Podcasting : L’Echo des Gnous 77B sur la nourriture libre

Prenant au pied de la lettre l’exemple couramment utilisé de la recette de cuisine pour expliquer le logiciel libre, l’équipe de l’Echo des Gnous à fait un épisode complet sur la nourriture et le libre où l’on apprend entre autres qu’il y a des sites de recettes libres, des restaurants open source, des wiki sur les aliments et leurs composants, des boissons libres qui ont des noms de version ou encore qu’il est possible de cultiver avec des graines et des outils non propriétaires.
Un bon moyen d’ouvrir son horizon et ne pas cantonner le libre aux lignes de codes.

J’ai fait une description complète de ce podcast et si vous y étiez abonné, vous avez pu constater que le flux rss est resté en vacances depuis l’été dernier. Pour autant, les émissions ont bien repris à la rentrée ; le wiki est toujours alimenté au fur et à mesure et pour écouter le podcast si vous n’habitez pas la région lilloise, il faut aller sur le site de radio Campus et télécharger directement l’émission (diffusée le dimanche à 19h) dans le format qu’il faut ne pas utiliser.

>>> Source sur : http://alterlibriste.free.fr/index.php?post/2013/11/04/Podcasting-%3A-L-Echo-des-Gnous-77B-sur-la-nourriture-libre

Podcasting : L’écho des Gnous & Divergence Numérique

Après la présentation de Place de la Toile, je m’attaque cette fois au podcast l’Echo des Gnous.

C’est un podcast réalisé à Lille dans les locaux de Radio Campus, la radio étudiante locale et réalisée par l’association Chtinux.
Il se définit ainsi : l’Echo des Gnous traite de l’actualité informatique sous l’angle des logiciels libres, et de manière à être accessible au plus grand nombre.
Il s’agit donc d’une émission de radio en direct d’une heure (tous les dimanches soirs de 19h à 20h) qui a commencé en octobre 2010, elle vient donc d’entamer sa 4ème saison.
Les deux premières saisons étaient une semaine sur deux et la troisième est passé hebdomadaire mais avec deux équipes alternant une face A et une face B.

La face A traite de l’actualité de la quinzaine écoulée et contient des rubriques récurrentes comme le point Hadopi bientôt renommé point Lescure. Enfin, une dernière partie un peu plus longue intitulée « Degeekalisation » (terme repris dans pas mal de podcast) a pour but d’entrer dans les détails techniques d’un aspect des logiciels libres. Chaque partie est entrecoupée d’un morceau de musique libre généralement issue de Jamendo.

La face B traite de sujets généraux liés aux logiciels libres, quelques exemples au hasard : la neutralité du net, la présence des logiciels libres dans notre quotidien, l’obsolescence programmée, les principales distributions GNU/Linux…

A noter la venue de Richard Stallman à Lille le 23 février 2011 pour une conférence puis une interview par l’équipe de l’Echo des Gnous, tout cela est accessible ici.

C’est dire que l’équipe est plutôt engagée et militante. Pour les news, par exemple, les sujets sont accès sur les avancées du libre ou au contraire aux aberrations des guerres de brevets, etc.
Etant donné que l’émission est diffusée à la radio, l’objectif est d’initier ou de convaincre un auditoire peu averti, donc il n’y a pas forcément beaucoup d’informations inconnues pour ceux qui s’intéressent au sujet mais c’est toujours l’occasion de revoir ses fondamentaux.
Il s’agit donc d’une émission relativement sérieuse, régulière et qui a fait ses preuves. On attend le démarrage de la saison 4 à la rentrée.

Pour s’abonner au podcast : voici le flux rss
Pour retrouver le détail de toutes les émissions avec les liens, c’est sur le wiki de Chtinux

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Après l’Echo des Gnous, c’est au tour du podcast d’une autre radio locale : Divergence numérique diffusée sur Divergence FM à Montpellier mais aussi sur Radio Escapades et sur Radio Larzac. Il s’agit d’une émission hebdomadaire d’une heure qui entame sa 10ème saison.

Elle se présente ainsi :

Une émission qui parle depuis 2004 des logiciels libres, de leur actualité, de leur philosophie, de leurs ennemis, et de ceux qui les supportent et les développent.

Une partie récurrente consiste en la revue de presse de l’April durant laquelle des membres de l’April argumentent le choix des articles et les commentent : une façon assez vivante de suivre l’actualité du libre.

Ensuite, il y a généralement une interview d’un acteur du libre.

Et l’émission se focalise souvent sur des évèmenents du libre (RMLL) et les grands combats sur les projets de loi (ACTA et consorts).

