L’édito du 21 février 2014

L’édito du 21 février 2014

Pour faire suite à l’Edito du mois dernier (je vais essayer de ne pas le faire 2 mois de suite sur le même blog …), je voulais vous informer de la mise en ligne de 2 nouvelles pages sur l’accueil de mon site :

l'édito du 21 février 2014

Le Manifeste du Hacker (1986)

Le Manifeste du Web Indépendant (1997)

Force est de constaté que ces documents sont toujours d’actualité … qu’en pensez-vous ?

J’ai encore quelques idées en tête & prochainement d’autres pages seront mises en ligne.

sam7

 

Rapport Gautrin Web 2.0 & Démocratie ouverte

Rapport Gautrin Web 2.0 & Démocratie ouverte

Aujourd’hui, je vous invite a écouter non pas un, mais deux « anciens » podcast Québécois très intéressant concernant des sujets très intéressants :

« En cette dernière émission de la saison hiver 2011-2012 nous reviendrons sur la récente sortie du rapport Gautrin Web 2.0 du gouvernement du Québec. Avec l’aide de notre invité Nicolas Roberge nous vous présenterons les grandes lignes du rapport ainsi que les projets qu’il a soumis. »

&

« Pour faire suite à notre émission sur le rapport Gautrin, nous allons consacrer une émission entière sur le gouvernement ouvert. C’est avec la présence entre autre d’un membre du collectif Démocratie Ouverte et du Directeur du Service des technologies de l’information et des télécommunications que nous aborderons le sujet et l’influence que peut avoir Internet sur la société de demain ! »

***

Démocratie Ouverte : qui sont-ils ?

 

Ils sont un collectif de citoyens francophones. Tous passionnés par la politique et les technologies numériques, tous convaincus que le gouvernement ouvert est une solution crédible et efficace pour corriger les dysfonctionnements de nos démocraties représentatives.

Ci-après, vous trouverez le lien pour prendre connaissance de la Charte de Démocratie Ouverte ainsi que le schéma Démocratie Ouverte réalisé par Armel Le Coz & Cyrille Lage et mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution 🙂

Quelles sont les 32 recommandations du rapport Gautrin ?

Pour les connaitre, je vous invite à télécharger celui-ci (il est malheureusement sous copyright, sinon, j’aurais fais ici un copier/coller de ces quelques lignes qui tiennent sur les pages 4 à 7 ce ce rapport de 207 pages).

Les principaux points abordés dans ces recommandations pour un gouvernement 2.0 sont les suivants :

– que le gouvernement diffuse sur une plateforme l’ensemble des données gouvernementales dans un format libre

– que le gouvernement stimule/favorise la participation citoyenne à la vie politique

– mise en oeuvre de manière progressive

– la transparence gouvernementale

– la participation citoyenne (utilisation des données ouvertes, communication gouvernementale, espaces de débats & forum citoyen)

– la collaboration (réseau social interne & nouvelle gestion des ressources humaines)

– la gouvernance

– la sécurité

– la fracture numérique

Il serait sans doute intéressant de s’en inspirer pour mettre en oeuvre quelque-chose du même genre en France ?

>>> Sources & plus d’infos sur :

>>> Enregistrements :  ou  &  ou 

(« renaissance » de ce podcast sur : http://wiki.facil.qc.ca/view/La_voix_du_libre )

 

 

La cyberdépendance

Aujourd’hui, je vous invite a écouter un « ancien » podcast très intéressant concernant un sujet très délicat :

« Vous pensez que vous passé trop de temps sur Internet de manière compulsive et délaisser votre entourage ? Que ce soit pour jouer, effectuer des achats compulsifs, consulter des sites pornographiques ou bien ne vivre qu’à travers les réseaux sociaux. Si vous voulez en savoir plus sur la cyber-dépendance, cette émission est faite pour vous. À l’aide de deux spécialistes du sujet nous explorerons l’univers de cette dépendance, des causes, conséquences et mécanismes. »

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Étymologie : Composé de cyber- et de dépendant.

