Une calculatrice dans le Dash Unity d’Ubuntu

Puisque ça ne sert à rien, c’est forcément indispensable ! Et c’est le cas de cette calculatrice intégrée au Dash d’Ubuntu.

Cette calculatrice est plus que simple d’utilisation puisqu’il suffit de taper son opération dans le champ de recherche pour voir apparaître en instantané le résultat dans le dash,

puis, lorsque l’on appuie sur [Entrée], dans la zone de notification.

Si vous souhaitez bénéficier de ce magnifique et indispensable outil, sachez qu’il n’est (malheureusement) pas disponible dans les dépôts officiels d’Ubuntu et que vous ne devez l’installer qu’en toute connaissance de cause.

Le Parti Pirate, la démocratie du troisième millénaire ?

Suite à ses récents succès en Allemagne, où il pourrait devenir la troisième force politique nationale, le Parti Pirate fait beaucoup parler de lui.

Manifestation de Pirates en Allemagne

Mais comment considérer sérieusement un parti qui est né sur le désir de télécharger de la musique et qui, à première vue, n’est qu’un parti de défense des droits des internautes ?

En fait, réduire le parti Pirate au téléchargement reviendrait à considérer que les partis écologistes ne cherchent qu’à protéger les pandas d’Asie. Caricaturer le Parti Pirate en un groupuscule de geeks barbus est également mensonger: j’en connais deux qui se rasent.

Précisons tout d’abord que chaque citoyen est un internaute de fait. Que ce soit directement ou indirectement, toute personne est appelée à utiliser internet ou, tout au moins, à y avoir des données personnelles. Même votre arrière-grand-mère est probablement dans un album photo en ligne et, à ce titre, liée à internet. Dire que le parti Pirate est un défenseur du droit des internautes n’est donc pas faux mais il serait plus exact de dire: « défenseur du droit des citoyens ».

Enfin, contrairement à ce qu’on pourrait croire à première vue, le téléchargement de musique n’est pas le cœur du problème. Il s’agit uniquement d’un symptôme. Et ce symptôme est révélateur d’un problème beaucoup plus profond de la société actuelle : la confiscation du pouvoir des individus par des entités comme les grandes sociétés privées ou les organismes gouvernementaux.

Ce que la polémique du téléchargement a mis en lumière est que les gouvernements étaient prêts à bafouer des libertés et des droits fondamentaux des citoyens uniquement pour préserver certains intérêts privés. La démocratie glisse doucement vers la ploutocratie et les récentes crises bancaires ne sont finalement qu’une autre facette de la même question.

Triporteur pirate Ce profond problème de notre société s’illustre de différentes façons, que ce soit à travers les brevets ou la propension des gouvernements à donner l’argent public à des entreprises privées sous prétexte de « créer des emplois ». Les conséquences de la crise économique ont également mis en exergue la déconnexion totale entre le pouvoir et le peuple au service duquel ledit pouvoir devrait être.

En Belgique, on constate même une certaine confiscation de la démocratie au profit d’une caste politique peu renouvelée et opaque. Nos élus cultivent la tradition du secret, même lorsqu’il s’agit de négocier un gouvernement chargé de nous représenter. Fait paradoxal pour une démocratie, le peuple est de plus en plus écarté de ce qui a trait au pouvoir. Des manifestations, des pétitions, des mouvements de masse ou le lobbying intensif deviennent les seules armes pour se faire entendre, donnant voix à celui qui crie le plus fort ou finance les campagnes de lobbying les plus coûteuses.

Les principaux partis belges ont été de grands artisans de la démocratie et de la liberté. Leur apport a été fondamental au cours de notre histoire. Grâce à eux, je suis en mesure d’exprimer aujourd’hui mes idées, librement et sans crainte. Mais le monde change, de plus en plus vite. La technologie permettrait beaucoup d’améliorations positives, de simplifications, de transparence. Force est de constater que, jusqu’à présent, aucun parti n’a fait montre d’une réelle compréhension de cette évolution et semble s’accrocher à toute opportunité de pouvoir plutôt qu’à une réelle volonté de progrès.

Face à cela, le credo du Parti Pirate est simple: rendre le pouvoir aux citoyens, remettre le gouvernement au service des individus et non l’inverse. Par défaut, faire confiance aux citoyens et, sauf preuve du contraire, les considérer de bonne foi. Les initiatives comme Wikipedia ou OpenStreetMap ont apporté la preuve qu’il était souvent plus productif de corriger les erreurs de quelques moutons noirs que de mettre des barrières à tout le monde.

