L’unité monétaire RdB & Revenu de Base : la Masse Monétaire exprimée dans elle-même

L’unité monétaire RdB

Comme nous avons déjà pu l’expliquer plusieurs fois, un système monétaire basé sur un Revenu de Base (RdB, ou DU comme Dividende Universel), a un nombre d’unités monétaires fixe, qui ne varie aucunement dans le temps, du moment que l’on prenne le bon référentiel de mesure, celui qui compte en nombre de RdB.

Concrètement cela signifie qu’un individu qui souhaite utiliser le RdB, l’adopter et développer une économie sur cette base, peut commencer immédiatement par la première étape qui consiste à tout exprimer, mesurer et échanger dans l’unité monétaire RdB.

Ce faisant, non seulement cet individu participe librement de la compréhension du RdB, mais il participe librement aussi à sa diffusion, et à l’adoption d’une nouvelle mesure de toute valeur économique dans l’unité ainsi choisie.

Compter en RdB

 

 

Revenu de Base : la Masse Monétaire exprimée dans elle-même

Comme je l’ai expliqué dans « l’unité monétaire RdB » , on peut actualiser directement la notion de monnaie libre, en adoptant immédiatement son unité relativiste de mesure monétaire qui fait référence àson fondement.

Exprimer toute mesure économique en RdB, participe de la connaissance de cette unité de mesure relativiste, de sa diffusion, de l’intérêt pour sa compréhension, et de l’aspiration pour sa généralisation.

Utiliser d’autres unités de mesure, participe des mêmes propriétés pour les fondements de ces autres unités. Aussi un relativiste, tenant de l’adoption, du développement et de l’utilisation d’une monnaie libre, devrait autant que possible utiliser l’unité de mesure compatible avec le fondement qu’il contribue ainsi à exprimer.

 

Tout d’abord nous pouvons récupérer l’historique de l’évolution du proto-RdB Français exprimée dans l’unité €. Ensuite, nous récupérons les données concernant l’évolution de la masse monétaire exprimée dans cette même unité €, et publiée tous les mois sur le site de la BCE. Il est donc maintenant facile d’exprimer la masse monétaire directement dans elle-même, c’est à dire en nombre de revenus de bases. 

On calculera en sus aisément, étant donnés les 330 millions de citoyens de la zone €, que cette masse monétaire représente donc en 2013, 20 000 millions RdB / 330 millions de citoyens = 60 RdB par citoyen. Ainsi un citoyen qui aurait 60 RdB sur son compte monétaire serait situé exactement à la moyenne de la zone monétaire (et un responsable de famille devrait multiplier par le nombre d’individus dans cette famille).

Ainsi donc nous percevons directement par ce changement d’unité, que de 2001 à 2008 la création monétaire a doublé en nombre de Revenu de Base, ce qui signifie que la monnaie a été créée au bénéfice d’une catégorie spécifique de citoyens qui en a pleinement bénéficié, au détriment de la base monétaire relativiste : le Revenu de Base. Etant donné ensuite que de 2008 à 2013, le rattrapage n’a pas été effectué, l’inéquité reste pleinement active depuis 2001. Cette création monétaire arbitraire est pleinement irrattrapable pour les 12 ans cumulés de son application.

Il ne sera pas en effet possible de réparer cette distribution illégitime des ressources pour tous ceux qui sont passés de vie à trépas pendant cette durée, ni pour ceux qui seront décédés d’ici à ce qu’un jour, un tribunal librement établi prenne en charge l’application des réparations économiques pour tous les dégâts individuels ainsi engendrés et maintenus arbitrairement dans la durée. Pour conclure, un dernier aperçu sur l’évolution du bilan de la BCE elle-même, qui participe directement de l’arbitraire, à l’aide des dénommés « QE = Quantitative Easing » qui ne sont qu’une distribution arbitraire d’une monnaie auto-proclamé « commune », pour les uns, au détriment des autres.

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Le chiffrement, c’est maintenant

Internet est dans un sale état. Tout cassé, fragmenté, explosé en parcelles de territoires dont des géants prédateurs se disputent âprement les lambeaux : Google, Apple, Facebook, Amazon, et tous ceux qui sont prêts à tout pour ravir leur monopole ne voient en nous que des profils rentables et dans nos usages que des consommations. La captation par ces entreprises de nos données personnelles a atteint un degré de sophistication auquel il devient difficile d’échapper.

Mais désormais une autre menace pèse sur tous les usagers du net, celle de la surveillance généralisée. Sans remonter aux années où était révélé et contesté le réseau Echelon, depuis longtemps on savait que les services secrets (et pas seulement ceux des pays de l’Ouest) mettaient des moyens technologiques puissants au service de ce qu’on appelait alors des « écoutes ». Ce qui est nouveau et dévastateur, c’est que nous savons maintenant quelle ampleur inouïe atteint cette surveillance de tous les comportements de notre vie privée. Notre vie en ligne nous permet tout : lire, écrire, compter, apprendre, acheter et vendre, travailler et se détendre, communiquer et s’informer… Mais aucune de nos pratiques numériques ne peut échapper à la surveillance. et gare à ceux qui cherchent à faire d’Internet un outil citoyen de contestation ou de dévoilement : censure politique du net en Chine et dans plusieurs autres pays déjà sous prétexte de lutte contre la pédopornographie, condamnation à des peines disproportionnées pour Manning, exil contraint pour Assange et Snowden, avec la complicité des gouvernements les systèmes de surveillance piétinent sans scrupules les droits fondamentaux inscrits dans les constitutions de pays plus ou moins démocratiques.

Faut-il se résigner à n’être que des consommateurs-suspects ? Comment le simple utilisateur d’Internet, qui ne dispose pas de compétences techniques sophistiquées pour installer des contre-mesures, peut-il préserver sa « bulle » privée, le secret de sa vie intime, sa liberté de communiquer librement sur Internet — qui n’est rien d’autre que la forme contemporaine de la liberté d’expression ?

Oui, il est difficile au citoyen du net de s’installer un réseau virtuel privé, un serveur personnel de courrier, d’utiliser TOR, de chiffrer ses messages de façon sûre, et autres dispositifs que les geeks s’enorgueillissent de maîtriser (avec, n’est-ce pas, un soupçon de condescendance pour les autres… Souvenez-vous des réactions du type : « — Hadopi ? M’en fous… je me fais un tunnel VPN et c’est réglé »).

Aujourd’hui que tout le monde a compris à quelle double surveillance nous sommes soumis, c’est tout le monde qui devrait pouvoir accéder à des outils simples qui, à défaut de protéger intégralement la confidentialité, la préservent pour l’essentiel.

Voilà pourquoi une initiative récente de la Fondation pour la liberté de la presse (Freedom of the Press Foundation) nous a paru utile à relayer. Encryption works (« le chiffrement, ça marche ») est un petit guide rédigé par Micah Lee (membre actif de l’EFF et développeur de l’excellente extension HTTPS Everywhere) qui propose une initiation à quelques techniques destinées à permettre à chacun de protéger sa vie privée.

Nous (FRAMABLOGvous en traduisons aujourd’hui le préambule et publierons chaque semaine un petit chapitre. Répétons-le, il s’agit d’une première approche, et un ouvrage plus conséquent dont la traduction est en cours sera probablement disponible dans quelques mois grâce à Framalang. Mais faisons ensemble ce premier pas vers la maîtrise de notre vie en ligne.

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