L’édito du 21 octobre 2014

Dégooglisons Internet :

Le (modeste) plan de libération du monde du réseau Framasoft

ou encore

Une initiative du réseau Framasoft en faveur d’un internet libredécentralisé, éthique et solidaire.

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Ca y est. On y est.

Framasoft vient d’annoncer sa campagne « Dégooglisons Internet ».

La phase de teasing est terminée, Framasoft a enfin dévoilé son plan triennal pour (tenter de) faire tomber Google et consorts. C’est donc le cloud de cette nouvelle campagne. J’oserais dire que cela n’a rien de surprenant au vu des outils mis en ligne depuis de nombreux mois. Il nous manquait juste le comment et surtout l’impulsion.

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Nous utilisons tous un tas de services web qui nous rendent la vie plus facile en décuplant les possibilités gigantesques d’Internet. Difficile de s’en passer, et pourtant, il est nécessaire de garder suffisamment de recul et d’esprit critique pour percevoir leurs limites, et leurs dangers.

Le plus visible d’entre eux, celui qui fait scandale depuis de longs mois est bien entendu le sujet épineux du respect de nos vies privées et de la confidentialité de nos données.

Après les récentes affaires, et toutes celles qui nous attendent encore, les internautes deviennent de plus en plus méfiants vis-à-vis des gigantesques multinationales qui nous proposent des services gratuits en échange de nos données.

Parce que les Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft et autres sont en train de prendre le contrôle d’Internet de manière insidieuse.
En vous proposant gratuitement des services (souvent d’excellente qualité) comme Google Docs, Skype, GMail ou Google Maps, ils deviennent des points de passage quasi-obligés de votre navigation.

Vous rappelez-vous d’une journée d’utilisation normale d’Internet ou vous ne seriez pas passés par Google, Youtube, Doodle, Skype ou Facebook ? Même si cela était le cas, êtes-vous certain(e) que vous n’avez pas surfé sur une page contenant une pub Adsense (régie publicitaire de Google) ? Affichant un bouton “J’aime” de Facebook ? Reprenant un « tweet » qui fait le buzz ? Êtes-vous certain d’avoir désactivé la géolocalisation de votre iPhone ?

Nous sommes devenus des produits pour ces entreprises qui, en collectant toujours plus d’informations sur nous, monnaient notre profil et notre vie privée.

Ce n’est pas le Web que nous voulons. Ce n’est pas la société que nous espérons.

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***

Dangers

Les services en ligne toujours plus centralisés de géants tentaculaires comme Google, Amazon, Facebook, Apple ou Microsoft (GAFAM) mettent en danger nos vies numériques.

Espionnage

« Ces services nous pistent en permanence. Sous le prétexte de fournir une « meilleure expérience utilisateur », nos comportements sur Internet sont espionnés en permanence. Ces informations peuvent servir à afficher de la publicité ciblée, mais les révélations de l’affaire Snowden ont aussi prouvé que les géants de l’Internet étaient contraints de communiquer ces données (parfois extrêmement privées : emails échangés sur GMail, photos partagées sur Facebook, conversations Skype, géolocalisation des téléphones, etc.) à des services gouvernementaux. Sous prétexte de lutte contre le terrorisme, les états sont capables aujourd’hui d’obtenir bien plus d’informations qu’un « Big Brother » ne l’aurait jamais rêvé. »

Vie privée

« Nos données sont une extension de nous-mêmes. Elles peuvent indiquer où nous sommes, avec qui, notre orientation politique ou sexuelle, les sites que nous avons visités, notre recette préférée, les sujets qui nous intéressent, etc.
Si une donnée seule, prise indépendamment, n’est pas forcément sensible, un ensemble de données peut le devenir (par exemple si vous avez fait des recherches sur le cancer avant de souscrire à une assurance-vie).
Dans un monde où tout devient numérique (lecture, TV, téléphonie, musique, réseau social, etc.), notre vie privée est un élément essentiel de ce qui fait de nous une personne singulière. Une personne malveillante qui aurait accès à votre smartphone peut en apprendre suffisamment sur vous en quelques minutes pour vous causer des torts très importants (usurpation d’identité sur Facebook, détournement d’informations professionnelles, achats effectués sans votre accord, etc.). »