La roue des Pirates

De ce credo du pouvoir rendu au citoyen découlent huit grands principes fondamentaux, regroupés sous l’appellation « La roue des Pirates »…

>>> Source & Suite sur : http://ploum.net/post/parti-pirate-nouvelle-democracie

Bienvenu au festival du film bidouillé

Les festivals de Cannes et d’ailleurs célèbrent un cinéma organisé, codé. Mais des profondeurs du Net monte une autre façon de construire des fictions animées. Les « machinimas », contraction de machine, animation et cinéma. Avec les moteurs 3D des jeux vidéo pour héritage spirituel. Jimmy Wales, dans le rôle du gourou, annonce leur avènement sous peu.

Au mois d’avril dernier, lors d’une conférence tenue à Genève, le cofondateur de Wikipédia Jimmy Wales a prédit la fin prochaine d’Hollywood. Non pas à cause du piratage, mais parce que selon lui,

les outils collaboratifs pour raconter des histoires et réaliser des films vont faire à Hollywood ce que Wikipédia a fait à l’Encyclopedia Britannica.

À l’entendre, cette révolution serait en germe par l’entremise des machinimas, ces objets filmiques un poil immatures et sur lesquels Hollywood n’a pas encore beaucoup lorgné. Les machinimas, ce sont des films réalisés à l’aide d’un moteur 3D temps réel de jeu vidéo. Décors, personnages, caméra… les moteurs de jeux offrent en effet tous les outils de production pour raconter des histoires en vidéo, sans plateau ni acteurs.

>>> Source & Suite sur : http://owni.fr/2012/05/21/bienvenue-au-festival-du-film-bidouille/

le vote par internet facilement piratable

Vote par internet : une faille démontrée et illustrée :

Pour dénoncer le vote par internet proposé aux Français de l’étranger aux élections législatives, un hacker a démontré qu’il était possible de modifier le choix d’un électeur au moment de l’envoi du bulletin dans l’urne électronique.

Malgré l’opération médiatique réalisée vendredi dernier par le ministère des affaires étrangères, qui a tenté de rassurer la presse sur la fiabilité du vote par internet aux élections législatives, l’existence de failles de sécurité est avérée. Si aujourd’hui rien ne montre qu’elles ont été exploitées, rien ne montre non plus qu’elles ne l’ont pas été. Et ça n’est pas le document ci-dessous, publié par Laurent Grégoire, qui va rassurer…

 

10 raisons qui prouvent que le vote électronique est une mauvaise idée :

L’État français a lancé pour les législatives un site qui permet aux Français à l’étranger de voter par Internet. Ce sont plus de 700 000 personnes qui sont concernées (pour le moment) par ce dispositif, et même si on nous le vend comme quelque chose de 100% sécurisé, c’est juste une énorme porte ouverte à la fraude. Initialement « médiatisée » grâce au Parti Pirate Français, l’histoire du vote électronique commence à faire un peu de bruit… Je n’avais pas pris le temps de m’y intéresser jusque-là, mais aujourd’hui, je prends 5 minutes pour vous dresser la liste des « dangers » du vote électronique.

Alors, bon, vous le savez, je suis à 100% pour la dématérialisation et l’utilisation d’Internet pour tout un tas de trucs administratifs… On gagne du temps, c’est super pratique, ça coûte moins cher, puis c’est MODERNE quoi… Sauf que pour le vote électronique, il existe un risque de fraude non négligeable qui me fait dire que le vote « classique » est quand même la meilleure des solutions.

Voter aux Legislatives par Internet : votre choix peut être modifié :

Quand j’ai découvert l’article de Hardkor, sur le vote par Internet aux Législatives 2012 pour les 700.000 français à l’étranger, je n’ai pas pu m’empêcher de le relayer. Il a ensuite été pas mal repris (pas le mien, hein…) par de nombreux zines et par certaines presses numériques. Paul Da Silva s’est même acharné à trouver les failles en expliquant ces problèmes dans un article plus technique. Enfin, le Parti Pirate qui présente 101 candidats à ces élections l’a aussi dénoncé

Comment mon ordinateur a voté à ma place (et à mon insu)

>>> Sources & plus d’infos (et 2 vidéos explicatives) sur :

Un mini ordinateur sous Android 4.0 à 60 euros seulement

Zero Devices commercialise un mini PC tournant sous Android 4 Ice Cream Sandwich. Pour 76 dollars (environ 60 euros), il est équipé d’un processeur 1,5 Ghz, de 512 Mo de mémoire RAM et de 4 Go de stockage, extensible grâce à une carte SD.

La loi Hadopi sera bien « révisée » d’ici 2013

Aurélie Filippetti et Fleur Pellerin ont confirmé que la loi Hadopi allait être modifiée par le nouveau gouvernement, après une concertation avec les parties prenantes qui devrait être organisée cet été, pour aboutir avant la fin de l’année.

