Ubuntu 12.04 – Des avancées pour les écrans tactiles

La dernière livraison d’Ubuntu 12.04, avant le freeze des fonctionnalités, contient une nouvelle version des accès universels avec entre la version 0.9.7 du clavier virtuel Onbaord permettant à Ubuntu d’être fonctionnel sur les écrans tactiles.

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Pour ceux qui ont déjà testé Ubuntu avec des écrans tactiles, vous avez certainement comme ragé que lorsque vous cliquez sur une zone de texte de devoir à chaque fois lancer le clavier virtuel manuellement. Et bien notre chère distribution 12.04 LTS intègre désormais ce trigger. Du coup lorsque vous cliquez dans la zone d’adresse de Firefox par exemple le clavier appairait automatiquement. Ainsi Unity refait on retard sur Gnome Shell dans ce domaine.

Texto en braille

Si vous êtes non voyant, cette nouvelle risque de vous intéresser. Des chercheurs de Georgia Tech ont mis une application mobile plutôt astucieuse qui permet d’écrire des textos en braille avec l’écran tactile du téléphone. Avec 6 touches, l’application est capable de reconnaitre les séquences formants des lettres et utilise la synthèse vocale pour confirmer chaque lettre.

D’après les premiers tests, cette application serait 6 fois plus rapide que n’importe quel autre techno proposant de l’écriture de texto pour les non-voyants et avec un peu d’entrainement, il est possible de monter jusqu’à 32 mots à la minute, avec une précision de 92 %.

Bonne idée non ?

>>> Source sur : http://korben.info/texto-en-braille.html

 

Audiovisuel : Sortie de VLC 2.0 « Twoflower »

Audiovisuel

Ce samedi 18 fevrier, VLC, VideoLAN Client, un projet phare des Logiciels Libres, célèbre lecteur audio & vidéo, particulièrement complet, est sorti en version 2.0 sous le nom « Twoflower ». Plusieurs centaines de bugs ont été corrigés par 160 bénévoles avec plus de 7 000 commits pour cette dernière version.
videolan

Principaux changements :

  • le moteur vidéo a été complètement réécrit ;
  • la gestion des sous-titres a été améliorée ;
  • les shaders sont maintenant utilisés ;
  • de nouveaux filtres vidéo ont été ajoutés ;
  • la quasi-totalité des filtres vidéos peuvent désormais être transcodés.

Télécharger VLC 2.0

La liste exhaustive des nouveautés se trouve ici, mais grosso modo, cette version voit son moteur vidéo complétement réécrit, ajoute de nouveaux codecs et filtres à son arc, sans oublier la correction des bugs, un petit relooking d’interface et l’utilisation de shaders qui permet de déporter sur la carte graphique (GPU) le traitement vidéo.

cap 2012 01 30 a 09.16.47 Télécharger VLC 2.0

Si vous voulez tester VLC 2.0, vous pouvez y aller les yeux fermés, elle est très stable. Les versions Windows et OSX (PowerPC, x86 et x64) sont dispo ici et pour la version Linux, ça se passe dans votre gestionnaire de paquets préféré. Sinon, y’a aussi les sources de VLC ici.

cap 2012 01 30 a 09.17.15 Télécharger VLC 2.0

>>>Source & Suite sur : http://korben.info/telecharger-vlc.html

 

Installer VLC 2.0 sur Ubuntu

J’en profite pour vous expliquer comment installer VLC 2.0 sous Ubuntu puisqu’apparement, VLC 2 n’est pas encore dans les dépôts officiels.

sudo add-apt-repository ppa:videolan/stable-daily (ou add-apt-repository ppa:n-muench/vlc)

sudo apt-get update

sudo apt-get install vlc

Amusez-vous bien !

>>> Source : http://korben.info/installer-vlc-2-0-sur-ubuntu.html

Window Maker 0.95.2

Window Maker est un gestionnaire de fenêtres libre pour X Window. Il a été développé à l’origine par Alfredo K. Kojima, également auteur d’AfterStep. Son apparence est très semblable à celle de l’interface de NeXTSTEP, et il est conçu pour fonctionner de pair avec GNUstep. Ce projet fait partie du projet GNU1.

