Richard Stallman et la révolution du logiciel libre – Une biographie autorisée

Je vous invite à lire le livre Richard Stallman et la révolution du logiciel libre – Une biographie autorisée publié par les éditions Eyrolles sur une initiative de Framasoft et dont voici la préface de RMS lui-même :

J’ai tenté d’apporter à cette édition revue et augmentée mes connaissances, sans pour autant sacrifier le point de vue externe et les interviews de Sam Williams. Le lecteur sera juge du succès de mon entreprise.
J’ai lu pour la première fois le texte de l’édition anglaise en 2009 lorsque j’ai été sollicité pour aider à l’adaptation française de Free as in Freedom. Il lui fallait plus que des modifications
mineures.
Outre que des faits étaient rapportés de façon erronée, il fallait des changements plus profonds. Sam Williams n’étant pas un programmeur, il a brouillé certaines frontières techniques et juridiques fondamentales. Ainsi ne faisait-il pas de distinction claire entre, d’une part, modifier le code d’un programme existant et, d’autre part, implémenter certaines des idées de ce code dans un nouveau programme. Par exemple, il était dit dans la première édition qu’à la fois Gosmacs et GNU Emacs avaient été développés en modifiant le programme original PDP-10 Emacs, ce qui n’était le cas ni pour l’un, ni pour l’autre. De même, le texte désignait à tort Linux comme une « version de Minix » — SCO a d’ailleurs

prétendu la même chose dans leur tristement célèbre procès contre IBM, et tant Torvalds que Tanenbaum ont dû réfuter l’affirmation.
La première édition dramatisait exagérément de nombreux événements en y projetant des émotions. Par exemple, il y était dit qu’en 1992 je « fuyais Linux » avant de faire en 1993 « une spectaculaire volte-face » en décidant de financer Debian GNU/Linux.
Tant mon intérêt en 1993 que mon désintérêt en 1992 n’étaient que des actions au service d’un même but : achever le système GNU. Il en allait de même du lancement du noyau GNU Hurd en 1990.
Pour toutes ces raisons, de nombreuses affirmations dans l’édition originale étaient erronées ou incohérentes. Il était nécessaire de les rectifier, mais le faire honnêtement était délicat sans une récriture totale qui n’était pas désirable. L’utilisation de notes explicites rectificatives a été suggérée, mais l’ampleur des modifications l’aurait rendue impossible dans la plupart des chapitres.
Certaines erreurs étaient trop profondément ancrées dans le texte pour être corrigées par des notes. Quant aux autres, des notes au fil ou en bas de page auraient alourdi considérablement et rendu l’ensemble illisible — les notes de bas de page étant évidemment
ignorées par un lecteur lassé. C’est pourquoi j’ai directement corrigé le texte.

Je précise que je n’ai pas vérifié tous les faits et citations inconnus de moi ; je les ai laissés pour la plupart en m’en remettant à l’autorité de Sam Williams.
Par ailleurs, la version de Sam Williams contenait de nombreuses citations critiques envers moi. Je les ai laissées intactes, me contentant d’y répondre lorsque cela était approprié. Aucune citation n’a été supprimée, excepté certaines au chapitre 11, qui traitaient d’open source et n’avaient pas de rapport avec ma vie ou mon action. De même, j’ai conservé certaines interprétations personnelles de Sam Williams qui étaient critiques envers moi,
lorsqu’elles ne présentaient pas de malentendus factuels ni techniques, mais j’ai librement corrigé des affirmations fausses concernant mon œuvre, mes pensées ou mes sentiments. J’ai préservé toutes ses impressions personnelles lorsqu’elles étaient présentées comme telles, et « je » désigne toujours Sam Williams, sauf dans les notes précédées de mon nom, ou dans celles en italique qui ponctuent certains chapitres et l’épilogue sous forme d’encarts.
Dans cette édition, le système complet qui combine GNU et Linux est appelé « GNU/Linux », tandis que « Linux » seul désigne toujours le noyau de Torvalds, excepté dans les citations où l’autre acception est signalée par [sic]. (Pour comprendre en quoi il est erroné et abusif de désigner l’ensemble par « Linux », voir http://www.gnu.org/gnu/gnu-linux-faq.html).
Je tiens à remercier John Sullivan pour ses nombreuses critiques et suggestions utiles.

 

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Un monde sans copyright… et sans monopole

Je vous invite à lire le livre Un monde sans copyright… et sans monopole publié par Framabook et dont voici l’introduction :

Le droit d’auteur confère aux auteurs le contrôle exclusif sur l’exploitation d’un grand nombre de créations artistiques. Souvent, ce ne sont pas les auteurs qui détiennent ces droits, mais de gigantesques entreprises à but culturel. Elles ne gèrent pas seulement la production, mais aussi la distribution et le marketing d’une vaste proportion de films, musiques, pièces de théâtre, feuilletons, créations issues des arts visuels et du design. Cela leur donne une grande marge de manœuvre pour décider de ce que l’on voit, entend ou lit, dans quel cadre, et, par-dessus tout, de ce que l’on ne peut pas voir, lire ou entendre.
Naturellement, les choses pourraient atteindre un stade où la numérisation permettra de réorganiser ce paysage hautement contrôlé et sur-financé. Cependant, on ne peut en être sûr. Partout dans le monde, la quantité d’argent investi dans les industries du divertissement est phénoménale. La culture est le nec plus ultra pour faire du profit. Il n’y a pas de raison d’espérer, pour le moment, un quelconque renoncement à la domination du marché de la part des géants culturels, que ce soit dans le vieux monde matériel ou dans le monde numérique.

