Les business models de la création numérique

L’énorme majorité des artistes de notre planète ne toucheront jamais un centime pour leur travail. Faites l’expérience dans votre entourage : combien connaissez-vous de blogueurs, de musiciens, d’écrivains, de photographes, de dessinateurs, de tricoteurs, de cuisiniers, de contributeurs à des logiciels libres, de raconteurs d’histoires ? Il est probable que la majorité de vos amis et de votre famille, d’une manière ou d’une autre, soient des créateurs. De votre grand-mère qui raconte des histoires à votre petit cousin qui compose des chansons de rap qu’il récite sur Youtube, vous êtes entouré d’artistes.

Les business models de la création numérique

Maintenant faites le compte de ceux qui ont déjà gagné au moins 1€ avec leur talent. Nettement moins, n’est-ce pas ? Réduisez encore à ceux qui gagnent leur vie avec leur art. Il y a de grandes chances que vous n’en connaissiez tout simplement aucun ou qu’ils tirent le diable par la queue.

La conclusion est simple : l’art n’est pas lié à l’argent. Chaque fois que l’on agitera devant votre nez le terrible spectre des artistes ne pouvant pas vivre de leur art, repensez-y : c’est déjà le cas, au pifomètre, pour 99,99% des artistes et personne ne s’en émeut !

Ceci dit, ne pourrait-on imaginer une manière de gagner sa vie, au moins en partie, avec son art ? Bien sûr. Ce processus s’appelle trouver un business model. S’il ne fallait pas passer par cette étape, n’importe qui pourrait se déclarer artiste et gagner de l’argent (au fond, c’est peut-être une idée à creuser…).

Le business model de la rareté

Le modèle le plus traditionnel est très simple : il s’agit de fournir le support d’une œuvre artistique. La réalisation de ce support coûte généralement cher et est complexe, ce qui entraine une certaine rareté des supports. Seules certaines entreprises bien équipées sont en mesure de produire ces supports.

L’échange commercial se situe donc entre le public et le producteur de supports. Pour l’artiste, le business model consiste à réclamer un pourcentage du prix au producteur de support. Ce pourcentage est très faible comparé au coût de production et de distribution des supports. L’échange entre l’artiste et le public est indirect et limité.

Un des principaux désavantages de ce système est le contrôle total des producteurs sur les artistes. Les producteurs décident des artistes qui auront le droit d’être distribués. Le copinage, la rentabilité supposée sont des facteurs qui dépassent amplement le simple talent de l’artiste.

Le bouleversement numérique

Le business model précédent est basé sur la conjecture que produire le support d’une œuvre est cher et complexe. Que cette conjecture se révèle fausse et toute la chaine s’écroule. Or c’est pourtant exactement ce qui se passe avec le numérique. De plus en plus d’œuvres peuvent être décrites comme un simple fichier informatique : musique, films, livres, objets imprimables en 3D, jeux, logiciels. Lorsque vous téléchargez le fichier en question, vous devenez vous-même le producteur et réalisez votre propre copie !

En effet, vous êtes le propriétaire du matériel et vous transposez une œuvre virtuelle sur un support physique. Vous êtes donc producteur et rentrez directement en concurrence avec les producteurs traditionnels. Face à cela, la première riposte fut de tenter d’imposer au monde numérique les contraintes de rareté du monde physique. Trois méthodes furent utilisées : la technique, avec les DRMs, la législative, avec le lobbying et les lois sur la propriété intellectuelle et la psychologique, avec une diabolisation de la copie en la renommant « piratage ».

Les producteurs trouvent un appui auprès du faible pourcentage d’artistes qui gagnent de l’argent avec un raisonnement très simple : votre business model est de gagner un pourcentage sur le support. Si le support devient gratuit, votre pourcentage est nul. Ce raisonnement se base sur l’hypothèse qu’il n’y a pas d’autre business model. Les producteurs de supports sont en effet terrifiés à l’idée que les artistes puissent trouvent un autre business model qui ne passerait pas par eux.