Nom commun masculin:  cyberdépendant /si.bɛʁ.de.pɑ̃.dɑ̃/ 

Personne ayant une dépendance à internet

  • Pour le cyberdépendant, Internet agit tel un champignon hallucinogène, lui faisant perdre la notion de temps vécu et d’espace. — (Ludovic Hirtzmann,Estelle Chirurgien, La santé au Québec : les services de santé, les services sociaux, les sites Web, Éditions MultiMondes, 2002)

***

La dépendance à Internet (également nommée cyberdépendancecyberaddictionusage problématique d’Internet (UPI) ou trouble de dépendance à Internet (TDI)) désigne un trouble psychologique entraînant un besoin excessif et obsessionnel d’utiliser un ordinateur et interférant sur la vie quotidienne. Elle prend un enjeu pathologique comme il est diagnostiqué dans le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV) en tant que modèle de description du TDI.

Des activités en ligne, telles que l’achat en ligne, si faite en personne, peuvent être considérées comme problématiques si celles-ci sont compulsives. D’autres activités, comme la lecture ou les jeux vidéo, sont également considérées comme problématiques si celles-ci interfèrent sur la vie quotidienne. Plusieurs classifications ont été souvent divisées en sous-types vis-à-vis des activités comme notamment la dépendance à la pornographie, aux jeux en ligne, au réseautage social en ligne, aux courriels, ou aux achats sur Internet.

L’expression anglophone (Internet addiction) est employée pour la première fois par la psychologue américaine Kimberly Young (en), lors d’un colloque de l’American Psychological Association (APA) àToronto (Canada) en 1996. Otto Fenichel (1949) soulève le premier la question des « toxicomanies sans drogues ». Selon le docteur Ivan K. Goldberg, la dépendance à Internet est un symptôme et non un trouble à proprement parler. Le docteur Goldberg, quant à lui, s’inspire de la dépendance aux jeux d’argent pour sa description de l’hypothétique « dépendance à Internet ».

 

>>> Sources & plus d’infos sur :

 

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(« renaissance » de ce podcast sur : http://wiki.facil.qc.ca/view/La_voix_du_libre )

 

BSD, une alternative à GNU/Linux

Aujourd’hui, je vous invite a écouter un « ancien » podcast très intéressant concernant un « autre » système d’exploitation alternatif :

« Présentation du Berkeley Software Distribution, ou BSD, une famille de système d’exploitation dérivée d’UNIX. L’émission couvrira ses origines, les différentes variantes (FreeBSD, OpenBSD, NetBSD et DragonflyBSD) ainsi que des utilisations concrètes telles un pare-feu, un serveur web ou sur un portable.

Le tout en présence de deux passionnés de la famille BSD ! »

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Berkeley Software Distribution, abrégé en BSD, désigne en informatique une famille de systèmes d’exploitation Unix, développés à l’université de Californie à Berkeley entre 1977 et 1995 par un groupe de programmeurs qui comprend notamment Bill JoyMarshall Kirk McKusick et Kenneth Thompson.

Les systèmes BSD sont généralement conçus pour être utilisés sur des serveurs, mais il existe quelques variantes spécifiquement destinées aux ordinateurs personnels. Ils sont réputés pour leur organisation et leurs performances dans leurs domaines de prédilection : la fiabilité en tant que serveur pour FreeBSD, la portabilité pour NetBSD et la sécurité pour OpenBSD.

Leur très grande stabilité leur permet de fonctionner sans s’arrêter ni redémarrer durant des périodes extrêmement longues (plusieurs années).

Dans le monde Unix, on oppose souvent les paradigmes BSD aux paradigmes Système V (POSIX), plus suivis, notamment par Linux.

Comme Linux avec Tux, la famille BSD possède une mascotte : le Démon BSD.

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La licence BSD (Berkeley software distribution license) est une licence libre utilisée pour la distribution de logiciels. Elle permet de réutiliser tout ou une partie du logiciel sans restriction, qu’il soit intégré dans un logiciel libre ou propriétaire.

La version originale de la licence BSD incluait une clause de publicité particulièrement contraignante qui obligeait la mention du copyright dans toute publicité ou document fourni avec le logiciel, ce qui pouvait provoquer quelques problèmes en cas d’utilisation d’un grand nombre de composants sous cette licence. La nouvelle version de cette licence ne contient pas cette clause de publicité.