Nous devons trouver le bon bouton pour sonner l’alerte. Lorsqu’un nombre limité de conglomérats contrôle la majorité de notre espace de communication culturelle, cela a de quoi ébranler la démocratie.
La liberté de communiquer pour tous et les droits de chacun à participer à la vie culturelle de sa société, comme le promeut la Déclaration universelle des droits de l’homme, peuvent se trouver dilués au seul profit de quelques dirigeants d’entreprises ou d’investisseurs et les programmes idéologiques et économiques qu’ils mettent en œuvre.
Nous sommes convaincus que ce choix n’est pas une fatalité. Néanmoins, s’il est possible de créer un terrain commun, le droit d’auteur présente selon nous un obstacle. Corrélativement, nous avons remarqué que les bestsellers, blockbusters et stars des grosses entreprises culturelles ont un effet défavorable. Ils dominent le marché à un tel point qu’il y a peu de place pour les œuvres de nombreux autres artistes poussés à la marge, là où il est difficile pour le public de découvrir leur existence.
Dans le premier chapitre, nous analyserons les inconvénients du droit d’auteur qui rendent illusoire l’idée d’y placer davantage d’espérances. Comme nous ne sommes pas les seuls à être conscients que cet instrument est devenu problématique, nous consacrerons le second chapitre aux mouvements qui tentent de remettre le droit d’auteur sur la bonne voie.

Or, bien que nous soyons impressionnés par les arguments et les efforts de ceux qui essayent de trouver une alternative, nous sentons qu’une approche plus fondamentale, plus
radicale, nous aidera plus tard, au XXIe siècle. C’est ce que nous exposerons dans le chapitre 3. Nous nous efforcerons alors de créer un terrain commun pour les très nombreux entrepreneurs du monde culturel, y compris les artistes. En effet, d’après notre analyse, il n’y a plus aucune place sur ce terrain de jeu ni pour le droit d’auteur ni pour les entreprises qui dominent d’une manière ou d’une autre les marchés culturels.

Voici nos prévisions :

– Sans la protection de l’investissement du droit d’auteur, il ne sera plus rentable de faire de gigantesques dépenses dans les blockbusters, les bestsellers et les vedettes. Ils ne seront alors plus en mesure de dominer les marchés.

– Les conditions du marché qui permettent l’apport financier à destination de la production, de la distribution ou du marketing, n’existeront plus. Le droit de la concurrence et la régulation de la propriété sont des outils exceptionnels pour niveler les marchés.


– Dès lors, notre héritage passé et présent d’expression culturelle, les biens communs de la créativité artistique et de la connaissance, ne seront plus privatisés.


Le marché sera alors tellement ouvert que de très nombreux artistes, sans être dérangés par les « géants » du monde culturel, seront capables de communiquer avec le public et de vendre plus facilement leurs œuvres. Dans le même temps, ce public ne sera plus saturé de marketing et sera capable de suivre ses propres goûts, de faire des choix culturels dans une plus grande liberté. Ainsi, par de courtes études de cas, le chapitre 4 montrera comment nos propositions peuvent réussir.
Nous sommes conscients de proposer là d’importants bouleversements. Parfois, cette pensée a de quoi rendre nerveux. Nous voulons diviser les flux financiers des segments majeurs de nos économies nationales et de l’économie globale — ce que sont les secteurs culturels — en portions bien plus petites. Cela impliquera une restructuration du capital d’une portée incommensurable et quasiment sans précédent. En conséquence, les industries culturelles, dans lesquelles les chiffres d’affaires atteignent des milliards de dollars, seront totalement bouleversées. Nous n’avons guère de prédécesseurs ayant visé aussi systématiquement à construire des conditions de marché totalement novatrices pour le champ culturel, ou du moins à poser les fondations théoriques de cette construction.

Sans vouloir nous comparer à lui, c’est un réconfort pour nous de savoir que Franklin D. Roosevelt n’était pas conscient lui non plus de ce qu’il faisait en lançant son New Deal. Et pourtant il l’a fait, et démontré qu’il était possible de réformer fondamentalement les conditions économiques.
Cela nous donne l’audace et le cran d’offrir notre analyse et nos propositions à la discussion et à l’élaboration ultérieures. Aussi, nous fûmes agréablement surpris de lire dans le New York Times, le 6 juin 2008, les propos de Paul Krugman, Prix Nobel d’économie :

« Octet par octet, tout ce qui peut être numérisé sera numérisé,

rendant la propriété intellectuelle toujours plus facile à copier

et toujours plus difficile à vendre au-delà d’un prix symbolique.