Il n’y a jamais de contenu technique (degeekalisation) ni de test de logiciels ou de distributions. Les sujets sont accès sur le monde du libre en général et de ses avancées ou menaces à travers les évolutions de la législation et les actions des associations engagées pour le logiciel libre (April, quadrature du net, Framasoft, AFUL, …)

Entre les sujets sont diffusés des extraits d’un album de musique libre choisi pour chaque émission.

>>> Sources sur :

Quand on teste des distributions…

Il y a ceux qui ont trouvé la distribution qui comble tous leurs désirs et au mieux ne font que les mises à jour…
… et d’autres, qui changent de distributions comme de chemise en quête du Graal ultime (en attendant le suivant).

Entre les deux, il y a l’utilisateur moyen qui ne se satisfait à peu près de ce qu’il a ou hésite lors d’un passage à une nouvelle version parce que mine de rien tout migrer prend quand même du temps mais au bout de deux ans, il faut quand même penser à se mettre à la page.

Enfin, il y a aussi les contraintes techniques (tels périphérique/composant un peu capricieux ou mal reconnu) et les difficultés à changer ses habitudes de travail avec des environnements de bureaux qui ne cessent de changer.

Pour autant, aller voir ailleurs permet parfois de trouver de bonnes idées (un utilitaire sympa ou un logiciel mieux adapté à nos besoins, des thèmes d’icône ou de fenêtres alléchants)…
… ou de se conforter dans l’idée que l’on a déjà ce qu’il faut à la maison.

Maintenant, pour tester, il y a plusieurs solutions et je dirais surtout plusieurs niveaux : du simple aperçu à l’utilisation pour de vrai.

La première méthode et la plus simple est de télécharger un live de la distribution qui a piqué notre curiosité.
Depuis que j’ai découvert l’utilitaire multisystem, je m’en donne à coeur joie ; il suffit d’une clé USB (fini les CD/DVD à graver et lents à charger) et on peut y mettre autant de distribution que la clé nous permet d’en mettre, un grub est généré automatiquement, ensuite, il n’y a plus qu’à configurer le BIOS pour démarrer dessus et c’est parti pour une petite exploration sans rien avoir à toucher à son système. Cela permet de se faire une petite idée et de voir les éventuels problèmes et plantages.

Une autre façon de tester est d’utiliser une machine virtuelle, mais je n’ai jamais testé, je vous invite par contre à suivre les test de Fred Bezies qui se mange pas mal de distributions et donne son avis sans concessions.

Cependant, je trouve que se limiter à l’installation et un rapide tour d’horizon pour dire que telle distribution n’est pas terrible parce que son installateur est comme ceci, les icônes comme cela et la version de tel logiciel pas très récente, c’est un peu léger. Pas inutile, mais pas fondé sur les critères qui sont les miens. Car l’installation, ce n’est qu’une minime partie de l’utilisation et ce n’est pas fondamental pour autant que ça marche, ensuite, il y a toujours moyen de personnaliser l’apparence et d’installer des versions plus récentes des logiciels.
Pour moi, le plus important, c’est la prise en compte des contraintes matérielles (composants, cartes et périphériques qui fonctionnent), la stabilité du système à l’utilisation (sans trop de plantage et de messages d’erreurs dans tous les sens) dès qu’on a commencé à bidouiller pour adapter la distribution à ses besoins et enfin la praticité d’utilisation qui dépend en fait des habitudes prises sur les précédents systèmes utilisés.
Vous allez peut-être me dire qu’aller trifouiller le système, ce n’est pas tout le monde qui le fait, mais si on a choisi les logiciels libres c’est quand même bien parce qu’on en a envie et la preuve, c’est que vous êtes en train de lire ces lignes.

Alors pour aller à ce niveau de test, c’est un peu plus compliqué. Enfin, disons que ça prend plus de temps et que cela demande une utilisation réelle du système jusqu’au moment où l’on se rend compte qu’il n’est pas adapté à ses besoins ou qu’on l’a cassé parce qu’il nous faut absolument telle version de paquet mais qu’avec les dépendances et tout le machin, on a fini par tout casser ; mais ce n’est pas grave, ce n’était que du test.
Donc, ce que je fais, c’est que sur toutes mes machines, j’ai au moins 3 ou 4 partitions réservées à différentes distributions (ou versions) : celle qui fonctionne et celles que j’essaye de faire fonctionner selon mes souhaits avant de basculer définitivement. Cette bascule finale se traduit par le système par défaut lancé par grub (je ne suis pas tout seul à utiliser les ordinateurs à la maison) donc lorsque j’installe une distribution, dans la mesure du possible, je n’installe pas grub mais je me contente d’un update-grub depuis mon système courant.

Voilà ma façon de procéder, j’espère que cela vous aura donné des idées si vous voulez aussi vous y mettre ou si changer de distribution vous fait un peu peur.

>>> Source sur : http://alterlibriste.free.fr/index.php?post/2013/10/21/Quand-on-teste-des-distributions…