Mais quels sont les business models qui s’offrent aux artistes d’aujourd’hui ?

Le mécénat et la publicité

De tout temps, les artistes ont cherché le soutien de mécènes. Mais, dans l’immense majorité des cas, le mécène n’était pas complètement désintéressé. Il cherchait, à travers ce soutien, à augmenter son prestige, sa notoriété, son image de marque.

Dans son évolution la plus extrême, le mécénat est devenu la publicité directe. Un créateur est payé à condition de recommander un produit quelconque. Le public est donc encouragé à acheter un produit dont il n’a pas forcément envie. Sur le prix de ce produit, une infime fraction ira à l’artiste.

Outre que ce système injecte une flopée d’intermédiaires entre le public et l’artiste, il est également foncièrement inégal. Tout le public ne sera pas nécessairement acheteur du produit. Et tous les acheteurs du produit ne font pas partie du public de l’artiste.

Pire : il met grandement en danger l’indépendance de l’artiste dont le but n’est plus de produire une œuvre qui va parler au public mais bien de produire une œuvre qui le convaincra d’acheter un produit particulier. L’artiste se verra également obligé de lutter contre la liberté du public par exemple en jugeant AdBlock immoral.

L’organisme centralisateur et redistributeur

Une autre piste explorée est de faire en sorte qu’une population donnée paie une taxe à un organisme central qui redistribuera à sa guise le montant aux artistes.

Cet organisme central peut être privé (SABAM, SACEM) ou tout simplement l’état.

Cependant, ce mode de fonctionnement pose de nombreuses questions. Tout d’abord, il est profondément injuste envers le public, qui va payer de façon arbitraire. Enfin, il n’est guère besoin d’insister sur les abus qu’un tel organisme central est en mesure de faire, se gardant une part conséquente du gâteau.

Mais le pire est sans conteste l’arbitraire qui préside à la redistribution. Que l’on parle de Société d’auteurs ou de licence globale, seule une minorité d’artistes touchera un peu d’argent. Qu’un artiste soit légèrement en dehors du système et il se verra privé de rétribution, quand bien même son public paierait ses taxes !

Une des méthodes de redistribution utilisée par l’état consiste également en subsides, aides ou abattements fiscaux sous prétexte de « soutien à la culture ». Or, une fois encore, ces méthodes menacent grandement l’indépendance de l’artiste. Sa familiarité avec la classe politique au pouvoir deviendra pour l’artiste bien plus importante que son talent.

Produit d’appel pour produits dérivés

Un business model très courant et de considérer l’œuvre comme gratuite mais de fournir des produits dérivés payants : t-shirts, accessoires, places de concerts.

Si l’idée est intéressante, elle ne s’applique malheureusement pas à toutes les formes d’art. Quand avez-vous pour la dernière fois porté un t-shirt de votre écrivain favori ? Si aller à un concert d’un blogueur comme JCFrogest envisageable, je vous conseille d’éviter le tour de chant de Ploum !

L’appel direct au public

Tous les business models précédents ont ceci en commun qu’ils tentent de faire payer le public de manière indirecte. Que ce soit à travers l’achat d’un support, d’un produit dérivé, d’une taxe ou d’un produit qui n’a strictement rien à voir. Le business model général est donc de trouver un intermédiaire qui récolte de l’argent auprès du public, peu importe la manière, et paie l’artiste. Parfois, plusieurs modèles s’enchainent, augmentant les intermédiares payés par le public : un producteur de support demandera de l’aide de l’état pour continuer son travail, ce dernier utilisant l’argent des taxes.