Et nous devrons trouver les modèles d’entreprises

et les modèles économiques qui prennent cette réalité en compte. »


Élaborer et proposer ces nouveaux modèles d’entreprise et d’économie est précisément ce que nous faisons dans ce livre.
Vous pouvez voir, d’après le résumé des chapitres, que ceci n’est pas un livre sur l’histoire du droit d’auteur ou sur son fonctionnement actuel. Beaucoup d’excellentes publications, desquelles nous nous sentons redevables, peuvent être consultées sur ces sujets.


Pour une présentation sommaire des principes basiques du droit d’auteur et des controverses qui l’entourent, vous pouvez aussi vous reporter, par exemple, à la page Wikipédia consacrée à ce sujet.
Nous n’avons pas orienté notre travail vers la création d’inutiles catégories comme le pessimisme ou l’optimisme culturel. Notre force motrice est un réalisme terre-à-terre ; si le droit d’auteur et le marché existants ne peuvent être justifiés, nous ressentons le devoir de nous demander que faire à ce sujet.
La distinction entre les prétendus arts majeurs et arts mineurs, ou entre les cultures élitistes, de masse, ou populaires, n’est pas non plus ce qui nous intéresse. Un film est un film, un livre est un livre, un concert est un concert, et ainsi de suite. Le cœur du sujet est
donc de savoir quelles sont les conditions — bonnes, mauvaises ou pires — pour la production, la distribution, la commercialisation et la réception de tout cela et, par conséquent, quel genre d’influence ces œuvres ont sur nous de façons individuelle et collective ?

Certes, de nombreuses controverses sont prévisibles : quel artiste doit être élevé au rang de célébrité, par qui, pourquoi, et dans l’intérêt de qui ? Et qui va échouer, ou être mis aux fers pour ce qu’il ou elle a créé ? Notre objectif dans cette étude est de mettre en évidence le
fait qu’une réelle diversité et, par conséquent, une pluralité dans les formes d’expression artistique peuvent avoir une raison d’être — et que les conditions économiques peuvent être créées pour en faciliter l’expansion.

En fait, nous utilisons la notion de droit d’auteur pour couvrir deux concepts qui se différencient : le droit de copier n’est pas la même chose qu’un droit établi pour défendre les intérêts des artistes — ou auteurs, tels qu’ils sont collectivement appelés dans l’expression française de « droit d’auteur ». Dans la loi et l’usage international, cependant, les deux concepts ont été fusionnés dans un terme anglais : « copyright ». Toutes les différences résiduelles entre les deux appellations sont hors sujet pour notre propos, puisque nous demandons, en fin de compte, l’abolition du droit d’auteur. Aussi, lorsque nous parlerons d’« œuvre » dans les chapitres suivants, nous regrouperons sous cette dénomination tous types de musiques, films, arts visuels, design, livres, pièces de théâtre et de danse.
Les transformations néolibérales des dernières décennies, comme par exemple celles décrites par Naomi Klein dans La Stratégie du Choc, ont également eu des implications pour la communication culturelle. Nous sommes de moins en moins habilités à structurer et organiser les marchés culturels de telle sorte que la diversité des formes d’expression puisse jouer un rôle significatif dans la conscience de beaucoup, beaucoup de gens.
Les expressions culturelles sont les éléments essentiels de la formation de nos identités personnelles et sociales. Des aspects aussi cruciaux de notre vie ne devraient pas être contrôlés par un petit nombre de propriétaires. Or, ce contrôle est exactement celui exercé sur le contenu de notre communication culturelle via la possession de millions d’œuvres sous droit d’auteur.
Des milliers et des milliers d’artistes travaillent dans cette zone sous tension — le champ de la création artistique et des spectacles — et produisent d’énormes quantités et variétés de créations artistiques, jour après jour. Voilà une bonne nouvelle, que nous ne devrions pas perdre de vue.

La triste réalité, cependant, c’est qu’en raison de la domination du marché par les entreprises culturelles dominantes et leurs produits, la diversité culturelle invisible existante
est pratiquement balayée hors de la scène publique et reste donc largement ignorée.
Le domaine public, dans lequel les expressions culturelles peuvent être réévaluées, doit être restauré. Cela nécessite davantage qu’une critique générale du statu-quo culturel. Ce que nous proposons par conséquent, dans cet ouvrage, est une stratégie pour mener le changement. Nous estimons qu’il est possible de créer des marchés culturels de telle sorte que la propriété des moyens de production et de distribution passe aux mains d’un très grand nombre d’individus.