Les deux ministres les plus proches du dossier ont parlé, et confirmé que le chantier de la loi Hadopi sera ouvert sous la présidence de François Hollande. Mais plutôt que d’abrogation, il s’agira d’une révision.

La riposte graduée devrait être allégée du point de vue des sanctions, sans abandonner le dispositif dit « pédagogique » d’envoi des e-mails. Et surtout, de nouvelles taxes devraient être mises en place pour financer la création. Une manière de mettre en place la rémunération qu’aurait permis la licence globale…

Bon anniversaire le GIF animé !

Le GIF animé a 25 ans !

Démocratisé par Compuserve dès 1987, ce format de fichier permettait de voir des images animées à l’époque où la vidéo en ligne et flash n’était pas encore présents. Passé de mode durant un court instant à l’échelle de l’univers, et détesté par certaines personnes dénuées de sens de l’humour, le GIF animé revient en force depuis quelques années, pour mon, enfin, notre plus grand plaisir !

Maintenant le GIF est devenu une forme d’expression à part entière, comme on peut le voir avec le fleurissement de dizaines de Tumblr regroupant des tas de GIFs qui mis dans un contexte particulier, sont très amusants à regarder.

Bref, bon anniversaire le GIF animé !

>>> Source & plus d’infos sur : http://korben.info/bon-anniversaire-le-gif-anime.html

De l’immaturité et de l’inexpérience en politique

De l’immaturité et de l’inexpérience en politique

Lorsque je parle du Parti Pirate, j’entends souvent des mots comme « immaturité » ou « inexpérience ».

Il est vrai que la maturité et de l’expérience sont les compléments indispensables de l’intelligence et de la curiosité face à la complexité du monde actuel.

Prenez la technologie, qui a pris une place prépondérante dans notre société. Notre argent, nos données privées, nos communications sont complètement dépendants de la technologie. Un des derniers bastions atechnologiques, la politique, est en train de tomber.

Qui maîtrise la technologie contrôle la société. Il est donc primordial que nos « dirigeants » et nos « représentants » aient une compréhension minimale des outils de base de notre société.

Je vous alertais justement sur le fait que cet énorme pouvoir politique était en train de passer dans les mains d’entreprises privées sans que personne ne s’en émeuve (sur DiasporaFacebookGoogle+ et même en anglais).

Pour les législatives françaises de 2012, comme dans toute élection démocratique, les candidats ont la possibilité d’envoyer des délégués contrôler les modalités du scrutin. Sur les 5 délégués qui ont souhaité contrôler le vote électronique de 700.000 Français, 4 étaient du Parti Pirate. Pour les autres, nul doute que l’informatique est trop compliquée ou inintéressante.

Mais il y a mieux. Les candidats reçoivent en effet l’adresse e-mail personnelle de chaque électeur potentiel. Cela signifie que, pour l’achat d’un nom de domaine (12€ par an), vous êtes en mesure de tromper les électeurs et de récupérer une grande partie des votes, voire d’invalider complètement l’élection (la procédure détaillée surFacebookGoogle+ ou Diaspora).

Pablo Martin Gomez, candidat du Parti Pirate pour les Français du Benelux, seul candidat de la circonscription à avoir envoyé un délégué, s’est donc retrouvé avec 53.000 adresses e-mail valides en sa possession[1].

Quelle aubaine ! Les candidats se sont évidemment empressés d’envoyer des messages électoraux. Certains n’ont pas hésité à transmettre cette mine d’adresses à des sociétés privées, lesquelles ont, en retour, envoyé des messages publicitaires appelant à voter pour un candidat donné. Plusieurs électeurs m’ont signalé être véritablement spammés par certains candidats.

Conscient de l’abus, Pablo s’est donc fendu d’un seul et unique mail, non pas de campagne, mais de mise en garde des électeurs. Un mail empli de sobriété et de maturité. Un mail qui remplace les paroles creuses par des actes.

Pablo a 20 ans. Immaturité ? Inexpérience ? Oui, car face au nouveau monde et aux personnes comme Pablo, la caste politique traditionnelle s’est déjà révélée totalement immature et inexpérimentée.

 

LES BONNES RECETTES DU LIBRE

Les licences libres et plus généralement la culture du libre pour la littérature, la musique et le cinéma, c’est très mal. Ça ne marche pas et ça fait crever des générations entières de pauvres auteurs naïfs. Démonstration du contraire, avec des artistes en chair et en os. Du concret.