 

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(« renaissance » de ce podcast sur : http://wiki.facil.qc.ca/view/La_voix_du_libre )

Lutter contre la surveillance de masse & sauver internet

En l’honneur d’Aaron Swarz et de la disparition de SOPA, une grande journée d’action est prévue le 11 février prochain contre la surveillance généralisée. Y participent déjà des organisations comme Mozilla, l’EFF, Reddit ou BoingBoing.

 

The Day We Fight Back

« En Janvier 2012 nous avons vaincu la loi SOPA et PIPA la censure avec la plus grande manifestation dans l’histoire de l’Internet. Aujourd’hui nous sommes confrontés à une autre menace critique, qui sape encore l’Internet et l’idée que chacun d’entre nous vivent dans une société véritablement libre: la surveillance de masse.

Dans la célébration de la victoire contre SOPA et PIPA il ya deux ans, et dans la mémoire de l’un de ses dirigeants, Aaron Swartz , nous prévoyons une journée de protestation contre la surveillance de masse, qui aura lieu le 11 Février 2014 .

Ensemble, nous allons repousser les puissances qui cherchent à observer, collecter et analyser toutes nos actions numérique. Ensemble, nous allons faire comprendre que ce comportement n’est pas compatible avec la gouvernance démocratique. Et si nous persistons, finalement gagner ce combat, ensemble. »

***

À cette occasion, je vous invite également à agir pour « sauver internet » :

Votre liberté en ligne est menacée par des propositions de l’Union européenne. La bataille pour un Internet ouvert a lieu en ce moment à Bruxelles.
En ce moment même, le Parlement européen décide de l’avenir de vos droits et vos libertés ! Le vote de la commission en charge de ce dossier au Parlement européen (la commission Industrie / ITRE) est prévu le 27 février 2014.
Un règlement proposé par la Commission européenne permettrait aux fournisseurs d’accès à internet (FAI) de faire payer une participation pour chaque service Internet. Ce qu’ils appellent des « services spécialisés » pourrait conduire à un Internet à deux vitesses, où seules les entreprises en ayant les moyens pourraient bénéficier de la voie rapide, laissant tous les autres sur le carreau. À moins que le règlement ne soit modifié, les fournisseurs pourront bloquer du contenu sans aucune contrôle du pouvoir judiciaire.
Ils ne devraient pas devenir la police d’Internet, ni pouvoir décider ce à quoi nous pouvons ou non accéder. Vous trouverez d’autres d’arguments ici.

Agissez maintenant 

POURQUOI ?
  1. Vous pourriez avoir à payer des frais supplémentaires pour chaque service Internet.  
  2. Les fournisseurs d’accès à Internet contrôlent ce que vous pouvez faire ou non en ligne. 
  3. La liberté d’expression serait restreinte et l’innovation entravée.
 

 

Capture du 2014-02-02 22:45:25

>>> Sources & plus d’infos sur :

Revenu de base & EuroFranc

Revenu de base & EuroFranc

(en passant par la TVT & la TRM)

 

Yoland Bresson

Je vous invite à écouter, si vous ne l’avez pas déjà fait, le podcast « Monnaie Libre » n°46 dans lequel Yoland Bresson rappelle les grands principes de sa théorie de la Valeur Temps qui démontre le Revenu de Base.

L’équation fondamentale qui résume l’impact de la notion de « valeur temps », consiste à représenter le champ économique mathcal{J} comme :

mathcal{J}=frac{{mathrm d} k}{k} + frac{{mathrm d} m}{m} - frac{{mathrm d} p}{p} - frac{{mathrm c} p}{c}

Où :{k} représente l’étalon temps, {m} la masse monétaire, {p} les prix et {c} la production.

Le champ économique est ainsi représenté comme la différence entre les impacts différentiels relatifs de production monétaire, et les impacts différentiels relatifs de production et d’échange économique.

En conséquence de la loi de répartition des revenus, établie, démontrée et vérifiée, fondée sur la valeur-temps, Yoland Bresson propose un changement de paradigme économique, social et culturel : la « valeur temps » pourrait donner, selon Yoland Bresson, une valeur au temps individuel du citoyen, quelle que soit son activité, via un revenu minimum inconditionnel.

Dans ce podcast, il est aussi rappelé la Théorie Relative de la Monnaie qu’il a préfacée et qui aboutit à un résultat similaire par une autre voie.