Dans cette hypothèse, personne, si l’on suit notre raisonnement, n’aura la possibilité, à travers la détention et le monopole de droits d’auteur exclusifs, de contrôler à un degré significatif le contenu et l’utilisation des formes d’expression. En créant des marchés culturels réalistes pour une profusion d’expressions artistiques diverses, nous nous rendons à nous-mêmes, en tant qu’individus, le pouvoir de maîtriser notre vie culturelle. Les marchés de la culture doivent être inclus dans le champ plus vaste de nos interrelations sociales, politiques et culturelles.
En raison de la crise financière qui s’est imposée en 2008, une idée est revenue dans le débat, selon laquelle il faudrait réguler les marchés de telle sorte que non seulement les forces financières puissent faire du profit, mais aussi que beaucoup d’autres intérêts soient également pris en considération. Nous avons déjà une aide précieuse : la boîte à outils juridique qui concerne la régulation de la concurrence, l’ensemble de l’arsenal antitrust, qui garantit qu’aucun acteur du marché n’est en position dominante. Nous reviendrons sur ces dispositions dans le troisième chapitre.
Le sujet principal de ce livre, quoi qu’il en soit, c’est le droit d’auteur. Pourquoi ? Parce qu’il a une grande charge émotionnelle et qu’on lui confère la lourde mission d’être l’expression de notre civilisation : nous prenons grand soin de nos artistes et leur garantissons le respect de leur travail. Il faut cependant expliquer pourquoi le droit d’auteur échoue à combler ces espérances. Or, il est moins compliqué d’expliquer que le marché peut être organisé d’une toute autre façon, par la mise en œuvre d’une régulation de la concurrence.
Le seul point important est le travail colossal qu’il reste à faire pour mener à bien cette restructuration fondamentale des marchés culturels… Et le droit d’auteur est déjà sur une pente glissante.
On pourrait se demander pourquoi nous avons mené cette recherche, nageant à contre-courant du néolibéralisme.

Notre première raison est à la fois culturelle, sociale et politique. Le domaine public de la créativité artistique et de la connaissance doit être sauvé et de nombreux artistes, leurs producteurs et leurs mécènes, doivent être capables de communiquer avec beaucoup de publics différents pour pouvoir vendre leur travail sans difficulté.

La deuxième raison pour laquelle nous pensons que nous ne nous plaçons pas en dehors de la réalité avec notre analyse et nos propositions, c’est l’histoire. Celle-ci nous enseigne que les structures de pouvoir et les nébuleuses du marché changent sans cesse. Pourquoi cela ne devrait-il pas se produire avec le sujet qui nous concerne ici ?

Troisièmement, nous tirons un certain optimisme de ce que peut produire la crise financière et économique qui a éclaté en 2008. Ce fut l’année dans laquelle l’échec du néolibéralisme devint horriblement visible. S’il y a bien une chose qui est apparue comme évidente, c’est que les marchés — même culturels — nécessitent une totale réorganisation, en ayant à l’esprit un bien plus vaste champ, celui qui mêle les intérêts sociaux, écologiques, culturels, socio et macroéconomiques.


Notre motivation, en définitive, est très simple : la nécessité de le faire. C’est notre devoir d’universitaires qui nous y contraint. Il est flagrant que l’ancien paradigme du droit d’auteur est en train de se désagréger. Notre défi, en tant qu’intellectuels, est par conséquent de trouver un mécanisme qui remplace le droit d’auteur et l’hégémonie qu’il implique sur les marchés culturels. Quel système est-il alors le mieux à même de servir les intérêts d’un grand nombre d’artistes, ainsi que ceux des biens communs de la création et des connaissances ? Une tâche aussi immense incite nos collègues du monde entier à nous aider à trouver de quoi progresser davantage en ce XXIe siècle. Il y a énormément à faire, y compris pour mettre au point les modèles que nous proposons au chapitre 4. Avec un peu
de chance, cette recherche peut être menée avec légèrement plus de moyens que ceux dont nous disposions auparavant. Après tout, il est question de l’entière restructuration des segments du marché de la culture dans notre société, ce qui représente, à l’échelle mondiale, un flux qui se mesure en milliards d’euros.
Nous avons eu le privilège d’apprécier les commentaires critiques et parfois le scepticisme d’un certain nombre de nos amis et collègues (universitaires) qui, malgré tout, nous ont encouragés à continuer. Nous voudrions mentionner Kiki Amsberg, Maarten Asscher, Steven Brakman, Jan Brinkhof, Jaap van Beusekom, Eelco Ferwerda, Paul de Grauwe, Pursey Heugens, Dragan Klaic, Rick van der Ploeg, Helle Posdam, Kees Ryninks, Ruth Towse, David Vaver, Annelys De Vet, Frans Westra, Nachoem Wijnberg, les membres du groupe de recherche CopySouth, dirigé par Alan Story, et les participants du AHRC Copyright Research Network à la Birkbeck School of Law, l’Université de Londres, présidée par Fiona Mac-millan. Merci à Rustom Bharucha, Nirav Christophe, Christophe Germann, Willem Grosheide, Jaap Klazema, Geert Lovink, Kees de Vey Mestdagh et Karel van Wolferen. Ils ont lu le manuscrit complet et signalé chaque divergence rencontrée dans nos investigations. 
Joost Smiers a été invité à de nombreuses conférences dans le monde pour intervenir sur le sujet de notre étude. Les réactions recueillies nous ont donné l’occasion exceptionnelle d’affiner nos analyses et propositions.