Dans les débats concernant le droit d’auteur et l’avenir de la création, la question du financement revient de manière lancinante et l’ont remet souvent en cause la capacité des pistes alternatives à assurer aux artistes les moyens de créer et de diffuser leurs productions. Et d’en tirer un revenu. Voici pourtant quatre exemples de  créateurs, ayant fait le choix de la Culture libre, qui démontrent que le système classique du droit d’auteur n’est pas la seule voie pour atteindre le succès, à l’heure du numérique.

Du domaine public volontaire aux licences de libre diffusion en passant par le Copyleft, les moyens juridiques mis en œuvre par ces expérimentateurs sont variés, mais ils mettent tous à profit l’ouverture offerte par les licences libres pour maximiser la diffusion de leurs créations sur les réseaux et entrer dans de nouvelles formes de relations avec leur public.
Ces quatre exemples sont tirés de champs différents de la création : la musique, la peinture, le livre et le cinéma d’animation. Et vous allez voir que contrairement à une autre idée reçue, la qualité est au rendez-vous.

>>> Source & Suite sur : http://owni.fr/2012/05/16/les-bonnes-recettes-du-libre/  

 

L’indépendance informatique

RJ45

Dans la plus grande indifférence, nous confions nos mails à de grosses entreprises. J’ai déjà abordé ce sujet, mais je n’ai pas cette fois la sensation que l’auto-hébergement soit accessible.

Stocker ses données hors-ligne

Pour commencer, tous les Clouds ont obligatoirement des Conditions d’Utilisation. Vous acceptez donc en ces termes que vos données soient soumises à conditions. C’est un non-sens de vous dire comment vous devez utiliser vos propres données.

Le Cloud est souvent compris comme une solution infaillible (et à moindre coût) de sauvegarde de données. C’est faux.

D’abord la sauvegarde sur disque dur externe étant moins complexe, vous aurez la possibilité d’effectuer des sauvegardes plus régulières.

Ensuite, les données étant stockées en ligne, vous n’y accéderez par définition pas si votre connexion internet est inopérante ou si votre système d’exploitation est hors service.

Autre point important, si automatisation il y a, l’automatisation des sauvegardes peut impliquer que vous ne maîtrisiez plus vous même quelles données sont sauvegardées.

Ne pas confier ses mails à des inconnus

Je sais qu’il est difficile de mettre en place un serveur mail chez soit pour plusieurs raisons.

Si vous êtes un client Orange, vous n’avez pas accès à l’Internet Mondial mais une définition d’Internet « by Orange », c’est à dire entre-autre sans la possibilité d’envoyer vos propres mails (et quoi d’autre ?) depuis le port 25 de votre connexion. Vous serez obligé de tenter une utilisation du SMTPS.

La disponibilité de la connexion Internet est un autre facteur de frilosité de l’auto-hébergement. Là encore les clients Orange seront souvent pénalisés, l’accès à Internet by Orange étant l’un des moins fiables du marché (cf. les études de SVM ces dernières années). Les plus geeks peuvent cependant faire appel à des serveurs dédiés loués sur Internet, mais la période de rétention des serveurs mails est dans la plupart des cas une sécurité déjà effective. Dans un second temps, une solution de redondance entre amis reste à inventer.

La difficulté de mettre en place un ordinateur dédié à la maison pour gérer ses e-mails n’est toujours pas résolue. Des solutions existent, telles que Zimbra (américain) ou Blue-Mind (français), mais ne répondent pas à UN utilisateur souhaitant faire recourt à un ordinateur équipé d’un ou deux Go de Ram.

Les projets de solution tout-en-un (mail, apache, etc) comme Beedbox ou FreedomBox n’aboutissent toujours pas après des années d’attente.

Vient également le tri du courrier, c’est à dire une solution efficace de détection du spam. Certains logiciels s’en sortent particulièrement bien, mais ces derniers sont rarement inclus dans les solutions clés en main précédemment citées.

Enfin le matériel, j’ai déjà longuement argumenté sur le bruit, le prix et la consommation, quelque chose de très correct en tout point s’obtient très facilement.

Le résultat de tout cela, c’est la mise en balance avec la réalité :
– vos mails sont en libre accès dans les entreprises qui les détiennent,
– la présence de publicité dans les e-mails que vous écrivez devrait vous alerter sur le fait que vos messages sont manipulés avant l’envoi (parfois également le fait de votre client tel qu’Incredimail),
– l’observation des communications des particuliers est autant le fait des entreprises que des organes de sécurité des pays. Hélas elle se fait sans le consentement des usagers, et cela me pose problème car la plupart des services en ligne ne sont pas français mais sous l’égide du gouvernement américain.

>>> Source & Suite sur : http://influence-pc.fr/17-05-2012-lindependance-informatique