de prises dans le secteur privé.

La montée en puissance de la demande d’applications en ligne est aussi un frein à la progression de la bureautique libre. Pourtant l’annonce de l’arrivée d’une version web de LibreOffice court depuis 2011 et a été réaffirmée il y a encore une an, mais depuis plus la moindre information sur l’avancée de ce projet. Il est probable qu’il s’agisse d’un important chantier qui nécessite beaucoup de développements et donc de moyens financiers.

Cependant au vu des usages et attentes des utilisateurs surtout en entreprise, c’est un manque important qui ne peut que freiner davantage l’adoption d’une bureautique libre surtout dans les petites structures. Il existe néanmoins des solutions comme les services proposés par DotRiver par exemple.

Fin de vie d’Office 2003

Il faut alors des contextes bien particuliers pour arriver à rendre acceptable une migration. A ce jour c’est le contexte de fin de vie d’Office 2003 qui est le plus favorable à une adoption des suites bureautiques libres. Le passage à Office 2013 implique un changement à la fois dans les habitudes de travail des utilisateurs à cause de l’évolution de l’interface, mais aussi dans les formats de documents.

Ce dernier point est en revanche moins générateur de freins que le premier. LibreOffice et son interface “traditionnelle” déroutent moins les utilisateurs qu’Office 2013. Mais c’est une opportunité de migration qui se referme à la vitesse “Grand V”.

Montée en puissance d’Office 365

L’offre Office 365 intègre à la fois une messagerie et les licences de tous les logiciels Microsoft. C’est une arme redoutable. Plusieurs de mes clients m’ont déjà sollicité pour étudier son utilisation. Il est vrai qu’à 12,30€HT par utilisateur et par mois, le pack est plus qu’intéressant : une boîte mail Exchange de 25Go, la possibilité d’installer la suite Office complète sur cinq postes différents pour un même utilisateur (celui de l’entreprise et de la maison par exemple) et l’accès aux autres outils de Microsoft comme Lync, Sharepoint ou encore Skydrive.

Une solution de bureautique collaborative très complète et qui répond en très grande partie aux besoins des petites structures en matière d’informatique collaborative. Il n’existe aucune offre équivalente à base de logiciel libre à ce jour.

Bien entendu, que se passe-t-il le jour où l’on ne peut plus payer son abonnement ? Probablement, une fin précipitée pour l’entreprise en question privée d’outil de travail. On opposera que le jour où l’entreprise ne peut plus payer ces 12,30€, la fin est de toute façon inéluctable.

Le secteur public, planche de salut ?

Dans ce contexte, le développement des suites bureautiques libres risque de demander encore pas mal d’efforts et de stagner dans le domaine des entreprises. Peut-être le salut viendra-t-il du secteur public et d’un investissement financier et humain significatif de ce dernier que ce soit en France ou à l’étranger.

On notera l’arrivée du groupement interministériel MIMO (Mutualisation interministérielle pour une bureautique ouverte) dans le comité consultatif de The Document Foundation. Ce groupement représente environ 500 000 utilisateurs de bureautique libre dans notre administration.

L’autre planche de salut passe aussi par l’innovation et la proposition de fonctionnalités “originales”. Si l’on pouvait disposer de fonction d’édition collaborative en mode pair à pair simple à mettre en œuvre, voilà qui apporterait une potentielle “killer feature”. Il existe déjà une fonctionnalité de ce type dans Calc du moment que les deux utilisateurs ont accès au même document sur un système de fichier partagé. Ce qui limite l’usage au travers d’internet qui reste le support universel pour le travail collaboratif.

 

>>> Source & plus d’infos sur : http://philippe.scoffoni.net/bureautique-libre-seduire-entreprises/

SteamOS – La promesse du gaming sous Linux

Tux_Born_to_FragAu cours de la semaine, Valve a annoncé entre autres son système d’exploitation open-source, SteamOS. Basé sur Linux et destiné aux consoles de salon (les futures Steam Machines/Steam Boxes), il exploite l’interface Big Picture pour offrir une expérience de jeu et de contrôle à la manette similaire aux consoles habituelles (Valve propose d’ailleurs son propre gamepad). Mais pas que. Bilan utopiste au possible des changements que cet OS pourrait apporter dans le paysage du gaming.