Un grand merci à tous ceux qui nous ont aidés à garder le cap dans notre recherche. Après tout, ce que nous sommes en train d’effectuer est un saut délibéré dans l’inconnu. La façon dont les marchés se développent est imprévisible, même si les propositions que nous faisons sont mises en œuvre. Avec un tel degré d’incertitude, il n’est pas étonnant que certains de ceux qui ont commenté nos analyses ne les partagent pas. Nous leur sommes donc très reconnaissants pour leur appui sincère et leurs commentaires critiques.
Nous adressons enfin un remerciement particulier à Giep Hagoort, un collègue de Joost Smiers, depuis à peu près un quart de siècle, au sein de l’Art & Economics Research Group à l’Utrecht School of the Arts. Sa passion et sa ligne de conduite ont toujours été d’enseigner aux entrepreneurs comment allier l’art et l’économie. Ce n’est donc pas par hasard si la notion d’entreprise culturelle joue un rôle important dans notre livre. De toute évidence, ces entrepreneurs culturels, qu’ils soient artistes, producteurs ou clients, doivent avoir la possibilité d’opérer dans un marché qui offre des conditions égales pour tous. L’objectif de cette étude est précisément de trouver les moyens d’y parvenir.

>>> Source sur : http://framabook.org/

>>> Publié sous licence Creative Commons — Zéro (CC0) 1.0

Option Libre : Du bon usage des licences libres

Je vous invite à lire le livre Option Libre : Du bon usage … publié par Framabook et dont voici l’introduction :

Comme toutes les formes d’engagements contractuels, les licences libres ne sont que des artefacts, des outils construits à la plume de l’homme afin d’organiser un cadre de coopération. Aussi, au même titre que tout autre artefact, elles nous façonnent autant qu’on les a façonnées et risquent d’empêcher — ou favoriser — l’apparition de nouveaux usages. Il semble donc indispensable d’identifier leurs origines, les enjeux qu’elles soulèvent ainsi que les déclinaisons possibles du phénomène afin de mesurer leur portée actuelle et future sur notre société.
Ces licences libres fondent le support juridique d’un mouvement qu’on appelle « le Libre ». Le dynamisme et l’accumulation des succès de ce modèle forcent l’admiration et attirent les investisseurs qui, au-delà des arguments de coût et de souplesse, y associent une garantie de performance, de fiabilité et d’innovation. Mais, encore plus remarquable, le cadre de cette collaboration a été imaginé et construit par ses utilisateurs, « par le bas », grâce à la mobilisation de centaines — voire de milliers — de contributeurs, personnes physiques et morales, qui ont composé leurs propres règles d’organisation et de participation.

Ainsi, l’observation du phénomène, sujet de recherche pour de nombreuses disciplines de sciences humaines et sociales, ne saurait être complète sans que soit laissée une place importante à l’analyse introspective qui permet d’assimiler l’esprit, les motivations et les mécanismes d’(auto)défense.

S’appuyant sur Internet et le numérique, cette vision a l’effet d’une lame de fond qui submerge tous les fronts et altère l’ensemble des branches de la propriété intellectuelle. Ces bâtisseurs prirent en effet très tôt conscience de l’importance d’attacher ce mouvement au système classique — il fallait penser aux solutions plutôt qu’aux problèmes et il était donc plus efficace de modifier son comportement pour faire évoluer un système en place plutôt que de s’opposer frontalement à ce dernier. Ils affermirent leur relation d’échanges, préexistante et assise sur une éthique commune, par la construction d’un cadre juridique au travers duquel les auteurs partageraient leurs droits : ce fut l’apparition des licences libres.

Par ces licences libres, le public devient auteur et les utilisateurs contributeurs, brisant ainsi la dichotomie classique entre l’auteur (intouchable) et son public (anonyme et passif). Pour reprendre les propos d’Antoine Moreau, « nous sommes tous des artistes. » Mettant de côté l’aspect philanthrope et social qui justifierait l’implication dans une démarche commune, il est légitime de se demander pourquoi tant d’individus et de sociétés — commerciales ! — s’orientent en faveur de cette logique de partage, réduisant le bénéfice lié au monopole induit
par le droit, l’avantage économique, que leur confère la loi. Altruisme ou stratégie pour certains, politique ou pragmatisme pour d’autres, il existe en réalité une abondance de situations et de réponses. À ce stade, il est possible d’affirmer que la consécration de ce nouveau type de relations s’explique dans l’émergence d’un système différent où chacun (acteurs nouveaux ou traditionnels) trouve son compte. En effet, la constitution d’un fonds commun, dans lequel chacun est libre de puiser, bénéficie à tous, quelles que soient les motivations ! Tirant les mêmes bénéfices de l’accroissement du pot commun, chacun est incité à y apporter sa contribution. Il n’y a donc pas une communauté du Libre, mais des communautés, composées de personnes — physiques ou morales (association de droit ou de fait, sociétés, fondations, etc.) — aux intérêts multiples, mais convergents, et gouvernées par des règles qui leur sont propres : cette hétérogénéité expliquant, pour partie, le nombre de licences libres utilisées — au moins une centaine ! — et la diversité des pratiques qui les entourent. Certaines normes se sont néanmoins imposées grâce à des organisations telles que la Free Software Foundation, la fondation Creative Commons ou l’Open Source Initiative.