La Théorie relative de la monnaie (TRM) est une théorie concernant la monnaie. La TRM repose sur la reconnaissance de quatre libertés économiques que sont :

  • la liberté du choix du système monétaire (la monnaie ne s’impose pas),
  • la liberté d’utilisation des ressources (économiques et monétaires)
  • la liberté d’estimation et de production de toute valeur (un principe de relativité économique),
  • la liberté d’échanger dans la monnaie (afficher, comptabiliser, échanger dans l’unité monétaire choisie).

La TRM aboutit au résultat qu’une monnaie libre est une monnaie fondée sur un dividende universel qui ne dépend que de la masse monétaire à l’instant considéré, du nombre d’individus membres de la monnaie et de leur espérance de vie moyenne.

Dans la TRM 2.718, Stéphane Laborde présente les travaux d’une lignée de penseurs de l’économie dans l’analyse historique qui passe par John Locke, puis Thomas Paine, suivi de Clifford Hugh Douglas et enfin de Yoland Bresson. Ce qui permet à compter du XVIIème siècle de voir clairement comment le développement des monnaies immatérielles s’accompagne d’une tendance à mieux comprendre le relation entre monnaie et temps d’existence individuel.

La 2.718 rappelle aussi la fameuse citation de Thomas Paine dans « les droits de l’homme » publiés en 1791 – 1792 et qui dicte presque mot pour mot les causes et conditions fondamentale des raisonnements développés dans la TRM liés à l’espérance de vie limitée des hommes, fondements d’un degré de liberté irréductible.

Dans un article publié en 2012, le journaliste et cofondateur du mouvement français pour un revenu de base, Stanislas Jourdan, réalise une synthèse qui établit la position de la TRM vis à vis d’autres théories monétaires : néochartalismeautrichienne, et monétarisme de marché.

Le projet de système monétaire libre OpenUDC est ouvertement inspiré de la TRM.

Depuis janvier 2014, uCoin, un projet libre inspiré d’OpenUDC et de la TRM a vu le jour, utilisant nodeJS. uCoin va pouvoir être testé prochainement en vue d’être amélioré.

Le revenu de base est un revenu versé par une communauté politique à tous ses membres, sur une base individuelle, sans conditions de ressources ni exigence de contrepartie (selon la définition du Basic Income Earth Network (BIEN))

Le revenu de base est défendu au niveau mondial par des politiques allant les altermondialistes aux libertariens , des universitaires, des personnalités et des associations notamment regroupées au sein du BIEN.

Les arguments invoqués pour sa mise en œuvre vont de la liberté et de l’égalité à la réduction de la pauvreté, au combat contre des conditions de travail inhumaines, à l’amélioration de l’éducation et à la réduction de l’exode rural et des inégalités régionales. Le revenu de base peut aussi être justifié comme un dividende monétaire ou crédit social reçu par chacun lié à la propriété commune de la Terre et à un partage des progrès techniques passés. Cette mesure permet aussi de lutter contre le chômage et d’améliorer la flexibilité du marché de l’emploi en luttant contre les trappes à pauvreté créées par les mesures de type revenu minimum ou impôt négatif.

***

Yoland nous explique ensuite les grandes lignes de « l’EuroFranc » pour sortir l’euro de l’impasse actuelle, une approche de bi-monnaie qui serait une voie médiane entre le tout euro et la sortie de l’euro.

Je trouve cette idée fabuleuse : il serait souhaitable qu’elle soit mise en place au niveau national, mais aussi dans tous les états de l’union économique européenne …

… Pour mieux comprendre cette proposition (et dans l’attente d’un écrit/wiki expliquant cette idée clairement), je vous laisse écouter cette émission très intéressante.

 

sam7

 

 Monnaie Libre n°46 [ 1:25:30 | 81.81 MB ] Play in Popup | Download

 

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Internet : un don de Dieu ?

Dans un discours prononcé jeudi 23 janvier 2014, le Pape François a décrit Internet comme un « don de Dieu« . Le chef de l’église a souhaité que les catholiques se montrent de bons « citoyens du numérique » et appelé le Vatican à être  plus engagé sur la toile. Cependant, il n’a pas éludé certains risques liés au réseau des réseaux.

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