Un règlement dépouillant les citoyens de leur droit à la vie privée

Un règlement dépouillant les citoyens de leur droit à la vie privée

Une coalition d’organisations internationales et européennes, dont AccessBits of FreedomDigitale GesellschaftEDRI, La Quadrature du Net, Open Rights Group, et Privacy International, démarre une campagne commune et un site Internet, nakedcitizens.eu. Ce site permet aux citoyens de contacter leurs représentants au Parlement européen pour les appeler à protéger leur droit fondamental à la vie privée.

Un règlement dépouillant les citoyens de leur droit à la vie privée

Des organisations citoyennes exigent que les membres du Parlement européen protègent la vie privée des citoyens.

Depuis son lancement, la révision de la législation européenne encadrant la protection des données donne lieu à une campagne de lobbying sans précédent de la part d’entreprises privées et de gouvernements étrangers. Le Parlement européen examine en ce moment le texte proposé par la Commission européenne, et envisage d’y faire de dangereux amendements. Selon une coalition d’organisations citoyennes, si ces amendements étaient adoptés, ils dépouilleraient les citoyens de leur droit à la vie privée. Cette affirmation est basée sur l’analyse des 4 000 amendements actuellement examinés par le Parlement européen.

« Sans une protection efficace de nos données, nos vies privées sont mises à nu, pour être utilisées et exploitées abusivement par des entreprises privées et des gouvernements. » déclare Joe McNamee de l’organisation citoyenne European Digital Rights (EDRI) et porte-parole de la coalition. « Nous appelons les membres du Parlement européen à faire primer les droits des citoyens et à rejeter ces propositions dangereuses. »

En prévision du vote final de la commission « libertés civiles » le 29 mai, la coalition de la société civile met en lumière les cinq amendements les plus dangereux proposés par les membres du Parlement européen pour modifier le règlement encadrant la protection des données.

Le règlement proposé par la Commission européenne a pour objectif de renouveler et de moderniser le cadre législatif existant pour l’adapter à l’ère numérique, et de conférer aux citoyens un plus grand contrôle sur leurs données personnelles. Le lobbying démesuré venant de grandes entreprises et de gouvernements risque au contraire de réduire à néant ce cadre juridique.

Les citoyens doivent pouvoir faire confiance aux services en ligne qu’ils utilisent. Le niveau de confiance exceptionnellement bas rapporté par des études tant européennes qu’américaines n’est tout simplement pas viable, tant pour les citoyens que pour les entreprises.

La confiance doit être reconstruite en rendant aux citoyens le contrôle de leurs données grâce aux droits :
(1) d’accéder à leurs données personnelles et de les supprimer,
(2) de transférer simplement leurs données d’un service à un autre,
(3) d’être assurés que leurs données personnelles ne seront utilisées que pour la finalité précise et limitée à laquelle ils ont consenti
(4) d’être assurés que leurs données sont à l’abri des gouvernements étrangers,
(5) d’être assurés qu’en cas de faille de sécurité impliquant leurs données, les entreprises responsables les en informeront.

>>> Source & plus d’infos sur : http://www.laquadrature.net/fr/un-reglement-depouillant-les-citoyens-de-leur-droit-a-la-vie-privee

Les Google Glasses peuvent-elles changer le statut juridique de la vision ?

Les articles se sont multipliés à propos des Google Glasses depuis quelques semaines et nombreux sont ceux qui ont souligné que ce nouvel objet connecté soulevait des difficultés juridiques potentielles, notamment en termes de protection de la vie privée. Plusieurs lieux physiques ont déjà annoncé qu’ils entendaient interdire l’usage de ces lunettes dans leur enceinte, comme un bar, un club de streap-tease, un casino ou encore une salle de cinéma.

F.A.T. GOLD @eybeam – YOUR ART!! party. Par agoasi. CC-BY-NC-ND. Source : Flickr

Le fait que les Google Glasses suscitent l’inquiétude d’un cinéma nous ramène sur le terrain du droit d’auteur et de la contrefaçon, car il est évident que cet outil facilitera grandement les possibilités de se livrer à la pratique du camcording, l’enregistrement de films lors de leur passage en salle, l’un des cauchemars de l’industrie cinématographique.