Wmaker-0.80.2.png

WindowMaker est assez rapide, facile à prendre en main et à configurer. On le retrouve dans beaucoup de distributions GNU/Linux.

On trouve dans WindowMaker des fonctionnalités très pratiques comme :

  • le Trombone (clip), qui permet de naviguer entre bureaux virtuels (workspaces) le Dock qui permet de lancer rapidement des applications à partir d’une barre d’icônes ;
  • les Dock Apps, qui sont des logiciels de la taille d’un bouton, et qui permettent d’afficher des informations ou d’offrir diverses fonctions à l’utilisateur ;
  • l’accès facile au menu principal, qui se fait en cliquant avec le bouton droit de la souris, sur le fond de l’écran.

Privilégiant la stabilité et l’efficacité du logiciel sur le nombre de fonctionnalités, les versions de WindowMaker ont été peu nombreuses ces dernières années. La version 0.92.0, sortie en juillet 2005 était jusqu’à il y a quelques jours la version stable actuelle.

Window Maker 0.95.2 a été publié le 14 février dernier … il contient quelques corrections suite à la publication le 29 janvier 2012 de la version 0.95.1 🙂

Infos v0.95.1

Vous trouverez les spécificités sur le site officiel 🙂

>>> Sources sur :

http://windowmaker.org/news.php & http://fr.wikipedia.org/wiki/Window_Maker

De peer en peer

On s’accorde à marquer le début de ce que presque tout le monde appelle le peer2peer en juin 1999 avec la naissance de Napster. En plein gonflement de la bulle internet, les FAI voient déferler quantité de nouveaux abonnés qui n’ont d’autre idée que d’aller chercher de la musique sur ce nouvel outil (presque) tout beau (presque) tout neuf.

En réalité, internet dans son intégralité fonctionne sur un mode pair à pair, puisque, si vous avez tout bien lu le présent blog, vous savez que votre connexion internet n’est (en principe) pas différente de celle utilisée par les serveurs de (feu) megaupload, si ce n’est le débit disponible. Comprendre par là que vous pouvez, comme (théoriquement) tout le monde devenir émetteur de service sur le réseau avec votre petit ordinateur planté derrière sa machinbox. Vous êtes donc un pair comme un autre sur le réseau et discutez de pair à pair avec les autres.

>>> Source & Suite sur : http://blog.spyou.org/wordpress-mu/2012/01/26/de-peer-en-peer/

Comment ne pas dépendre exclusivement de google grâce à des alternatives libres

Bien avant que Google nous sorte ses deux dernières trouvailles, à savoir sa décision de fusionner 60 politiques de confidentialité en une seule, avec toutes les implications que ça aura sur la vie privée des utilisateurs, et la dernière en date où il propose aux internautes d’installer un mouchard sur leurs navigateurs, pour mieux les traquer sur le web, bien avant tout cela, j’avais fait le choix de se débarrasser de tous ses services : Gmail, Google Docs, Google map…, et bien évidemment son moteur de recherche. Je profiterai donc de cet article pour vous présenter les alternatives que j’ai trouvé, en espérant que ça va vous convaincre à y réfléchir.

>>> Source & Suite sur : http://www.planet-libre.org/?post_id=11232

Vrai internet ou pas vrai internet ?

Avec l’arrivée de Free Mobile pour lequel Xavier Niel a promis qu’il fournirait du « vrai internet », le débat est relancé. Le « vrai internet », c’est quoi ? Définition difficile à donner tant la variété des modes de connexion fait qu’il est difficile de s’y retrouver.

La mienne serait « avoir une connexion au réseau avec l’ensemble des possibilités qu’il offre ». En gros, si quelqu’un a plus de possibilités que moi, c’est lui qui a le vrai internet. Une exception notable à cet état de fait est la taille du tuyau. Ben oui, le gars qui a 10Gbps au bout d’une fibre a plus de possibilités que moi. Mais le monde est ainsi fait.

