Ubuntu (notion)

Ubuntu est une notion venant de l’Afrique subsaharienne qui trouve son origine dans les langues bantoues de l’Afrique du Sud et qui depuis a été liée à l’histoire de l’apartheid. Elle a inspiré la politique de réconciliation nationale de Nelson Mandela.

Le mot n’est pas traduisible simplement, mais dans sa diffusion au-delà des langues d’origine, il exprime un rapport entre l’individu et ce qui est commun : selon l’archevêque anglican Mgr Desmond Tutu, auteur d’une théologie ubuntu de la réconciliation, et prix Nobel de la paix, « Quelqu’un d’ubuntu est ouvert et disponible pour les autres » car il a conscience « d’appartenir à quelque chose de plus grand ». (voir la citation complète plus bas)

Les racines étymologiques :

  • En zulu Ubuntu peut être une traduction du mot « humanité », mais le mot humanité ne suffit pas à traduire le mot ubuntu car il a un sens plus vaste (exprimé ci-dessus), utilisable pour signifier la qualité applicable à une personne.
  • En swahili on peut rapprocher du verbe -buni « inventer, construire, mettre ensemble ».

Ce principe a été mondialement popularisé (à partir de 2004) par un système d’exploitation nommé Ubuntu, créé par l’entrepreneur sud-africain Mark Shuttleworth. Le nom a d’ailleurs été déposé en tant que marque par la société Canonical.

Le terme ubuntu est un concept présent dans toutes les langues bantu (en lingala Bomoto, en kikongo kimuntu, en punu Butu…). Il a été remis au goût du jour avec la fin de l’apartheid en Afrique du Sud. En 1995, la Commission vérité et réconciliation menée par Mgr Desmond Tutu se donnait pour objectif de procéder à des amnisties individuelles aux auteurs de violations des droits de l’homme. En échange, ceux-là s’engageaient à révéler l’intégralité de leurs actions. Cette procédure fait écho à la Constitution de 1993, qui énonce le « besoin d’ubuntu et non de victimisation. »

« Quelqu’un d’ubuntu est ouvert et disponible pour les autres, dévoué aux autres, ne se sent pas menacé parce que les autres sont capables et bons car il ou elle possède sa propre estime de soi — qui vient de la connaissance qu’il ou elle a d’appartenir à quelque chose de plus grand — et qu’il ou elle est diminué quand les autres sont diminués ou humiliés, quand les autres sont torturés ou opprimés. »

— Desmond Tutu

Nelson Mandela décrit le concept d’ubuntu en citant un proverbe traditionnel

(1min 36s, anglais)

>>> Source & plus d’infos sur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ubuntu_(notion)

Fast and Furious en deuil suite au décès accidentel de Paul Walker

Vous connaissez tous Fast and Furious, la série de films américains dans lequel il y a plein de courses poursuites avec de belles voitures et ayant pour acteurs principaux Vin Diesel dans le rôle de  Dominic Toretto & Paul Walker dans le rôle de Brian O’Conner.

Le tournage du  n°7 est marqué par le décès de Paul Walker le 30 novembre 2013 suite à un accident de voiture à Santa Clarita en Californie. Revenant d’un gala de bienfaisance au profit des victimes du typhon aux Philippines, Roger Rodas, un ami de Paul Walker, perd le contrôle de la voiture, une Porsche Carrera GT, dans laquelle l’acteur était passager.

Il a ensuite été  révélé que l’acteur devait encore tourner de nombreuses scènes importantes, notamment à Abou Dabi. De ce fait, le tournage est suspendu en attendant une réécriture du scénario…

Description de cette image, également commentée ci-après

Paul William Walker IV est un acteurproducteur et réalisateur américain né le 12 septembre 1973 à Glendale (Californie) et mort le 30 novembre 2013 à Santa Clarita (Californie).

Paul Walker décroche son premier rôle en 1986 dans la comédie Monster in the Closet. En 1998, il se fait remarquer en interprétant Skip Martin dans Pleasantville de Gary RossRob Cohen lui donne un des premiers rôles dans son film The Skulls : Société secrète, mais il devient célèbre grâce à Fast and Furious, du même réalisateur. Il est pressenti, en 2004, pour le rôle de la Torche Humaine des Quatre Fantastiques, adaptation du célèbre comic-book Marvel4 mais c’est Chris Evans qui est finalement choisi. En 2010, il incarne John Rahway dans Takers, film décrit comme étant le juste milieu entre Ocean’s Eleven et Fast and Furious ainsi que Vehicle 19 en 2013.

L’acteur meurt accidentellement après avoir tourné dans plusieurs films dont la sortie était prévue pour 2014. Il participe au tournage de Hours d’Eric Heisserer et de Brick Mansions, un remake du film français Banlieue 13. Il tournait également dans Fast and Furious 7, septième film de la série Fast and Furious dont la production est de ce fait pour le moment arrêtée…

>>> Sources & plus d’infos sur :

Nelson Mandela

Nelson Mandela

Qui donc était ce grand homme :

Nelson Rolihlahla Mandela, dont le nom du clan tribal est « Madiba », né le 18 juillet 19181 à Mvezo (Union d’Afrique du Sud) et mort le 5 décembre 2013 à Johannesburg, est un homme d’État sud-africain ; il a été l’un des dirigeants historiques de la lutte contre le système politique de ségrégation raciale (apartheid) avant de devenir président de la République d’Afrique du Sud de 1994 à 1999, à la suite des premières élections nationales non raciales de l’histoire du pays.

Après vingt-sept années d’emprisonnement dans des conditions souvent très dures, Mandela est relâché le 11 février 1990. S’inspirant alors de la pensée ubuntu dans laquelle il a été élevé, il soutient la réconciliation et la négociation avec le gouvernement du président Frederik de Klerk. En 1993, il reçoit avec ce dernier le prix Nobel de la paix pour avoir conjointement et pacifiquement mis fin au régime d’apartheid et jeté les bases d’une nouvelle Afrique du Sud démocratique.

Élevé au rang de patrimoine commun de l’humanité, il demeure une personnalité mondialement écoutée au sujet des droits de l’homme et est salué comme le père d’une Afrique du Sud multiraciale et pleinement démocratique, qualifiée de « nation arc-en-ciel ».

Nelson Mandela, en 2008.

 

« Les hommages (ô combien mérités) rendus ici et là par nos gouvernements à Nelson Mandela ont pour moi un goût amer, quand je pense aux Julian Assange, Bradley Manning et Edward Snowden qui ont chacun risqué et perdu tout ou partie de leur liberté pour défendre une idée supérieure.

Quel confort, pour nos gouvernants, de rendre cet hommage qui aujourd’hui ne pose plus question et ne demande aucun effort, tandis qu’ils abandonnent et sont prêts à livrer sans scrupule à leur bourreau les nouveaux héros. »

 

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