Un écran en permanence devant nos yeux

Avec un tel appareil capable de photographier ou de filmer avec facilité directement ce que nous voyons et de le partager instantanément à distance, les possibilités de violer les droits d’auteur attachés sur les objets dans notre environnement, comme les oeuvres architecturales,  sont augmentées. Mais pas tellement davantage que celles offertes par les smartphones qui ont déjà mis à la portée du plus grand nombre des appareils de reproduction connectés, en faisant trembler au passage les limites étroites de la copie privée

A mon sens, la vraie rupture introduite par les Google Glasses en terme de droit d’auteur est d’une autre nature. Ce n’est pas tellement du côté de la reproduction qu’il faut se pencher, mais plutôt de celui de l’autre droit patrimonial : le droit de représentation.

Le problème vient du fait que ces lunettes interposent entre notre regard et le monde qui nous entoure un écran, invisible certes, mais susceptible de provoquer des turbulences juridiques redoutables. En effet, le fait que les ordinateurs aient obligé l’acte de lecture à passer par la médiation d’un écran a provoqué une extension considérable du champ d’application du copyright.

Lorsque vous entrez dans une bibliothèque ou dans une librairie et que vous commencez à lire un livre de vos propres yeux, l’acte que vous accomplissez n’est pas saisi par le droit d’auteur. Cette lecture « naturelle » n’est pas assimilée juridiquement à une forme de représentation ou de « communication au public ». Mais lire ce même ouvrage, transformé en eBook à partir des écrans des ordinateurs de la bibliothèque, relève bel et bien d’un acte de représentation, soumis au droit exclusif des auteurs et de leurs ayants droit.

La médiation par les écrans a eu pour effet que des contemplations privées, et même purement solitaires d’oeuvres, ont été soumises au droit d’auteur : lorsque je lis un livre dans ma chambre, le droit d’auteur n’a absolument rien à voir (c’est le cas de le dire) avec cet acte, mais si je regarde la télévision, il entre dans la pièce par l’écran.

Un voile juridique sur le réel

Porter des Google Glasses, c’est accepter constamment qu’un voile numérique couvre notre regard et se pose sur le monde environnant. La vision se transforme en une perpétuelle représentation, alors que cela n’arrivait auparavant que lorsque nous jouissions d’oeuvres dans les conditions d’une communication au public (assister à une pièce de théâtre ou voir un film). Mais nous pouvions encore regarder librement des monuments, des statues ou des affiches protégés dans la rue, sans que notre regard ne soit saisi par le droit d’auteur.

Par tryingmyhardist. CC-BY-NC-SA. Source : Flickr

Par rapport à la simple télévision qui ne stocke rien, les écrans des ordinateurs sont plus redoutables encore, car tout affichage d’une oeuvre à l’écran suppose une reproduction quelque part dans la mémoire de la machine, assimilable à une copie. Et cette copie, fût-elle transitoire et fugace, est susceptible de déclencher l’application du droit d’auteur. Ce phénomène d’extension du domaine de la copie par le numérique a très bien été décrit par Siva Vaidhyanathan :

Le moment numérique a fait s’effondrer la distinction entre trois processus auparavant différents : accéder à une œuvre, utiliser ou lire une œuvre, et copier une œuvre. Dans l’environnement numérique, on ne peut accéder à un article de presse sans en faire de nombreuses copies. Si je veux partager un article avec un journal en papier avec un mai, je n’ai qu’à lui donner cet objet. Je n’ai pas à en faire de copie. Mais dans l’environnement numérique, c’est nécessaire. Quand je clique sur le site internet qui contient l’article, le code dans la mémoire vive de mon ordinateur est une copie. Le code source en langage html constitue une copie. Et l’image de l’article à l’écran est une copie. Si je veux qu’un ami lise également cette information, je dois en faire une nouvelle copie attachée à un mail. Ce mail aboutira à une autre copie sur le serveur de mon ami. Et ensuite, mon ami fera une nouvelle copie sur son disque dur en recevant ce message et d’autres encore dans sa mémoire vive et sur son écran en lisant.Le droit d’auteur a été conçu pour réguler seulement la copie. Il n’ était pas supposé réguler le droit de lire et de partager. 