Centralisation

« Les acteurs majeurs de l’internet sont devenus de véritables pieuvres : Facebook possède WhatsApp et Instagram, Google détient Youtube et Waze, Microsoft distribue Skype, etc.
Cette concentration des acteurs pose de multiples problèmes : que se passera-t-il si Facebook met la clé sous la porte ? Comment faire des recherches si Google subit une panne ? Nous devenons peu à peu dépendants de services fournis par un petit nombre d’acteurs. Par exemple, Apple (iPhone), Google (Android) et Microsoft (Windows Phone) se partagent la quasi-totalité du marché des systèmes d’exploitation pour smartphones.
Par ailleurs, la taille de ces acteurs bride l’innovation : difficile de lancer une start-up face à Apple ou Google (respectivement première et deuxième capitalisations boursières mondiale).
Enfin, le manque de diversité de ces géants leur donne aussi la possibilité non seulement de collecter facilement des informations personnelles, mais aussi d’altérer l’information qu’ils diffusent (une recherche Google sur le mot « nucléaire » n’affichera pas les mêmes liens suivant que Google vous perçoit comme un militant écologiste ou un pro-nucléaire) »

Fermeture

« Les services web affichés sur votre ordinateur ou votre smartphone sont généralement exécutés dans le « cloud » : des serveurs dispersés sur la planète, stockant à la fois vos données (mails, photos, fichiers, etc.) mais aussi le code des applications.
Pour les données, cela pose le problème de leur pérennité (que deviennent vos fichiers si Dropbox ferme demain ?) mais aussi de votre capacité à changer de services (comment faire pour récupérer l’ensemble de vos photos sur Facebook ou Picasa, et les réinsérer avec les commentaires dans un autre service ?).
Pour les applications, cela implique que vous êtes à la merci de changements impromptus selon le bon vouloir du fournisseur (ajout de publicité, modification de l’interface, etc.), mais surtout que vous n’avez quasiment aucun contrôle sur ce que l’application peut faire. Ce sont des « boîtes noires » qui peuvent agir de façon malveillante (envoyer des SMS à votre insu, exécuter du code indésirable, etc.).
Bref, ces sociétés nous enferment dans des cages dorées, certes, mais des cages malgré tout ! »

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Google est un symbole (caution: may be evil)

L’année dernière, Framasoft s’est dégooglisé, mais cela ne suffit pas :

Le géant de Mountain View est passé de simple moteur de recherche à un inventaire à la Prévert qui propose suite bureautique, stockage dans lecloud, magasin d’applications, livres, musiques et films, plusieurs OS (systèmes d’exploitation… mais encore des brevets sur les téléphones, l’électronique, la robotique et le vivant… Comme nous le disait framasoft lors d’une de ses frama-conférence aux dernières RMLL : « Google, c’est le nouveau Skynet ».

Or Google n’est qu’une lettre des GAFAM (Google Apple Facebook Amazon Microsoft) qui, avec Dropbox, Avaaz, Twitter (et tant d’autres…) ont réussi à nous rendre tellement dépendants de leurs services que nous finissons par travailler pour leur empire sans même nous en indigner.

Les libristes contre-attaquent (et Framasoft allume les LEDS)

Ils ne sont ni les premiers, ni les seuls, mais ils ont décidé que ça suffisait. Alors ils vont faire ce qu’ils savent faire le mieux : sensibiliser le grand public et lui proposer des services Libres, Éthiques, Décentralisés et Solidaires face à chaque application privatrice, centralisatrice, exploiteuse et enfermante qu’ils pourront combattre.

Framasoft souhaite faire face à ces dangers menaçant nos vies numériques en proposant des services libres, éthiques, décentralisés et solidaires.