Ainsi, une simple étude des différentes licences libres n’est pas complète sans la compréhension des systèmes — anciens et nouveaux — sur lesquels elles s’appuient, afin de saisir globalement leur utilité et leurs effets. Un détour sur les fondements des droits de Propriété Littéraire et Artistique et de Propriété Industrielle ainsi que sur les pratiques actuelles (principales causes des critiques visant à supprimer ces différents droits) s’impose donc. Il faut ensuite prendre bonne note des modifications structurelles du mouvement afin de dépasser le simple instrumentum des licences libres et caractériser l’impact de l’évolution des pratiques (le numérique amenant notamment à envisager la création par son caractère plural, et faire du monopole l’exception dans un paradigme de partage).
L’objectif de cet ouvrage n’est pas de transformer le lecteur en juriste (qu’il n’ait crainte), ni même en expert ès Licences Libres (ce qui ne saurait pas être une fin en soi), mais d’élargir son horizon et de l’aider à acquérir les bases nécessaires à l’intégration de ces pratiques dans son quotidien.

Pour ce faire, quelques développements inspirés de problématiques bien réelles 2 agrémenteront un plan linéaire assez simple s’appuyant sur un parallèle entre le cadre légal associé aux créations de l’esprit, qui mettra en évidence l’équilibre respectif à chaque droit (partie 1), et le système construit par les licences libres (partie 2). Enfin, la dernière partie sera dédiée à l’analyse d’une série de licences libres importantes (partie 3).

>>> Source sur : http://framabook.org/

>>> Publié sous licences LAL 1.3, GNU FDL 1.3 et CC By-SA 3.0

 

 

Produire du logiciel libre

Je vous invite à lire le livre Produire du logiciel libre publié par Framabook et dont voici l’introduction :

La plupart des projets de logiciels libres échouent.
Nous avons tendance à ne pas trop remarquer les échecs. Seuls les succès attirent notre attention, et le nombre total de projets de logiciels libres est si important que leur visibilité reste forte malgré un taux de réussite relativement faible. De même, nous n’entendons pas
parler des échecs car l’insuccès est un non-évènement. Le moment précis où un projet cesse d’être viable n’existe pas : les gens s’en écartent et finissent par l’abandonner. Il se peut qu’à un moment donné un dernier changement soit apporté au projet mais l’auteur, à cet instant, ne sait pas qu’il s’agit du dernier. Comment déterminer la mort d’un projet ? Quand on n’y a plus travaillé activement depuis six mois ? Quand le nombre de ses utilisateurs cesse de croître, sans avoir dépassé celui des développeurs ? Et que dire d’un projet abandonné parce que ses développeurs, se rendant compte qu’ils reproduisaient un travail existant, se décident à rejoindre un autre projet pour l’améliorer en y intégrant une grande partie de leurs travaux précédents ? Le premier projet est-il mort ou a-t-il simplement changé d’adresse ?

En raison de cette complexité, il est impossible de déterminer précisément le taux d’échec. Mais le constat qui ressort de plus d’une décennie dans l’Open Source, de quelques participations à SourceForge.net et d’un peu de « googlage » est le suivant : ce taux est extrêmement élevé, probablement de l’ordre de 90% à 95%. Il l’est encore plus si l’on y inclut les projets survivants mais qui fonctionnent mal : certes ils produisent des applications utilisables, mais il est pénible d’y travailler, ou bien il est impossible d’y progresser comme on pourrait le souhaiter.
L’objectif de cet ouvrage est d’éviter l’échec. Il passe en revue non seulement les bonnes pratiques, mais aussi les mauvaises, afin que chacun puisse détecter et corriger les problèmes rapidement.
Mon plus grand souhait est qu’après sa lecture, on puisse disposer d’un répertoire de techniques pour, d’une part, éviter les pièges les plus courants du développement Open Source, et d’autre part, gérer la croissance et la maintenance d’un projet réussi. Le succès n’est pas un jeu à somme nulle et il ne s’agit pas ici de victoire ni de domination de la concurrence. En réalité, une part importante du développement d’un projet Open Source consiste à travailler sans heurt avec les autres projets apparentés. À long terme, chaque réussite contribue au bien-être du « logiciel libre », dans son ensemble et partout dans le monde. Il serait tentant de dire que les projets de logiciels libres et les projets à caractère propriétaire échouent pour les mêmes raisons.
Le libre n’a pas le monopole des agendas farfelus, des spécifications floues, de la mauvaise gestion des ressources humaines, des phases de conception insuffisantes et autres nuisances bien connues de l’industrie du logiciel. La somme d’écrits traitant de ce sujet est déjà considérable, je ne m’étendrai donc pas davantage. J’essaierai plutôt de décrire les problèmes spécifiques au logiciel libre. Quand un projet s’écroule c’est souvent parce que les développeurs (ou les directeurs) n’ont pas su évaluer les problèmes propres au développement d’un logiciel Open Source, alors même qu’ils étaient rodés aux difficultés mieux connues du développement à code fermé. 