Lire le monde et en garder copie

Le droit d’auteur n’avait donc pas vocation à s’appliquer à l’acte de lecture, mais la multiplication des écrans lui a permis de le faire. Les Google Glasses constituent un nouveau stade dans cette évolution, qui transforme toute vision en lecture potentielle.

On trouve sur Canard PC un article passionnant de science-fiction juridique intitulé « Johnny Mnemonic est-il coupable ? », qui se demande ce qui se produirait si on considérait le cerveau comme un espace de stockage, à l’instar d’un disque dur d’ordinateur. L’auteur se pose ensuite la question complexe de savoir si nous sommes responsables lorsque nous regardons des oeuvres diffusées illégalement en streaming :

Bon, mais qu’en est-il du spectateur ? Ce dernier commet-il également une contrefaçon, rien qu’en regardant ou en écoutant l’oeuvre streamée ? […] Regarder ou écouter une oeuvre diffusée illégalement, s’il n’y avait pas de copie de cette dernière, serait-il légal ? Pour bien répondre à la question, imaginons une technologie qui diffuse l’oeuvre par des ondes qu’un récepteur reçoit et lit sans rien copier, oui, comme la radio ou la télévision d’antan, à cette époque lointaine où les dinosaures marchaient sur la terre et où les disques durs et les mémoires caches ne se trouvaient pas dans tous les appareils […] Le seul fait de regarder ou d’écouter passivement une oeuvre de l’esprit diffusée en fraude des droits de l’auteur, sans avoir participé à cette diffusion, ne m’apparaît pas illégal ![…] Dire l’inverse reviendrait à ce que le stockage de l’oeuvre dans votre cerveau, sans autorisation de l’auteur, soit illégal. Pour l’instant, nous n’en sommes pas encore là.

Avec les Googles Glasses, on se trouve en présence d’un appareil qui dispose bien d’une telle mémoire cache et qui donc transforme notre vision en un flux de streaming continu. Plus besoin de passer par la fiction du cerveau qui stocke les oeuvres, puisque ce sont les lunettes qui réalisent cet acte de copie transitoire comme un écran.

Réalité augmentée, réalité recréée

On pourra me rétorquer que ce raisonnement ne tient pas, parce que nous n’avons pas continuellement des oeuvres protégées sous les yeux et c’est vrai. Mais les Googles Glasses permettent de proposer une réalité « augmentée » sur laquelle vient se surajouter des couches diverses, qui pourront très bien finir par être assimilées à des oeuvres de l’esprit. Imaginons des applications qui modifient les couleurs de notre environnement, un peu comme des filtres Instagram permanents. Voilà le réel qui prendrait soudain les allures d’une oeuvre ! Et les lunettes permettront sans doute rapidement de transformer les surfaces autour de nous – les murs,  les bus et les voitures, les tshirt des passants, le ciel, etc- précisément en écrans où l’on pourra choisir d’afficher des projections (vous ne voyez pas par exemple Google proposer d’y afficher de la pub en « louant » de nouveaux espaces dans la réalité elle-même ? Je parie qu’il le fera comme il offre de louer les espaces de nos sites internet).

Second Life, Woman, Eyes Wide Shut. Par yukali. CC-BC-NC-ND.

On arriverait à un état où la réalité deviendrait saturée en permanence de propriété intellectuelle. A vrai dire, une telle situation a déjà existé, mais dans les mondes virtuels comme Second Life ou World Of Warcraft, où toute chose est assimilable à une création protégée. J’avais d’ailleurs écrit il y a quelques années un billet pour étudier les conséquences juridiques de ce « panthéisme » du copyright :

A la différence du monde réel, où des pans entiers de notre environnement n’ont pas été « créés » et échappent (encore…) à l’emprise du droit d’auteur, tous les éléments constitutifs de Second Life sont des créations et peuvent être considérés comme des œuvres de l’esprit protégées. Ce caractère « démiurgique  » des univers persistants n’est pas sans conséquence juridique.