Liberté

« L’histoire d’Internet elle-même est une histoire de logiciels libres, tant du point de vue des standards que des protocoles employés. Sa popularité et son potentiel font aussi des envieux, et de grandes entreprises aimeraient s’en attribuer le contrôle en imposant du code fermé dans des systèmes verrouillés et non-interopérables.

Pour qu’Internet reste fidèle à ses principes fondateurs qui l’ont conduit à son succès, nous devons y trouver des applications libres, c’est-à-dire dont le code source est ouvert, accessible et sous licences libres. »

Framasoft s’engage à n’utiliser que des logiciels au code source « libre ».

Éthique

« Nous plébiscitons un Internet fait de partage et d’indépendance.

L’exploitation, la surveillance, la censure et l’appropriation des données sont des valeurs que nous refusons au profit de la transparence (la probité), de l’exposition claire des conditions d’utilisation des services, et du refus des discriminations. »

Framasoft s’engage à ne pas exploiter les données des utilisateurs de ses services, et à promouvoir un Web ouvert et équitable.

Décentralisation

« L’intelligence d’Internet doit reposer sur chaque acteur du réseau dans une dynamique de partage de pair à pair, pour éviter de créer un Minitel 2.0.

Pour assurer l’égalité de tous, citoyens comme entrepreneurs, les monopoles doivent non seulement être évités, mais empêchés de s’accaparer les données personnelles ou publiques.

En expliquant, par des tutoriels, comment multiplier les solutions libres permettant un Internet plus équitable, nous facilitons l’essaimage du code et diversifions les usages. »

Framasoft s’engage à faciliter l’auto-hébergement et l’interopérabilité, afin de ne pas « enfermer » ses utilisateurs.

Solidarité

« À travers les services que nous déployons, nous promouvons un modèle économique fondé sur la mutualisation des coûts, le partage des ressources, et l’accessibilité au plus grand nombre.

Ce modèle possède aussi un caractère éducatif car nous pensons qu’en documentant le déploiement des services, un grand nombre d’utilisateurs seront en mesure de partager à leur tour ces ressources.

Nous pensons que ne pas infantiliser les utilisateurs et faire partager la responsabilité de l’utilisation des services permettra de réguler les abus. »

Framasoft s’engage à promouvoir le respect et l’autonomie de ces utilisateurs (tant que la réciproque sera vraie).

***

Le projet « Dégooglisons Internet » – qui ne concerne d’ailleurs pas que Google – consiste à proposer des services alternatifs face à un maximum de services évalués comme menaçants pour nos vies numériques.

Google Docs, Skype, Dropbox, Facebook, Twitter, Google Agenda, Youtube, Doodle, Yahoo! Groups, et bien d’autres sont des services extrêment pratiques, mais ils sont devenus bien trop gros et nous ont rendus dépendants. Framasoft souhaite entrer en résistance, et propose un plan de mise en place d’applications alternatives sur plusieurs années.

Ces services sont libres, gratuits, ouverts à tous (dans la limite de leurs capacités techniques et financières), tels des biens communs numériques. Dans un souci de décentralisation d’internet et de promotion de l’auto-hébergement, ils ferons le maximum afin que chacun puisse installer ses propres services (pour soi, pour son association, son entreprise).

Evidemment, ils n’ont pas la prétention de concurrencer ces services, ils souhaitent juste proposer un espace numérique neutre, non-commercial et non-agressif envers leurs utilisateurs.

Accéder à la liste des services déjà proposés (et ceux en préparation) :

Liste des services Framasoft

Ils vont améliorer leurs services existants, tout en faisant perdurer leurs projets-phares. Ils ont officiellement ouvert un pod Diaspora*, une Framasphère pour qui souhaite se libérer de Facebook sans tomber dans le business plan de Ello. Ils vont proposer un moteur de recherche, un service de raccourcissement d’URL, des catalogues d’ebooks libres, de l’hébergement d’images… Et cela c’est juste pour la fin de l’année ! Sur trois ans, ils comptent proposer toute une liste de services libres (stockage cloud, hébergement de fichiers, tube vidéo, listes de diffusion, micro-blogging et blogs), d’alternatives s’opposant comme autant de pieds de nez gaulois à l’envahisseur romain.