Bye bye Windows

Pour les joueurs comme moi qui conservent Windows pour le jeu faute de performances suffisantes sous Linux, la promesse d’un OS libre dédié au gaming est une aubaine. D’une car même en dehors des machines « de salon », SteamOS permettra de quasi-remplacer Windows chez ceux pour qui sa seule raison d’être est le jeu, et qui préfèreraient utiliser Linux. De deux car l’industrie du jeu vidéo va enfin considérer Linux comme une plate-forme essentielle et développer des jeux compatibles en conséquence. De trois car lesfonctionnalités disponibles sous SteamOS seront potentiellement portées sur toute distribution Linux, open-source oblige, par la communauté.

La transition sera sûrement longue, mais le catalogue de Steam s’enrichit de plus en plus de titres « SteamPlay », multiplateforme. SteamOS sera surtout une incitation à porter les jeux existants et futurs sous Linux, les rendant ainsi compatibles avec le client Steam standard. Et normalement, avec Mac OS par la même occasion. L’hégémonie de Microsoft sur le gaming PC prendrait petit à petit fin, permettant aux joueurs de choisir librement leur plate-forme de jeu.

>>> Source & suite sur : http://la-vache-libre.org/steamos-la-promesse-du-gaming-sous-linux/

Quelle distribution choisir ?

Il y a tellement de distribution GNU/Linux que le choix est parfois difficile à faire … La première distribution à voir le jour fut (sans doute) Yggdrasil Linux en 1993 & ce fut en 1993 que Debian vit le jour … Nota :  Slackware, la plus ancienne distribution encore en activité aujourd’hui, est dérivée de cette distribution. Elle est aussi la première, longtemps avant les autres, à permettre un usage direct depuis le CD-ROM, sans installation préalable.

Selon l’usage que l’on souhaite faire de son ordinateur, le choix se portera sur l’une ou l’autre des très nombreuses distributions … et selon aussi les caractéristiques & l’âge de la machine sur laquelle vous compter l’installer, bien sûr 😉

Pour monsieur et/ou madame MICHU, utilisateur lambda, les distributions Ubuntu & Linux Mint sont vraisemblablement les plus recommandées en raison de leur simplicité & de leur offre logicielle, de leur documentation importante en français & de leur communauté.

Pour les geeks, les distributions Fedora, Archlinux, Slakware ou encore Gentoo sont vraisemblablement les plus indiquées en raison de leurs avancées technologiques, de leur technicité & complexité … à la pointe des dernières nouveautées … certaines même sont en rolling release.

Pour les administrateurs systèmes, les distributions CentOS, Ubuntu server & Debian sont les références en raison de leurs robustesse & fiabilité, même si les versions des logiciels utilisés ne sont pas les dernières.

Pour les utilisateurs de vielles machines, il existe des distributions comme Lubuntu, Dann Small Linux, Toutoulinux et bien d’autres recommandées en raison de leur légèreté …

Il existe tellement de distributions que vous trouverez vraisemblablement celle qui vous convient en fonction de l’usage que vous en ferez & du matériel sur lequel vous l’installerez.

Enfin un boot loader UEFI pour GNU/Linux

« The Linux Foundation », le consortium qui a pour but de protéger et de standardiser Linux, a annoncé la publication de leur « Secure Boot », par la plume de James Bottomley lui-même (Le mainteneur du sous-système SCSI).

Le but est ici de fournir un pré-amorçage qui permette de gérer la signature numérique exigée par l’UEFI, et de permettre ainsi au chargeur d’amorçage de démarrer normalement.

Ce développement , annoncé en Octobre, a été confronté à de multiples ralentissements.