L’autre risque possible, si les Google Glasses ou des dispositifs similaires venaient à proliférer, c’est que des acteurs puissants essaient de s’arroger un droit de propriété sur le spectacle même de la réalité. On pourra juger cette hypothèse peu crédible, mais le Code du Sport prévoit déjà par exemple que les photographies prises lors d’une compétition appartiennent automatiquement aux fédérations sportives, ce qui ouvre la porte à une forme d’appropriation directe du réel, alors même que les performances sportives ne sont pas considérées comme des oeuvres ou des interprétations. Et l’on sait lors des derniers JO à Londres le CIO a déployé des moyens féroces pour contrôler les images qui étaient prises de compétitions. Que n’aurait-il fait s’il avait pu s’en prendre directement au regard des spectateurs !

Google Glasses, mauvais oeil ?

Si nous sommes plongés en état de constante représentation par des appareils comme des Google Glasses, nul doute qu’il y aura un intérêt majeur à ce que les évènements en eux-même puissent faire l’objet d’un droit exclusif et non plus seulement leur enregistrement.

Voilà ce qui pourra peut-être se produire lorsque nous aurons le droit d’auteur attaché à la prunelle de nos yeux…

Mise à jour du 18 avril 2013 : Cela n’a pas directement de liens avec l’angle d’attaque de ce billet, mais cet article nous apprend que Google interdit, via la licence d’utilisation de ses lunettes de les revendre ou de les louer, mais aussi simplement de les prêter ou de les donner ! Soit des restrictions qui vont bien plus loin que celles des smartphones et des tablettes par exemple…

>>> Source sur : http://scinfolex.wordpress.com/2013/04/12/les-google-glasses-peuvent-elles-changer-le-statut-jurudique-de-la-vision/

FlareGet 1.4 disponible sur GNU/Linux

Même si je ne suis pas un grand fan de ce genre de logiciels (surtout car je n’en ai pas l’utilité), j’avais envie de vous présenter FlareGet, car il m’a quand même l’air bien sympathique.

Si vous ne connaissez pas le bel animal sachez que celui-ci est présenté comme étant le meilleur download manager disponible sur GNU/Linux. N’en ayant pas essayé d’autres et étant de très bonne humeur, je vais considérer que nous sommes belle et bien en face du gratin des logiciels de téléchargement.

Le principal atout de Flareget est sans aucun doute sa rapidité, qui repose en partie sur un algorithme de segmentation dynamique (HTTP-pipelining), qui permet d’augmenter la vitesse de chaque segment en cours de téléchargement jusqu’à 6 fois.

Flareget prend en charge pas mal de protocoles dont HTTP, HTTPS, FTP, Metalinks et s’intègre parfaitement dans les principaux navigateurs, Firefox, Opera et Chrome / Chromium (les autres ne valent pas le coup).

>>> Source & plus d’infos sur : http://la-vache-libre.org/flareget-1-4-disponible-sur-gnulinux/

Volvo intègre un bouclier anti-cycliste sur ses voitures

Volvo intègre un bouclier anti-cycliste sur ses voitures

Les cyclistes, ces êtres insouciants, grilleurs de feu rouge, qui aiment pédaler la mèche au vent, s’imaginant pour donner de l’entrain sur la pédale qu’ils tournent dans une pub pour des yaourts brassés, vont être heureux ^^ ! Pour une fois, un constructeur de voiture pense à eux.

Volvo vient en effet d’étendre son système de détection de piétons aux cyclistes. Grâce à un radar et une caméra embarquée, l’ordinateur de bord détermine la distance et le type de l’objet en mouvement sur la route ou le trottoir et peut ainsi déclencher en urgence un freinage si le vélo fait une embardée et que la collision est imminente.

D’après Volvo, la moitié des accidents mortels de cyclistes sur les routes d’Europe implique une voiture, donc c’est plutôt une excellente innovation ! Ce système sera présent dès la mi-mai sur les Volvo V40, S60, V60, XC60, V70, XC70 et S80.

>>> Source sur : http://korben.info/volvo-integre-un-bouclier-anti-cycliste-sur-ses-voitures.html

Égalité pour tous !

Égalité pour tous !