Pour réussir ce pari fou, ils ont une potion magique : vous.

Un projet d’une telle envergure ne peut se faire sans votre soutien.

Si vous êtes développeur, graphiste, ergonome, administrateur système, etc, vous pouvez les contacter pour participer activement au projet. Mais le moyen le plus simple et le plus rapide de les aider reste de les soutenir financièrement : cela leur permet de payer l’infrastructure (serveurs), et les permanents dédiés à la réussite de ce projet ambitieux. (Rappel : Framasoft est une association d’intérêt général)

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Village libriste

Au milieu des multinationales tentaculaires, quelques organisations non-lucratives continuent de lutter activement pour un Web ouvert et respectueux des internautes.

En plus de Framasoft, association loi 1901 qui mène la présente campagne, nous pouvons citer l’April, la Quadrature du Net ou encore l’Aful. Ces associations vivent de vos dons, n’oubliez pas de les soutenir !

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Le réseau Framasoft a décidé de frapper un grand coup et de libérer les services Web…

… car ce serait peut-être l’une des plus grandes opportunités manquées de notre époque si le logiciel libre ne libérait rien d’autre que du code.

La route est longue, mais la voie est libre

 

***

Vous n’êtes pas sans savoir que j’utilise depuis quelques mois l’un des outils mis en place par Framasoft … Pour faire suite à http://liens.sam7blog42.fr/?do=daily&day=20141007, avec l’aide de Fred, et dans l’attente que je sois « enfin à jour » sur mon shaarli, une redirection a été mise en place afin de vous permettre d’accéder facilement aux articles publiés via ttrss sur mon compte Framanews.org. Il s’agit de l’adresse suivante :

http://rss.sam7blog42.fr

Il m’est également arrivé à de multiples occasions d’utiliser Framapad pour préparer quelques documents avec mes collègues de l’association ELIB & je viens de m’ouvrir un Framabag pour ma lecture en retard.

Je viens également enfin de m’ouvrir un compte « Framasphère / Diaspora » afin de remplacer mes 2 comptes google+ (perso & site) que j’utiliserais de moins en moins, voir même plus du tout à brève échéance. Il s’agit de l’adresse suivante :

sam7@framaspere.org

ou encore

https://framasphere.org/u/sam7

Venez donc m’y retrouver (même si je n’utilise pas les réseaux sociaux tous les jours, loin de là : je n’y passe que de temps à autre).

Pour ce qui concerne mon adresse mail, elle est malheureusement pour le moment inchangée … dans l’attente de Framamail par exemple … à moins de trouver quelquechose d’intéressant avant 2017.

 

sam7

 

Nota : ça fait aussi un bon moment que j’utilise https://framalab.org/gknd-creator/ pour mes illustrations, mais vous aviez sans doute déjà remarqué…

Edit :

Suite à la maintenance effectuée dans la soirée du 21/10/2014 (Réorganisation des répertoires sur le serveur), mon blog1 « SAM7BLOG » est maintenant accessible sur http://infolibre.sam7blog42.fr/ qui sera sa nouvelle adresse « officielle » à compter du 21/12/2014 en lieu et place de http://sam7blog42.fr/. Mes blog2 « LE MESSAGE » & blog3 « SAM7BLOG42 » sont et resterons accessibles à leurs adresses habituelles ainsi que mon shaarli. D’autres « surprises » sont prévues dans les mois à venir…

 

>>> Sources & plus d’infos sur :

 

>>> Bonus :

Modifications sur le site

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Après http://rss.sam7blog42.fr, d’autres « surprises » sont prévues dans les mois à venir…

sam7

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sam7

Université d’été du Revenu de Base


Université d’été du Revenu de Base

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Cet été a eu lieu la première université d’été du revenu de base (extraits choisis).