Au coeur de ce débat, en ce qui concerne le mobile, la possibilité ou pas d’avoir une adresse IP fixe, publique et routable. Car si les autres opérateurs font des choses dégueulasses à base de proxy et filtres divers et variés, il semble acquis que Free ne le fait pas. Reste donc cette fameuse IP. Des adresse IPv4, il n’y en a plus vraiment beaucoup de disponibles. L’intégralité de Free Mobile semble d’ailleurs prévue pour n’utiliser que quelques 8000 adresses en tout. De ce côté là, c’est clairement faire preuve de responsabilité en laissant les adresses « à ceux qui en ont vraiment besoin »… Oui mais… qui dit que les mobiles n’en ont pas vraiment besoin ?

>>> Source & Suite sur : http://blog.spyou.org/wordpress-mu/2012/01/28/vrai-internet-ou-pas-vrai-internet/

PirateBay se lance dans la promo d’artistes et présente Coyote Theory (ThePromoBay)

Il y a quelques jours, je vous rapportais que Pirate Bay allait lancer The Promo BAy.

Pour beaucoup d’artistes indépendants, la non-visibilité est un problème bien plus grave que le piratage en ligne.  Aujourd’hui, The Pirate bay lance The PromoBay afin de faire la promotion de nouveaux cinéastes, musiciens, écrivains,  auteurs de bandes dessinées…

Pour les aider  à se faire connaître auprès de millions de personnes, sans être obligés d’être pistonnés par des majors, The Pirate Bay va régulièrement mettre sur sa page d’accueil  des artistes ayant souhaité participer à l’opération.

L’opération est bien entendue totalement gratuite pour l’artiste, la seule chose qui est demandée, est de partager au moins une oeuvre gratuitement…

Dividende Universel : un enjeu majeur de société

Dividende Universel : un enjeu majeur de société

Paradoxes

Satisfaction des besoins

Considérons que la population a un ensemble de besoins à satisfaire. La satisfaction d’une partie de ces besoins nécessite du travail. Par exemple, le travail des industries alimentaires donne la possibilité à la population de se nourrir (sans récolter elle-même sa nourriture), celui des industries vestimentaires lui permet de se vêtir (sans fabriquer elle-même ses vêtements), la Poste lui permet d’envoyer des colis à l’autre bout du monde sans se déplacer, etc.

Par ailleurs, la population active peut effectuer une quantité de travail limitée (le nombre de personnes multiplié par le nombre d’heures). On peut distinguer 3 cas.

Dans le premier cas, il y a trop de besoins à satisfaire, la population active ne peut réaliser qu’une partie de tout ce travail. Ou plutôt, elle va le réaliser sur un période plus importante. Dans cette hypothèse, c’est le plein emploi, la situation économique est merveilleuse durant de nombreuses années, affichant une croissance impressionnante, comme par exemple durant les Trente Glorieuses.

Dans le second cas, la population active peut tout juste effectuer le travail nécessaire. Tous les besoins sont satisfaits, et tout le monde trouve du travail. La situation économique est bonne, la croissance est importante.

Dans le troisième cas, la population active peut effectuer plus de travail que nécessaire. Les besoins sont largement satisfaits avec moins de travail. Dans le système actuel, c’est la crise. Cela signifie qu’il n’y a pas assez de travail pour tout le monde, donc un taux de pauvreté important.

Le paradoxe est criant : plus nous parvenons à satisfaire nos besoins, plus la pauvreté augmente.

Valeur ou abondance

De ce paradoxe en découle un second.

