Le nouveau monde qui émerge

Le nouveau monde qui émerge

Nous allons vivre dans un nouveau monde dont la matière première sera l’information. Les citoyens pourront répondre aux défis de l’ensemble des crises en utilisant plusieurs nouvelles technologies d’information, non seulement très puissantes et dont les effets peuvent être combinés. Découverte en vidéo, suivie d’un texte intégral, synthèse des travaux d’une trentaine d’auteurs dont certains sont membres du collectif Démocratie Ouverte.

Résumé :

• Depuis plus de mille années, la société a été régie par ses élites  politiques. Depuis deux cents ans, les consortiums  économiques ont imposé leurs lois avec l’appui des classes politiques. Maintenant nous basculons vers une société de la connaissance : notre nouvelle structure sera politico-économico-médiatique.

• Ce sera un nouveau monde parce que ses structures politiques vont changer à cause des prises de parole citoyennes, que les structures économiques vont changer à cause du nouveau modèle de proximité et que les structures culturelles vont changer à cause du nouveau type d’accès à la connaissance.

• Pour la première fois de notre histoire tous les citoyens de la planète font face à un ensemble de crises crées par notre individualisme et qui ne pourront être résolues avec le modèle capitaliste qui les engendré. Mais, les citoyens ont aussi accès à des nouveaux outils capables de rémédier à ces crises.

• Notre fragmentation en tant que citoyens nous empêche de prendre des décisions, d’où l’absence de projets mobilisateurs actuellement. La disparition de la confiance rends impossible la rédaction d’un contrat social, donc d’un projet de société pour trois ou quatre années encore.

>>> Source & Suite sur : http://democratieouverte.org/open-blog/le-nouveau-monde-qui-emerge-13

>>> par Michel Cartier le 6 Octobre 2012

Le futur du livre

L’industrie de la musique est l’exemple même de la transition ratée entre un marché matériel et virtuel. Un concentré de mauvaises pratiques et de pièges à éviter.

Mais on aurait tort de croire ce cas isolé. L’industrie musicale n’a été qu’une des premières à essuyer les plâtres. Avec l’avènement des imprimantes 3D et des liseuses électroniques, la majorité des industries vont tôt ou tard être confrontées à la virtualisation.

Livres ouverts

Cette virtualisation s’accompagne toujours d’une remise en question et d’un retour aux fondamentaux. Prenons un exemple très simple avec le monde de l’édition.

Un auteur qui a écrit un livre désire trois choses :

  1. Voir son texte corrigé et amélioré.
  2. Atteindre le maximum de lecteurs.
  3. Recevoir le maximum d’argent.

La priorité entre ces trois besoins diffère d’un auteur à l’autre mais ce sont les fondamentaux. Ces services sont exactement ce qu’un éditeur traditionnel fournit à un auteur.

Cependant, ce service est fort cher, l’auteur ne touchant que quelques pourcents du prix de vente d’un livre. Il impose également une barrière arbitraire à l’entrée : l’éditeur lira un manuscrit et n’acceptera d’aller plus loin que si il est certain de faire un bénéfice. Les refus successifs essuyés par J. K. Rowling pour Harry Potter montrent bien que ce système a ses limites. Combien d’Harry Potter moisissent aujourd’hui sur un disque dur car les éditeurs contactés ne sont tout simplement pas en phase avec le public ou parce que les auteurs n’ont pas eu l’opiniâtreté de Rowling ?

Mais la virtualisation risque, une fois encore, de bouleverser la donne…

>>> Licence : Creative Commons By.