Le 23 avril, Bernard et Jean-Pierre se sautaient dans les bras. Aujourd’hui, avec un petit groupe d’une centaine de personnes, ils manifestent devant l’Élysée en réclamant une solution. Des panneaux “Égalité” et “Pour tous” sont brandis.
— Nous ne pouvions y croire, murmure Jean-Pierre avec un brin de nostalgie. À l’époque j’étais réellement amoureux.

Les deux amants ont donc immédiatement accompli les formalités nécessaires et, en juin 2013, ils comptaient parmi les premiers couples homosexuels mariés en France. Dans la foulée, ils achètent un appartement en banlieue parisienne.

Mais, dès septembre, le couple bat de l’aile.
— Je ne connaissais pas Berrnard sous ce jour. Il est devenu colérique.

À part, Bernard nous confie :
— Cette salope de Jean-Pierre est sorti avec Sabrina, ma meilleure amie, un soir où j’étais en voyage d’affaire. Il avait bien caché ses penchants hétéros.

La situation devenant tendue, le couple décide de divorcer. Mais à la première audience, surprise : la loi n’autorise le divorce qu’entre un homme et une femme. Si le vote du 23 avril a rendu le mariage accessible aux couples de même sexe, il n’en est pas de même pour le divorce.

Refusant chacun d’abandonner l’appartement qu’ils ont acheté ensemble, Bernard et Jean-Pierre sont donc forcé de cohabiter. Ce que Jean-Pierre considère comme très éprouvant.
— Comme je travaille essentiellement à domicile, cela me force de vivre 24h sur 24 avec une pédale comme Bernard. Sans compter que ma relation avec Sabrina en souffre énormément.

Leurs amis ont bien essayé de trouver un arrangement.
— Je veux bien revendre mes parts de l’appartement, nous dit Bernard, mais j’exige la garde de Kiki, mon hamster.
— Hors de question que je laisse mon hamster à une tantouze, tempête Jean-Pierre.
— C’est mon hamster, espèce de vieux pervers !

Les deux époux ont donc lancé le Divorce Pour Tous, un collectif qui a pour but de réclamer l’égalité devant le divorce. Kiki en est rapidement devenu l’icône, ainsi que nous confie une militante qui brandit un panneau à son effigie :
— Si je suis ici c’est parce que je trouve injuste qu’une pauvre bête comme Kiki souffre à cause de la bêtise des hommes. À cause d’une loi mal conçue, ce hamster est obligé de vivre dans une situation conflictuelle permanente, tiraillé entre ses deux papas. C’est affreux. Le parlement doit agir pour mettre fin à cette situation ! Pour sauver Kiki, nous réclamons le divorce pour tous.

Et la centaine de militants de reprendre avec elle :
— Pour sauver Kiki, le divorce pour tous !

>>> Licence : Creative Commons License & auteur : Lionel Dricot

>>> Source : http://ploum.net/post/egalite-pour-tous

KLyDE, la version légère de l’environnement KDE progresse

Ce que j’ai toujours détesté dans l’environnement KDE, c’est son approche surtout visuelle dédiée aux multiples gadgets souvent inutiles faisant perdre l’objectif d’un environnement de bureau idéal, à savoir la simplicité alliant l’ergonomie. Si, on ne peut regretter et admirer sa personnalisation très poussée, Xfce remplit, selon moi, davantage cette fonction, mais il lui manque de son côté, quelques effets graphiques qui font aussi plaisir aux yeux et qui donnent une belle touche de modernité.

On se retrouve maintenant, dans KDE, avec une sorte d’usine à gaz sous les yeux, qui finit par distraire son utilisateur en le rendant moins productif. Un effet qui donne en plus, une sensation de lourdeur dans l’interface, même si KDE reste un environnement plutôt véloce. Ce n’est d’ailleurs par pour rien si les Windowsiens ont souvent un faible pour cet environnement (un petit troll s’est glissé dans cette phrase).

C’est aussi pour cela que j’ai détesté l’environnement Unity lorsqu’il est sorti. Si l’ergonomie nouvelle se mariait au mieux avec la simplicité, il aura fallu attendre quelques années pour que cet environnement devienne plus personnalisable, à même de répondre véritablement aux besoins de son utilisateur. Aujourd’hui, je trouve Unity plus efficace pour la productivité. La personnalisation pas encore assez poussée est suffisante pour remplir cette mission, et les évolutions semblent toujours aller dans ce sens. Quant à Gnome 3, si on ne spamme pas la touche « Windows » pour presque toutes les tâches à remplir, on arrive à rien (en exagérant volontairement).