Plus nous rendons nos outils de production efficaces, plus nous sommes capables de produire en abondance, avec moins de travail. Mais alors moins ce que nous produisons n’a de valeur marchande (puisque cette production est rendue abondante). Si la quantité vendue ne compense pas la baisse des prix unitaires, la seule manière de conserver une valeur marchande est alors de restreindre artificiellement le service rendu par cette production, contre l’intérêt général, comme le décrivait très bien Frédéric Bastiat dans le premier chapitre de « Sophismes Économiques » :

On remarque qu’un homme s’enrichit en proportion de ce qu’il tire un meilleur parti de son travail, c’est-à-dire de ce qu’il vend à plus haut prix. Il vend à plus haut prix à proportion de la rareté, de la disette du genre de produit qui fait l’objet de son industrie. On en conclut que, quant à lui du moins, la disette l’enrichit. Appliquant successivement ce raisonnement à tous les travailleurs, on en déduit la théorie de la disette. De là on passe à l’application, et, afin de favoriser tous les travailleurs, on provoque artificiellement la cherté, la disette de toutes choses par la prohibition, la restriction, la suppression des machines et autres moyens analogues.

Il en est de même de l’abondance. On observe que, quand un produit abonde, il se vend à bas prix : donc le producteur gagne moins. Si tous les producteurs sont dans ce cas, ils sont tous misérables: donc c’est l’abondance qui ruine la société. Et comme toute conviction cherche à se traduire en fait, on voit, dans beaucoup de pays, les lois des hommes lutter contre l’abondance des choses.

Au passage, nous reconnaissons ici le cas particulier du partage de fichiers, avec les restrictions numériques de lecture et la tentative de prohibition de l’utilisation d’outils de partage. La guerre contre le partage n’est qu’une lutte contre l’abondance, qui vise à restaurer la rareté afin de satisfaire une demande solvable.

Nous pouvons résumer ces deux paradoxes ainsi : plus nous rendons efficace notre production, moins ce que nous produisons n’a de valeur marchande (à cause de l’abondance) et plus la pauvreté augmente (à cause du manque de travail).

Une fois passé le cap d’une production abondante nécessitant peu de travail, on s’aperçoit que les politiques de recherche du plein emploi et de restriction de l’abondance (dans le but de conserver une valeur marchande) sont une lutte contre l’efficacité et l’intérêt général.

Conséquences

Supposons que l’on parvienne à une efficacité de production telle que l’emploi de 5% de la population active suffise à satisfaire les besoins de tous : nous serions dans une société qui n’a jamais été aussi productive et riche. Pourtant, nous aurions un taux de chômage de 95%. Si les revenus étaient exclusivement issus du travail rémunéré, une écrasante majorité de la population n’aurait aucun revenu. Restaurer une situation de plein emploi, impossible en pratique, serait très critiquable en théorie : il s’agirait d’imposer à de nombreuses personnes l’occupation d’un emploi utile ni pour elles, ni pour la société.

Aujourd’hui, nous ne sommes pas dans une situation si extrême (ça pourrait ne pas tarder,vraiment), mais force est de constater qu’en raison de l’informatisation et de l’automatisation de la production, le plein emploi ne peut plus être atteint. Devons-nous le regretter ? Je ne pense pas. Je pense même que c’est une chance : cela signifie que nous produisons plus efficacement des richesses.

Pour s’en rendre compte, il suffit de comprendre que le travail humain n’est pas un but, mais un moyen : il permet de surmonter les obstacles à la satisfaction des besoins. Regretter la trop grande facilité avec laquelle les obstacles sont franchis (car alors il y a moins de travail pour y parvenir), c’est vouloir combattre le but pour préserver le moyen ; c’est confondre l’obstacle et la cause.

Dans la situation actuelle, il semble donc inévitable de rompre le lien strict entre emploi et revenu. En effet, la monnaie correspondant aux richesses créées par les machines doit être, d’une manière ou d’une autre, distribuée à la population. Sans cela, nous nous trouvons dans une situation aberrante où il y a abondance de richesses réelles et pénurie de monnaie pour y accéder, et nous ne pouvons faire autrement que d’accepter avec fatalité les conséquences négatives de l’amélioration de la société (sic).

C’est ce que propose le Dividende Universel.

Dividende universel

Le Dividende Universel, pour rappel, désigne le versement inconditionnel d’un revenu à chaque citoyen (à titre indicatif, il est estimé entre 300 et 400€ par mois en Europe, mais varie beaucoup selon les propositions), de la naissance à la mort, qui se cumule aux autres revenus (issus de l’emploi).