La première université d’été du revenu de base, qui s’est tenue près de Périgueux du 21 au 23 août 2014, a permis de rapprocher les différents courants qui militent pour le revenu de base et de faire grandir le Mouvement Français pour un Revenu de Base (MFRB). Retour sur les moments forts de ces trois jours.

Fruit d’un travail de plusieurs mois, la première université d’été du revenu de base fut un succès, ayant réuni près de 600 participants, dont une quarantaine d’intervenants et une cinquantaine de bénévoles.

Un programme pour tous les goûts

Au total, 7 conférences plénières, 2 ‘conférences gesticulées’, une avant-première et plus de 25 ateliers ont constitué le programme de réflexion de cette riche université. Création monétaire, métamorphoses du travail, féminisme, décroissance, expérimentations, écologie, technologie, financement, économie collaborative, agriculture, démocratie… de nombreuses problématiques ont été abordées et développées par les différents intervenants… et les participants !

« La crise économique est issue, notamment en France, d’une incapacité à s’adapter à des réalités. On continue à alimenter un système qui fonctionne mal et qui ne sert pas la démocratie. Ceux qui souffrent le plus de ce système, ce sont ceux que l’on entend le moins » — Michel Meunier.

Les temps forts de ces 3 journées :

  1. la première conférence plénière était dédiée à la critique de certains points de vue féministes sur le revenu universel. Un défi relevé avec brio par Agnès Maillard et Carole Fabre, activiste pour un revenu de base et initiatrice de la pétition pour un revenu de vie, qui ont su développer, sous forme de dialogue, les arguments féministes pour et contre le revenu de base sur les plans historique, philosophique et pratique. Des réflexions qui invitent également à remettre en question notre approche de la structure familiale.
  2. La première soirée de cette université a ensuite été consacrée à la présentation officielle du nouveau film de Michaël le Sauce, « Un revenu pour la vie », en présence du réalisateur et de plusieurs intervenants du film. « Parler d’un revenu de base, c’est envisager de s’autoriser à rêver ».
  3. Le moment phare de la deuxième journée — certainement la plus chargée — fut la plénière intitulée « Les sept péchés du système socio-fiscal français », avec Marc de Basquiat, expert de l’approche fiscaliste du revenu de base et auteur d’une thèse en économie sur le sujet (Vous pouvez en retrouver la démonstration sur ce lien).
  4. Cette conférence a été suivie d’un atelier très prisé dédié au financement du revenu de base axé sur la présentation des propositions développées par Marc de Basquiat, dont vous pouvez retrouver la présentation ici.
  5. Et si nous écrivions nous-même notre revenu de base ? Après une nouvelle session d’ateliers, tous les participants se sont réunis dans l’auditorium pour deux plénières. La rencontre avec Étienne Chouard, penseur très prolifique sur les questions de démocratie, était particulièrement attendue. Sans se considérer comme expert de cette question, Étienne Chouard sympathise avec les idées de revenus inconditionnels déconnectés de l’emploi, qu’il qualifie même de «bombe atomique contre notre dépendance à la monnaie ». Étienne Chouard est donc venu nous proposer une démarche innovante lors d’un atelier constituant, dont l’objectif a été d’écrire nous-même des textes de lois qui garantiront un revenu de base à tous les citoyens dans la Constitution. Un atelier très suivi qui a permis aux participants de se réapproprier le pouvoir d’écrire les lois et de créer eux-mêmes les conditions de l’instauration d’un revenu de base inconditionnel.
  6. Créer nous-même notre revenu de base, c’était aussi l’objet de l’atelier de présentation de la Théorie Relative de la Monnaie avec Stéphane Laborde que vous pouvez visionner ici.
  7. Le revenu de base comme alternative à l’exploitation des internautes. La deuxième plénière du vendredi 22 août a permis d’aborder l’idée d’un revenu de base par un tout autre chemin : celui de l’évolution technologique, du développement des réseaux sociaux, de l’agrégation des données personnelles et de leur exploitation par les entreprises commerciales.
  8. Pour clôturer en beauté cette journée déjà bien dense, Alexis Lecointe, du collectif « Les Zooms Verts », a présenté en avant-première sa conférence gesticulée sur le thème « Travail libre, revenus de base et autres rêvolutions ».
  9. La troisième et dernière journée a été marquée par une conférence dite de « convergence » dont l’objectif, après avoir débattu pendant 2 jours et demi, a été de tenter d’identifier les points d’accord ou de désaccord entre les différents courants du revenu de base. Un exercice difficile, voire impossible ? Ainsi, Vincent Liégey a tenu à rappeler que « le revenu de base n’est pas une simple question comptable », mais une ouverture sur une société basée sur une économie radicalement différente : plus locale, respectueuse de l’environnement, déconnectée du pouvoir de l’argent. Frédéric Bosqué, bien que fervent défenseur d’un revenu de base suffisant pour vivre, a renchéri en déclarant qu’il soutiendrait un projet de loi qui instaurerait un revenu de base inconditionnel même à 1€ par mois, car il constituerait un premier pas vers un changement de paradigme. Le philosophe Jean Zin a également tenu à affirmer l’urgence sociale du revenu de base, tout en soulignant l’impossibilité politique d’obtenir — à l’heure actuelle — un revenu de base « suffisant ». Autrement dit, il faut relativiser l’importance du montant du revenu de base, et travailler à intégrer le revenu de base dans des projets de société cohérents et progressistes. Ainsi Marc de Basquiat a tenu à réaffirmer son attachement aux acquis sociaux de l’après guerre, et a appelé le MFRB à intégrer dans sa charte la volonté de ne pas les remettre en cause.
  10. Après ce beau moment d’unité pour le Mouvement Français pour un Revenu de Base, dont la démarche transpartisane est l’une des clés de voûte, l’auditorium a laissé la place à Gérard Foucher pour sa conférence gesticulée « Les secrets de la monnaie ». Une conférence très suivie et appréciée, dans laquelle il a expliqué les ressorts de la création monétaire et l’urgence de réformer le système monétaire, pour conduire à la mise en place d’un revenu de base pour tous.

