Droit d’auteur : Nina Paley appelle à la “désobéissance intellectuelle”

Fist of fury ! Par redwood. CC-BY-ND. Source : Flickr

Nina Paley est une dessinatrice américaine, réalisatrice de films d’animation et activiste de la Culture Libre, dont j’ai déjà eu l’occasion de parler dans S.I.Lex, notamment à propos de la non-licence Copyheartsous laquelle elle a décidé de placer ses oeuvres afin d’inciter le public à les copier et à les partager.

Au cours d’une interview donnée pour O’Reilly Radar, Nina a eu l’occasion d’appeler à la “désobéissance intellectuelle” (intellectual desobediance) qu’elle définit comme une version de la désobéissance civile appliquée à la propriété intellectuelle. Le cheminement personnel qui l’a conduit à cette position est intéressant : partie de l’usage des licences libres (CopyLeft), passée au renoncement complet à ses droits sur ses créations (CopyOut), elle appelle aujourd’hui ouvertement au non-respect des règles du droit d’auteur (CopyFight), qu’elle estime contraires à sa dignité d’artiste et d’humain, ainsi qu’à des principes supérieurs comme la liberté d’expression ou de création artistique.

Une position radicale que d’aucuns pourront juger critiquable, mais qui témoigne d’une montée de la colère face aux dérives les plus graves du système, que je peux comprendre pour l’avoir déjà ressentie.

>>> Source & Suite sur : http://scinfolex.wordpress.com/2012/06/21/droit-dauteur-nina-paley-appelle-a-la-desobeissance-intellectuelle-eclats-de-s-i-lex/

Le saviez-vous ? Les licences libres ou open source peuvent être incompatibles entre-elles

Les licences libres ou open source peuvent être incompatibles entre-elles. Il existe en effet deux grandes familles : celles dites “Copyleft” et celles dites “permissives“. On les qualifie aussi respectivement de Copyleft “Fort” et Copyleft “Standard”.

Les premières n’autorisent pas l’utilisation du code source dans un autre projet dont la licence est permissive. En effet, une licence “permissive” permet de commercialiser le logiciel fini sous une licence “propriétaire” ou fermée.

Le code placé sous licence “Copyleft” ne peut donc en aucun cas être utilisé dans un logiciel fini placé sous licence propriétaire. Ce logiciel devra obligatoirement être lui aussi placé sous une licence Copyleft. C’est une caractéristique qualifiée de “virale” de ce type de licence.

La licence GNU GPL est la plus utilisée des licences à Copyleft fort. Dans les licences permissives les plus répandues, on trouve la licence BSD ou encore la licence Apache.

Il existe de très nombreuses subtilités et il peut être nécessaire de se tourner vers un spécialiste des licences libres et open source pour ne commettre aucune erreur et faire les bons choix.

>>> Source sur : http://philippe.scoffoni.net/fondation-linux-tatouer-code-logiciels-open-source/