Si c’est la première fois que vous entendez parler de ce concept, vous êtes sans doute sceptique, comme je l’ai été quand je l’ai découvert : cela semble utopique, irréalisable. Et pourtant…

J’ai introduit le sujet par la nécessité de dissocier l’emploi et le revenu, suite à la raréfaction de l’emploi (qui, contrairement aux idées reçues, est une bonne chose). Mais d’autres arguments, que je trouve encore plus pertinents, confortent les fondements de l’instauration d’un Dividende Universel.

Création monétaire

Le plus évident est l’injustice du fonctionnement actuel de la création monétaire (je détaille dans un autre billet), un des bugs fondamentaux de notre société : des acteurs privés (les banques) créent de l’argent à partir de rien, par le mécanisme du prêt. C’est la magie de « l’argent dette ». En effet, lorsqu’une banque vous accorde un prêt pour acheter une maison par exemple, elle vous prête de l’argent qu’elle n’a pas ! La population se fait alors arnaquer plusieurs fois :

  • ces acteurs privilégiés créent de l’argent pour le prêter à ceux qui vont devoir travailler pour le récupérer ;
  • ils vont recevoir des intérêts sur l’argent ainsi créé (puisqu’il s’agit d’un prêt) ;
  • ils dévaluent la monnaie déjà en circulation (car la masse monétaire augmente).

Thierry Crouzet résume cette situation en une phrase : « Pendant que vous avez travaillé, ils ont fabriqué l’argent pour vous payer ».

Le mécanisme est très bien expliqué par les vidéos pédagogiques de Paul Grignon (même si la forme est critiquable sur certains aspects) : L’Argent Dette, puis L’Argent Dette 2. La première vidéo a d’ailleurs fait l’objet d’une émission d’Arrêt sur Images.

Pour mettre fin à cette injustice intolérable, le Dividende Universel propose donc simplement que l’augmentation de la masse monétaire soit distribuée équitablement entre tous les citoyens, plutôt qu’elle ne soit réservée qu’à une poignée d’acteurs privés privilégiés au détriment de tout le reste de la population. C’est le point fondamental de cette proposition. Tous les autres arguments ne sont que des interprétations de la signification de cette nouvelle forme de distribution ou des analyses de ses conséquences.

Création libre et non marchande

Une part importante du travail effectué par la population est non marchand. Par exemple, dans le domaine qui m’intéresse, on peut citer la création de logiciels libres, qui sont à la base du fonctionnement d’Internet, ou encore la participation à Wikipedia, qui permet un partage de connaissance inégalé jusqu’à présent. Nous ne pouvons pas nier que ces créations ont une valeur immense pour la société (sans compter qu’elles bénéficient également au secteur marchand). Une part essentielle de cette valeur réside justement dans leur adoption par le plus grand nombre, d’autant plus rapidement qu’elles sont accessibles à tous, sans restrictions.

Le Dividende Universel peut être vu comme une valorisation de ces activités non marchandes, qui sont bénéfiques pour la société.

Propriété de la zone Euro

Chaque citoyen est co-propriétaire de la Zone Euro. Le Dividende Universel correspond donc simplement à la reconnaissance de la co-propriété de la zone économique pour chaque citoyen.

Héritage de richesses

Nous héritons d’une richesse provenant des architectures et des outils construits par nos ancêtres. Il serait légitime que cette rente bénéficie à tous.