Mesurez vos attentes vis-à-vis de l’Open Source, ne tombez pas dans le piège d’une trop grande ambition. Une licence ouverte ne met pas immédiatement des légions de développeurs au service de votre projet, et ouvrir le code d’un projet en difficulté n’est pas un remède à tous les maux. En fait, c’est plutôt le contraire : ouvrir un projet peut ajouter une nouvelle série de complications et coûte plus cher à court terme que le garder fermé. Ouvrir veut dire remanier le code pour le rendre compréhensible par quelqu’un de complètement étranger au projet, mettre en place un espace Web de développement, des listes de diffusion et, souvent, écrire pour la première fois la documentation. Tout ceci représente beaucoup de travail. Bien sûr, si des développeurs intéressés se présentent, il faudra les intégrer, répondre à leurs questions, tout cela peut prendre un certain temps avant que vous ne perceviez les bénéfices de leur présence. Comme l’a dit Jamie Zawinski en parlant des périodes troubles du début du projet Mozilla :


« L’Open Source fonctionne, mais ce n’est vraiment pas la panacée.

La morale de cette histoire c’est qu’on ne peut pas prendre un projet moribond

et le traiter à la poudre de perlimpinpin « Open Source »

 pour que tout se mette à marcher comme par magie. 

Le développement logiciel c’est difficile.

Les solutions ne sont pas si simples. » 


Lésiner sur la présentation et la création de paquets en remettant cela à plus tard, une fois le projet sur les rails, est une erreur. La présentation et la création de paquets comportent un nombre important de tâches visant à en faciliter l’approche. Pour rendre le projet accueillant aux néophytes, il faut écrire la documentation développeur et utilisateur, créer pour le projet un site Web informant les curieux, automatiser autant que possible la compilation et l’installation du logiciel, etc. Beaucoup de programmeurs considèrent malheureusement ce travail comme secondaire par rapport au code lui-même. Et ceci pour plusieurs raisons. Premièrement, c’est à leurs yeux une perte de temps car ils n’en tirent pas directement les bénéfices contrairement aux personnes moins familières avec le projet. Après tout, les gens qui développent le projet n’ont pas vraiment besoin qu’on leur prépare des paquets. Ils savent déjà comment installer, administrer et utiliser le logiciel qu’ils ont écrit. Deuxièmement, les compétences requises pour la présentation et la création de paquets sont souvent complètement différentes de celles nécessaires à l’écriture du code. Les gens ont tendance à se concentrer sur ce qu’ils connaissent le mieux, même s’ils peuvent rendre un meilleur service au projet en consacrant un peu de temps aux choses qui leur conviennent moins. Le chapitre 2 examine en détail les questions de présentation et de création de paquets. Il explique pourquoi il est essentiel d’en faire une priorité dès le lancement du projet.

Vient ensuite l’idée fausse que l’Open Source n’a guère besoin de gestion de projet et qu’inversement les techniques de direction utilisées pour les développements en interne fonctionneront également pour le projet Open Source. Le management dans un projet Open
Source n’est pas toujours très visible, mais dans les projets réussis il est toujours présent en coulisse d’une manière ou d’une autre. Inutile de pousser la réflexion très loin pour s’en rendre compte. Un projet Open Source consiste en un assemblage fortuit de programmeurs, catégorie déjà réputée pour son indépendance d’esprit, qui ne se sont très probablement jamais rencontrés et qui peuvent participer en ayant chacun des objectifs personnels différents. Il est facile d’imaginer ce que deviendrait un tel groupe sans management. À moins d’un miracle, il s’écroulerait ou éclaterait très vite. Les choses ne vont pas marcher d’elles-mêmes, que nous le voulions ou non. Mais le management, aussi actif soit-il, est le plus souvent informel, subtil et voilé. La seule chose qui maintienne un groupe de développeurs ensemble est la croyance commune qu’ils peuvent faire plus collectivement qu’individuellement. Dans ce cadre, le management a pour but principal de faire en sorte qu’ils continuent à le croire, en établissant des formes de communication, en s’assurant que des développeurs utiles ne sont pas marginalisés en raisons de caractéristiques personnelles et, de manière générale, en faisant en sorte que le projet reste un espace où les développeurs ont envie de revenir. Les techniques spécifiques pour réussir cela sont abordées dans le reste de l’ouvrage.
Enfin, il y a une catégorie générique de problèmes qu’on pourrait appeler « échecs de navigation culturelle ». Il y a dix ou même cinq ans, il aurait été prématuré de parler d’une culture mondiale du logiciel libre : plus maintenant. Une culture reconnaissable a émergé lentement et bien qu’elle ne soit pas monolithique (elle est autant sujette à la dissidence et aux factions que n’importe quelle culture géographiquement définie), elle est basée sur un noyau fondamentalement solide. La plupart des projets Open Source réussis affichent quelques-unes sinon toutes les caractéristiques de ce noyau. Ils récompensent certains types de comportements et en punissent d’autres, ils créent une atmosphère qui encourage la participation non planifiée (parfois au détriment de la coordination centralisée), ils possèdent leur propre conception de la politesse et de la brutalité pouvant différer foncièrement de celle qui prévaut par ailleurs. Et, chose primordiale, les participants de longue date ont généralement intériorisé ces critères au point d’être plus ou moins unanimes sur les comportements attendus. Les projets qui échouent généralement s’écartent de manière significative de ce noyau, même involontairement, et n’ont pas de définition commune du comportement raisonnable par défaut. Ainsi, quand les problèmes surgissent, la situation peut se détériorer rapidement, les participants ne disposant pas d’un stock de réflexes culturels établis auxquels recourir pour résoudre les différends.