Face à cet état de fait, une constatation saute aux yeux : Pourquoi ne pas se passer de l’intermédiaire ? Pourquoi ne pas faire payer directement le public ? Pourquoi ne pas tout simplement le convaincre de donner un peu d’argent. Pas grand chose, juste ce qu’il souhaite, ce qu’il peut se permettre. S’il donne directement 1€ à un musicien ou un écrivain, c’est plus que ce que dernier aurait touché pour la vente d’un livre ou d’un album ! Les artistes ont donc tout à gagner de ce système !

Pour le public, le gain est également évident : il peut directement choisir l’artiste ou les artistes qu’il veut soutenir, sans intermédiaire. Il garantit l’indépendance de ses artistes favoris et ne voit pas son esprit envahi par la publicité.

Évidemment, cette solution est très mal vue par tous les intermédiaires des business models indirects. Pourtant, ils ne doivent pas s’inquiéter. Si leur travail est utile, si leur contribution à l’œuvre et à sa diffusion est importante, l’artiste leur reversera une partie de ses gains.

Mais peut-être que beaucoup de ces intermédiaires savent que leur travail n’est utile ni aux artistes, ni au public. Ce n’est sans doute pas un hasard si ils tentent de s’opposer de toutes leur force à un monde ou l’art serait contrôlé directement par les artistes et le public.

>>> Photo par Rapid City Public Library. | Licence : Creative Commons License

>>> Source sur : http://ploum.net/les-business-models-de-la-creation-numerique/

De l’immaturité et de l’inexpérience en politique

Lorsque je parle du Parti Pirate, j’entends souvent des mots comme « immaturité » ou « inexpérience ».

Il est vrai que de la maturité et de l’expérience sont les compléments indispensables de l’intelligence et de la curiosité face à la complexité du monde actuel.

Maturity

Prenez la technologie, qui a pris une place prépondérante dans notre société. Notre argent, nos données privées, nos communications sont complètement dépendantes de la technologie. Un des derniers bastions, la politique, est en train de tomber.

Qui maîtrise la technologie contrôle la société. Il est donc primordial que nos « dirigeants » et nos « représentants » aie une compréhension minimale des outils de base de notre société.

>>> Source & Suite sur : http://ploum.net/post/immaturite-inexperience-politique

Le Parti Pirate, la démocratie du troisième millénaire ?

Suite à ses récents succès en Allemagne, où il pourrait devenir la troisième force politique nationale, le Parti Pirate fait beaucoup parler de lui.

Manifestation de Pirates en Allemagne

Mais comment considérer sérieusement un parti qui est né sur le désir de télécharger de la musique et qui, à première vue, n’est qu’un parti de défense des droits des internautes ?

En fait, réduire le parti Pirate au téléchargement reviendrait à considérer que les partis écologistes ne cherchent qu’à protéger les pandas d’Asie. Caricaturer le Parti Pirate en un groupuscule de geeks barbus est également mensonger: j’en connais deux qui se rasent.

Précisons tout d’abord que chaque citoyen est un internaute de fait. Que ce soit directement ou indirectement, toute personne est appelée à utiliser internet ou, tout au moins, à y avoir des données personnelles. Même votre arrière-grand-mère est probablement dans un album photo en ligne et, à ce titre, liée à internet. Dire que le parti Pirate est un défenseur du droit des internautes n’est donc pas faux mais il serait plus exact de dire: « défenseur du droit des citoyens ».

Enfin, contrairement à ce qu’on pourrait croire à première vue, le téléchargement de musique n’est pas le cœur du problème. Il s’agit uniquement d’un symptôme. Et ce symptôme est révélateur d’un problème beaucoup plus profond de la société actuelle : la confiscation du pouvoir des individus par des entités comme les grandes sociétés privées ou les organismes gouvernementaux.

Ce que la polémique du téléchargement a mis en lumière est que les gouvernements étaient prêts à bafouer des libertés et des droits fondamentaux des citoyens uniquement pour préserver certains intérêts privés. La démocratie glisse doucement vers la ploutocratie et les récentes crises bancaires ne sont finalement qu’une autre facette de la même question.