Pour en revenir à KDE, Will Stephenson, un développeur chez SUSE Linux, a eu l’idée en 2010 de créer une version forkée plus légère de KDE afin de répondre à cet objectif de simplicité et de permettre à l’environnement de consommer moins de ressources bêtement. C’est en 2012 (voir la vidéo ci-dessous) qu’il présenta son projet, nommé KLyDE pour K lightweight Desktop Environment. Entouré de Klaas Freitag, de Jos Poortvliet, de Raymond Wooninck, de šumski et d’Andres Silva, KLyDE se promène déjà sur GitHub. À terme, il se pourrait bien que cet environnement léger fasse son apparition sur OpenSuse, mais aussi, pourquoi pas, sur d’autres systèmes d’exploitation. Le travail est encore long, mais comme on dit, la voie est Libre. En tout cas, pour la Team KDE, le message me paraît clair ; il est peut-être temps de faire quelque chose…

>>> Source & plus d’infos sur : http://neosting.net/actualite/klyde-kde-lightweight-linux-environnement-leger.html

Monnaie Libre n°31 Un bug dans le tableur

Un bug dans le tableur

 

Dans cet épisode Monnaie Libre débat avec Jean-Baptiste de « Frapper Monnaie« , ainsi que Gérard Foucher producteur du « Mini-Show » et auteur des « Secrets de la Monnaie« , sur le « bug du tableur ». Les médias ont en effet récemment diffusé récemment une information qui invalide les travaux de deux chercheurs en économie, qui seraient la cause des politiques d’austérité actuelles. Comment la monnaie dirige les médias et peut ainsi diffuser des contre-vérités la concernant ? Qui sont les chercheurs qui alimentent la pensée économique et de quoi vivent-ils ? Pourquoi et comment les médias sont subventionnés et participent de l’orientation économique sous couvert de science ? Autant de questions débattues dans cet épisode.

 

JBB_FrapperMonnaie

Jean-Baptiste

 

Gérard Foucher

Gérard Foucher

– Première pause musicale « Une alchimie secrète » sous licence Art Libre du groupe Lessazo
– Deuxième pause musicale « beauty » Creative Common by sa Tryad.
– Générique GNUArt « no more dreams » de nighter

>>> Monnaie libre est diffusée sous Licence Creative Commons Attribution 3.0

>>> Ce contenu a été publié dans Monnaie Libre par Galuel.

 

 Monnaie Libre n°31 Un bug dans le tableur [ 1:44:12 | 89.55 MB ] Play in Popup | Download (405)

>>> Source sur : http://monnaielibre.creationmonetaire.info/monnaie-libre-n31-un-bug-dans-le-tableur/

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L’émission n° 31 de Monnaie Libre a tiré la pelote depuis le fil de la rétractation générale des journalistes quant à leur soutien pour l’étude pro-austérité de Reinhart et Rogoff, jusqu’à la partialité des médias et les voies pour un changement concret des politiques publics. Bonne écoute.

Le billet cité dans l’émission de ce blog démolissant l’étude de Reinhart et Rogoff.

 

 

Le code source de Jedi Knight 2 et 3 publié en hommage à LucasArts

Disney a mis fin à LucasArts. Désormais, les jeux Star Wars seront développés par d’autres entreprises. En hommage au studio, Raven Software a décidé de mettre à disposition sur SourceForge le code source de Jedi Knight II: Jedi Outcast et de sa suite, Jedi Academy.

C’est un bien bel hommage que vient de faire Raven Software. Suite à la décision de Disney de fermer les portes de LucasArts, la compagnie souhaitant externaliser le développement des jeux Star Wars, le studio américain a décidé de publier le code source de Jedi Knight II: Jedi Outcast et de sa suite, Jedi Academy. Les fichiers sont disponibles sur SourceForge : ici pour Jedi Outcast et pour Jedi Academy.