Cet ouvrage est un guide pratique et non une étude anthropologique ou historique. Cependant, une réelle connaissance de la culture du logiciel libre est une base essentielle pour profiter de tout conseil pratique. Une personne qui appréhende cette culture peut parcourir, en long et en large, le monde de l’Open Source, rencontrer maintes variantes locales des coutumes et des dialectes, tout en étant capable de participer partout avec aisance et efficacité. En revanche, pour qui ne la comprend pas, le processus d’organisation ou de participation à un projet sera difficile et plein de surprises. Le nombre de personnes qui développent des logiciels libres ne cessant de croître rapidement, cette dernière catégorie ne désemplit pas. C’est en grande partie une culture de nouveaux migrants, et ça continuera à l’être pendant un certain temps. Si vous pensez être l’un d’eux, la section suivante vous fournira l’arrière-plan des discussions que vous entendrez plus tard, aussi bien dans ce livre que sur Internet (d’autre part, si vous travaillez dans le monde du libre depuis un moment, vous en savez peut-être déjà pas mal sur son histoire. Dans ce cas, n’hésitez pas à sauter la prochaine section).

 

>>> Source sur : http://framabook.org/

Humour Geektionnerd tome 3 : Licence de la vie

Humour

La collection Framabook (Framasoft) est fière de vous annoncer la sortie tant attendue du troisième tome de la série GKND : Licence de la vie par Simon (Gee) Giraudot !

Chez Gee, les tomes se suivent mais ne se ressemblent pas. Vous pouvez les lire indépendamment les uns des autres et même à l’envers si vous voulez (quoique nous puissions signaler une offre incontournable jusqu’au 11 avril 2012).

Ce troisième tome nous plonge dans la vie sans concession de nos étudiants en informatique passionnés par le libre, au risque parfois d’en venir aux mains ! Parviendront-ils entiers à une conférence de Richard Stallman ? Les partiels et les cours de java auront-ils raison de leur détermination?

Avec la série GKND et son humour potache, Framabook montre, s’il en était besoin, que le monde du libre pratique à l’envi l’autodérision. Un bel effet de miroir à l’intention des critiques de tout poil prêts à assimiler les plus engagés d’entre nous à cinq gus dans un garage (souvenir!).

 

Trois tomes

 

 

>>> Source & Suite sur : http://linuxfr.org/news/geektionnerd-tome-3-licence-de-la-vie

« Option Libre. Du bon usage des licences libres »

 

Culture

 

Framasoft et le projet Framabook sont heureux de vous annoncer la sortie d’un livre très attendu : Option Libre – Du bon usage des licences libres , par Benjamin Jean.

En effet, « très attendu », car il manquait cruellement (et pas seulement en France) une véritable expertise de l’usage des licences libres, de leurs effets concrets sur les équilibres actuels de la propriété intellectuelle et leur impact sur les stratégies de développement dans les entreprises du logiciel libre et du secteur plus général de la culture. Ainsi, l’ouvrage touche tout aussi bien le citoyen que le créateur (fussent-ils différents), « à l’heure où les manœuvres politiques et lobbyistes cherchent à étendre et renforcer les droits de propriété intellectuelle ».

Ce livre est disponible  dans la boutique EnVenteLibre.

Geektionnerd - Simon Gee Giraudot - CC by-sa

Geektionnerd - Simon Gee Giraudot - CC by-sa

>>> Crédit : Simon Gee Giraudot (Creative Commons By-Sa)

>>> Sources & suite sur :

http://linuxfr.org/news/option-libre-du-bon-usage-des-licences-libres

http://www.framablog.org/index.php/post/2011/12/23/geektionnerd-option-libre-benjamin-jean

>>> Lien de téléchargement en pdf : http://www.framabook.org/docs/optionlibre/benjamin_jean_option_libre_licence_LAL_gnuFDL_CCby_sa_texte_complet_20111206.pdf