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***

Voici à toutes fins utiles une petite série de 4 vidéos expliquant ce qu’est le revenu de base, ou cette page sur wikipédia :

« Le revenu de base est un revenu versé par une communauté politique à tous ses membres, sur une base individuelle, sans conditions de ressources ni obligation de travail, selon la définition du Basic Income Earth Network (BIEN). Il reconnaît la participation de l’individu pour la société, indépendamment de la mesure de l’emploi. »

***

Après une première BD réalisée par Hélène Pouille dans les dernières semaines de l’initiative citoyenne européenne, voici une seconde très belle réalisation publiée en deux parties sur le blog Nepsie.fr, et sous licence libre creative commons qui vous autorise explicitement à réutiliser l’œuvre à condition de ne pas la modifier, de ne pas en faire un usage commercial, et évidemment, de citer l’auteur !

Dans cette bande dessinée, Nepsie part du rapport au travail (planche 1) puis présente une série de solutions telles que la baisse du temps de travail, le salaire à vie et le revenu de base (planche 2), solution qu’elle détaille davantage.

***

Pour finir ce billet, je souhaitais partager cet hommage à un grand économiste malheureusement décédé il y a peu de temps : Yoland Bresson.

« Yoland Bresson, économiste précurseur du revenu d’existence en France, s’est éteint pendant l’été. Nous tenons à lui rendre hommage pour l’infatiguable combat qu’il aura mené pour faire avancer l’idée, en France et dans le monde. »

« Yoland était présent lors de l’assemblée fondatrice du BIEN à Louvains la Neuve en 1986. Il était l’organisateur principal du Congrès du BIEN à Paris St Maur en 1992. Et il est resté au cours de ces 30 années un fidèle compagnon de pensée et de combat. Comme d’autres avant et après lui, il sera mort sans avoir vu la réalisation d’une proposition à laquelle il n’a cessé de croire. Si cependant, dans son pays comme ailleurs, elle finira par se réaliser, ce sera à lui et à des personnalités comme la sienne qu’elle le devra. » — Philippe van Parijs.

