Ci-après, une vidéo publiée par jcfrog sur son blog & son canal youtube :
>>> Source : http://www.youtube.com/watch?v=yJQzJ2loix8
+ http://jeromechoain.wordpress.com/2012/01/20/a-mon-humble-avis-censure-internet/
Ci-après, une vidéo publiée par jcfrog sur son blog & son canal youtube :
>>> Source : http://www.youtube.com/watch?v=yJQzJ2loix8
+ http://jeromechoain.wordpress.com/2012/01/20/a-mon-humble-avis-censure-internet/
Le retrait de MegaUpload d’Internet montre une tentative globale de contrôler et de censurer Internet, à l’image du Protect IP Act (PIPA) aux États Unis et de l’accord anti-contrefaçon ACTA. Conduite en dehors du territoire américain et sans même une décision de justice, cette affaire met en évidence la violence de la guerre disproportionnée menée au nom d’un droit d’auteur dépassé.
Les énormes profits engrangés par MegaUpload grâce à une centralisation des œuvres soumises au droit d’auteur sont difficilement défendables. MegaUpload est un sous-produit direct de la guerre menée contre le partage pair à pair hors-marché entre individus. Après avoir promu une législation qui a encouragé le développement des sites centralisés, les lobbies du copyright leur déclarent aujourd’hui la guerre.
« Le retrait par le FBI du site MegaUpload est utile à de nombreux égards. Il montre bien la violence aveugle des États Unis dans l’application du droit d’auteur au niveau mondial. Cette affaire donne un aperçu de ce qui pourrait devenir la norme si PIPA ou ACTA étaient adoptées. En outre, la censure de MegaUpload montre à quel point les services centralisés sont fragiles et facilement contrôlables. Elle résonne comme un vibrant appel à l’utilisation de protocoles pair à pair décentralisés pour le partage sans but de profit entre individus. Il nous faut urgemment réformer un droit d’auteur malade devenu nuisible à l’architecture même de l’Internet libre. », souligne Jérémie Zimmermann, porte-parole de La Quadrature du Net.
« La vraie solution est de reconnaître un droit bien circonscrit au partage hors marché entre individus, et de mettre en place de nouveaux mécanismes de financement pour une économie culturelle qui soit compatible avec ce partage. Cela garantira une juste rémunération des artistes et auteurs, mais aussi le droit du public à partager la culture, en accord avec l’article 27 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. », déclare Philippe Aigrain, co-fondateur de La Quadrature du Net.
>>> Source : http://www.laquadrature.net/fr/megaupload-l-industrie-du-copyright-en-guerre-contre-les-creatures-qu-elle-a-enfante
Pour faire suite à la fermeture du site & à l’arrestation de ses responsables, voici quelques informations importantes :
L’acte d’accusation à l’encontre de MegaUpload met à jour le système mis en place par son richissime fondateur pour encourager financièrement le partage de contenus piratés. Le procureur de Virginie démontre que les administrateurs rémunéraient en toute connaissance de cause l’envoi de contenus piratés populaires sur la plateforme d’hégergement.
Le chef de l’Etat « invite les ministres concernés ainsi que la Hadopi, qui vient d’engager une consultation à ce sujet, à étudier rapidement l’utilité de compléter notre législation par de nouvelles dispositions« . Hadopi 3 est donc bien en marche. L’Hadopi devrait remettre ses propositions dans le courant du mois de février, avec l’intention de bloquer les transactions financières des plateformes.
Dès jeudi soir après l’annonce de la fermeture de MegaUpload par les autorités américaines, les Anonymous ont attaqué certaines cibles symboliques en représailles. Ce n’est pas une première, mais cette fois une cyberguerre a commencé.
C’est sûr, il y aura un avant et un après MegaUpload. Non pas pour le piratage, qui trouvera refuge ailleurs comme il l’a toujours fait depuis la fermeture de Napster en 2001. Non pas pour l’offre légale, pour laquelle les ayants droit trouveront toujours des prétextes à ne pas en favoriser le développement. Mais pour la traduction des rapports de force sur Internet entre les pouvoirs publics et les internautes.
En s’attaquant à MegaUpload, ça n’est pas seulement un site utilisé par les internautes pour accéder à des contenus illicites qui est visé par une procédure judiciaire. C’est l’un des tous premiers sites les plus visités au monde qui est brutalement fermé pour l’ensemble du globe par les autorités américaines, alors-même que l’ensemble des protagonistes arrêtés et mis en examen n’ont aucun rapport avec les Etats-Unis et sa législation. Et alors-même que beaucoup d’utilisateurs, certes très certainement minoritaires, utilisaient les services de MegaUpload pour stocker des contenus personnels ou professionnels auxquels ils ne peuvent plus aujourd’hui accéder.
L’affaire MegaUpload fera prendre conscience du pouvoir immense qu’ont les autorités sur le moindre site internet dont ils peuvent provoquer la mort du jour au lendemain, en saisissant ses serveurs et ses noms de domaine. C’est aujourd’hui MegaUpload, mais chacun sent bien qu’un tabou est tombé et que d’autres sites pourront suivre et suivront.
Menée au lendemain du blackout contre la loi SOPA, l’opération ressemble déjà à la goutte d’eau qui provoquera une véritable cyberguerre civile mondiale entre internautes activistes qui se sentent de plus en plus censurés sur l’internet qu’ils ont fondé, et les pouvoirs publics qui veulent préserver une certaine conception de l’ordre public.
(…)
Mais nous sommes convaincus à Numerama que l’ordre public ne sera rétabli en matière de droits d’auteur que s’il y a enfin un retour de balancier qui permette de redonner sa légitimité au droit d’auteur.
Le droit d’auteur ne peut être respecté par l’oppression et la contrainte. Il doit l’être par l’acceptation. C’est tout l’enjeu des années qui viennent. Depuis 10 ans chaque « victoire » contre le piratage n’a fait que générer du piratage plus efficace encore. Rien ne dit ce soir que MegaUpload fera exception. Nous faisons même le pari du contraire.
>>> Sources & plus d’info sur :
http://www.numerama.com/magazine/21337-le-dossier-accablant-du-procureur-contre-megaupload.html
http://www.numerama.com/magazine/21335-megaupload-la-cyberguerre-a-commence.html
+ Voir l’analyse de Numerama de l’acte d’accusation