Techniques, tout d’abord, car Bottomley a du réécrire l’architecture du pré-amorçage, ce dernier ne pouvant se contenter de l’utilisation directe de Gummiboot (un Gestionnaire d’amorçage en texte de systèmes EFI).

Cette ré-architecture est, entre autres, due à la découverte d’un bug des plateformes UEFI qui entraînait l’effacement du fichier contenant la clef de décryptage nécessaire.

Les autres problèmes rencontrés sont de l’ordre du fonctionnel, puisqu’un support de Microsoft était nécessaire, notamment à cause d’une dépendance envers la technologie Sylverlight.

Je dois dire que j’ai été partagé entre deux sentiments à la lecture du blog de Bottomley.

>>> Source & suite sur : http://www.la-vache-libre.com/2013/02/enfin-un-boot-loader-uefi-pour-gnulinux.html

Diaspora – Un excellent jeu basé sur l’univers de Battlestar Galactica

Diaspora – Un excellent jeu basé sur l’univers de Battlestar Galactica

Vous le savez peut-être, je suis un gros fan de Battlestar Galactica ! Et grâce à Fab, j’ai découvert ce jeu freeware baptisé Diaspora – Shattered Armistice qui est en développement par des fans de la série depuis plus de 4 ans et qui vient de sortir ! L’histoire se déroule 40 ans après la guerre entre les Cylons et les Colonies. 40 années durant lesquelles personne n’a vu ou entendu les Cylons jusqu’au jour où…

Les joueurs pourront voler dans les célèbres MK VII Viper / MK VIIe (version d’attaque) et prendre part aux premières batailles entre les Colonies et les Cylons. Le jeu est très proche de l’univers et de l’ambiance de BSG, ce qui en fait un régal et il est parfaitement possible de jouer en multi ou en solo. Il comporte de jolies scènes 3D, des voix et même une BO inspirée de la série qui a été créée pour l’occasion et que vous pouvez télécharger ici. Je suis d’ailleurs en train de l’écouter et j’aime beaucoup !

Vous pourrez aussi, si vous le désirez créer aussi vos propres missions et les partager avec vos amis.

L’autre bonne nouvelle hormis l’extrême qualité de ce jeu, c’est qu’il est disponible sous Windows, Linux et Mac OSX.

>>> Source & Suite sur : http://korben.info/diaspora-shattered-armistice-battlestar-galactica.html

>>> Pour l’installer (sous Linux bien sûr), ça se passe ici & 🙂

« Chanter sans autorisation » : introduction aux enjeux du libre

This Machine Kills Fascists…

Woody Guthrie (Commons PD)

Quand, dans le Monde diplomatique il est question du numérique en général et du Libre en particulier il y a de bonnes chances pour que l’article soit signé Philippe Rivière (alias Fil) et ce depuis près de quatorze ans.

Il faut dire qu’être l’un des papas de SPIP lui donne une certaine expérience, pour ne pas dire une expérience certaine.

Il a publié en juillet dernier, dans le magazine culturel en ligne Rictus.info, un papier qui synthétise bien la situation et que nous aimerions plus encore faire connaître, d’où cette reproduction.

« Il faut inventer un autre modèle, et pour cela, personne ne sait encore s’il faudra casser l’ancien, ou s’il saura s’adapter. »

« Chanter sans autorisation » : introduction aux enjeux du libre

>>> Source & Suite sur : http://www.framablog.org/index.php/post/2012/09/07/chanter-sans-autorisation-philippe-riviere

Mobilisation générale contre le retour des brevets logiciels en Europe

Dans les prochains jours, la Commission des affaires juridiques (JURI) du Parlement européen va se prononcer sur la suite à donner au projet de brevet unitaire. Derrière l’apparence d’un texte technique se joue une question cruciale : qui décide de ce qui est brevetable et ce qui ne l’est pas.