Logo de l’association

sam7

>>> Sources & plus d’infos sur :

L’esprit Geek

Petit rappel pour bien faire la distinction entre quelques termes souvent confondus par le grand public :

Geek & Neerd

« Geek, parfois francisé en « guik », est un terme d’argot, qui désigne une personne extrêmement pointue dans un domaine précis. Du fait de ses connaissances pointues, le geek est parfois perçu comme trop cérébral. Le mot a été peu à peu utilisé au niveau international sur Internet de manière revendicative par les personnes s’identifiant comme tel. Le terme a alors acquis une connotation méliorative et communautaire »

&

« Un nerd, dans le domaine des stéréotypes de la culture populaire, est une personne solitaire passionnée et obnubilée par des sujets intellectuels liés aux sciences et aux techniques, ou de manière générale par tout sujet intellectuel auquel la majorité des gens accorde peu d’attention. Ce terme est devenu plutôt péjoratif, à la différence de geek. En effet, comparé à un geek, un nerd est plus asocial, et plus polarisé sur ses centres d’intérêts, auxquels il consacre plus de temps »

***

Pourquoi ça craint d’être le geek de service

Tu es le « geek » de service ? Celui que tout le monde appelle lorsqu’il a un PC à débugger, un smartphone à acheter, voir une TV à réparer ?

Tu te sens fort et puissant avec ce statut dont n’osaient même pas rêver des générations de fanatiques de technologies ?

Et pourtant… ce n’est pas toujours aussi fun que ça peut en avoir l’air. Voici pourquoi.

Ce que les autres penses que tu es

Le terme « geek » étant devenu tellement générique qu’il ne définit plus grand monde, alors tu peux compter sur l’imagination de tes proches pour te classer, au moins mentalement, dans une autre catégorie plus restrictive :

– un nerd

– un génie

– un fan de « Star Trek« 

– un hipster

Ce que tu représentes pour eux

Contrepartie incontournable d’être « celui qui s’y connaît », tu as droit à toutes les demandes dès que le moindre problème touchera de près ou de loin un appareil électronique. On te prend ainsi pour :

– un expert en sécurité

– un vendeur de matériel

– le webmaster de tous les sites Internet du monde

– un administrateur système

– un ingénieur en électronique

– une hotline

Mais voilà pourquoi : tu es la lumière sur la route des pires utilisateurs d’informatique au monde

Remarque que ce n’est pas forcément de leur faute, mais il y en a certains qui semblent ne vraiment faire aucun effort.

– les feignants

– les téléchargeurs fous

– les stressés

– les « je m’y connais »

***

Voilà en quoi je suis « un peu » Geek :

J’aime :

***

Geek & Hacker

Au même titre que le désormais célèbre « geek », le terme « hacker » est utilisé à toutes les sauces aujourd’hui.

A quoi penses-tu au premier abord en lisant ce mot ? Un vilain pirate caché derrière son ordinateur prêt à te voler tes données les plus personnelles ? Ou à détourner des sites internet et systèmes informatiques pour sa seule gloire personnelle ?

Alors tu te trompes. Bien aidé il est vrai par les médias.

Car c’est confondre hackers et black hats (crackers et autres pirates informatiques).

Les hackers construisent de nouvelles choses, les crackers les détruisent.

Des hackers ont créé les premiers systèmes informatiques. Des hackers ont créé Internet et sont à l’origine des plus grands réussites du web. Mais bien plus que cela, des hackers sont à l’origine de la plupart des progrès scientifiques et techniques que nous connaissons.

Un terme français que l’on pourrait employer serait plutôt : bricoleur, bidouilleur. Mais il reste très réducteur.