Triporteur pirate Ce profond problème de notre société s’illustre de différentes façons, que ce soit à travers les brevets ou la propension des gouvernements à donner l’argent public à des entreprises privées sous prétexte de « créer des emplois ». Les conséquences de la crise économique ont également mis en exergue la déconnexion totale entre le pouvoir et le peuple au service duquel ledit pouvoir devrait être.

En Belgique, on constate même une certaine confiscation de la démocratie au profit d’une caste politique peu renouvelée et opaque. Nos élus cultivent la tradition du secret, même lorsqu’il s’agit de négocier un gouvernement chargé de nous représenter. Fait paradoxal pour une démocratie, le peuple est de plus en plus écarté de ce qui a trait au pouvoir. Des manifestations, des pétitions, des mouvements de masse ou le lobbying intensif deviennent les seules armes pour se faire entendre, donnant voix à celui qui crie le plus fort ou finance les campagnes de lobbying les plus coûteuses.

Les principaux partis belges ont été de grands artisans de la démocratie et de la liberté. Leur apport a été fondamental au cours de notre histoire. Grâce à eux, je suis en mesure d’exprimer aujourd’hui mes idées, librement et sans crainte. Mais le monde change, de plus en plus vite. La technologie permettrait beaucoup d’améliorations positives, de simplifications, de transparence. Force est de constater que, jusqu’à présent, aucun parti n’a fait montre d’une réelle compréhension de cette évolution et semble s’accrocher à toute opportunité de pouvoir plutôt qu’à une réelle volonté de progrès.

Face à cela, le credo du Parti Pirate est simple: rendre le pouvoir aux citoyens, remettre le gouvernement au service des individus et non l’inverse. Par défaut, faire confiance aux citoyens et, sauf preuve du contraire, les considérer de bonne foi. Les initiatives comme Wikipedia ou OpenStreetMap ont apporté la preuve qu’il était souvent plus productif de corriger les erreurs de quelques moutons noirs que de mettre des barrières à tout le monde.

La roue des Pirates

De ce credo du pouvoir rendu au citoyen découlent huit grands principes fondamentaux, regroupés sous l’appellation « La roue des Pirates »…

>>> Source & Suite sur : http://ploum.net/post/parti-pirate-nouvelle-democracie

Petite sélection d’articles très intéressants à lire

Ci-après, vous trouverez une petite sélection d’articles intéressants à lire … sur des sujets qui nous préoccupent tous (enfin, j’espère) :

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Dans la catégorie « Défense du libre sur Internet » :

http://ploum.net/post/je-suis-un-pirate

Chers industriels de la musique, du cinéma et du divertissement, je suis un pirate. Je suis l’archétype de l’internaute que vous combattez. Je télécharge tout et ne vous reverse pas un seul centime. Je ne vais même pas aux concerts. Vous me détestez et c’est réciproque. (…) Si je suis un pirate, ce n’est pas pour avoir de la musique à moindre coût. C’est parce que votre temps est venu de disparaître. Parce que votre arrogance et votre suffisance n’ont d’égales que votre volonté de faire du mal à la société pour défendre vos misérables petits intérêts personnels. La seule chose qui me console c’est de savoir que vos heures sont comptées. Et que personne ne vous regrettera.

  • Concernant HADOPI :

http://www.pcinpact.com/news/68626-reponses-hadopi-juan-branco.htm

L’auteur vient de nous l’indiquer : l’ouvrage est désormais diffusé en licence CC BY-NC. : Télécharger le livre « Réponses à Hadopi »

  •  Concernant ACTA :

http://edilemax.wordpress.com/2012/02/02/acta-le-bilan/

Je pense avoir fait le tour des principales idées reçues que j’ai pu croiser un peu partout sur la Toile à propos d’ACTA.