Alors que les brevets logiciels font leur retour dans l’actualité internationale avec le procès Apple contre Samsung, il faut s’assurer que de telles aberrations ne puissent se produire en Europe. L’April appelle à la mobilisation pour contacter les eurodéputés, afin que le Parlement européen s’empare enfin de la question de la brevetabilité des logiciels.

Le danger des brevets logiciels

Les récentes batailles de brevets aux États-Unis, comme celle entre Apple et Samsung, mettent en évidence les dangers des brevets logiciels : en laissant des entreprises s’approprier un monopole sur des idées, le législateur américain permet à quelques acteurs monopolistiques de contrôler l’ensemble du marché.

« Les brevets logiciels sont un vrai fléau pour les entreprises et les développeurs de logiciels », témoigne Gérald Sédrati-Dinet, conseiller bénévole de l’April sur les brevets. « Ils ne contribuent absolument pas à l’innovation, mais nous empêchent au contraire de développer de nouveaux produits tout en nous exposant à une incertitude juridique toujours plus importante. »

Pour ces raisons, le droit européen interdit les brevets logiciels, position rappelée par le Parlement européen en 2003 et en 2005. Malgré tout, l’Office européen des brevets (OEB) tente depuis plusieurs années de légaliser les brevets logiciels, alors même que cela représente un grave danger pour l’industrie logicielle, tant pour les entreprises qui font du Libre, que pour les PME/PMI qui font du propriétaire.

« Entre 2001 et 2012, les projets ont changé de nom et de forme, mais les enjeux restent les mêmes », ajoute Lionel Allorge, président de l’April. « L’OEB continue de délivrer des brevets logiciels, au mépris de l’esprit de la Convention européenne sur les brevets qui énonce clairement que les programmes d’ordinateurs ne sont pas brevetables. En 2005, au moment du rejet des brevets logiciels par le Parlement européen, nous avions appelé à un contrôle démocratique de l’OEB. C’est le moment de terminer le travail. »

Le brevet unitaire doit parler des brevets logiciels

Alors qu’il s’agit de la question la plus importante pour les entreprises, pour les développeurs et pour l’innovation, ces dérives de la brevetabilité ne sont même pas abordées dans la proposition de règlement sur le brevet unitaire. Au contraire, le pouvoir de légiférer et de contrôler la jurisprudence sur la brevetabilité serait abandonné à quelques spécialistes, sans aucun contrôle démocratique ni même possibilité d’aller devant une cour indépendante.

« Le législateur européen mène une politique de l’autruche s’il croit qu’un nouveau titre de brevet peut favoriser l’innovation sans qu’il y ait de définition claire de ce qui est brevetable et de ce qui ne l’est pas », explique Frédéric Couchet, délégué général de l’April. « Cette ignorance est d’autant plus dangereuse dans le contexte actuel, où les voix se sont multipliées pour demander la mise en place de garde-fous afin que le système des brevets ne détruise pas l’innovation logicielle et la liberté de programmer. »

L’April appelle donc l’ensemble des personnes concernées à se mobiliser pour informer les eurodéputés et leur demander de remettre en place un contrôle démocratique sur le système des brevets.

Comment agir ?

>>> Source & Suite sur : http://www.april.org/mobilisation-generale-contre-le-retour-des-brevets-logiciels-en-europe

Microsoft Office 2013 supportera le format ODF (et PDF) : Victoire du Libre ?

Grande et bonne nouvelle, d’après Microsoft la prochaine version 2013 de la célèbre suite bureautique Office intégrera le format ouvert OpenDocument (ou ODF) dans sa version 1.2. Elle sera également capable d’ouvrir, enregistrer et même éditer du format PDF (voir le tableau comparatif issu de Microsoft en fin d’article).

Cela fait des années que les partisans d’une réelle interopérabilité le demandent. Et cela fait des années aussi que le format PDF est présent sur la suite bureautique libre OpenOffice.org / LibreOffice.

Du coup le journaliste Simon Phipps y voit clairement une victoire de l’open source. Et vous ?

Camknows - CC by-nc-sa

Comment Microsoft été forcé d’ouvrir Office