Yoland Bresson met en évidence cette richesse :

Prenons deux jumeaux parfaits, identiques en tout, particulièrement dans leurs compétences, supposons-les travaillant au même poste, dans un même processus de production (une usine de jeans par exemple) mais l’un situé en France et l’autre en Tunisie. Celui qui travaille en France recevra à l’évidence une rémunération plus élevée que son jumeau en Tunisie. Pourquoi ? Parce que les revenus ne résultent pas des seuls caractéristiques et mérites individuels; que dans l’évaluation de ce que chacun produit, et dont il perçoit une part, celui qui vit en France bénéficie de tout un potentiel productif beaucoup plus performant, les infrastructures, les réseaux d’échange et d’information, les habitudes de communiquer, etc., c’est-à-dire du milieu dans lequel il est plongé et dont il profite inconsciemment. On peut dire qu’il existe un « champ économique » comme il existe un « champ magnétique » qui nous inonde d’une énergie potentielle. Si cette énergie est plus grande en France qu’en Tunisie, c’est qu’elle provient de tout le capital matériel et humain que nos parents ont lentement construit en France. Une part des revenus que nous obtenons est le produit de ce capital social. Nous héritons de cette rente.

Suppression des désincitations au travail

Le Dividende Universel aurait aussi d’autres effets positifs. Par exemple, les prestations sociales actuelles découragent les individus de chercher un emploi rémunéré. En effet, lorsque les revenus du travail augmentent, les prestations sociales sont diminuées voire supprimées, menant à des situations absurdes où l’individu a parfois financièrement intérêt à ne pas accepter un travail.

De par sa nature inconditionnelle, le Dividende Universel supprimerait ces désincitations.

Théorie Relative de la Monnaie

Si vous désirez approfondir le Dividende Universel, je vous recommande laThéorie Relative de la Monnaie, de Stéphane Laborde. La version 2.0 de la TRM est disponible.

Par analogie au principe de relativité d’Einstein (« les lois physiques s’expriment de manière identique dans tous les référentiels »), il postule que « la monnaie, en tant que code qui régit les échanges économiques, doit fonctionner de manière identique dans tous les référentiels », et en analyse les conséquences. Il décrit également brièvement les problèmes fondamentaux du système actuel et ses effets.

Les défenseurs des libertés informatiques apprécieront certaines analogies, comme celle-ci :

On peut comparer le système monétaire encore actif en 2010 à l’ancien réseau informatique Français du Minitel, un réseau centralisé, où la création de services nécessitait un avis du propriétaire monopolistique ainsi que le partage des revenus de l’activité. Tandis qu’un système d’émission de monnaie symétrique dans l’espace-temps tel que le Dividende Universel est comparable à un internet neutre où chaque citoyen de la zone économique est considéré comme égal devant la création monétaire, et donc susceptible d’échanger en « peer-to-peer », de personne à personne, sans permission spéciale d’une autorité centrale.

Je remercie particulièrement son auteur pour la relecture de ce billet, ainsi que pour ses réponses rapides et ses remarques pertinentes ;-) Je vous recommande son blog pour suivre l’actualité sur le sujet.

Conclusion

Avec le passage d’un monde de rareté à un monde d’abondance, nous sommes dans une période charnière où nous devons faire des choix de société cruciaux. La tentative de restauration de la rareté artificielle, que ce soit pour redonner une valeur marchande à la copie de fichiers ou pour prolonger le mythe du plein emploi, doit être combattue.

Tous les hommes sont égaux. Mais une poignée de privilégiés a le pouvoir de créer la monnaie, au détriment de tous les autres. La création monétaire est un enjeu majeur, trop souvent ignoré, dont dépendra profondément la société de demain.

>>> La suite de la réflexion : L’abondance contre l’économie.

>>> Source  sur :  http://blog.rom1v.com/2011/02/dividende-universel-un-enjeu-majeur-de-societe/

Voyager 12.04 LTS (beta) – Xubuntu Xfce – Ubuntu precise LTS

Nouvelle présentation voyager 12.04 (beta)

Avec Synapse, Conky Control finalisé et présentation de plus de conky le tout sous 4 mn 31…

… la surcouche voyager pour la 12.04 de xubuntu est quasiment faite :


Magnifique  elle va faire la une des magazines d’informatiques, avec tous ces conkys et ces sublimes fonds d’écran, le tout tellement bien intégré … c’est fascinant 🙂

>>> Source & suite sur : http://voyager.legtux.org

http://voyager.legtux.org/index.php/live-voyager-12-04-lts/

http://forum.ubuntu-fr.org/viewtopic.php?pid=8182661#p8182661