Voici ce qui résume pour moi « l’esprit » hacker :

– comprendre par sois même

– modifier son environnement pour le rendre meilleur

– s’attacher davantage aux compétences qu’aux connaissances

– ne pas se limiter à un domaine

– partager

– avoir l’esprit libre

L'esprit hacker : avoir l'esprit libre

– respecter

– bannir l’ennui et le travail répétitif

– apprendre de ses erreurs

– prendre conscience de son impact sur l’environnement

***

Voilà en quoi je suis « un peu » Hacker :

J’aime :

  • découvrir & apprendre de nouvelles choses
  • bidouiller dans la limite de mes capacités
  • savoir retrouver les choses au lieu de les apprendre
  • explorer de nouvelles pistes (d’où mes 3 blogs pour aborder divers sujets par grandes thématiques)
  • partager mes lectures
  • la liberté

 

… Je suis curieux par nature 😉

 

sam7

>>> Sources & plus d’infos sur :

« Le Manifeste du hacker (1986 – Loyd Blankenship – « Oui, je suis un criminel. Mon crime est celui de la curiosité. » – Ce qui suit a été écrit peu de temps après mon arrestation…) »

« La sagesse n’attend pas forcément le nombre des années, la preuve aujourd’hui avec cette vidéo du TEDxUniversityofNevada mettant en scène Logan Laplante, jeune adolescent de seulement 13 ans qui explique son parcours scolaire hors du commun. »

Live Voyager : 2 nouveautés

Souvenez-vous de la nouveauté annoncée par rodofr lors de la sortie de la version 14.04 LTS de sa distribution :

 » Voyager arrête les cycles courts de 6 mois pour la LTS de 2 ans avec correctifs et patchs à disposition pendant ces 2 années. Cela, pour plus de confort, pour ne pas être dans l’obligation de réinstaller à chaque fois l’iso. Aussi, Voyager comme personnalisation arrive à une certaine maturité et ne cherche pas à être dans l’innovation pour l’innovation comme idéologie mais bien partager une expérience numérique ouverte sur le monde et les autres dans un rythme qui lui soit toujours propre. « 

Eh bien il y a du nouveau tout de même … :

1/ Il a sortis dernièrement une toute nouvelle version avec quelques « bonus », à savoir LIVE VOYAGER HD 14.04.02 LTS

« Ce que tu veux enflammer dans les autres, doit brûler en toi »hybridx

VIDEO VOYAGER HD 14.04 >

Cette nouvelle version est basée sur Voyager 14.04.02 LTS avec le Switch Kwin / Xfwm4. Kwin, le système de 3D sur KDE qui marche très bien sur xfce. Et Switch Voyager minimal / Voyager Standard. Kwin a été réglé par défaut avec les cubes en ne changeant pas trop les effets. Vous aurez par défaut le cube, le cube d’une page virtuelle à l’autre et les Wokspaces en grille, le centrage et quelques effets encore.

L’avantage de l’HD c’est qu’on a 2 systèmes de gestionnaire graphique en un. Si on veut pas d’effet, on clic pas et on reste sur une Voyager standard avec compositeur xfce qui est déjà très bien, sinon on met la 3D avec kwin et ses effets plus poussés. Tout est optionnel selon ses choix et les possibilités de sa machine. L’ autre avantage et pas des moindres, c’est la compatibilité des paquets kubuntu/xubuntu.

2/ Après un essais réussi avec Debian 7*, il prépare Live VOYAGER 8 Debian Jessie Development.

 

debianx

 

Il annonce que si tout va bien, il devrait normalement sortir en 2015 une Voyager 8 Debian basée sur une pure Jessie. Il essayera de réunir pour cette version, le meilleur de Voyager basée sur Xubuntu et ce dont il a tiré profit pour l’expérimentale Voyager 7 basée sur Wheezy pour que cette distribution soit rapide, légère, souple, maniable et dotée de multiples options aussi utiles que ludiques…

Je vous en dirais plus dans les mois à venir selon l’avancement du projet.

sam7

* voyager 7 que j’utilise actuellement pour écrire ce billet

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