http://www.nikopik.com/2012/01/acta-le-dossier-bilan.html

Après avoir lu un peu tout et n’importe quoi sur ce projet de loi international, et devant la relative absence d’un dossier complet et à peu près objectif résumant simplement ce qu’est l’ACTA, j’ai décidé de faire le tri dans les informations délivrées et de faire le point sur cette menace mondiale pour les utilisateurs d’Internet.

http://www.laquadrature.net/fr/acta-le-commissaire-de-gucht-ment-au-parlement-europeen

« Le Commissaire européen Karel De Gucht est si proche des lobbies des industries du copyright qu’il reste sourd aux inquiétudes légitimes qui ont été exprimées contre ACTA depuis des années. Afin d’obtenir la ratification d’ACTA, il est prêt à mentir au Parlement européen, en balayant toute preuve qu’ACTA est véritablement une menace à la liberté d’expression en ligne, l’accès aux médicaments, mais également à l’innovation et la libre concurrence. Un tel obscurantisme remet clairement en question sa capacité à œuvrer pour l’intérêt général de l’UE et résonne comme un appel au Parlement à rejeter ACTA. », conclut Jérémie Zimmermann, co-fondateur et porte-parole de La Quadrature du Net.

http://www.laquadrature.net/fr/d-montage-des-mensonges-de-la-commission-europ-enne-sur-acta?Imwhashingcat=1

« La Commission européenne ment éhontément aux eurodéputés en présentant ACTA comme un accord acceptable. En signant ACTA avec les États Membres de l’UE, la Commission européenne a fait fi des critiques légitimes de milliers de citoyens européens qui ont manifesté ces derniers jours contre ACTA. Les citoyens doivent contacter leurs élus pour rétablir la vérité : ACTA est un contournement de la démocratie et attaque les libertés pour tenter de protéger les modèles économiques dépassés d’industries de rentes. » déclare Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.

Dans la catégorie « Logiciels & Licences Libres » :

http://www.apitux.org/index.php?2006/07/09/97-pourquoi-le-libre-ne-concerne-pas-que-les-informaticiens

Cet article présente le logiciel libre en faisant abstraction des considérations techniques et en se concentrant sur les enjeux humains et sociaux.

Cet article a pour but de lutter contre un a priori qu’ont beaucoup de gens lorsqu’ils entendent parler de logiciel libre : « le logiciel libre est un sujet technique, ce n’est pas pour moi ». En effet quand on parle de logiciel libre, nombreux sont ceux qui n’entendent que « logiciel » et s’arrêtent là ; pour ma part, je n’entends que « libre ».

Refuser une réflexion sur le logiciel libre en prétextant que c’est quelque chose qui ne concerne que les informaticiens, c’est exactement comme refuser une réflexion sur le clonage sous prétexte qu’on n’est pas biologiste ou généticien. Il n’est pas nécessaire d’avoir des compétences techniques particulières pour comprendre les enjeux humains relatifs à une technologie. Il me semble même important pour tout citoyen de comprendre les enjeux qui se cachent derrière une technologie aussi répandue que l’informatique.

(j’en ai d’ailleurs fait une page ici : /dossiers/logiciel-libre/pourquoi-le-libre-ne-concerne-pas-que-les-informaticiens/ … à mettre en parallèle avec le billet suivant publié dernièrement : /2012/02/02/7-qualites-de-lopen-source-entre-mythes-et-realites/# )

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Dès que possible, je rajouterais sans doute quelques pages ou billets issus de certains de ces liens 🙂 il y aurait matière à faire un bon dossier sur l’ACTA et un autre en comparatif Ligiciels Libres vs Logiciels Open Source … mais je ne me sent pas suffisemment doué pour l’écriture pour le moment … à moins de faire avec du « copier/coller » des meilleurs passages des uns et des autres, en procédant par-ci par-là à quelques retouches personnelles 🙂

Je vous invite également à prendre connaissance de ceci : http://www.livretdulibre.org/ 🙂

A l’avenir, je vais essayer d’éviter ce type de billets « foure-tout » … quoique 🙂