« Raven est triste d’apprendre la fermeture de LucasArts« , a déclaré le studio dans un commentaire envoyé à Kotaku Australie. « Nous avons apprécié de travailler avec eux au fil des années. Nous souhaitons le meilleur pour toutes les talentueuses personnes qui ont été lâchées et espérons qu’elles retrouveront du travail au sein d’autres studios du secteur« .

En guise de cadeau à la communauté et aux fans fidèles de la saga Jedi Knight II, ainsi qu’en mémoire de LucasArts, « nous publions le code source de chaque jeu« , poursuit Raven. Cependant, le studio n’assurera aucun support officiel. La mise à disposition du code source intéressera d’abord les auteurs de mods, dans la mesure où Jedi Knight II a donné lieu à de nombreux mods (comme Movie Battles).

Sortis respectivement en 2002 et 2003, Jedi Outcast et Jedi Academy exploitent le moteur de jeu Quake III engine (id Tech 3) et mêlent jeu de tir à la première personne (FPS) et à la troisième personne (TPS), en fonction de l’armement du joueur (blasters, sabre-laser…) et des actions demandées en jeu. Le jeu a été porté sur Windows, Mac OS et Xbox. Jedi Outcast a aussi été développé sur GameCube.

Unity 7 et les dernières optimisations de Steam pourraient envahir Ubuntu 12.04 LTS

La version de développement d’Ubuntu 13.04 (Raring) a embarqué récemment la version 7.0 d’Unity, qui comporte bon nombre d’améliorations visant à parfaire l’expérience utilisateur.

Unity 7 introduit également plusieurs optimisations concernant Compiz et le support d’OpenGL, occasionnant ainsi une réduction significative de la consommation en ressources et rendant l’environnement de bureau globalement plus rapide, plus réactif et plus stable.

Bien que Mark Shuttleworth ait estimé avoir été un peu trop optimiste sur certains aspects concernant ce cycle de développement, celui-ci estime qu’Ubuntu 13.04 et Unity 7 constituent un ensemble solide, rapide et plutôt réussi.

Compte tenu des nombreuses optimisations apportées par Unity 7.0, une discussion a (eu) lieu (en ce moment même), sur l’éventualité d’élargir le déploiement de ce dernier et de diverses améliorations concernant la plateforme Steam de Valve, à Ubuntu 12.04 LTS.

NB : Il va sans dire quand même que pour le moment cette info est à prendre « au conditionnel », alors pas taper quoi 😉

Si ça vous intéresse vous pouvez suivre la conversation relative à ce sujet, sur la page Google+ de Marco Trevisan.

>>> Source & plus d’infos sur : http://la-vache-libre.org/unity-7-et-les-dernieres-optimisations-de-steam-pourraient-envahir-ubuntu-12-04-lts/

Monnaie Libre n°30 Avec SebMusset « tout est politique »

« tout est politique »

Monnaie Libre reçoit Seb Musset, auteur du blog éponyme, vidéaste, cinéaste, écrivain et blogueur prolifique depuis 2007 où il a été successivement « chroniqueur de guerre néo-libérale » et désormais signe sous la maxime « tout est politique ». Dans ses analyses teintées d’un humour décapant, Seb Musset non seulement critique la politique, mais aussi critique une économie de rente et plus particulièrement une économie de rente immobilière. Asymétrie générationnelle (bébés endettés !) Immobilier, alternance au pouvoir, attaques sur l’universalité de l’allocation familiale et absence de débat sur le quotient familial, niches fiscales, arbitraire et privilèges, mais aussi débat sur les possibilités de refonte du code politique passant par le référendum d’initiative populaire, ou encore la création d’une assemblée de contrôle tirée au sort, tels sont les sujets débattus.

sebmusset

La bannière du blog se Seb Musset

– Générique GNUArt « no more dreams » de nighter
– Première pause musicale « Une alchimie secrète » sous licence Art Libre du groupe Lessazo
– Seconde pause musicale « lovely » Creative Common by sa du groupe Tryad.

>>> Monnaie libre est diffusée sous Licence Creative Commons Attribution 3.0

>>> Ce contenu a été publié dans Monnaie Libre par Galuel.

>>> Source sur : http://monnaielibre.creationmonetaire.info/monnaie-libre-n30-avec-sebmusset-tout-est-politique/

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